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| | Une petite visite amicale -Elena- | |
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| Auteur | Message |
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 | Sujet: Une petite visite amicale -Elena- Sam 15 Mai - 17:03 | |
|  Le réveil avait été difficile, presque impossible même… Pourtant le sommeil avait passé la nuit à la fuir! Quel paradoxe… Enfin, au moins elle avait eu le temps de revoir un vieil ami ET d’étudier la mission qui aurait lieu le lendemain… Que le temps passait vite, tellement trop vite! La jeune femme ne voulait pas y aller, elle ne voulait plus jamais revoir Tony et pourtant, elle en mourait aussi d’envie… Nouveau paradoxe, à croire que sa vie n’était plus faite que de ça… Enfin, elle n’allait pas rester là, couchée sur son lit, en sueur, toute la journée non? Ce n’était pas son genre et elle avait une mission à préparer sérieusement (en plus d’un gros travail psychologique à faire sur elle-même…), du matériel à commander et un peu de sport à faire en plus de son sport quotidien. La jeune femme n’était pas n’importe qui, elle n’allait pas à une mission comme ça, les mains dans les poches. Sans compter que Tony était venu vers elle à contrecœur c’est donc qu’ils avaient vraiment besoin d’elle, elle ne devait pas le décevoir… Les décevoir oui… Décevoir les Vengeurs, c’était surtout pour ça hein! Pour lui, c’était déjà bien trop tard même si cette mission pouvait être un moyen de se rattraper un peu… Mais quelle idiote! Comment pouvait-elle y croire encore après leur incartade! Tony la détestait, il ne voulait rien avoir à faire avec elle, c’était évident… Mais Natasha n’avait pas envie de penser à ça, elle avait trop de chose à penser pour le moment, trop de choses primordiale, trop de travail. C’est pour cette raison qu’elle n’avait pas trainé au lit et qu’elle s’était jetée sous sa douche. Quoi de mieux qu’une bonne douche pour oublier ses soucis hein? Une bonne douche chaude, le bruit de l’eau, l’engourdissement que ça créait… L’idéal. Puis ça embrumait un peu son esprit, ça lui permettait de relativiser un peu. Quand elle fut sortit de ses ablutions, la jeune femme s’habilla rapidement et se dirigea dans le salon. Son ordinateur était encore allumé mais la puce de Tony était cachée et aucunes traces d’elle ne se trouvaient sur l’engin. Rapidement, elle la récupéra et l’ouvrit à nouveau pour analyser un peu le plan. Elle le connaissait déjà par cœur, elle l’avait déjà vu tant de fois… Mais une fois de plus n’était pas du luxe, au moins elle serait plus que prête (au moins sur ce point.). Après quelques minutes de réflexion et d’analyse, la jeune femme soupira, passa une main sur son visage et effaça tout de nouveau avant de recacher la puce. Cela fait, elle prit son portable (celui qu’elle usait pour les affaires, toujours en numéro caché et assez protégé pour ne pas être tracé.) et tapa un numéro. La jeune femme connaissait tout par cœur, ses contacts professionnels n’étaient jamais sur papier, c’était sa règle. "Hey Pépé! Tara à l’appareil, je vais avoir besoin de toi. J’ai besoin de mon matériel habituel pour ce soir, tu pense pouvoir m’en fournir?"
Le dénommé Pépé connaissait bien Natasha (enfin, pas sa véritable identité mais bon !), il était son fournisseur depuis longtemps et savait parfaitement ce qu’elle voulait. Il tenait une petite boutique d’informatique dans un quartier un peu louche, en banlieue mais son arrière boutique était une véritable mine d’or pour n’importe quel espion ou même tueur à gage. Il était sûrement le meilleur dans le coin, peut être même dans tout l’état, Nat avait confiance en lui.
"Hey Tara! Heureux d’avoir de tes nouvelles! Ca fait longtemps, tu reprends du service ?"
"Il semblerait!"
Quand on disait que les deux se connaissaient bien hein! Par la en revanche, le jeune homme hésita, c’était mauvais signe… La jeune femme tournait en rond dans le salon, incapable de rester immobile au téléphone quand elle était seule.
"Ecoute… Je crois que je ne vais pas pouvoir te dépanner aussi rapidement… Demain soir ça te va? J’ai eu un souci avec mes fournisseurs…"
*SHIT!*
"Heu… Non, demain ça sera trop tard… Tu n’as vraiment rien pour moi ?"
"Attends… Si, j’ai deux trois bricoles mais il te manquera le plus gros de ton attirail… Enfin, tu auras les lacrymaux, j’ai… Du plastic… Des munitions pour tes flingues, du Nylon et les micros Tasers que tu aimes tant… C’est tout malheureusement… Si tu prends quand même je te fais une réduction pour le dédommagement."
"Mouais… C’est déjà mieux que rien… Merci, met moi ça de côté j’arrive tout de suite."
Dit la jeune femme avant de raccrocher. Comme elle était déjà prête à partir, elle sortit directement de chez elle et se dirigea vers ce petit magasin qu’elle ne connaissait que trop bien. Une fois là-bas le tout fut rapidement fait (ils avaient tout les deux l’habitude) et la jeune femme sortit aussi vite qu’elle était entrée, son sac à main rempli de choses plus qu’utile et plus ou moins légales… D’ailleurs, elle avait pris un sac à main spécial pour l’occasion, plus solide et assez gros pour contenir tout ça. La jeune Russe repris ensuite sa voiture et décida d’aller faire un tour chez une vielle amie… Qui? Elena Gage bien sûr! Quand Natasha (la vraie) parle d’amies il n’y a pas grand monde sur sa liste est la numéro un n’est autre que cette charmante tueuse à gage qui fut jadis son employeur… En effet Natasha (avant de devenir son amie) avait travaillé pour elle sur divers coups et elles avaient même eu (plus tard) l’occasion de travailler ensembles. Elena était une jeune femme qui ressemblait beaucoup à Natasha. Elles avaient beaucoup de points commun, se comprenaient et surtout, elles avaient à peu près la même activité (enfin, surtout à l’époque mais tout de même!). Avec Tony (jadis), Elena était la seule personne au monde à connaitre la vraie Natasha, celle qui avait un cœur, qui pouvait avoir de la peine ou perdre confiance en elle… Maintenant, elle n’avait plus que la jeune femme et ne comptait pas la perdre! Ce chemin là aussi elle le connaissait par cœur et c’est sans la moindre hésitation qu’elle avait pris à droite pour rapidement arriver devant une magnifique résidence… Même si Natasha aussi n’était pas à plaindre financièrement, Elena était beaucoup plus riche qu’elle et ne le cachait pas! La jeune espionne était toujours émerveillée de se retrouver ici, c’était tellement beau! D’ailleurs, miracle, son esprit était tellement ailleurs qu’elle ne pensait plus à celui-dont-elle-ne-voulait-plus-parler-maintenant! Il y avait du progrès! Un grand sourire aux lèvres et toujours son gros sac sous le bras, Natasha remonta l’allée qui menait à l’entrée d’un pas gaillard. A la voir, tout allait bien, elle semblait même avoir passé une nuit douce et reposante! On ne peut pas tout avoir hein! Sans perdre une seconde, elle sonna au nom de Gage à quelques reprises reprises, attendant avec impatiente de retrouver son amie. Elle ne l’avait pas revue depuis trop longtemps, elle commençait presque à lui manquer!
Dernière édition par Natasha Romanoff le Dim 31 Oct - 16:48, édité 2 fois |
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Night's Daughter, Blood's Mistress
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Dim 16 Mai - 17:00 | |
| Les heures avaient passé, toutes se ressemblant, d’une morosité extrême. Allongée sur son matelas, comme une certaine amie dans un autre coin de New York, Elena contemplait, pensive, le plafond comme si cette surface plate et merveilleusement bien peinte recelait de secrets. Mouais, les seuls secrets potentiels seraient sûrement la façon dont on avait étalé une dizaine de couche de peinture d’une perfection absolue. Gisant comme un pantin dépourvu de toute énergie, Elena s’endormit bientôt, confortablement lovée dans ses draps, du sommeil du sage. Elle avait de longues nuits à rattraper, dernièrement. Des contrats qui s’étaient multipliés ces derniers jours, comme si de plus en plus d’individus étaient jugés comme indignes de vivre, pour quelque raison que ce soit. Le tout aboutissant à un épuisement total tant et si bien que pour la première fois depuis de longues semaines, Elena avait décidé de s’octroyer un week-end prolongé, faisant fi de toute protestation paternelle. Remarque, il allait sûrement comprendre, vu le ton amer et épuisé qu’avait eu sa fille en lui exposant en deux mots – oui, deux ! – le fait qu’elle n’avait pas grand-chose à faire de l’affaire familiale pour les prochains jours. Les deux mots en question ? « Je dors ! » Simple, efficace et très rapide. Impossible de ne pas comprendre. Heureusement pour elle, d’ailleurs. Elle venait de passer une journée avachie sur le canapé du salon, regardant quelques navets, la dernière saison de Desperate Housewives avant de se traîner jusqu’à son lit où le sommeil l’avait cueillie sans trop attendre. Elle avait passé de longues journées en Arizona, dans sa villa, sans personne pour la ramener au souvenir d’une société pourrie dans laquelle on l’attendait, et était revenue la veille au soir à New York afin de se réhabituer à la Grande Pomme. Ce break lui avait fait du bien, loin de toute ville, du bruit de la circulation, du perpétuel stress des grandes villes, au profit du calme d’un quasi désert autour de chez elle. Ainsi donc, à peine arrivée à New York, l’Italienne avait piqué un somme sans tarder. Son époux était parti pour quelques jours, exécuter un quelconque travail dont elle n’avait que les grandes lignes, vagues comme à son habitude. Ca ne la dérangeait pas tant que ça, dans le fond, au moins ne passaient-ils pas leur temps à parler travail ou autre. Bref, maintenant qu’elle était de retour dans le coûteux appartement qu’elle avait acheté, elle comptait bien profiter du temps libre qu’elle s’était accordé. Téléphone ? Mis sur répondeur, appels filtrés. Interphone ? Qu’en cas d’urgence ou de personnes bien spécifiques. E-mails ? Un coup d’œil par jour, vers midi, pour vérifier si elle ne loupait rien d’important. Les nouvelles ? Bye bye ! Juste un coup d’œil le soir aux informations avant d’aller se prélasser dans un bain à la lumière de bougies, coquetterie occasionnelle. Le matin de son avant dernier jour de break fut agréable. Un doux rayon de soleil filtrant au travers les stores avait su la réveiller tout en douceur. Une bonne journée qui commençait. Au programme ? Rien… La veille elle était sortie faire les courses pour la semaine qui suivait, cette journée était dédiée au repos le plus total. Quittant à regret le lit et ses draps si confortables, Elena se glissa sous la douche, savourant l’eau chaude qui la tirait de sa torpeur mieux encore qu’un café ne l’aurait fait. Enfilant un pantalon de sport noir ainsi qu’un débardeur de la même couleur, cheveux en bataille, tel un nid de corneilles, Elena se dirigea vers la cuisine d’un geste assuré dans l’idée et l’objectif de se préparer un bon petit repas à midi. A gauche, tartines de Nutella et jus d’orange, gourmandise enfantine qu’elle s’accordait, à droite, sur le plan de travail marbré, tout un assortiment d’ingrédients destinés à finir en sushis pour midi. Cuisine japonaise, bonjour ! Mais bon, quand on a envie de changer un peu, autant le faire jusqu’au bout, non ? Les doigts plein de riz collant, affairée à essayer de mettre les grains de riz en paquets, John Lee Hooker en fond sonore, Elena entendit soudain le téléphone sonner. Le répondeur se déclencha immédiatement, comme prévu. La voix de ténor de Ravieri Senior envahi le salon, chaleureuse et cependant toujours dynamique. Le bon vieux requin en affaires qui revenait mettre le nez dans les affaires de sa fille. Froid, arrogant et dictateur sur les bords, mais papa poule face à sa fille bien qu’il ne l’avouerait jamais, même sous la torture. Un homme, ça a sa fierté, vous savez.
Elena ? Je sais que tu es là. Décroche ce téléphone immédiatement sans quoi je serais obligé d’envoyer un vigile chez toi… Elena ? Tu m’entends ? Réponds immédiatement ou je… Ca va, Papa… Je suis là. Je le savais. Je le sais toujours. Bon, maintenant, quand reviens-tu ? Après demain, je t’ai envoyé un message hier, et tu le sais très bien, fit-elle le téléphone coincé entre l’épaule et la joue, se lavant les mains sans se presser. On a besoin de toi ici, Ely. Tu ferais mieux de revenir. Ces ahuris qu’on emploie sont des incompétents nés, comment tu veux que je me débrouille ? Tu es un leader né : deux ou trois crétins ne t’effraient pas. Dis tout de suite que je te manque et arrête tes salades, P’pa. Peut-être, mais je n'ai pas ton visage avenant qui sait convaincre n'importe quel sous-fiffre que je paie beaucoup trop chaque moi. Où as-tu rangé le dossier Savich ? éluda le vieil italien à l’origine d’un rire chez la brune. Mouais… Pas très convaincant, ta diversion. Cherche dans les dossiers administratifs, dans l’équipe de Lavergne, pas difficile à trouver. Au pire demande carrément à Lavergne. C’est tout ce que tu voulais ? Je t’ai aussi envoyé un dossier urgent, une anomalie dont tu te chargeras aisément. J’aimerais que tu y jettes un coup d’œil. Prend soin de toi et reviens vite, une montagne de boulot t’attend.
On raccrocha. Elena eut un sourire aux lèvres en reposant le téléphone sur son socle. Matteo Ravieri… Un vrai numéro, personnage à la fois attachant pour sa progéniture et effrayant de par son charisme et instinct quand il s’agissait des affaires. Difficile à croire, parfois, qu’elle était sa fille. Achevant de mettre le poisson sur ses boulettes de riz, la jeune femme se rendit dans son salon et, s’installant confortablement entre ses coussins pourpres, ordinateur sur les genoux, contempla le message de son père. Un idiot qui avait du se tromper dans les comptes, bien sûr. Le simple fait de jeter un regard à ce message avait réveillé en elle ses talents de chef d’entreprise et son sens de l’organisation et professionnalisme. Oubliés les sushis, elle passa rapidement des appels à sa secrétaire pour avoir des comptes manquant afin de corriger quelques erreurs. Les minutes défilèrent , avant qu’elle ne contemple non sans une once de satisfaction un rapport rudement mené et correctement dressé, prête à l’envoyer à son père. Ca n’avait pas été bien long finalement. Sur un bout de papier à côté, elle nota le nom de l’imbécile qui avait fait un rapport d’une si piètre et qualité, se promettant de mettre un terme à sa carrière. Ou à tout simplement lui passer un savon. Ca dépendrait de son humeur, le surlendemain, au bureau. Non, Elena n’était pas un petit ange de douceur. Pas en ce qui concernait son boulot. Elle y tenait, dans le fond. C’était compréhensible. Jetant un dernier coup d’œil sévère au dossier corrigé, elle grommela en songeant que, finalement, son père avait su la remettre dès ce jour-là dans le grand bain des affaires. Dommage pour elle : il ne la connaissait que trop bien. Elle était sur le point d’envoyer le message quand quelques coups de sonnette énergique retentirent aux oreilles de la jeune femme, appels répétés.
Ca va, j’arrive ! Deux minutes !
Elle tapa l’adresse e-mail de son père et envoya le message avant de refermer le PC, se redressant, verre de vin à la main, pour se rendre à la porte, la musique jouant toujours en fond sonore. Saisissant le trousseau de clef dans ce très connu bol qu’on a tous chez soi, rempli de bazar dont on ignore encore la réelle utilité, elle déverrouilla la porte. Qui pouvait-ce être ? James ? Non, il n’était pas prévu qu’il rentre avant quelques temps. Son père ? Impossible, il lui avait téléphoné et n’allait pas faire le trajet à peine vingt minutes. Avant même de décrocher à l'interphone, elle regarda le petit écran vidéo pour voir le visage familier d'une amie rencontrée en de singulière circonstances. Natasha Romanoff. La seule et l’unique ! Le visage de la jeune femme se fendit immédiatement d’un sourire et appuya sur le bouton déverrouillant la porte du hall.
Nat ? Monte, c'est ouvert !
Quelques minutes d'attentes. Natasha à la porte en attendant les portes de l'ascenseur s'ouvrir. Natasha… Toute une histoire en fait. Comment aurait-on pu croire qu’une femme qu’elle avait embauchée pour faire le sale boulot, une sorte de femme qui était son égale. De simple « employée » si l’on peut dire, qui passait chez elle deux à trois fois par mois, quand il ne s’agissait pas d’e-mail qu’ils s’échangeaient, elle était peu à peu devenue une amie, et bientôt une confidente. Même quand elle avait rejoint le « camp », si l’on peut dire, de Stark Industries. Oui, ça aussi, Elena le savait. Elle savait pas mal de chose en fait, sur le compte de celle qui était désormais sa confidente. Natasha… Bizarrement, maintenant qu’elle se retrouvait à nouveau avec cette jeune femme, amie, confidente, face à elle, Elena se rendait compte à quel point cette personne avec qui elle déballait sa vie et ses moindres détails sans scrupules avait pu lui manquer. Si elle était là, il y avait une raison. Sérieuse, peut-être… Celle-ci serait assurément traitée, notamment à cause du professionnalisme de la jeune femme cité plus haut. Mais la présence de Natasha chez elle incluait aussi d’autres choses typiquement féminines, mutante ou non : les confidences et ragots, confidences et jugement. Ce qui, sans doute aucun, serait la meilleure partie de la journée. La voyant finalement débarquer et sortir de l'ascenseur, Elena s'en approcha, toute frétillante et heureuse de la revoir. Dans ses élans de bonheurs purement italiens, elle s'exclama en l'entraînant à l'intérieur :
Bella !! Mais entre ! Qu'est-ce qui t'amène ?
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Lun 17 Mai - 21:50 | |
| Natasha sonnait vivement, sachant que son amie ne répondait pas toujours aux caprices de son interphone. Dommage qu'elles n'aient pas eu le temps de mettre au point une "sonnerie typique" histoire qu'elle puisse la reconnaitre entre mille... Enfin, il n'était jamais trop tard pour changer ce genre de petits détails non? L'espionne souriait largement, consciente de la présence d'une caméra reliée aux appartements. Quoi qu'il en soit, la jeune Russe était impatiente de retrouver son amie, elle avait vraiment besoin d'avoir une compagnie comme la sienne dans un moment pareil, sans forcément ressentir le besoin de se confier pour autant. En effet même si Elena était sa meilleure (et seule vraie) amie, Nat n'aimait pas trop raconter sa vie, surtout que cette histoire était plus qu'horrible, autant la garder pour elle... Soudain, la petite voix d'Elena se fit entendre et le sourire de la jeune femme s'élargie un peu plus. Elle était là, visiblement heureuse de la voir, bientôt elles seraient ensembles, et pendant un moment tous ses problèmes deviendraient obsolètes... Les deux jeunes femmes ne s'étaient pas vue depuis trop longtemps! Sans se faire prier, Natasha entra presque au pas de course dans la grande résidence et se dirigea vers les ascenseurs. Sans regarder, elle appuya sur le bouton de l'étage qui semblait l'appeler. Soudainement, l'espionne de renommée était devenue une adolescente enjouée, excitée comme une puce à l'idée de revoir sa meilleure amie. Il n'y avait qu'avec elle qu'elle faisait vraiment "des trucs de filles", il fallait en profiter! Quand la porte s'ouvrit enfin, la jeune femme ne tarda pas plus à sortir pour prendre immédiatement la direction de l'appartement de son amie qui d'ailleurs l'attendait déjà sur le pallier. Elle accéléra le pas (car oui c'était encore possible) et se jeta directement dans les bras d'Elena.
"Hey! Si tu savais ce que je suis contente de te voir! Ca fait trop longtemps!"
Dit-elle en lâchant son étreinte, souriant toujours au plus haut de ses capacités. Pas de masque avec Elena, pas de contre-façon, tout était vrai, même les excès de gentillesse et de tendresse. Les autres rares fois où elle serrait quelqu'un contre elle était souvent pour lui donner la mort, rien de plus...
"Je suis passée chez 'pépé' et j'ai pensé à toi. Je n'y étais plus allée depuis la dernière fois que nous y avions fait nos courses! Tu vas bien? Oh... Je te réveille?"
En effet Elena était rarement dans "cet état" et Natasha venait de réaliser. Cheveux en batailles, vêtements de sports... Puis elle travaillait souvent à cette heure ci aussi loin que se souvienne la jeune Russe... Un coup de chance d'ailleurs de la voir ici! Cette idée remis un peu plus de joie dans le coeur de l'espionne qui se dit qu'elle pourrait passer encore plus de temps ensembles de cette façon. Sans compter qu'elle était aussi en vacances forcées jusqu'au lendemain.. Lendemain qu'elle craignait toujours autant d'ailleurs! Non, elle ne devait pas penser à ça pour le moment, elle devait profiter de voir son amie, profiter de passer un bon moment, de rire, de faire la folle, c'était ses seules occasions, il était trop ridicule de les rater aussi stupidement. Tony n'en valait pas la peine, il était un moins que rien et il ne lui gâcherait pas la journée davantage... Alors qu'elles étaient encore sur le palier, la jeune espionne (aux sens affutés) put sentir une bonne odeur qu'elle connaissait bien... Un peu trop bien même et qui pourtant lui avait tout autant manqué que son amie: des sushis! Aucune erreur possible, Elena préparait des sushis, chose qu'elle savait très bien faire, aussi loin que les souvenirs de la jeune Russe remontent...
"NON? Ne me dis que c'est pas vrai! J'arrive juste au moment où tu fais des Sushis! Mais c'est Noël! J'ai droit d'en prendre un tit peu s'te plait?"
Plaisanta-t-elle avec un faux air de chien battut. Si elle se voyait de l'extérieur, Nat se tirerait une balle dans la tête mais, de l'intérieur, ce retour à l'enfance qu'elle n'avait jamais eu était un véritable plaisir. Son travail, son passé, rien ne l'avait autorisé à être ainsi plus souvent. Elle était devenue espionne juste après avoir appris à marcher et avait fait ses premiers bal de fin d'année sous de fausses identités... Vous parlez d'une vie! Quoi qu'il en soit, aujourd'hui tout ça était loin d'elle, elle était avec son amie et comptait bien en profiter (si Elena était d'accord bien sûr!). Elle allait oublier ses problèmes, rire, faire la folle et ça, c'était ça seule façon de survie à l'heure actuelle. Une bonne cure de jouvence, il n'y avait que ça de vrai! |
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Mar 18 Mai - 8:32 | |
| Bonne mine n’aurait pas été le mot qu’Elena aurait utilisé pour qualifier son amie ce matin-là. Outre les légères cernes qui barraient son visage souriant, l’Italienne avait rapidement et bien observé son amie pour en tirer quelques conclusions : soucis, besoin de parler et… manque de sommeil. Oui, une tueuse comme elle sait repérer ces choses là. Paradoxalement on pouvait aussi se demander comment elle faisait pour ne pas remarquer ce qui se tramait contre elle dans un entourage très proche, mais ce n’est pas là le sujet du jour. Ne disant mot au sujet de ce que Natasha avait sur le cœur, elle la réceptionna tant bien que mal lorsque l’espionne se jeta sur elle. Dans d’autres circonstances, Elena aurait réagit à couteau tiré, mais dans ce genre de relation, ce n’est pas pour tuer qu’on prend l’autre dans ses bras, n’est-ce pas ? Riant à la déclaration que lui fit Natasha sur le temps qui avait séparé leur deux dernières rencontres, c’est-à-dire considérablement long et rempli d’évènements que les deux avaient à se raconter. C’est donc une Natasha surexcitée qui entra chez elle après l’avoir relâchée pour lui sourire franchement. Bizarre, non, de voir comment Elena pouvait devenir une jeune femme des plus normales, remplie de fougue et de vitalité, terriblement attachée et simple avec certaines personnes ? Avec Natasha, c’était comme ça… Elle avait le don de rendre Elena comme terriblement normal. Selon certains points de vue, c’était dangereux et assez effrayant. Mais, au final, quand on sait qu’elle est de loin le meilleure amie que s’était trouvée Elena, dans des circonstances particulières je vous l’accorde, la donne change radicalement. Lorsqu’elle lui parla de ses courses chez pépé, Elena ne pu s’empêcher d’avoir un sourire. C’était toujours amusant de parler de leurs virées chez leur fournisseur en les qualifiant de courses. Ce n’était pas comme si elles achetaient de la lingerie en dentelle ou des froufrous pour une soirée, non ? Toujours est-il que pour elles, c’était presque le cas. Riant légèrement à ce vieux souvenir, elle laissa donc Natasha s’installer.
Ca fait un moment que je n’y suis plus allée, j’ai trouvé mieux, plus proche, plus efficace et… moins cher. Autant dire que je ne vais pas me casser la tête à aller chez lui si j’ai ce que je veux à portée de main !
Oui, Ravieri Senior avait trouvé il y a peu la perle des vendeurs d’armes, un connaisseur en la matière. Un type complètement cinglé de ses joujoux qui serait même ravi si on en finissait avec sa vie à l’aide d’une de ses créations. Sa dernière pensée, dans ce cas, aurait assurément été une énormité du genre « quelle machinerie parfaite ! ». Un dingue, donc. Et Elena avait apprécié ça dès le premier jour. Refaisant vaguement un chignon avec ses cheveux en bataille, Elena s’amusa du regard que lui avait lancé Natasha en la voyant dans cette tenue. Peu habituel, si l’on ose dire. Mademoiselle était en effet plutôt une adepte de « je suis propre sur moi », toujours impeccablement habillée de la tête aux pieds. Mais personne n’est parfait et encore moins Elena. Allant chercher un verre d’eau et un verre de vin qu’elle posa devant Natasha pour qu’elle ait le choix, elle songea à la journée qu’elles allaient passer. Pas très productive en terme de contrats ou discussions sérieuses et formelles. Mais pour ce qui était des discussions éternelles sur leurs histoires personnelles, là, ça promettait de durer. Si James avait été là, il aurait assurément eu des envies de meurtre face à ces deux femmes qui ne tarderaient pas à se transformer en pipelettes. Eclatant franchement de rire, Elena rangea les sushis tant désirés dans le frigo, bien à l’abri du regard que lui jetait Natasha, implorant et digne d’un cocker. Nul doute que si les sushis avaient vu ce regard, ils auraient plongé droit dans sa bouche pour ravir la belle !
Tu ne me réveilles pas, t’inquiète ! Quant aux sushis, faudra rester suffisamment longtemps pour qu’il soit une heure décente pour les manger. Et après tu te régaleras, j’en ai trop pour les manger toute seule !
S’asseyant sur son fauteuil, entres les coussins pourpre dont elle couvrit son estomac dans un geste devenu rituel, Elena regarda Natasha en faire de même avant de trinquer avec elle. Se redressant, elle alla chercher des grissini dans la cuisine qu’elle disposa dans un bol avant de retourner faire face aux prunelles insondables de sa meilleure amie. Plus pour longtemps, se jura-t-elle. Elle n’avait pas son pareil pour la faire parler l’espionne sans jamais user de la violence. Le pouvoir des femmes. Qu’est-ce que l’humanité ferait sans elles, je vous le demande !! Après quelques secondes à la regarder fixement, elle trempa ses lèvres dans le vin dont elle bu une ou deux gorgées pour lâcher finalement cette phrase qui signait le début d’une discussion qui se promettait d’être longue et au sujet de tout et n’importe quoi. Si Nat’ était venue jusque chez elle, c’était qu’il y avait une raison. Quelque chose qu’elle avait à confier voire à demander. Et dans tous les cas, Elena serait là pour l’écouter en parler. Sans juger. Jamais. Pas avec Nat’.
Bon… maintenant, raconte-moi tout ! Je ne croirais pas que rien ne s'est passé depuis que je t'ai vue, la dernière fois !
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Mar 18 Mai - 9:33 | |
| Un autre fournisseur ? Intéressant ! Natasha pris soudain un air sérieux (bien qu’elle ne soit pas vraiment là pour parler de travail.), fronçant légèrement les sourcils. Peut-être que ce mystérieux nouveau aurait ce qu’il lui fallait ? Remarque elle avait déjà bien assez de jouet pour s’amuser un peu demain mais en vue des circonstances, un peu plus ne serait pas un luxe…
« Oh là ! Je crois que tu as des choses à me raconter toi ! Pépé n’a pas pu me fournir tout mon matériel aujourd’hui et j’en ai besoin pour demain… Tu penses que ton homme aurait ce qu’il me faut ? J’ai envie de m’amuser un peu… »
Dit la jeune espionne qui affichait à présent un sourire malicieux. Même si elle était très professionnelle, rien ne l’empêchait de passer du bon temps sur le terrain non ? Tant qu’elle faisait ce qui lui était demandé et qu’elle le faisait bien ! D’ailleurs, c’était toujours le cas, Nat n’échouait jamais, sauf bien sûr si elle l’avait décidé, chose qui ne lui était arrivé que deux misérables fois… Une fois de plus, elle allait penser à ce fichu moment de sa vie qui n’avait pas lieu d’être, cette seule fois (qu’elle regrettait amèrement aujourd’hui) où elle n’avait pas été professionnelle, où elle avait pensé avoir accès à une vie normale (en vain), où elle avait voulu être calife à la place du calife… Comment avait-elle put croire que ses employeurs la laisseraient faire hein ? Heureusement, la jeune espionne trouve de quoi s’occuper un peu l’esprit en la présence d’Elena qui saurait apaiser sa souffrance morale ; elle était la seule à savoir faire ça, à en avoir le pouvoir… Nat n’avait pas besoin de parler pour se sentir mieux, elle avait juste besoin de ne pas être seule, d’avoir quelqu’un qui la comprenne sans avoir à l’écouter, juste en étant là. Cette personne avait toujours été Elena (Et la Russe espérait être aussi efficace de son côte) et le serait sûrement toujours. Les deux jeunes femmes n’avaient pas besoin de mots entre elle, le simple fait de se regarder suffisait. C’était une sorte de magie, une entente si parfaite que le silence ne pouvait pas l’atteindre. Natasha était fière de cette relation, plus que tout.
« Ouf ! Déjà que j’aurais dû de prévenir de ma visite, je me suis fait peur pendant deux secondes ! Tu es en vacances ? »
Ben oui, il n’y avait que cette possibilité en fait. Si Elena avait été sur un contrat elle ne serait pas là donc, il ne restait que les vacances (la tueuse n’étant pas du genre à prendre en congés maladie…)… Cool ! Elle pourrait passer la journée ensembles ! Enfin, sauf si James était par là… Non pas que Nat n’aime pas le jeune homme hein ! Loin de là même ! Mais c’est juste qu’il serait sûrement peu enclin à papoter avec elle sur les dernier ragots… Il n’était qu’un homme après tout, faible petite créature… Mais il ne semblait pas être là (lui non plus n’était pas du genre à dormir jusqu’à point d’heure, pas plus que les deux jeunes femmes.). Assez rapidement ensuite, les sushis revinrent dans la conversation, mais pas assez au goût de la jeune Russe dont l’appétit était soudainement revenu. Une fois de plus, la magie Elena avait marché ! C’était avec un large sourire que la jeune espionne haussa les épaules avec un oui de la tête à se déboiter quelque chose. Oui, elle resterait pour goûter ça !
« Et bien si je ne gêne pas c’est bien volontiers ! Après tout on a des siècles à rattraper ! »
Plaisanta-t-elle toujours avec ce large sourire qui pourtant était si rare… Tellement rare qu’elle était certaine que ses joues lui feraient mal ce soir en rentrant, c’est dire ! Mais c’était de la bonne douleur, celle de la vie, cette vie qu’elle aurait tant voulu avoir tout le temps, pas une fois de temps en temps… Mais sa vie d’espionne lui plaisait quand même, ne vous méprenez pas. Par la suite, la jeune Russe prit le verre de vin (d’ailleurs elle avait remercié son amie dès que celle ci eu posé les verres devant elle) et trinqua avec son amie. Que c’était-il passé depuis la dernière fois ? Ou la la ! Des tas de choses, trop de choses même, mais elle ferait de son mieux pour raconter sans trop s’attarder sur l’inutile, elle avait maintenant l’habitude.
« Et bien la mission que j’avait quelques jours après nos courses s’est bien passée. Je ne sais pas si tu te souviens ? Simple espionnage industriel, un jeu d’enfant ! J’ai ensuite porté le nom de Sophie Fair pendant quelques temps… Être avocate est vraiment difficile d’ailleurs! J’ai dû défendre un imbécile qui avait soit disant tué sa femme par accident… Même lui avait du mal à se croire c’est te dire ! Mais bon, on a gagné… Si j’avais encore été indépendante je pense que je serais allé mettre fin à ses jours moi même crois moi ! Il n’arrêtait pas de tenter de me tripoter ce gros dégueulasse en plus… Berk ! Enfin tout ça pour voir si le sort des mutants était traité comme il se devait dans cette cours suspectée de ‘racisme’… Ce n’était pas le cas sauf pour une affaire mais j’avais moi même arrêté le mutant en question alors c’était plutôt juste de le traiter comme ils l’ont fait… Sinon j’ai une mission pour les Vengeurs demain, d’où ma détresse à trouver des armes digne de ce nom! Enfin, il était temps qu’il me redonne du travail, je commençais sérieusement à m’ennuyer toute seule… Même le SHIELD m’avait abandonné ! Non pas que je sois contre cette trêve entre humains et mutants mais elle était entrain de me mettre au chômage… »
Soupira la jeune femme. Certes, elle était pour les mutants (bien sûr et d’ailleurs elle en était presque une avec tout ce que ses anciens employeurs avaient put faire à son corps…) mais elle ne supportait vraiment pas l’inactivité dans laquelle elle était forcée depuis quelques jours (beaucoup trop longs soit dit en passant…)… D’ailleurs, cette fin de paix était trop étrange à son goût…
« Tu as entendu parlé des disparition d’homme politique ? Je trouve que c’est très inquiétant… »
Confia-t-elle à son amie, soudainement un peu plus grave. Oui, c’était inquiétant et c’était aussi pour cela qu’elle avait accepté la mission. C’était un lourd sacrifice en vue des circonstances mais elle devait le faire pour défendre sa cause, elle ne laisserait pas la paix se détruire aussi facilement quitte à créer une troisième guerre mondiale entre elle est Tony… Sur ces mots et comme pour se remonter un peu le moral, la jeune Russe but une gorgée de vin (qui était délicieux d’ailleurs) avant de replonger son regard dans celui de son amie. Elena devait sûrement connaître l’histoire et la suivre de près, elle ne parlait pas à une inculte ou a une idiote qui ignorait l’existence de la chaine ‘info’… Elles étaient toutes les deux concernées… |
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Mer 19 Mai - 17:01 | |
| ]Tiens donc, Natasha se montrait intéressée par son fournisseur actuel ? Eh oh, normalement c’est chasse gardée, ce terrain là. Ses perles, Elena se les gardait sans aucun scrupule pour avoir toujours le meilleur à portée de main. Comme son bon vieux Papa. Paraît que c’est dans les gênes, cette envie de posséder et de contrôler les choses. Toujours est-il que ça incluait quelque chose d’autre : Nat’, cette chère Nat’, allait partir exécuter une quelconque tâche qu’on aurait pu lui donner. L’inquiétude qui nait chez Elena ? Pas vraiment. Pas officiellement. Elle sait que son amie excelle dans ce qu’elle fait et ne fait jamais la moindre bourde qui pourrait la compromettre. Oui, elle avait des choses à raconter ! Mais bon, on ne révèle jamais ses sources, n’est-ce pas ? Ha, la bonne blague ! Entre Nat’ et Elena, pas de secrets. Elle but une gorgée de vin et se pencha en avant pour tirer un tiroir de la table basse, en sortir un SIG Bauer 9mm et le tendre à Nat’. Pas du matériel excessivement chic ou destructeur, mais avec une crosse cuirassé épousant parfaitement les formes de la main, une légère marque taillée dans le même cuir rappelant vaguement la forme d’un E, esthétiquement ciselé.
Un type qu’on a trouvé pour bosser, un as en la matière. On l’a avec nous et j’t’assure qu’on est pas prêt de le lâcher, rit-elle avant de continuer sur un ton ironique. Mais si t’es gentille, j’envisagerais de te le faire rencontrer ! De quoi tu as besoin ? Si Pépé t’as lâché, mon type pourrait bien te dépanner.
S’amuser ? Elena afficha un léger sourire. Pour les femmes comme elle, parler de s’amuser quand on évoquait pépé avait toujours un arrière goût morbide et funeste. Mais ce n’en était que plus plaisant, il fallait l’avouer. Le danger est terriblement sexy, il faut le dire, et même les femmes sont désormais sensibles au charme de l’inconnu, du mystérieux et du périlleux. Eh oui, fini les petites ménagères coincées derrière leurs fourneaux avec des marmots dans les jupons, les femmes d’aujourd’hui étaient des femmes d’actions avec parfois beaucoup moins de scrupules que la gente masculine. Les scrupules… Elena en avait-elle jamais eu ? Non, très jeune elle avait compris qu’il lui faudrait se battre pour réussir. A l’école face aux garçons joueurs. Au lycée face aux ados lubriques. A la fac face à ces tas ambulants de testostérone. Dans son entreprise face aux cadres jalousant sa situation de Fille-à-Papa qu’elle n’était pas tant que ça. Son père avait été un soutien dans sa fulgurante ascension à la tête de l’entreprise Ravieri, mais si elle n’avait pas eu les talents pour y arriver, elle n’aurait abouti à rien. Mais les jaloux l’ignoraient volontairement en se murant dans l’idée que si EUX avaient raté, c’était parce qu’elle avait des pistons. Son père ne l’avait jamais pistonnée. Il était de la vieille école : si tu arrives te battre, alors tu réussis ta vie. Si tu fous rien, reste dans ton trou. Toutefois, on ne pouvait lui ôter le fait qu’il était un père merveilleux et protecteur. Les plus beaux cadeaux ? Papa. Les plus belles soirées ? Papa. Les surprises les plus significatives ? Papa… Le tout bien sûr ponctué des présents, surprises splendides que lui faisait James. Mais l’amour père-fille et femme-époux n’est pas comparable, bien trop puissant. Trop différents et magiques. A tel point qu’elle pouvait se foutre le doigt dans l’œil jusqu’au coude en imaginant qu’un de ces amours, qu’on ne citera pas, n’était basé que sur des mensonges et l’appât du gain. Mais ça, évidemment, quand elle le saura, Elena allait sûrement être à l’origine des colères les plus noires de l’histoire de tous les temps. Un sacré carnage en vue. Mais n’anticipons pas les choses, nous n’en sommes pas encore à ce stade de l’histoire. Chaque chose en son temps.
Pas de vacances, non… J’ai juste du liquider une bonne série de gros contrats tant et si bien que même marcher était une épreuve de force. J’ai appelé le pater et prévenu que pour des raisons de santé publique, je m’octroyais du repos… Tu me connais quand j’ai les nerfs ou qu’on me tape sur le système lorsque je suis crevée : toujours le sang chaud. C’est le côté Italien, sans doute ! s’esclaffa-t-elle finalement.
Eh oui… Une Italienne fatiguée ne fait jamais bon ménage avec les ahuris qui en viennent à lui taper sur le système, c’était normal. Si elle parlait de sushis dont elle retardait encore et toujours l’étape du « je mange tout ! », c’était parce que ça représentait une assurance de plus que Miss Romanoff reste avec elle plus que les deux heures que duraient les rencontres entre Elena et autres amies. Si on pouvait encore appeler ça amie. Comparé à Nat elles n’étaient rien. Ca lui faisait plaisir de voir Natasha sourire autant, ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu quelqu’un réellement ravi. Natasha, avocate ? L’image arracha un rire franc à Elena. Mouais, la chose lui paraissait bien incongrue, soudainement. Elle ne douta pas, en revanche, qu’il ait tenté de la tripoter et encore moins des envies de meurtres qui avaient du travers l’esprit de Natasha dans ces moments là. Tuer sa femme… Sombre dessein que pouvait avoir un homme marié ! Et là encore, ironie du sort quand on sait ce qui attend Elena sans que celle-ci ne s’en rende compte le moins du monde ! Tout ce qui la tenaille, c’est l’idée que malgré tout quelque chose puisse arriver à son époux. Si elle savait. La pauvre poire. Nul doute que des temps noirs l’attendaient et que le peu de bonté et générosité, confiance en autrui serait immédiatement réduit à néant pour ne laisser qu’une femme qui ne serait qu’aveuglée par la rage et un amer sentiment de trahison. Natasha sera-t-elle là pour calmer cet ouragan ? Ou alors serait-elle emportée elle aussi ? Mission pour les Vengeurs ? Elena esquissa une légère moue, pas vraiment convaincue par toute cette histoire de Mutants s’alliant pour faire régner le bien… Ou une connerie du genre.
Fais gaffe à toi quand même, Nat. Les missions c’est… toujours surprenant selon sur quoi on peut tomber ! Quant à moi, des contrats qui se sont ajoutés les uns aux autres. Une vieille connaissance qui nous avait dépossédés d’une bonne partie de nos actions il y a quelques années. Il avait cru nous duper mais il n’en était rien, mon père l’a retrouvé il y a quelques semaines et j’ai été chargée du dossier, si l’on peut dire. Puis des politiciens de seconde zone, opposants bizarres et inconnus aux répertoires. La totale. Le dernier était plus chiant… Un producteur de films aux lubbies singulières. J’ai du me faire passer pour une envoyée du SHIED pour l’approcher… Bonjour la honte pour moi, vu que ce que je pense de ce truc… Sans vouloir t’offenser bien sûr. Bref j’en ai fini avec lui après quelques complications, la routine ou presque. Tellement crevée que j’ai passé quelques jours à Phoenix sans pouvoir faire autre chose que manger, dormir, regarder la télé en m’endormant, encore et encore. Heureusement que James n’était pas là quand je suis rentrée, il n’aurait pas supporté de me voir aussi amorphe, ça l’aurait rendu dingue, rit-elle franchement. Mais bon… je reprend après-demain et le vieux Ravieri à déjà su me mettre le nez dans le guidon et me refaire bosser. Quel amour, cet homme! acheva-t-elle en levant les yeux au ciel.
Elena comme Natasha n’aimaient pas rester sans rien faire trop longtemps. Et elles le savaient. Et pourtant, cette fois-ci, si Elena avait décidé de ne pas aller travailler, pour le bien de tous. Puis l’allusion aux hommes politiques qui disparaissaient. Le visage d’Elena s’assombrit dans l’instant. Des hommes qui œuvraient pour l’égalité humains/mutants disparaissant dans la nature, ce n’était pas normal. Pas rassurant non plus. Et jamais personne pour dire quoi que ce soit, penser quoi que ce soit ou voir le moindre détail qui aurait pu faire avancer les choses. La tuile. Qui serait le prochain ?
Oui… Et je t’assure que ce n’est pas là mon œuvre. Il semblerait bien qu’on veuille diminuer les chances que Mutants et Humains soient égaux ! On n’en a pas encore fini avec les emmerdeurs, tu peux me croire. Déjà certains prennent les paris sur qui sera le prochain. Morbide et mal placé !
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Ven 28 Mai - 0:03 | |
| Natasha savait qu’elle parlait à une professionnelle qui ne marchait pas seule. Avoir une adresse de fournisseur avec quelqu’un comme Elena, en temps normal, pouvait était dans le domaine de l’impossible mais elle n’était pas n’importe qui non plus! La jeune espionne lança un large sourire à son amie quand celle-ci lui dis qu’elle devait être gentille pour avoir l’adresse.
« Mais je suis toujours gentille! » Lança-t-elle alors, comme s’il s’agissait d’une évidence. « Pour ce qui est de Pépé, je crains que ses fournisseurs ne soient plus ce qu’ils étaient! Bon, il a toujours ses petits trucs qui font la différence mais dans une situation comme celle-ci c’est un peu délicat et je ne suis pas contre un coup de main, que se soit de ta part ou de celle du fournisseur… Il me manque quelques bricoles que j’aimerais bien avoir… Micros, micro-cameras, fumigènes et laser déjà ça m’aiderait pas mal… Pour le reste j’ai quand même le plus gros, le reste c’est vraiment pour le confort! »
Le sujet des vacances tomba ensuite sur le tapis et conformément à ce qu’elle pensait, Elena n’était pas en congés, elle était juste un peu fatiguée après une suite de gros contrats. Natasha aurait voulu que son amie change de direction, qu’elle serve une cause plus noble, mais c’était impossible… Enfin, ce n’était pas impossible, elle s’y refusait juste constamment! Enfin, elle accepterait peut être un jour de défendre la cause des Vengeurs qui sait? Chaque chose en son temps! Pour le moment elle rendait visite à une amie histoire de se changer les idées et surtout pour la revoir car il y avait trop longtemps qu’elle n’avait plus eu de nouvelles. Ainsi donc elle n’insisterait pas encore la dessus, peut être plus tard par contre!
« Oui, c’est vrai qu’il ne faut pas être sur ton chemin quand tu es à cran! Tu as bien fait de prendre quelques jours sinon nous serions sûrement en pleine troisième guerre mondiale à l’heure actuelle! »
Plaisanta-t-elle gentiment tout en secouant la tête. Elle n’avait jamais vu son amie vraiment à cran mais se doutait assez bien du résultat… Elles étaient un peu similaires là-dessus, deux vraies dragons si jamais quelque chose les troublait ou les fatiguait. Une guerre mondiale c’était un minimum, elles étaient sûrement capables de détruire la terre.
« Ne t’en fais pas pour la mission, je commence à avoir de l’expérience et je me prépare toujours au pire! C’est d’ailleurs pour cette raison que je pars toujours super équipée au moins, pas de surprises! Enfin, il peut toujours y en avoir mais au moins je limite les dégâts! Puis j’ai passé ma nuit à apprendre le plan et tout le tralala alors, je suis rodée! »
Elle écouta ensuite les aventures de son amie, ses histoires de contrats et de trahisons… Bien sûr elle ne manqua pas de remettre une couche au sujet de sa haine pour le SHIELD chose qui fit sourire Natasha tout en la poussant à secouer la tête.
« Pauvre Elena… Je n’ose même pas imaginer à quel point ça à dû être dur pour toi! Te faire passer pour un agent du SHIELD… Sûrement ton contrat le plus dur de la saison je me trompe? »
Plaisanta-t-elle toujours avec un immense sourire. James, le mari d’Elena, n’aurait effectivement pas pu supporter de la voir ainsi et son père ne supportait même pas l’idée puisqu’il l’avait rapidement remise au travail. En même temps elle avait de la chance de pouvoir remonter sur les rails aussi tôt! Il en était tout autrement pour les agents du SHIELD ou même des Vengeurs, surtout en ‘base saison’ de conflits humains-mutants! Quoi qu’il en soit Natasha ne regrettait pas vraiment cette époque, elle y avait beaucoup perdu…
« Tu as de la chance d’avoir deux hommes pour te remettre dans le bain! Entre James qui t’aurais poussé à te bouger et ton père qui te donne carrément du travail! Je sais que je te pousse souvent à me rejoindre ‘du côté clair de la force’ mais je dois avouer que c’est un peu trop calme parfois, surtout durant les périodes de détentes entre les humains et les mutants. Le reste du temps on sauve quelques vies, on tape quelques méchants mais rien de semblable à ce que je faisais à l’époque et à ce que tu fais encore! J’avoue, ça me manque un peu parfois mais bon, je ne regrette pas non plus! »
Et oui, quand on a dit que Natasha disait tout à Elena c’était vraiment tout icompris les choses qui pourrait mettre sa plaidoirie pour le SHIELD et les Vengeurs par terre… Idiot? Non, juste spontané et sincère. La jeune espionne aimait son nouveau travail mais ne pouvait s’empêcher parfois de repenser au bon vieux temps, à ces moments (avant Tony) où tout n’était qu’action et plaisir… Inévitablement, qui parlait boulot parlait relation humains/mutants (essentiellement pour Nat mais bon…) et Elena était tout aussi consciente de cette inégalité qui ne semblait pas vouloir disparaitre (contrairement aux hommes politiques…). C’était triste et, même si c’était à des échelles différentes, elles étaient toutes les deux plus que concernées…
« Les gens sont vraiment idiots c’est terrible… J’espère vraiment qu’on pourra éclaircir ce mystère et remettre un peu d’ordre… Enfin, il y a un moment que je ne crois plus aux contes de fées et je sais que nous ne seront jamais égaux aux yeux du monde pour très longtemps mais il ne faut pas baisser les bras… Je ne sais vraiment pas ce qu’on peut faire pour leur prouver que nous sommes de leur côté et qu’une infime minorité seulement souhaite prendre le dessus…On leur sauve la vie tout les jours et parce que trois d’entre nous tente de détruire le monde nous sommes de nouveau des monstres… Si seulement ils pouvaient prendre un peu de recul ces crétins! »
Il fallait dire ce qui était, les méchants mutants étaient très méchants et très dangereux mais ils n’étaient pas si nombreux! Sans compter qu’ils se retrouvaient toujours face à un gentil héro qui gagnait 99% du temps! Mince, que fallait-il de plus? C’était désespérant même pour elle qui n’était pas vraiment mutante (ben oui, elle était juste modifiée, elle n’était pas devenue comme ça naturellement alors ça compte pas… Si?)… La jeune Russe soupira puis bu une gorgée de vin. La présence de son amie l’aidait vraiment à se calmer et à ne plus penser à Tony, c’était vraiment salvateur… Bon, elles parlaient de choses beaucoup plus graves qu’une vulgaire histoire de cœur mais c’était toujours mieux que de penser à cette horreur de sentiments mélangés et de n’importe quoi…
« Tu as quelques échos sur cette affaire de ton côté? »
Demanda-t-elle finalement pour continuer dans la lancée. |
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Dim 6 Juin - 18:14 | |
| Nathasha semblait, selon toute vraisemblance, vivement intéressée par les services que pouvait éventuellement lui proposer ce Mutant connu sous le nom de Gamma, une espèce de fêlé grec passionné par ces joujoux métalliques qu’il affectionnait tant. Observant les reflets du vin oscillant dans son verre, elle se prit à être obnubilée par les jeux de lumière pendant de longues secondes avant que Natasha ne lui réponde, énumérant finalement la liste des objets dont elle pouvait avoir besoin. Aussitôt, un sourire en coin naquit sur le visage de la femme d’affaire un tantinet plus dangereuse que les autres. Gamma, le fêlé, trouverait sûrement de quoi contenter la russe, voire même lui donner quelques gadgets supplémentaires juste pour avoir le bonheur de faire bénéficier à des gens dans le besoin de ses dernières trouvailles en matière de technologie. Fêlé ET généreux… De quoi rendre Elena perplexe et amusée face à ce comportement qui, dans la société actuelle, sortait du commun. Les trucs pour assurer ses arrières et être certaine que Natasha ne risquait rien, Elena saurait les lui procurer aussi vite que possible, au grand dam de Pépé qui allait assurément perdre une cliente face au professionnalisme de Gamma. Ne serait-ce pour être sûre que Nat’ ne risque rien pendant sa mission. Enfin, ça c’est des tracas de bonnes femmes, me direz-vous. Ajoutez dans la balance quelques armes meurtrières et les bonnes femmes au foyer en questions sont directement hors du groupe de celles dont vous faites mention. Elena saisit donc son téléphone en gratifiant Natasha d’un regard amusé, composant un numéro qu’elle connaissait désormais par cœur.
Allô ? Ici Gamma, que puis-je faire pour vous ? Arrêter ton annonce digne d’un magasin de seconde main à Brooklyn, tout d’abord. Ca m’aiderait ! Ah, Elena, toujours aussi charmante ! Je suppose que tu ne me téléphone pas pour une discussion aussi longue que passionnée… Tu supposes bien ! Bon, écoute, il me faudrait…. Des micros, micros-caméras, fumigènes… Euh, lasers et quelques petits autres gadgets, le meilleur de ce que tu peux fournir en somme. J’en ai besoin… cet après-midi. C’est noté, bella ! Reviens vite, ça devient le cirque ici, tu devrais voir tous ces crétins s’arracher les cheveux parce qu’il y en a pas un seul de professionnel ! Tu me raconteras ça plus tard, je dois filer.
Sans autre forme de procès, elle raccrocha au nez du grec en le traitant vaguement de pipelette. Si les femmes étaient réputées pour être les meilleures en bavardages, des heures durant, avides de ragots ou autres discours aussi niais qu’inintéressant, Gamma savait assurément renverser la balance. Sa verve redoutable, ses talents pour chopper de bons ragots, scandales croustillants semblait inégalable. De quoi ouvrir un magasine people ! Mais bon… Il ne faut pas se voiler la face non plus, Elena aimait bien discuter avec lui, c’était sa façon de se vider la tête au bureau et de rigoler un bon coup. Tout en gardant ses distances, campant sur ses positions de requin en affaire qu’il ne fallait assurément pas déranger quand il s’agissait de boulot. La Elena sociale et la Elena Bosseuse. Et Nat’ avait la chance de connaître les deux, quand Elena se faisait entière, si l’on ose dire. Oui, Elena était un vrai danger public quand elle était en colère, et à moins d’être à bout de force où assommée par un tank, on ne pouvait pas la faire se calmer ! Des dizaines de pauvres têtes en avaient fait les frais, la plupart plus de ce monde pour en témoigner, mais les colères d’Elena étaient bien parties pour égaler celles de Ravieri Senior, devenant plus hargneuse et dangereuse dans ses moments de rage. On se tassait devant ce bout de femme qui pétait une durite, et là encore, Gamma pouvait en parler des heures. Il se disait aussi que Papa Ravieri envoyait sa fille enguirlander les malheureux qui auraient fait une erreur, la sachant efficace dans ses discours incendiaires. Résultat, Elena était détestée par la moitié des employés, admirée par le reste. Normal, quoi. Elle était la méchante, dans l’histoire, non ? Comme entre les flics, il y a toujours le bon et le méchant flic ! Le méchant tape, hurle, injure, frappe pour miner le moral de l’interrogé, puis le gentil vient, en une ou eux caresses, remonter le moral et cueillir des informations sur un plateau d’argent. Elena la méchante, Matteo le gentil. Et depuis quelques temps, bizarrement, les rôles pouvaient s’échanger… Allez savoir pourquoi.
Le plus dur ? Nan, le plus chiant et immoral, humiliant et barbant ! Ceux que j'avais à pigeonner étaient cons comme un balai, si faciles à duper que je m'ennuyais presque ! Sérieusement, u imagines l’horreur ? Me faire passer pour une nunuche avec un balai dans le… hmm, tu vois ce que je veux dire, à essayer de foutre la merde partout… Bon, j’avoue, la dernière partie, le bazar et tout, c’était plaisant plus qu’autre chose, mais tu me connais ! Quant à James et mon père… ils n’aiment tout simplement pas m’avoir dans les pattes comme une sorte de larve, j’imagine !
Oui, bon, d’accord, elle exagérait la chose, c’est vrai ! Elle n’aimait juste pas être considérée comme accro à ces deux hommes, loin d’imaginer que quelques jours plus tard, à peine, elle serait complètement libérée de toutes ces chaînes qu’elle n’assumait pas, ces liens qui l’affaiblissaient. Finissant son verre, elle se redressa et jeta un coup d’œil aux sushis, tentée elle aussi à l’idée de bientôt les déguster avec Natasha. Allez, patienter encore un peu, par fierté et pour embêter Nat’ qui rêvait de les engloutir, assurément. Se rasseyant sagement, elle fixa Natasha tandis que son visage se voila d’un air sombre tandis qu’on en arrivait au sujet qui faisait controverse dans les journaux, ces derniers temps. Ces individus pro-mutants disparaissant dans la nature, du jour au lendemain sans que jamais personne ne puisse trouver d’explication à ces évènements ne laissait pas présager de bons moments à venir… Les relations mutants/humains, aussi bonnes soient-elles, se trouvaient être mises en péril. Par des individus qui se présentaient comme inconnus au bataillon et terriblement dangereux à la fois.
Le recul dont tu parles, il devrait être de rigueur dans toutes les situations. Les relations Mutants/Humains ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres où on outrepasse les limites de l’indécence en se figurant que si un membre d’un groupe est un taré de première, les autres doivent l’être aussi.
Elena, dédramatiser une situation ? Wow, un beau pas en avant pour la jeune femme qui avait l’habitude de faire des scandales. S’affalant dans le canapé, elle glissa ses mains entre les coussins et en tira quelques magasines – qui parle de maniaquerie en matière d’ordre ? – qu’elle posa un a un sur la table. Un magasine pour chaque individu politique ayant disparu de la circulation. Oui, comme Natasha avait pu s’en douter, Elena s’y intéressait de très près, fouinant pour des informations dans son « milieu ». Et malheureusement…
Rien, nada, que dalle… Je n’ai jamais vu le moindre contrat à leur nom circuler, ceux que je connais semblent aussi perplexes. C’est le désert niveau information. Mais bon, je suis sûrement à des lieux de pouvoir comprendre comment ça se passe… C’est les grosses têtes pensantes américaines qui doivent bûcher là-dessus, ceux réellement concernés par la sécurité nationale. J’ai pas grand-chose à voir là-dedans, tu sais…
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Lun 14 Juin - 20:10 | |
| Il ne fallut pas plus d’une minute à Elena pour appeler son fournisseur qui, selon toutes vraisemblances, était un beau bavard. Malgré tout la jeune femme s’en débarrassa sans le moindre problème: Question d’habitude sans doute! Natasha sourit, à la fois amusé et aussi pour la remercier de cette promptitude. En effet avec une collègue aussi efficace elle ne pouvait que réussir cette mission (même si malheureusement les choses ne se passeront pas comme prévu… Mais ça c’est une autre histoire…). Bien sûr, le travail restait le mot d’ordre pour le moment et la dernière mission d’Elena était un sujet très intéressant: Elle avait du se faire passer pour un membre du SHIELD! Et dire que Natasha luttait hardiment pour qu’Elena la rejoigne dans ce camp! C’était une situation amusante mais pas pour Elena qui n’avait pas vraiment apprécié le voyage… Et pas qu’un peu en plus! La jeune femme descendit en flèche l’agence et ce contrat sans laisser à Nat le temps de dire quoi que ce soit, enchainant sur son père et son époux.
« Allons, je suis sûre que tu exagères! Certes certaines personnes sont assez idiotes pour croire n’importe quoi et elles rendent notre travail fade et inintéressant mais les agents du SHIELD ne sont pas tous des ‘nunuches avec un balais ou je pense!’… Enfin j’espère sinon jette moi vite du haut d’une falaise! »
Plaisanta-t-elle. Après tout elle en était et si les agents du SHIELD étaient ainsi alors elle aussi et ce n’était pas très positif… Surtout pour quelqu’un comme Natasha! Au passage elle se retint de dire qu’Iron Man était tout à fait du genre, se disant que lancer le sujet n’était pas du tout une bonne idée en vue de son état psychologique… Natasha n’avait pas envie d’embêter Elena avec ça et ne se sentait pas assez forte pour ça de toute façon… C’était encore trop frais dans sa tête, trop ressent, elle voulait oublier…
« Pour ce qui est de ton père et de ton cher et tendre… Ils t’aiment et ils savent juste que tu es une femme d’action qui ne supporte pas l’inactivité… Ils font ça pour ton bien, ne joue pas les enfants martyr! »
C’était dis sur un faux ton de reproche, un ton qui finalement semblait plus enfantin qu’autre chose. Non pas que Nat ne savait plus mentir (au contraire et elle l’avait très bien prouvé quelques heures plus tôt.), elle ne mentait juste jamais à son acolyte… C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle évoqua sa future mission sans tabou et qu’elle lui donna son avis sur les problèmes actuels qui régnaient entre humains et mutants (même si elle n’appartenait à aucun des camps, elle se sentait beaucoup plus proche des mutants.).
« Je n’ai jamais prétendu le contraire, quelque soit la situation les gens ont beaucoup de mal avec la différence et ne savent jamais comment agir… C’est pour cette raison qu’ils en font souvent beaucoup trop, ils sont perdus, ont peur et pouf, c’est la catastrophe… Heureusement qu’il y a encore quelques personnes sur terre pour lutter contre ça mais si elles se font de plus en plus rares… »
Elena avait dédramatisé la situation en quelque sorte (chose qui méritait qu’on sabre le champagne) mais Nat n’était pas dupe. Les mutants couraient à leur perte et, finalement, les humains aussi… Une belle catastrophe en perspective, une catastrophe qu’ils se devaient d’éviter et pour cela ils n’avaient qu’une solution : lutter, chose que la jeune Russe allait commencer à faire dès le lendemain en compagnie de Logan et de Tony. Cette combinaison n’annonçait rien de bon d’ailleurs mais il fallait bien commencer quelque part… Au cas où, Natasha demanda à son amis si par hasard elle aurait eu quelques échos… Elle savait qu’il n’y avait rien à espérer mais sait-on jamais après tout! Elena avait le bras long alors pourquoi pas les oreilles? Elle et son père étaient des pointures dans leur domaine et ils savaient pratiquement tout sur tout dans le monde entier! Mais c’était bel et bien peine perdu, Elena n’en savait pas plus… Elle n’était pas concernée faut dire… Natasha soupira. Cette mission l’inquiétait mais pas uniquement pour ses enjeux… L’idée d’être encore avec Tony sans pouvoir lui sauter dessus la rendait malade… Enfin, elle voulait surtout qu’il l’écoute et qu’il la croit mais lui sauter dessus était aussi une de ses alternatives alléchantes qu’elle ne pourrait plus jamais avoir… Le regard légèrement dans le vague pendant un moment, elle soupira de nouveau et repris son sourire. C’était un sourire un peu moins franc et un peu moins confiant mais que pouvait-elle faire de plus? La sécurité mondiale reposait sur leurs épaules et elle se sentait si faible qu’elle avait peine à se porter elle-même… Mais comme toujours elle vaincrait, elle irait jusqu’au bout par tout les moyens même si elle devait y laisser sa peau… Tant que celle de Tony et de Wolvy était sauve ça n’avait pas d’importance après tout.
« C’est vrai que tu n’as pas grand-chose à voir la dedans… Désolée, je pensais que tu aurais pu croiser quelqu’un qui connaissait quelqu’un… Enfin tu vois quoi… Mais bon, visiblement nous partons sur des fondations inexistantes et ça n’annonce rien de bien brillant… Mais nous sommes des pros et des vainqueurs, on finira bien par démêler ce b*rdel! Je suis sûre que cet entrepôt nous réserve sont lot de surprise… Un vieux truc abandonné depuis des lustres soudainement hanté par tout les mutants récemment sortit de tôle, même si ça ne concerne pas les enlèvements ça nous enlèvera sûrement une sacrée épine du pied! »
Plaisanta-t-elle à nouveau, replongeant enfin son regard dans celui de son amie. Oui, elle ne savait pas ce qui les attendait là bas mais quoi que ce soit ils en viendraient à bout et elle en était certaine. Logan était un excellent combattant et Tony possédait les dernières innovations en matière d’armement lourd, une armée de mutants n’auraient aucune chance contre eux, c’était une évidence… Seulement Nat ne savait que trop bien que les choses ne se passaient pas toujours comme on l’espérait et Tony en était la preuve vivante et douloureuse… Quoi qu’il en soit, elle ferait l’impasse, garderait la tête haute quoi qu’il puisse dire. Ce ne serait pas simple, peut être même pire que le reste, mais elle devait le faire pour protéger leur vie à tous. Le travail avant tout, c’est ce qu’elle avait toujours fait…. |
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Dim 20 Juin - 17:22 | |
| Le SHIELD et moi c’est comme… Chiens et chats, on va dire !
Elle n’aimait pas le SHIELD, voilà tout, elle avait un problème qui lui tordait les viscères par rapport à ces agents à la noix. Voilà le point de vue d’Elena par rapport à la boîte qui employait Natasha mais ne la méritait assurément pas ! Natasha était douée dans ce qu’elle faisait, à défaut d’être la meilleure, Elena aurait fait appel à elle dans le cas où elle se serait trouvée en situation extrême, elle n’avait confiance qu’en elle, à deux exceptions près, et pas les moindres. Trois personnes qui composaient l’univers dit « positif » de la jeune femme, amis, amants, parents… Et une qui, du fait de sa seule existence, arrivait foutre en l’air tout l’équilibre précaire de la jeune femme. Lançant un léger sourire à la jeune femme, elle raccrocha et remit le téléphone à sa place, toute communication interdite avec l’extérieure. Le SHIELD et Elena, ça avait toujours été une vibrante histoire d’amour qui avait su faire tourner les cœurs, tomber les têtes et surtout exploser la tension nerveuse de la jeune femme qui ne supportait même plus ces quelques lettres. Pourquoi ? Allez savoir, elle ne les sentait pas, ces crétins. En fait si, elle avait des raisons, mais les étaler aurait gaspillé la salive. Et sa salive, elle la gardait pour ce qui en valait la peine, les autres allaient se faire voir si ils cherchaient plus loin. Elena n’avait jamais été très loquace sur les choses qui n’en valent pas la peine. Sauf, évidemment, ce sauf, avec Natasha avec qui elle se la jouait intarissable pipelette. Mais bon… Nat en faisait désormais partie, c’était la seule raison, ou presque, pour laquelle Elena les tenait un minimum en respect et ne pensait pas directement aller y arracher deux ou trois têtes. Mais ils ne méritaient pas Nat, ça, c’était sûr. Elle y perdait son temps, mais bon, étant donné qu’elle s’y plaisait pour un bon nombre de raisons, accessoirement le joli minois de monsieur Stark qui faisait décidément tourner des têtes dans son entourage ! Et, là encore, terrain miné si on voulait en parler à Natasha qui avait tendance à se braquer si elle avait le malheur d’aborder le sujet. Les premières minutes, du moins. Quant à l’aspect nunuche de la personnalité de Natasha… Il était comme quasi inexistant, heureusement sans quoi Elena aurait rapidement refait le joli visage de sa meilleure amie à grand renfort de coups de poings !
Laissant le dernier mot à Natasha par rapport à ses relations avec son époux et son père, Elena tira la langue, faisant effectivement la sale gosse, à l’intention de Natasha, prête à éclater de rire à tout moment tant son comportement pouvait se révéler puéril face à l’espionne. Natasha exposa son point de vue sur les relations humains/mutants, à son tour, Elena buvant littéralement ses paroles de la jeune femme, ravie de constater qu’une fois de plus, elles étaient d’accord sur ces quelques points. La différence faisait peur et c’était la peur qui créait tout ce bordel aux Etats-Unis et partout ailleurs dans le monde. Ainsi, dès qu’il y avait différence à quelque part, une catastrophe s’annonçait tout simplement à cause de cette psychose ambiante que s’imposaient les uns les autres alors qu’il n’y avait pas souvent de raison de râler, faisant d’un petit accident une affaire d’Etat, une généralité. Mais bon… C’était aussi cette peur qui donnait du boulot à la jeune femme, la peur d’un individu qui poussait Untel ou Untel à faire appel à des tueurs pour les liquider. Ainsi sa fortune ne reposait que sur la peur et les lâchetés d’individus qui n’osaient pas faire la peau à un ou deux crétins tous seuls.
Elle ne savait rien sur l’affaire, elle avait scanné les réseaux, interrogés quelques indics, mené une petite enquête en surface en vue de déceler la moindre anomalie, mais en fin de compte rien d’anormal n’était sorti. A moins que toute l’affaire ne se trame dans les méandres du marché des tueurs, ce n’était pas à des individus tels qu’Elena qu’on avait fait appel pour faire disparaître ces hommes politiques. D’ailleurs étaient-ils encore seulement en vie ? Elle esquissa une moue boudeuse à cette idée, songeant qu’il était presque impossible que ce soit le cas. Brusquement, le visage fatigué et l’apparente nervosité de son amie lui sauta aux yeux, impossible à manquer. Elena se pencha légèrement en avant, la contemplant quelques secondes puis recula, se cala dans son fauteuil, oreiller sur l’estomac, sans jamais se départir de ce sourire vaguement inquiet qui flottait sur ses lèvres. Dans sa tête gravitait mille et unes différentes pensées, hypothèses afin d’expliquer la nervosité, crainte que Natasha ne savait pas encore lui dissimuler. Sans un mot, elle se redressa et jugea qu’elles avaient assez attendu et que les grognements de leurs estomacs étaient suffisamment clairs pour ne pas douter qu’il leur fallait manger quelque chose. Et les sushis rendraient le sourire à Natasha, à défaut de la faire parler de ce qui la tracassait.
Il est l’heure de se rassasier, bella !
Et voilà qu’elle prenait des assiettes dans un des placards, les disposant sur le bar de la cuisine américaine avant de se retourner vers le frigo, interdisant à Natasha de faire le moindre geste pour l’aider, le tout en un seul regard amusé. Elle était invitée, elle ne ferait rien et serait traitée comme une reine. Eh oui, l’hospitalité italienne, c’est aussi ça ! Partageant les sushis de manière a peu près équitable, constatant au passage qu’elles en avaient plus que nécessaire, elle retourna vers Nat’, ses assiettes à la main, un air de vainqueur au visage, mettant assiette et baguettes sous le nez de la jeune femme avant d’aller s’asseoir à son tour, trinquer et manger le premier sushi. Puis le ton amical d’Elena devint le ton concerné et tout à fait inquiet, celui teinté de l’accent qui signifie « parle, chérie, je ne laisserais pas tomber ! » et son regard déterminé.
Maintenant, Natasha, si tu me parlais un peu de ce qui te tracasse ?
Eh non, elle n’était pas dupe ! Ce petit air soucieux sur le visage de Nat, elle l’avait bien remarqué, Elena ! Pas de chance, quand on a comme amie une tueuse comme Elena, femme soucieuse quant aux détails, attentive aux moindres détails, on n’a que peu de choses qu’on réussit à lui cacher. Dédramatisant la situation, afin de ne pas en faire un interrogatoire mais plutôt une séance de « confidences », elle mangea un sushi en laissant la radio tourner dans leur dos, atténuant cette impression lourde qui régnait dans l’atmosphère. Bah oui, c’est jamais vraiment marrant ni facile de parler quand on a l’impression d’être dans un interrogatoire rudement mené par une espèce de bourreau psychopathe issu du KGB ou autre bêtise du même genre. Puis elle relança ce regard plein de sens à Natasha, celui qui disait : « Eh oui, ma belle, cette question, t’y échapperas pas ! »
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Mar 22 Juin - 15:40 | |
| « Et encore je trouve que tu es bien gentille! »
Plaisanta la jeune espionne aux dires de son amie. Chiens et chats c’était peu dire, ses liens avec le SHIELD étaient encore plus tendus et terrible que ça… Mais bon, peut être qu’un jour elle verrait que ce groupe n’ai pas le pire non plus et qu’elle peut y trouver son bonheur en cherchant bien… Quoi qu’il en soit Natasha y travaillerait et têtue comme elle l’était, Elena n’était pas au bout de ses peines… Mais ce n’était pas uniquement pour défendre ses nouveaux idéaux, c’était aussi pour protéger cette si précieuse amie d’un travail illégal et dangereux… Certes le SHIELD prenait aussi des risques (la mission qui l’attendait étant une preuve assez flagrante.) mais tout le monde prenait ses précautions et l’organisation était hors du commun (nouvelle preuve : la quantité massive d’information qu’elle avait au sujet de la mission)… Natasha ferait de son mieux pour faire voir ce bon côté à Elena (sans savoir que la mission du lendemain serait une contre-preuve à tous ses jolies rêves utopiques…) afin qu’elle vienne d’elle-même les rejoindre en temps voulu. Après tout la jeune tueuse à gage n’était pas idiote et elle comprendrait bien assez tôt que la « sécurité de l’emploie » n’est absolument pas négligeable et que le SHIELD est un groupe fort sympathique… Les deux jeunes femmes évoquèrent ensuite les disparitions étranges mais aucune d’elles n’était capable d’en dire plus… Il faut dire que ce mystère restait entier et qu’il était vraisemblablement très bien gardé! Il ne restait plus qu’à espérer que la mission du lendemain lève un peu le voile sur tout ça car sinon le monde risquait fortement de s’écrouler et sûrement dans tous les sens du terme malheureusement… Mutants VS Humains, un désastre… La jeune Russe resta silencieuse et songeuse, se demandant vraiment ce qu’il pouvait bien se passait et qui pouvait être à la source de tout cela… Il y avait tellement de suspects dans la liste des mauvais mutants récemment sorti de prison! Elle avait passé le plus de dossier possible au crible cette nuit mais aucun nom n’était vraiment sorti du lot et tout le monde avait des raisons de mettre le Bazard dans ce monde à l’équilibre précaire… Heureusement, il n’y avait rien de meilleur pour se remonter le moral que des sushis (accompagnés de conversations futiles avec sa meilleure amie)! Elena venait d’ouvrir les hostilités, il était l’heure de manger… Suivant de près son amie, Natasha se leva, emmenant avec elle les deux verres de vins pour les poser que le plan de travail ou elles allaient sûrement manger. Ne pouvant pas aider (sous peine de mort), elle s’installa sagement et attendit. Les couleurs et cette odeur familière de wasabi lui retournèrent les entrailles et la faim revient de nouveau. C’était bon signe, elle allait déjà mieux, elle avait envie de manger! Encore un peu et elle aurait pu croire que ça ne reviendrait plus jamais… Mais bon, il fallait bien qu’elle guérisse et vite, la mission était demain et hors de question de la ruiner pour des idioties pareilles! Elle devait être à 100% et ça commençait par l’estomac!
« Mmmm… Ca ma l’air délicieux! A nous! »
Lança-t-elle avec un grand sourire avant de trinquer avec Elena. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et c’est alors qu’elle buvait que la jeune Italienne lui posa cette fameuse question qu’elle ne voulait pas entendre… C’était donc si visible? Où étaient donc passé ses talents d’actrice bon sang! Elle était donc vraiment plus bas que terre et ça faisait peine à voir… Les choses devaient changer à tout prix et rapidement… La jeune espionne manqua de s’étouffer et c’est en s’essuyant légèrement la bouche (plus par reflexe que par nécessité) qu’elle se décida à répondre. Elle ne pouvait rien cacher à Elena, même sous la torture… C’était comme ça et en même temps, pourquoi se priver quand on ne faisait vraiment confiance qu’à une seule personne ? Mais la vérité cette fois n’était pas belle à voir alors elle lui donna une autre tournure, tout aussi vraie.
« Hum… C’est juste… »
Elle soupira, fermant les yeux un instant et secouant la tête. Elle ne cachait plus sa tristesse et son inquiétude, il n’y avait plus de raisons, elle était libre ici et elle savait qu’Elena ne la laisserait jamais tomber… Mais comme elle n’était pas venue pour l’embêter, la jeune femme restait sur son idée de ne pas tout dire, juste le principal, rien de plus, rien de moins… Elle voulait juste passer du bon temps avec son amie, pas pleuré sur son épaule.
« Tu es l’une des seules à savoir ce qu’il s’est vraiment passé entre moi et Tony… Tu sais à quel point ça à été dur pour moi et à quel point ça l’est toujours d’une manière ou d’une autre… C’est avec lui que je pars en mission demain et… Je ne sais pas comment ça va se passer… Il m’en veut sûrement toujours et il a ses raisons mais… J’aimerais lui parler, lui dire ce que je ressens vraiment et ce qu’il s’est réellement passé … Je le connais assez pour savoir qu’il ne m’écoutera pas… Il va se borner dans sa haine et… Je ne me suis jamais sentie aussi inquiète et faible… J’ai peur de tout foirer à cause de ça… J’aurais dû dire non, trouver une excuse pour ne pas aller à cette mission mais… J’ai aussi pensé que c’était un moyen de me rattraper et de lui prouver que je disais vrai… C’est pour ça que je suis inquiète... »
Natasha soupira de nouveau, elle n’avait pas envie de parler de leur rencontre de la veille (c’était beaucoup trop douloureux et encore trop frais), elle avait déjà trop parlé et savait que la réaction d’Elena risquait déjà fortement d’être… Italienne… Quoi qu’il en soit la jeune femme savait le principal étant donné qu’elle savait déjà tout des sentiments de Natasha envers Tony… Enfin, en parler à quelqu’un la rendait déjà plus légère, il y avait beaucoup de mieux aujourd’hui. |
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Jeu 23 Sep - 18:19 | |
| Elena, décrite comme gentille ? Oh voilà quelque chose de bien étrange, quand on y réfléchissait bien ! D’où Natasha avait-elle pu tirer une idée aussi loufoque ? Elle n’était pas gentille, non… Elle était cruelle, sadique, une tueuse froide aux nerfs d’acier, avec une violence innée en elle, des pouvoirs qui ne lui donnaient pas plus d’air de petit ange à bénir, à qui l’on donnerait le bon dieu sans confession. La tête renversée en arrière, elle lâcha un petit rire à la dernière déclaration de son amie avant de poser sa main sur son épaule dans un geste de pure amitié, avec un brin de compassion. Elle paraissait alors bien naïve, à cet instant là. Gentille… son père la trouvait-il encore gentille ? Il avait fait d’elle un soldat dont le mot d’ordre était de tuer, il lui avait ôté cette bonté que certains lui conféraient sans que cela ne gêne l’intéressée pour autant. Peut-être, au fond de lui, était-ce le cas, mais il n’en montrait rien. Son mari ? Euuuuh, à voir, si tant est qu’il fut un tant soit peu intéressé par ce qu’était sa femme. Parce que, ne nous voilons pas la face, monsieur était loin d’être un sentimental et bien loin aussi de tenir ce contrat que certains disent sacré : le mariage. Bah oui, si un homme épouse une femme avec pour seul but de l’assassiner en la faisant souffrir un maximum, on est bien loin de l’idée qu’on se fait d’un couple… Bon, okay, elle pouvait être un brin gentille dans ce cas de figure, à ne pas démolir trop rapidement ceux que Natasha appréciait un tant soit peu. Un peu de compassion, voyons, pour cette amie. Le côté gentil de son caractère la poussait à ne pas détruire la belle vision que Natasha avait du SHIELD et de ses collègues. C’était pas la faute de la russe après tout si Elena n’aimait pas ceux qu’elle côtoyait ! Elle n’allait pas se comporter comme une mère l’aurait fait, à critiquer les fréquentations de sa progéniture, à les dénigrer et assimiler Natasha à ces espèces d’enflures. Oui, c’est comme ça qu’Elena se les imaginait les mieux, à vrai dire. Des Enflures, avec un « e » majuscule pour la peine. Le plus grand honneur que pouvait leur faire la jeune Italienne. Ravalant quelques critiques acerbes murmurées en italien sur ce qu’elle pensait d’eux, elle tâcha de ne pas trop étaler sa haine.
Maintenant, time to have sushis ! L’estomac de la propriétaire appelait à être rassasié de ces délicieux mets qu’elle avait longuement concoctés pendant des heures ! Avec un peu de chance, ça pourrait délier la langue de la jeune Natasha et lui faire parler de ce qui la mettait d’une humeur aussi chagrine. Elena avait beau être égoïste, ne penser qu’à elle en premier – nécessité du métier oblige – elle n’avait pas pour autant manqué de noter la tête que faisait l’espionne. Maintenant, il fallait manipuler son amie pour la faire parler, et ça ne marcherait que par le ventre, en se montrant toute gentille et mignonne, à partager son repas avec elle ! Comme si ça la dérangeait, en fin de compte… Souriant toute seule, elle plaça le plat entre elles et une paire de baguette qu’elle tendit à Natasha. Pour sa part, elle prit une cuillère utilisée afin de donner aux sushis la forme adéquate et manipula le métal de manière à en faire des baguettes, à son tour. Eh oui, elle faisait dans la fantaisie et était pour l’exploitation complète et totale, sous toutes ses formes, des instruments de cuisine qu’elle avait sous la main. Pas de gaspillage, tout peut-être utile. Qui pourrait se douter que le bouton de manchette d’un PDG pouvait faire office de balle qui irait se loger dans la tête dudit PDG ? Qui penserait qu’on pourrait se servir des ornements métalliques d’un flacon de parfum hors de prix comme d’une lame qui irait forcer des serrures ? Avec Elena, tout ça c’était possible. En plus d’être possible, c’était même fait régulièrement dans la semaine. Ses contrats affluaient, Natasha savait qu’elle trimait comme une malade pour remplir ses fonctions en bonne et due forme. C’était le professionnalisme d’Elena qui avait fait sa renommée dans le milieu, sans que pour autant qui que ce soit ne puisse s’imaginer que la tueuse qui avait à son compte le plus grand nombre de meurtres était une fille à papa bossant dans une des plus prestigieuses entreprises d’import export qui faisait de temps à autres son apparition dans les journaux spécialisés. Toute à ses pensées, Elena entendit Natasha commencer à dire quelque chose puis s’interrompre. Sa façon de secouer la tête donna raison à Elena qui jubila intérieurement. Les masques tombaient, Natasha craquait. Elle allait savoir ce qui tracassait sa meilleure amie, et ce n’était pas trop tôt. Mangeant une bouchée de sushi avec une crevette et du wasabi en prime, elle attendit sans la forcer. Nat’ se refermerait comme une huître si jamais elle était brusquée, aussi Elena lui laissait-elle le temps de remettre ses idées en place.
Tais toi et mange ! railla-t-elle en lui proposant des sushis comme une invitation au vice. Oui, le sushi, c’est le mal. Mais le mal, c’est tellement bon !
Tony… Pourquoi est-ce que ça n’étonnait même pas Elena que l’espionne lui parle de cet homme ? Qu’il soit la cause de cette mine défaite qu’elle affichait ?! Elle serra les poings, ses articulations blanchirent et ses baguettes se plièrent comme de la paille dans sa main, fronçant les sourcils. Stark. Pour un peu, elle l’aurait tué rien que pour avoir mit Natasha dans cet état… Elle avait le droit de l’inquiéter et de lui causer du souci, mais pas les autres. Jolie forme d’égoïsme, n’est-ce pas ? Oui, elle savait ce qu’il s’était passé entre la tête des industries Stark. Oui, elle savait que Natasha en avait bavé à cause de lui et qu’il se comportait comme le plus beau des goujats à son égard. Mais non, elle ignorait tout de cette mission dont elle lui apprit l’existence. Ses yeux s’arrondirent sous la surprise et elle avala de travers. Le wasabi lui chatouilla les narines tant la dose avalée par inadvertance était importante. Toussant brièvement, elle laissa Natasha continuer tandis qu’elle lui faisait part des craintes qu’elle avait vis-à-vis des évènements à venir. La voir dans cet état l’inquiétait grandement, il fallait l’avouer. Mais ça mettait aussi dans une rage noire. Mais merde ! Qu’est-ce qu’on avait fait à sa Natasha? Qu’est-ce que ce milliardaire imbu de lui-même et complètement irresponsable avait à torturer les nerfs de l’espionne ? Il ne pouvait pas se trouver une petite blondasse chaudasse avec qui passer du temps sans qu’aucun sentiment n’interfère entre eux ? Pour un peu elle aurait souhaité qu’il se fasse un pur plan cul avec la première débile venue vers lui, histoire qu’il foute un peu la paix à Natasha. Ou non, qu’une femme lui brise le cœur et qu’il s’en retrouve abattu comme jamais… Avant de se souvenir que c’était en fait ce qu’il s’était passé entre eux. Reprenant doucement son souffle, Elena se passa la main sur le visage puis toisa longuement Natasha avant de reprendre, poussant légèrement la chansonnette afin de faire disparaître un brin cette tension qu’elle sentait monter en elle à l’idée que Tony puisse encore l’atteindre des années après.
So it's over and your heart is on the floor. And you need a way to run and hide. Now you're knocking on my door. Tryin' to pick it up and save your pride
Merci de l’avoir dit à Elena, sincèrement. La voilà qui était, d’un côté, soulagée d’un poids, mais d’un autre, dans une colère noire à l’idée que Tony puisse encore faire du mal à l’espionne. Par la fenêtre de son appartement, elle voyait la tour Stark, qui surplombait toutes les autres constructions voisines. Que n’aurait-elle pas donné afin de pouvoir lui envoyer un bon missile dessus ! Comme ça plus de problème !
Nat… J’te jure, j’ai envie de te serrer dans mes bras pour te réconforter, mais d’un autre côté… j’ai envie de te foutre une beigne monumentale ! Désolée, mais c’est la vérité ! C’est… Je ne supporte pas que ce type imbu de lui-même et suffisant qui s’autoproclame comme étant une sorte de super chef te fasse du mal ! Il a beau être blindé de thune, il a beau être charmant, il n’en demeure pas moins un manipulateur ! Il est pire que les politiciens, tu te rends compte ? Tu crois que c’est un agneau ? Eh oh, on ne dirigea pas Stark Industries avec du chamalow en guise de cerveau, faut percuter ! Fallait t’attendre à ça, non ? Tu pensais peut-être qu’il allait être tout tendre et mignon comme un des premiers imbéciles que tu croiserais dans la rue ?
Elena s’interrompit, se rendant compte que ses dernières phrases avaient été balancées dans un italien cinglant. Elle se calma. Elle allait trop loin dans ses critiques envers Mr Stark, surtout devant Natasha. Mangeant un nouveau sushi qu’elle mâcha un brin trop longtemps pour que ce soit naturel puis alla se servir un verre d’eau glacée, pour changer. Calmer ses nerfs. Et réconforter un minimum Natasha. S’armant d’un sourire amusé, elle lui tapota l’épaule avec compassion puis se ficha devant elle :
Très bien… Alors quoi qu’il se passe, si lors de ta mission il te fait la moindre misère, envoie-moi un message et j’irais lui botter le derrière ! Je mettrais des talons aiguilles, j’suis sûre qu’il va adorer ! Et plus sérieusement… tu sais que je suis italienne et que j’ai le sang chaud : je dis ce que je pense. Mais si jamais ça s’arrange entre vous – par on ne sait quel miracle – je serais contente pour toi. Tu arrêteras de faire la tête et je m’inquiéterais moins pour toi ! Promets-moi juste de faire gaffe.
Quelle ironie ! En y réfléchissant bien, d’ici quelques semaines, ce serait le contraire : Natasha à s’inquiéter de voir Elena plonger dans une sphère sans fond vers la plus inextricable des déchéances. Eh oui, au moment où l’Italienne verrait toutes ses illusions voler en éclat, un canon en face des yeux, les rôles changerait. Mais une chose serait sûre et certaine : à ce moment là Natasha aura à déployer des trésors d’imagination afin que l’Italienne ne vire pas dans un délire psychotique et sanglant à souhait.
| Spoiler: | | | Je suis déééésolée pour le retard ! Désolée du tonnerre de Dieu ! Pire que le tonnerre de Thor quand il est pas content >< J'espère que la réponse te va, si il y a quoi que ce soit à changer, dis le moi ! |
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Dim 10 Oct - 14:54 | |
| Elena ne connaissait que trop bien Natasha et elle savait que celle-ci n’aimait pas être brusquée lorsqu’elle parlait de choses trop délicates (ce qui n’arrivait, à 99% des cas, qu’en présence d’Elena d’ailleurs.)… La jeune espionne sourit avant de grignoter un des délicieux sushis concoctés par son amie. Cela lui laissa le temps de réfléchir un peu à la façon de lui expliquer cette situation douloureuse… Chose qu’elle finit d’ailleurs par faire, non sans mal. Bien évidement, cela déclencha une réaction plutôt immédiate chez la jeune italienne qui ne pouvait pas voir Tony en peinture… Et elle n’avait pas tort, Nat méritait une bonne baffe dans la figure pour ce remettre les idées en place. Tony n’était qu’un moins que rien, un imbécile, elle pouvait trouver mille fois mieux mais… Elle n’y arrivait pas, elle ne pouvait pas l’oublier… Cette nouvelle fit avaler Elena de travers, chose assez prévisible dans le fond… Nat lui tapa gentiment dans le dos pour remettre tout ça dans le droit chemin. Une fois remise, la jeune tueuse poussa la chansonnette (sûrement pour calmer ses nerfs avant de parler…). Chanson assez réaliste, il faut bien le dire, même si Nat n’était pas uniquement passé pour pleurer sur son épaule… La jeune espionne était perdue, elle avait besoin de quelqu’un à qui parler, même si ce n’était pas de Tony. Malgré les dires qui suivirent, Natasha sourit en secouant de nouveau la tête. Oui, Elena avait raison, elle était idiote, elle devait se ressaisir. Tony était loin d’être un ange avec les femmes alors pourquoi l’aurait-il était avec elle ? Qu’avait-elle de plus qui aurait put l’épargner ? Puis elle l’avait trahit, même si l’histoire était légèrement plus complexe… Il fallait donc s’y attendre, ne pas espérer que les choses s’arrangent…
« Tu as entièrement raison et ta colère est justifiée… Seulement je ne le contrôle pas… Et… Je ne suis pas censée aimer, je ne suis pas faite pour ça… Mais lui… C’est le seul… Je ne sais pas pourquoi, tu as raison, il est immonde, imbus de lui-même mais… Il était tellement parfait avec moi à l’époque, tellement doux, attentionné, il était un autre homme… Tu imagines qu’il est la seule grosse mission que j’ai foiré de toute ma vie ? Je suis espionne depuis mes treize ans et quand je les rencontré… Je n’ai même pas eu besoin de lui parler, j’étais encore en phase d’observation… Je ne peux pas être dans la même zone quand lui sans penser à tout ça, sans me souvenir… Il me déteste et je ne le supporte pas mais… Je dois tenter ma chance et nous verrons bien… C’est aussi pour ça que je veux un matériel impeccable, j’ai tellement peur de rater cette nouvelle mission, c’est tellement trouble dans mon esprit… »
Natasha soupira puis replongea son attention sur un sushi qu’elle tripotait nerveusement avec ses baguettes. Elle était tellement inquiète, tellement sûre que cette mission allait tourner à la catastrophe… Elena reprit alors la parole, signifiant à Natasha que si problème était elle pouvait botter le derrière de Tony en un rien de temps… C’était bien de l’Elena tout craché! Et il était si bon de se savoir soutenu dans le fond.
« C’est gentil de le proposer mais je pense que je me ferais un plaisir de le réduire en cendre de mes propres mains ! »
Natasha avait repris son sourire et elle regardait de nouveau son amie. Elle avait, entre temps, avalé un sushi et but un peu de vin. Elle n’aimait pas être dans cet état, se sentir aussi faible, aussi minable, ce n’était pas elle, ce n’était pas la Natasha créé pour être une espionne de haut niveau… Elle n’était plus qu’une moins que rien, une incompétente, et encore plus faible qu’un humain lambda… Une véritable épave somme toute…
« Enfin, je suis désolée de te parler de ça, ce sont des idioties que je ferais mieux de garder pour moi… Je ne sais même pas pourquoi je ressens ça, je ne devrais même pas me poser de question… J’aimerais tellement redevenir aussi terrible et froide que je ne l’étais à l’époque… C’était tellement plus simple… »
Un nouveau soupir, un nouveau sushi puis un sourire. Elle ne voulait pas embêter Elena plus que ça, c’était déjà énorme d’en avoir dit autant… Son regard se posa alors sur la tour Stark qu’on pouvait voir d’ici. Plusieurs envies lui vinrent à l’esprit. La première étant de s’y téléporter et de sauter sur Tony (mais pas pour le tuer…) ou bien d’envoyer un missile dessus pour le détruire… Choix assez tentant d’autant qu’Elena devait avoir de quoi exécuter la deuxième possibilité…
« Dis… Si ça se passe mal j’ai le droit de lancer un missile sur la tour par ta fenêtre ? »
La jeune espionne avait pris un faux air de chien battu en regardant de nouveau son amie. Il est vrai que l’idée de jeter un missile sur la tour pouvait être assez jouissif et pouvait aussi soulager un peu la conscience de la jeune femme… Tony mort n’était plus un problème, elle pourrait redevenir la veuve noire qu’elle était, la femme froide et d’un professionnalisme sans borne… Ce serait une solution (un peu ultime) mais pas inenvisageable…
« Je te laisserai filmer promis ! Et tu pourras même choisir le missile ! »
Ajouta-t-elle pour pousser son acolyte au vice. Un film en plus… Pour revoir encore et encore cette explosion majestueuse… Ce serait vraiment l’idéal! Au fond, Nat était sûre qu’Elena y avait déjà pensé, elle avait aussi jeté un regard sur la tour un peu plus tôt et elle était certaine que son esprit diabolique avait aussi vu naitre cette idée… Elles n’étaient pas amies pour rien, elles avaient beaucoup de point commun, plus que deux femmes normales ne pouvaient en avoir d’ailleurs… « Mais bon, parlons de choses plus réalistes et plus directes, qu’est ce que fournisseur a à m’offrir de merveilleux ? J’ai besoin d’un matériel irréprochable moi ! Comme je ne serais sûrement pas à 100% de mes capacités… Et du reste, ne t’en fais pas, faible ou pas je reste la veuve noire, il m’en faut tout de même plus pour m’éliminer de la carte ! »
Annonça-t-elle fièrement. Oui, elle était la première veuve noire, et sûrement la seule espionne au monde à avoir commencé avant l’adolescence… Elle était imbattable, même si son esprit et son cœur était troublé. Depuis Tony, elle avait consacré sa vie à sa carrière et elle avait été d’une efficacité probante aussi bien en solitaire qu’avec le SHIELD. Demain, elle serait aussi parfaite, ou du moins, elle ferait tout pour que son amour pour lui ne change pas ses capacités… | Spoiler: | | | Pas de soucis, je ne suis pas très en avance moi non plus... Et aussi désolée pour la qualité... |
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Mar 26 Oct - 20:11 | |
| Tony, Tony, Tony… ce satané nom ne cessait de tourner dans l’esprit de l’Italienne qui broyait entre ses dents ses sushis au lieu de les mâcher dans la plus pure et normale simplicité. Voilà, penser à cet espèce de dragueur à deux balles donnait un arrière goût amer à son plat, malgré l’amour qu’elle portait à ces boulettes de riz. James haïssait ça, râlait en voyant ce poisson cru depuis toujours, y allant à fond sur les invitations pour aller dans des bons restos avec « de la viande cuite ». Mais non, Elena aimait les sushis et peu importe les tentatives de son époux pour mettre fin à ce régime qui avait fait vivre en pleine santé des générations de Japonais, elle continuerait à en manger jusqu’au jour où son corps ne pourrait plus accepter une cellule provenant d’un poisson. Et après elle recommencerait. Voyez jusqu’où la belle poussait le vice. Alors si, en plus, elle avait sa meilleure amie qui aimait ça autant qu’elle, un bon vin, tout était parfait pour un repas inoubliable. Sauf que môssieur Stark ne sachant se satisfaire d’apparaître dans la quasi totalités des informations de 12h et 20h, à pourrir l’écran plasma de la Tueuse avec son sourire qui lui donnait envie de rendre son repas, ne se satisfaisant donc pas de cette immense popularité, poussait le vice jusqu’à polluer l’esprit de Natasha, celui d’Elena et, pire que tout… pire que tout il ruinait son repas. Elena repoussa son assiette sur la table, sentant qu’elle ne pourrait plus rien avaler jusqu’à ce qu’il lui soit sorti de l’esprit. Nat’, elle, continuait. Bon sang, elle devait absolument trouver une pilule anti Stark. La première bénéficiaire serait l’espionne russe, une overdose et même plus, puis pour elle afin de remanger ses sushis en bonne et due forme. Elle mettrait ses hommes sur le coup, songea-t-elle amusée en prenant une gorgée de vin.
Y allant sans retenue sur le supposé esprit machiavélique de la grosse tête Stark, elle parlait des mains. Ca n’avait lieu que quand ses noirs sentiments reprenaient le dessus, signe que la bombe était sur le point d’exploser. Alors oui, elle se calma et laissa son amie en placer une, afin qu’il ne s’agisse pas là d’un éternel monologue, mais d’un échange plus ou moins constructif sur la manière qu’Elena pensait adéquate afin que la russe oublie son cher et tendre amour. Cher et tendre… Elle s’amusa en répétant mentalement ces mots, n’arrivant en fait les attribuer à aucun homme qu’elle avait pu connaître, sauf peut-être son père. Jouant avec les baguettes entre ses doigts, elle prit le risque de reprendre un sushi, mais par chance l’arrière gout amèrement Starkien ne se fit pas sentir et elle pu l’avaler sans ressentir la cruelle envie d’aller plonger la tête dans la cuvette pour passer le goût ignoble. Parfait, les choses allaient de mieux en mieux.
Ce mec est dangereux, et tu viens de me le confirmer, bella. Ca fait des plombes que tu bosses et jamais on ne t’a atteint au cœur, mais voilà que ce type débarque et hop, te voilà folle de lui. Il est dangereux, il joue avec les femmes comme avant l’argent du contribuable. Parfait ? Pour toi, peut-être, bien que je ne t’imagine pas au bras d’un homme qui ne vit que pour les feux des projecteurs et l’alcool. Tu mérites mieux que ça. Et si tu as raté cette mission, ce n’est pas ta faute mais la sienne : il ne savait pas qu’en s’en prenant à tes sentiments il allait se ramasser une calamité italienne et morbide sur le coin du nez quelques années plus tard, acheva-t-elle dans un rire.
Elle resservit un verre à Natasha et reprit un sushi. L’atmosphère se détendait et déjà elle s’imaginait à faire subir les plus grandes misères à son lointain voisin, qui devait être dans sa tour affairé à quelque loufoquerie. Natasha parla de le réduire en cendre, elle leva un pouce appréciateur, ne faisant qu’encourager cette idée par un rire qui la secoua : en finir elle-même avec son problème, la meilleure de toute les solutions jamais envisagées par l’espèce humaine. Et pour tout le sale boulot qu’on ne veut pas faire pour se salir les mains, pour ce qui semble trop cruel, abject ou immoral, il y avait Elena. La logique du marché du crime, faut pas chercher trente six mille façons de s’y prendre. Elle prit une caméra posée derrière elle et l’alluma en un rien de temps, filmant l’espionne avec un sourire, tandis que celle-ci contemplait la baie vitrée et, elle le savait, la tour de son amoureux chéri un peu plus loin.
T’excuse pas, j’aurais encore moins aimé que tu me caches ce genre de petit détail… Quand j’m’inquiète ça me donne des rides… Ca aurait été ta faute si j’avais encore enrichi ces foutues entreprises cosmétique ! railla-t-elle en lançant un clin d’œil à son amie. Entre temps, elle constata que le plat de sushis se vidait assez rapidement, grâce à l’estomac appréciateur des deux jeunes femmes. Partageant ce qu’il restait en deux part égales, elle rangea bientôt le plat dans le lave vaisselle et emporta les assiettes au salon pour s’installer plus confortablement, éteignant l’écran sur lequel se trémoussait Teri Hatcher face à l’autre rouquine de Marcia Cross, parlant sûrement de la façon dont elle pourrait aguicher le nouveau plombier du coin… Ah les séries américaines… Quand elle reposa la télécommande, Natasha la rejoint en soumettant une nouvelle idée, parlant missile. Ah, elle savait prendre Elena par les sentiments, un peu de sang, de violence et elle avait la jeune femme dans la poche.
Si ça se passe mal, non seulement tu balanceras un missile, mais en plus j’irais personnellement m’assurer que la rencontre entre une certaine partie de son anatomie et les talons aiguilles des plus dévergondées des prostituées du coin a bien eu lieu. Un brin d’humiliation avant une mort douloureuse, il n’y a rien de tel.
En fait, des idées du genre, elle en avait une bonne dizaine de centaines, qui affluaient dans son esprit chaque seconde un peu plus, l’agaçant tant cette idée d’en finir avec lui l’obsédait, tant l’idée d’en finir, justement, lui plaisait. Paradoxe agaçant qui dépréciait encore plus le personnage à ses yeux. Quant à filmer l’évènement, il n’y avait aucun souci, Elena saurait s’y prendre et s’en amuser. Elle zooma sur le nez de Natasha, accidentellement, puis essaya d’avoir son œil avant de retrouver une vue normale et de filmer de longues secondes son dos, sans qu’elle ne semble se rendre compte qu’elle était sous l’œil attentif d’une caméra numérique normalement utilisée afin de faire des rapports les plus complets possibles après ses meurtres, ou des vidéos souvenirs à envoyer à ceux qui devaient désormais se sentir menacés. Mais bon, là, c’était vidéo copine qui finirait sûrement sur une cassette d’un éventuel futur mariage avec un gros PDG, qui sait.
Tu te fais du mal à regarder ce building, Nat… Quant à la vidéo, j’l’enverrais au journal de vingt heures pour une humiliation post-mortem.
Le missile ? Oh, elle lui laisserait le choix : si elle tirait autant que ce soit un engin qu’elle maîtrise un tant soit peu, une petite signature pour parachever le tableau de destruction de celui qui faisait des neurones de la jeune espionne un tas de shamalow enamouraché d’un grand crétin. C’était la bonne solution, mais entre en parler et mettre la chose en application il y avait des milliers d’années lumières à parcourir. Ca prendrait du temps. Beaucoup de temps. Surtout qu’elle ne doutait pas un instant qu’avant de tirer le missile, Natasha aurait eu le temps de revenir un million de fois sur sa décision, de vieillir et d’avoir des rides. C’est dire si ça allait durer… Et, cerise sur le gâteau, d’ici là, Tony serait sûrement décédé depuis belle lurette sous les mains furieuses de l’Italienne ou d’un autre. Peu importait, tant qu’il finisse six pieds sous terre. Sur ce, elle éteint la caméra qu’elle braquait depuis sur le visage de la Russe.
Mais nos plans de destructions de petits riches minables ne sont on ne peut plus réels, bella ! Inscris moi sur ce papier ce dont tu as besoin, Gamma te trouvera tout ce qu’il y a de plus performant sur le marché et je te l’envoie d’ici quelques heures. Je ferais livrer ça chez toi, normalement ça devrait aller. Tu m’expliques de quoi il retourne ? Pour que la Veuve Noire aille bosser avec son amant diabolique, ça doit pas être une mission de rien du tout !
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* Black Widow * Look Behind The Mask...
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 | Sujet: Re: Une petite visite amicale -Elena- Jeu 4 Nov - 23:55 | |
| Dangereux… Oui, Tony était dangereux… Mais surtout pour elle, pour son cœur devenu faible… Il était le pire poison, la pire des souffrances pour elle… Mais il était aussi une drogue, la plus douce… Ou du moins à l’époque… Il était tellement simple de dire qu’elle méritait mieux, tellement simple de dire qu’elle devait l’oublier, qu’elle devait faire une croix dessus… C’était impossible, il était à la fois le plus doux des rêves et le plus affreux des cauchemars, il la hantait jour et nuit, sans cesse, et rien ni personne ne pouvait vraiment le remplacer. Bien sûr Natasha avait eu d’autres amants, elle avait voyagé, son esprit était sans cesse occupé par son travail mais… Il avait toujours une place, même toute petite… Toujours cette place de trop, une place qu’il aurait dû depuis longtemps quitter… Mais qu’il refusait de laisser, quoi qu’elle puisse faire… Sans compter qu’il était partout, dans la presse, à la télévision… Puis il y avait aussi cette grande tour au milieu de New York et surtout… Le SHIELD… Où qu’elle regarde, il était là, quoi qu’elle fasse, il était tout près et pourtant si loin… Natasha soupira, tripotant toujours son sushi presque nerveusement. Non, le millionnaire ignorait à quel point il s’était mis dans le pétrin… Avoir Elena sur le dos n’était pas une partie de plaisir, surtout quand on faisait partie de sa liste noire… Et Tony était sans doute très proche du haut de cette liste, voire même à sa tête ou au moins en deuxième position… Le pauvre… Ou pas. Il méritait cette place, il la méritait de loin et il l’aurait aussi méritait dans la liste de Nat mais celle-ci n’était plus capable d’en tenir une depuis trop longtemps…
« Tu as raison, il est dangereux et moi je le suis de moins en moins… Je me dégoûte tellement si tu savais… J’aimerais tellement pouvoir l’oublier ou même trouver quelqu’un qui puisse me le faire oublier… J’ai l’impression d’attirer les imbéciles, les loosers où les types instables… Je sais que je ne suis pas censée être une ‘super-espionne’, que je ne suis pas censée me prendre la tête avec l’amour mais… J’en ai besoin… Je veux juste quelqu’un de bien… Je suis vraiment désolée de t’ennuyer avec ça… Je ne suis vraiment pas dans mon assiette ces temps ci… Si je m’écoutais il y a longtemps que je me serais balancée par la fenêtre… »
En effet la jeune femme n’avait jamais été aussi mal de sa vie. Pendant la rupture, elle était mal, il la hantait, elle le voyait partout mais il semblait irréel, il n’était qu’une image… Depuis la veille, il était vrai, de chair et d’os, et ses sentiments aussi… Avec le temps, elle pensait qu’ils n’étaient qu’une illusion, qu’un vieux souvenir dur à effacé mais atténué… Hors non, ils étaient plus que réel et toujours aussi forts… Verdict, elle était plus bas que terre, elle était faible, minable et elle ne se supportait plus, elle voulait redevenir la terrible veuve noire… Elena plaisanta tout en lui disant qu’elle avait bien fait de lui dire. Cela fit sourire la rouquine qui leva enfin les yeux de son morceau de poisson cru. Elle avait une chance folle d’avoir une amie comme la jeune italienne, et elle savait aussi qu’il n’était pas évident de gagner une place pareille dans son cœur. Ainsi, elle avait beaucoup de chance dans l’amitié, mais ce n’était pas le cas en amour… Elle tombait toujours sur des moins que rien, elle voulait quelqu’un comme elle ou plutôt… Comme Tony… Somme toute, elle voulait l’impossible.
« C’est très gentil à toi Elena… Tu ne sais pas à quel point ça me fait du bien d’en parler à quelqu’un… Et surtout de savoir que Tony aura ce qu’il mérite en cas de problème! Quant à l’idée du post-mortem… Elle est excellente! Nous pourrions même la poster sur le net qu’en penses-tu? Là au moins elle serait vue par un plus large public… Ce serait vraiment une bonne idée… »
Nat pris une mine songeuse en regardant la tour. Il y avait, bien sûr, une pointe de tristesse dans l’azur de ses yeux mais il y avait aussi cet intérêt nouveau. Drôles d’idées mais il était tellement bon d’imaginer des horreurs pareilles… Ces vengeances impossibles lui faisaient du bien, ça la soulageait… Soudain Elena la fit sortir de sa rêverie en lui reparlant de sa mission et du matériel dont elle avait besoin. Cela la plongea dans un autre type de pensées, beaucoup plus agréables en fait (ben oui, elle était plus faite pour ça que pour les sentiments!).
« C’est avant tout une mission d’infiltration, il me faut des armes discrètes mais efficaces. J’avais pensé à des armes de type Taser histoire d’immobiliser certains molosses plus rapidement… Peut être que j’aurais aussi besoin d’un grappin… Pour le reste, tu connais un peu mes habitudes, je n’ai pas vraiment besoin de plus… J’aime bien mon petit train train! Il me faudrait aussi de quoi ouvrir les portes hautement sécurisées, mon matériel est un peu obsolète… Après, si tu as des nouveautés à me proposer c’est bien volontiers! »
Annonça la jeune femme, soudain totalement normale. Parler d’armement, de mission, de danger, ça elle aimait, elle était plus qu’à l’aise. Et l’idée d’avoir un matériel tout neuf et éventuellement de nouveau matériaux… C’était vraiment un excellent remontant, presque plus sympathique que les sushi! D’ailleurs, cela lui redonna l’appétit et elle engloutit le petit morceau qu’il tripotait depuis un bon moment maintenant… Même si, au fond de son cœur, les choses n’étaient pas vraiment meilleures, la jeune espionne avait meilleure mine. | Spoiler: | | | Désolée pour le retard et pour la qualité... :s |
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