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| | Sous le pont Mirabeau.... | |
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| Auteur | Message |
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 | Sujet: Sous le pont Mirabeau.... Sam 18 Juin - 10:28 | |
|   Everybody gonna learn sometimes.... ThèmeSous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours... Et que coule-t-il ici? Rien d'autre que des cadavres, des déchets que notre race charrie à longueur de journée. Ma race. Suis je encore ce que l'on appel un humain, techniquement, oui, enfin, la race "mutante", évolué comme aime le dire magnéto, pourtant, là, sur ce pont, au bord du vide, je me sent vide de la moindre notion d'humanité. Je n'étais qu'une carcasse, un corps vide de sens. Vivre, pourquoi faire? J'avais subit plus de douleur qu'un autre, j'étais une pourriture, une sorte de raclure de la société, un être infâme incapable d'assumer ses conséquences, toujours prêt à trahir, à retourner sa veste. Je n'avais aucune motivation pour vivre, seulement ces voies qui tentaient tant bien que mal de me maintenir à flot dans le seul but de pouvoir de nouveau me torturer, me reprochant tout les maux de notre terre.
Je retirais mon manteau épais pour le posé sur la rambarde du pont, mes mains commencèrent à fouiller les poches et je retirais un flacon de prozac dans lequel restait encore cinq de ces cachets bicolore. Sans la moindre seconde d'hésitation, j'enfournais ces pilules dans ma gorge pour les avaler aussitôt. J'inspirais une fois puis deux cette air iodé avant de retirer mes effets personnels de mes poches. Cela ne servait à rien de mourir avec de l'argent. Voilà, il fallait le faire maintenant. Silencieusement, je montais sur la rambarde, ma respiration se faisait difficile, ma vision commençait à se troublait sous les effets des médicaments, nul doute que j'allais me noyer, une mort lente, et douloureuse mais fort heureusement apaisé par les psychotrope que je venais d'ingérer. Je me mit à faire de l'hyper ventilation, cette étincelle qu'étais la vie refusant de faire le grand pas, et pourtant mes yeux fixait l'eau situé quelques dizaines de mètre plus bas. Il le fallait, il le fallait. Je fermais les yeux avant d'écarter les bras comme le Christ sauveur a l’exception près que les suicidés eux n'avaient pas le droit au paradis. Je senti une nouvelle fois la brise légère frapper mon visage puis avançait mon pieds, m'attendant à cette longue chute avant que je ne frappe l'eau de plein fouet. Je pouvait déjà percevoir le froid glaciale du liquide emplissant mes poumons.
Mais comme toujours, l'incroyable "Mais", le vicieux, et pourtant si utile "mais" intervint, se glissant cette fois si dans la peau d'un enfant au passé douloureux et la chute n'eut pas lieu. |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Mer 22 Juin - 11:16 | |
| Il y a des secondes décisives pour votre vie. La seconde ou vous basculez du bon ou du mauvais coté. L’instant ou un mot bouleverse l’ensemble de vos sentiments d’un revers de la main. Vous restez là, suspendue à vouloir tout maitriser mais ces secondes, ces micros instant de vie chamboulent vos vies que vous espériez avoir totalement planifiées.
Est-ce le destin ? Est-ce la chance ? Est-ce la main de Dieu ou d’une force supérieure ?
Les visages semblaient défiler dans l’ombre de la ville. Simple fourmi dans les artères bétonnées de la ville, Yoshi avait prit une pause. La journée avait été rude. La milice n’était jamais au repos et les décisions que prenaient les miliciens de sous intelligence l’affligeaient grandement. Il avait espéré trouver en un homme la grandeur d’un commandant. Au lieu de merveilleuses rencontres, Yoshi n’avait fréquenté que des catastrophes ambulantes. Il aimait bien Thomas. Il était brillant et rempli de malice mais les missions avec lui prenaient toujours un étrange tournant. Enfilant ses gants de cuirs, il inspirait avec profondeur cherchant à éloigner l’oppression grandissante sur sa poitrine. Les bandages comprimant ses seins n’y étaient certainement pas étrangers, autant que le rembourrage de son pantalon. C’est en redressant le nez du bout de ses chaussures que le destin le titilla un instant.
Un homme face au vide Un homme décidé à l’affronter Un homme aux idées morbides Semblait prêt à plonger
Mais ces secondes ou le destin s’amuse entraient en scène. Yoshi percevait le point fatal, l’instant ou le déséquilibre de l’homme en suspension le rendait si faible qu’il pouvait aussi bien basculé en avant qu’en arrière.
Le pied dans le vide n’était plus celui d’un inconnu. Les bras écarté n’étaient plus qu’un fantôme perdu
Yoshi s’élança sans comprendre la force qui le poussait à agir. Le cœur serré, la main tendue, il attrapa la ceinture d’Ulysse pour le tirer de toute sa force en arrière. Une seconde plus tard et s’était lui qui plongeait avec. Tout son poids tourné vers le bitume accompagna la chute des deux corps.
Le choc de son épaule contre l’asphalte. Les sentiments en ébullitions s’exaltent. La colère explose. Les larmes s’exposent. Sans pudeur, sans odeur, Elles transportent sa noirceur.
D’un geste ample, Yoshi roula sur le coté grimpant sur l’inconnu sans la moindre hésitation. Le col d’Ulysse fut entre ses doigts sans même qu’il n’y pense. Les mains s’agitent violemment sous le cuir noir de ses gants. Le poing droit s’abat sur la joue du suicidaire alors que Yoshi lui hurle d’une voix rauque, cassée par l’émotion des mots et de toutes leurs forces : « Tu n’es qu’un connard ! UN CONNARD ! T’AS PAS LE DROIT ! T’AS PAS LE DROIT TE FOUTRE EN L’AIR COMME SI CA COMPTAIT PAS ! »
Son visage si proche de celui d’Ulysse lui crachait son poison sans parvenir à le maitriser. Ca ne comptait plus. Ca n’avait plus d’importance. Il avait voulu mourir. Que pourrait lui importer un paralysant de don ? Peu importe qu’il puisse lui postillonner son venin à la figure, qu’importe que ses larmes chargées de poison ruisselaient sur les joues d’un illustre inconnu. Le japonais lui prêtait ses sentiments, ses larmes qu’il aurait dû avoir sur sa peau. Il avait espéré que son père avait pleuré avant de se foutre l’en air. Il avait pensé que son paternel avait eut une pensée pour lui, pour les durs moments qu’il lui imposerait à passer. Rien. Il n’y avait rien sur cet homme qui prouvait qu’il avait pensé à autre chose qu’à lui. Sa tirade ne se stoppait pas, reprenant ses sentiments comme flambeau, Yoshi poursuivit toujours hurlant, toujours si proche d’Ulysse, les doigts agrippés à son col s’agitant à chacun de ses mots:
« EGOÏSTE ! EGOÏSTE ! TU NE VOIS PAS QUE JE… »
La réalité éclaboussa son visage en une expression de surprise. Le poing qui devait s’abattre une nouvelle fois sur la figure d’Ulysse se suspendit en l’air. Le choc d’une vérité. Le choc d’une réalité. Cet instant ou le destin s’amuse de vos misérables vies titillait Yoshi. Jamais de tels mots n’avaient franchi sa bouche. Jamais il n’avait réalisé la colère qu’il ressentait envers son père. Jamais il n’avait comprit cette volonté de ne jamais prononcer le nom de son géniteur. Il l’avait abandonné entre les mains d’une folle furieuse, incapable de faire face. Il l’avait laissé en arrière parce qu’il n’était pas ce qu’il attendait. On ne pouvait pas lui reprocher de ne pas être du bon sexe ! Le souffle court, le cœur palpitant, Yoshi commença à réaliser son erreur. Il espérait que l’homme avait des vêtements suffisamment épais pour ne pas finir empoisonner. Tuer un type sur le point de se suicider…aurait été particulièrement ironique ! [HRP: Assez court j'avoue. J'ai eut quelques soucis pour savoir comment le faire agir ^^". Le pauvre Ulysse aurait mieux fait de tomber sur quelqu'un d'autre.] |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Sam 25 Juin - 12:55 | |
| On aspire alors cette gorgée qu'on pense être la dernière, on s'imagine avec les poumons emplit de cette eau glaciale et dégueulasse, oui, New-York n'est pas connu comme étant propre, il faut l'avouer; je sais déjà la sensation que je vais ressentir, je me souviens, en Russie, la première fois, là où j'ai changé de camp. Là où l'on m'a appelé Kennedy. Kennedy, c'est amusant, ils avaient confondu Oswald et Oswall, forcément, kennedy dans le premier cas connait bien comme nom de code. Mais là on s'en fout un peu non? Je vais retourner nourrir les poissons, j'vais crever et je repense à cette fois là, ma tête plongé encore et encore dans la volga par ces bon vieux agents du FSB avant que je ne décide de travailler avec eux. Puis les trahir, puis trahir de nouveau, encore, encore et encore. Je n'étais qu'une catin d'information, me vendant au plus offrant surtout si ma vie était en jeu et j'avais le don d'entrer dans la tête des gens. Le don, ce don qui était devenu une malédiction, développant chez moi ce que les médecins homo sapiens appel "schizophrénie paranoïaque avec trouble de la personnalité." Ca sonne bien non? C'est beau, ça pulse! Mais quand t'as ça en toi, quand t'as leur crie, leur supplication, leur moquerie, tu n'as plus rien, tu n'as que ta folie dans laquelle tu t'enfonces, oh tu prends bien des cachetons pour t'en sortir, mais ils ne font que t'abrutir et finalement à la fin, t'es juste en plus d'un timbré, un fou.
Je crois que j'aurais put vivre avec tout ça, mais peut on vivre avec ces voies si ce sont celles de ceux que vous avez tué? Si dans ces voies, il y a celle de la femme défunte que l'on a tant aimé? Je dois vous ennuyer avec mes déboires, après tout, tout le monde est malheureux ici bas. Allez je me tais et je me noie!
Cependant (notez que je n'ai pas dit mais), comme vous l'avez comprit, cela ne c'est pas passé comme je l'espérais. Une force invisible comme la main des dieux m’agrippait et me tirait à l'opposé du destin que je venais de me forger. Je chutais alors et rencontrait une chose qui n'avait rien a voir avec le délicat contact de l'eau mais plutôt le choc dur d'un corps fragile. Je reposais l’instant suivant sur le sol, mon sauveur me chevauchant comme on l'aurait fait d'un animal puis il m'étreint, rien de charnel quoi qu'avec la violence, on aurait crut retrouver une dispute d'amant. Mais dans le cas d'amoureux, on ne balance pas le poing dans le visage de l'autre et la violence du choc aurait put me faire réagir autrement si je n'avais pas en moi ces drogues. Frappes autant que tu veux, tu ne seras ni le premier, ni le dernier. Ainsi, sans répondre, l'esprit encore embrumé, je la laissais faire. Je l'appel la car je n'ai connu que des jeunes femmes avec des traits si pure, oui, celui qui dans quelqu'un instant deviendrais "il" avait un trait magnifique comme des poupée de porcelaine qu'on trouve dans les vieux grenier, "il" avait pourtant retiré son doux visage pour un masque de haine, nul doute que ses traits fins lui avaient attiré bien des moqueries et des questions sur ses mœurs, mais il aurait été de la folie de le trouver laid. Il était un de ces délices d'orient. En y penssant, il y a entre nous deux un fossé d'une taille cyclopéenne, une abysse sans fond à l'arrière goût amer de la souffrance. J'avais un visage creux, marqué, creusé. Certaines me trouvaient beau alors que moi n'y voyait d'une honteuse parodie de vie. Mais les goût et les couleurs.
Le goût, je sent le sang, je sent la fatigue, je sent un sentiment inconnu, encore plus diffus, que se passe-t-il? Pourquoi ais-je ce goût cuivré dans ma bouche? Pourquoi suis-je entrain de me sentir mal alors que je suis défoncé? Ses larmes qui se fracassent sur moi ressemble à un déluge, elles me frappent plus violemment que n'importe quoi. Personne ne c'est jamais battu pour que je vive et pourtant je me sent mourir. Moi qui avait crut que je mourrais suicider ou alors avec un gilet pare-balle, c'est un gamin qui me tue, peut être a-t-il un tel don, me tuer par ses poings, peut être est-ce cela et que c'est pour ça que je me meurs, là, dans une simple chemise. Il arrête de frapper, ce qu'il semble triste, est-ce pour moi? Non, je ne peux pas y croire. Je me sens à moitié défaillir, j'ai du mal à respirer, j'ai... Je suis empoissonné? C'est risible, un suicidé meurt empoisonné, ça en aurait fait rire plus d'un, surtout chez les agences gouvernementale. Je n'ai pas besoin de le toucher pour sentir sa douleur, je ressentais en lui un passé violent et trouble, sans même avoir accès a ses souvenirs, j'imaginais l'horreur de sa vie.
Mais, malgré cela, malgré cette idée, je sentais mon corps lâcher, petit à petit, je sentais mon cœur se ralentir, ce "doki doki" comme le dise les asiatique entrain de se faire plus lent, mes poumons commencèrent à avoir du mal à se contracter, se paralysant lentement pour m'offrir une mort odieuse et indescriptible de douleur. J'ouvrais la bouche de façon béante, mais incapable d'insuffler moi même l'oxygène dans mes propres poumons, je demeurais avec cet air niais tel un poisson hors de l'eau. Voilà la fin de Ulysse Lee Oswald? Orphelin, raté de la vie et entrain de mourir. J'essayais alors d'articuler une phrase, mais mes muscles refusaient de bouger, me laissant dans cet état de larve, sous cet inconnu. Dommage, une phrase classe avant de mourir ça aurait put le faire.
HRP : je t'ai pas "touché" pour me soigner et donc faire un peu de jeu, j'espère pas m'être planté sur l’empoissonnement. Tu peux décrire si tu veux le faire que j'absorbe ton pouvoir (en gros, je me remet à respirer) |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Dim 26 Juin - 20:00 | |
| C’était l’histoire fou d’un homme voulant vaincre la mort. C’était l’histoire incensé d’un gamin qui espère pouvoir changer le cours du temps et du destin. Ce petit bout de chair se vidait d’une colère qu’il n’avait jusqu’alors même pas imaginé. Il avait cru durant l’étreinte fugace de leur corps pouvoir remonter le temps.
La mort guette pour mieux se jouer de vous La mort s’amuse jusqu’à vous en rendre fou.
Alors qu’il frappait de toute sa rage, Yoshi ne put quitter les grandes billes sombres du suicidé. L’homme ne se défendit pas. Aucun mouvement de protection, aucun geste de protestation ne vînt froisser ses traits fatigués. Il n’était qu’une coquille vide. Un corps sans âme. Un homme sans but. Yoshi senti son cœur s’emballer à une vitesse folle, en parfait opposé de celui d’Ulysse.
La panique, l’inquiétude prirent place Assit sur le siège des sentiments, elles étaient reine Alors que l’esprit s’enfuyait, se retrouvant blême. La chaleur de l’angoisse se fit plus vivace.
Le buste se pencha en avant cherchant à cueillir un souffle, un mot, un indice sur ce qui hantait l’homme. Il ne reçu qu’un léger vent dû à cette respiration qui agonise. Jurant en japonais, Yoshi tira sur le col pour arracher les boutons un à un. Le tissu entravait il la respiration ? Il passa aussitôt sa jambe par-dessus le corps pour lui faire retrouver la terre ferme. Le poids du garçon en moins sur le ventre ne pouvait être que bénéfique pour Ulysse. Les mains tremblantes, le corps frissonnant d’horreur, de peur, Yoshi tentait de trouver comment venir en aide à sa victime. Le comble ! Il serait la cause de la mort d’un type qui avait voulu mourir. S’il n’était pas intervenu, peut être que l’homme se serait fait repêcher. Loin de toutes ses pensées, il attrapa la ceinture du pantalon d’Ulysse la débouclant rapidement. Soudain la respiration sembla se suspendre et Yoshi ne put qu’assister idiot à la quête de cette bouche ouverte, cherchant de l’air.
« Non non non. » Souffla le garçon apportant son oreille au dessus de cette bouche. Les mains posées au sol suspendaient son corps au dessus de celui d’Ulysse. Rien ? L’avait il tué ? Son sang se glaça et un élan de panique accéléra plus encore sa respiration. Il n’avait jamais tué personne. Il avait surement entrainé la mort par ses coups mais jamais il n’avait vu un homme mourir de sa main. Il s’était toujours battu pour sa propre sécurité et n’avait jamais attaqué quelqu’un.
Le costume de grande faucheuse lui seyait Dans une impression de souillure toute méritée.
Dans un réflexe rapide, le garçon se pencha sur le torse maintenant nu d’Ulysse. Il pria si fort pour entendre même un lointain battement. L’oreille attentive vînt à la rencontre de ce torse épuisé. Les secondes si fatales, si décisives se jouèrent à nouveau de leur destin. Leur rencontre, leur premier réel contact ne se fit pas sans douleur.
Un contact, un frôlement et le miracle s’accompli. La fatigue, l’étrange impression de perdre sa vie
Et Yoshi se redressa vivement agrippant ses doigts sur le bitume. Il resta un instant, le corps ballant protégeant Ulysse de toutes éventuelles agressions extérieures.
Un sourire idiot aux lèvres dessinait toute sa satisfaction Une lueur de joie brillant dans son regard sans pudeur Les sentiments exacerbés lui ôtaient toute réflexion Et s’exposaient au jour regrettant son erreur.
Il avait juré avoir entendu un souffle, une respiration. Il s’était senti soulagé lorsque dans un râle Ulysse avait reprit son souffle. Le signe était bon et Yoshi espérait que le tout continuerait dans cette direction. Echapper deux fois à la mort de façon in extrémiste était une chance que Yoshi jugeait divine. Sans même réfléchir, il posa l’une de ses mains toujours gantée sur la joue d’Ulysse.
Douceur, tendresse et gestes inappropriés Tout se bousculait sans que Yoshi ne puisse s’en empêcher.
Le pouce gomma les quelques larmes qu’il avait fait coulé des joues d’Ulysse. Il cherchait à gommer sa présence du corps d’Ulysse mais il ne pourrait en rien retirer les coups qu’il avait donné. Il espérait offrir à sa victime autre chose qu’un réveil pitoyable. Un faible sourire sur son visage tentait d’excuser la perte d’un niveau qu’avait provoqué Yoshi. Il ne lui adressa pourtant pas un seul mot, n’osant briser le silence. Que dire à une personne que l’on avait manqué de tuer alors qu’il avait voulu en finir ? C’était rare que ce type de situation se présente. Impossible de déclarer et prononcer de simple excuses ou accusation dans une telle circonstance.
Allait il le frapper ? Se serait amplement mérité. Allait il lui hurler dessus ? Tenter de retrouver son don plus que tout ? Dans cette ville, il était réellement important d’avoir un don puissant et fort. Il imposait le respect aux yeux des autres mutants. Au contraire, serait il prêt à continuer sa quête d’un dernier souffle ? Serait il fâché de se savoir en vie ? Lui en voudrait il de lui avoir sauvé les miches. Face à tous ses questionnements, un brin d’appréhension apparut sur le visage du garçon, comme s’il attendait une réaction d’Ulysse pour savoir comment réagir.
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Dim 26 Juin - 22:58 | |
| IL y a des seconde qui vous paraisse infinie, majoritairement, ce sont des instant bénéfique, comme la présence de l'être aimé, un sentiment agréable. Peut être la mort était elle douce pour moi, peut être finalement qu'elle était mon repos, qu’elle faisait de moi un être comblé. J'ai envie de rire, car j'ai une phrase qui me vient, un humoriste dont j'ai perdu le nom a dit "la mort, c'est le meilleur moment de la vie, c'est pour ça qu'on la garde pour la fin". Haha, bonne blague, on se marre tous, rideau. Ouais, ça c'est la théorie car la, la mort douce, elle n’existe que dans les livres et autres saloperies qui vous font croire que vous ne préférez pas la vie, car à cet instant précis, la douleur est si horrible que j'aimerais en hurler, au soucis que je ne peut pas, mes muscles me l'empêchant, ha, elle est belle la mort salvatrice et rédemptrice. Encore une fois, je me suis fait baisé par cette chienne de vie. Remarque, j'dois être une salope, elle me fait le coup à chaque fois, et à chaque fois je revient J'suis qu'une pute sur le trottoir qu'on appel l’existence. Philosophie de pare-choc.
Je sent soudainement ce poids qui s'allège, trop tard, trop tôt, je ne serais le dire. Je sent tes efforts vains de me sauver, d'abord libérer ce qui entrave ma respiration, t'aurais fait un bon petit infirmier. Ta peau d'ivoire touche mon torse. T'a-t-on déjà dit que tu avais le parfum des cerisiers? On s'en fout de ça finalement, car là, ce qui arrive, c'est mon pouvoir, ma malédiction, mon don, ma croix que je porte. J'aime bien dire que c'est à cause de cela que je suis tel que je suis maintenant, mais c'est un peu me mentir à moi même, les choses ne nous font pas devenir ce que nous sommes, seul notre volonté agit, et j'ai toujours été lâche. Ta peau frêle sans imperfection me fait agir tel une éponge, déjà le pouvoir, je m'en rend pas compte mais mon sang commence à se purifier, rejetant ces opiacés et ce poison qui m’assaille. Mais je ne peut m'en rendre compte, car je revoit ta vie. Étrangement, les souvenirs m'assaillent en désordre et sans logique ou raison. Deuxième personne sur laquelle mon pouvoir n'agit pas "normalement", vraiment étrange. J'ai ainsi eut la vision odieuse de cette vie d'enfant brisé, ça n'avait rien de logique, on aurait dit que l'on m’offrait un miroir brisé, il y avait des morceaux dans tout les sens, des fragments gisaient ici et là et moi, pauvre fou, je me traînais par terre, quatre pattes sur le sol comme un vulgaire chien à les regarder, cherchant à reconstitué un tout. Je vis la Mort, je vis la douleur, des coups, de la rage, des pleurs, de la haine, je vis l'instant où il m’aperçut, je vis le père, je compris qu'il avait souffert et que moi, moi qui n'avait pas tant subit je mettais fin à des jours que d'autre auraient voulu à voir. Oui, dans mon visage j'avais formé avec ces fragments une toile noirâtre d'une historie sombre, il était un petit oiseau pris entre la toile d'une araignée issue d'un conte du dément lovecraft. Soudain, je sorti de ces visions apocalyptiques. Savez vous pourquoi les nouveau-né pleurs à la naissance? Leur poumons lorsqu'ils s'emplissent pour la première fois d'air les fait tellement souffrir que ça leur arrache ces cris. Alors tel est la vie, on nait dans la douleur, on vit dans la douleurs et l'on meurt dans la douleur. Et à cet instant, je ne mourrais plus mais la vie revenait vers moi. C'était étrange, ma vision était claire, jamais je crois n'avoir était ne serait qu'un seul instant de ma vie si... libre? Apaisé? Il y avait quelques choses dans cet être qui avait apaisé une partie de mon horreur, oui, cette petite chose qui se tenait au-dessus de moi comme pour me protéger de l'éclat du ciel avait en elle un.. don... Un don qui m'avait apaisé, protégé, sauvé? Je voulu prononcer un mot mais seul un râle sorti, cependant, il sembla comprendre et me gratifia d'une délicate caresse. Je ne compris ce geste mais me senti apaisé, dissimulant au monde l'espace d'un instant, mes pupilles pour apprécier un peu plus ce gant qui touchait mon visage.
Vint dans ma bouche le goût cuivré du sang, conséquence des frappes injuste de l'homme à la peau de pêche. Je le fixais alors de mes yeux abîmé, sans rien dire sur le moment, une seconde puis deux passèrent. Que pouvais-je dire "merci mec c'est cool" ou alors un "putain tu sais que t'es lourd de m'avoir sauvé la vie?". Je me contenter de fixer ces perles d'ébène qui lui servait de yeux, plongeant dans son regard comme pour me noyer une nouvelle fois puis je réussit à articuler un simple et unique mot emplit de sens :
-Merci....
Je me sent alors submergé par une vague, déferlante dans mon cœur arrive un tsunami qu'on appel tristesse, je sent alors tout ces jours de malheur envahir mon coeur, je sent toute la culpabilité de mes erreurs et de mes crimes, je ne devrait pas vivre, je n'en ai pas le droit après tout cela. Les larmes de Yoshi ne sont plus, c'est les mienne qui envahisse mon visage, rendant mon regard trouble, j'essaye d'étouffer mes sanglots mais il n'y a rien a faire, je ne suis qu'une pathétique parodie du stéréotype de l'homme fort. Il avait fait preuve d'affection envers moi, et mon instinct primaire me poussa a l'attraper, mes bras se serrant contre lui alors que je faisais tomber mes propres larmes sur ma poitrine. Je me sentais inondé de senti, de rage, de faiblesse, de haine et de tristesse, un arc-en-ciel sentimental venait de m'envahir, je me sentais une nouvelle fois lasse de tout cela. j'étais comme un marin qui venait de se faire balayer par la déferlante, tombant dans les flots violent d'une mer en furie, s'accrochant comme il pouvait à une bouée de sauvetage. La bouée c'était cet inconnu. J'articulais entre deux sanglots étouffés :
-Je suis désolé... tellement désolé... |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Lun 27 Juin - 20:36 | |
| EN MUSIQUEJust open your eyes, just open your eyes and see the live is beautiful. Il était evident que l’homme ne pouvait rire à gorge déployé après sa tentative de suicide. Il était certain qu’il ne serait pas heureux, joyeux. Yoshi ne savait plus comment mener la barque. Incrusté dans ses grandes perles sombres, l’inquiétude assombrissait le tableau. Dans le monde actuel autant que dans l’ancien, les gens pouvaient se laisser dans une situation dangereuse sans daigner bouger un doigt pour porter secours aux autres. Yoshi se mordit la lèvre inférieure. C’est exactement ce qu’il aurait fait si cette force ne l’avait pas poussé. Combien de son âme avait il déjà perdu ? Il se changeait en monstre. Le constat de cette inéluctable évolution le troublait. Est-ce ca la fin de l’enfance, la mort de l’ignorance ? Fallait-il perdre de ses valeurs pour être quelqu’un ? No one will cry in my funeral. Le contact d’Ulysse contre sa peau le raidi aussitôt. Il ne fallait pas l’empoisonner de nouveau. Dans un effort de concentration, il tenta de rendre sa peau aussi neutre que pouvait l’être l’eau pure. Rien ne semblait parvenir à arrêter le flot de son poison. Dans une surprise non camouflé, il réalisa qu’Ulysse ne semblait en rien affecté par le don au contraire, Yoshi jurerait qu’Ulysse secrétait les mêmes substances que lui. Il était certain de sentir son don s’enclencher pour nettoyer son sang. Il le diminuait ? Peu importe au final car les larmes d’Ulysse, ultime message de son mal être perla sur les joues de l’inconnu. Si Ulysse avait eut accès à la mémoire de Yoshi, il devait savoir avec exactitude quelle partie de son passé lui sauter à la figure. C’était cet instant ou sa mère pleurant toute les larmes de son corps suppliait et appelait au pardon. Durant ses rares moments de lucidité sa mère, n’était qu’un être rongé par la culpabilité des actes qu’elle avait commit par pure folie. Les larmes ruisselaient sur ses joues et elle finissait toujours pas vouloir s’enfuir, se terminer, éliminer la menace qu’elle représentait pour ses enfants. Son don était une malédiction, dévoilant par petite touche le futur. Sa mère était une pointilliste du futur et comme Van Goht son talent avait eut un prix. L’instinct maternel se mérite Il vous ronge et vous habiteCe fichu instinct poussa Yoshi à passer sa main gantée dans les cheveux d’Ulysse comme une mère cherchant à réconforter son enfant après un violent cauchemar. Dans une douceur infini, il l’attira à lui sachant pertinemment que le contact d’Ulysse pourrait l’épuisé comme il avait pu le vider quelques instant plus tôt. Il agissait pourtant avec fermeté rendant à son acte une fermeté proche d’une promesse de protection. Il ne savait pas comment réagir et se doutait que ces actes ne pourraient opter toute l’horreur d’Ulysse. Ca n’avait jamais fonctionné sur sa mère pourquoi sur lui ? Doucement, il imprima un lèger mouvement de va et viens au corps d’Ulysse offrant à son navire en naufrage la douceur de vague plus amicale. La voix plus tendre et apaisante lui souffla quelques paroles : « Chuuut.Chut. Tout va bien se passer. Qu’est ce qui t’es arrivé ?» Raconte-moi. C’était ce que soufflait son frère lorsque les nuits, son petit corps d’enfant se réveillait en nage tremblant comme une feuille. C’est à peine s’il le connaissait. Espérait-il obtenir des confidences ? Yoshi s’en moquait. Il ne souhaitait qu’effacer son mal être du revers de la main comme il avait pu le faire avec ses propres larmes. Une étreinte en pierre précieuse Un don mit en veilleuse Un cadeau pour quelque instant merveilleuxPour Yoshi, les câlins étaient un moment qu’il redoutait et évitait à la fois. Toute chose avait le revers de sa médaille. Il était rare qu’une personne le prenne volontairement dans ses bras. C’était dangereux. Une simple perte de contrôle et l’être chéri finissait transpercé par ses armes naturelles. Yoshi ne pourrait exactement expliquer le sentiment qui l’animait à cet instant. Il savait juste que l’homme ne craignait pas son poison. Il le sentait. Il pourrait l’étreindre autant qu’il le voudrait. Il n’exploserait pas. Il ne fatiguerait pas. Il avait trouvé un pilier, un pilier effrité, tombant en miette mais il était impossible de toujours tout avoir. Il laissa son menton reposer sur l’épaule d’Ulysse, profitant de l’ilot de tissu pour ne pas tenter le diable. Aucune parcelle de peau ne se touchait directement afin d’éviter tout accident pouvait cette fois être fatal. Yoshi ferma les yeux continuant de bercer ce bébé, profitant de l’étreinte et de l’a chaleur d’un corps humain. Il n’avait pas été aussi proche de quelqu’un depuis si longtemps. Il craignait que le tout s’arrête alors il en profitait. Il fallait savoir se satisfaire de ce qui nous été donné. La situation était réellement étrange. Du suicide, à l’étouffement et au câlin les choses s’enchainaient sans réelle logique. Yoshi soupçonnait l’homme d’être aussi capable de nettoyer son sang. D’après ses propres tests, il fallait une vingtaine de minute pour se débarrasser de son propre poison grâce à ce type de lavement. Lui-même finissait souvent épuisé après s’être nettoyé. Il se purgeait et son corps réagissait à ce petit assainissement comme s’il se remettait d’une cuite carabinée, la migraine en moins. [hrp: J'ai un peu séché sur ce coup là. Si y a un problème ma boite est grande ouverte] |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Mar 28 Juin - 23:03 | |
| Si un artiste aurait peint cette scène, ça n'aurait certainement pas été van Gogh ni même Monet, non, il y avait dans ce tableau une image triste et désabusé, une réalité trop flagrante du monde, l'"adulte" était échoué et l'enfant avait pris la place. Oui, dans cet enlacement, il y avait toutes les marques d'affection qui m'avait marqué, celui tendre de l'amant car je n'avait connu aucune longue histoire sans drame, celui de la mère ou du père car je n'avais plus de souvenirs d'eux. Les souvenirs, c'était troublant d’immondice mon pouvoir, je pouvais absorber une parti de la mémoire des gens, trouver ce qu'ils pensaient avoir oublié, et pourtant, moi même ne pouvais garder les miens et aux fils du temps et des cauchemars j'avais commencé à perdre d'abord la sensation, puis l'image et enfin le goût de la tendresse, j'avais perdu les traces d'affection qu'on avait put me porter pour même faire disparaitre les visages affectueux qui m'avaient pourtant certaines fois bercé.
Et dans mon esprit naissait un nouveau visage qui disparaitrait probablement, celui de Yoshi, une sorte de père vu son sexe, un amant, ou peut être juste une personne qui m'avait offert de l'affection, son visage demeurait celui d'un ange, sculpté dans un fragment d’ivoire pure pour offrir des contours lisse et délicat. Il tait à cet instant l’innocence même, quel idiot je suis, les apparences sont toujours trompeuses, je devrais le savoir, moi, le marionnettiste, le menteur, manipulateur et traitre que je suis. Oui, moi le plus grand menteur de tout les temps était entrain de prendre le garçon pour un être remarquable, un petit innocent qui avait certes vécu des horreurs mais n'était capable de rien d'odieux. Je suis si stupide et manipulable finalement.
Mais entre ses mains que je ne pouvait sentir, engoncé dans ce sentiment de bien être qu'on appel bonheur, je ne trouvais rien et me laissé flottant au grès des émotions, bordé par cette houle que m'offrait l'inconnu au visage d'ange.
« Chuuut.Chut. Tout va bien se passer. Qu’est ce qui t’es arrivé ?»
Je ne savais tout de suite quoi répondre et restait un instant silencieux, mes yeux virent ce tatouage sur ce poignet mais mon esprit refusa de réaliser, trop absorber par cette question, une fois de plus je me mentais pour me préserver. Sa tête sur mon épaule, je senti alors combien il était fragile, on aurait dit un morceau de brindille, d'un geste on aurait put le briser, et pourtant d'un geste on voulait le protéger. Enfouissant mon visage contre lui, je murmurais comme l'on chuchote une prière dans une église, je susurrer comme les mots qu'on dit à celle qu'on aime à la différence près que nous ne pouvions pas nous aimer de part nos différence et les choses qui nous ressemble (oui, j'aime les femmes!) mais surtout parce-que tout ce qui se liait à moi se détruisait. Pourtant j'avais besoin de dire mes pêchés, de me vider de mon poids, de me tenir contre ce corps si frêle. J'entends ma voix faible s'élever, je me sentais si épuisé :
-Je suis devenu un menteur... Je suis devenu un Monstre, je suis devenu quelque chose d'horrible...
Quelque chose, je n'étais pas quelqu'un, j'étais une chose, une entité étrange, trop étrange pour vivre, trop rare pour mourir, n'était-ce pas ce que l'on disait dans ce genre de cas? Mon esprit était entrain de redescendre du nuage appelé bonheur pour revenir sur le bitume dur de la réalité. Hood, il avaitle tatouage et devais alors certainement avoir le bracelet qui allait avec. Je venais de m'écraser sur le sol de la réalité aussi rudement qu'un suicidé touchant le pavé après s’être jeté du haut de l'Empire State Bulding en se prenant pour King Kong. Mes mots sortirent comme pour affliger à mes oreilles mes pensées dévastatrices :
-Tu as la marque de Hood!
Je me desserrais aussi vite de cette étreinte qui semblait à un baisé de la mort pour tenter de reculer qu'une lame de fond emporte le marin sur son bateau. Aucune option, pas d'arme, pas de quoi fuir, juste mes poings à lui coller dans la gueule! Pourrais-je le frapper? Certainement pas... Enfin... Il le faudrait. Pourrais-je me faire passer pour quelqu'un d'autre? Je n'avais ni tatouage ni bracelet, j'étais un résistant tout désigné, et hormis s'il venait à être pris par des sentiments et de l'affection ( ce qui vu la réputation des milicien était loin d'être plausible) j'étais dans la merde. A la rigueur, une jeune femme je l'aurais séduite, mais là... Je venais de prendre le loup pour le petit chaperon rouge. Putain Ulysse règle numéro 1 ne JAMAIS faire confiance à quelqu'un! JAMAIS PUTAIN! J'étais dans la merde, je me voyais déjà jeté aux geôles, je ressentais déjà les frissons de la douleur du supplice affligé par la question. Je ne me ferais pas capturer vivant, je le jure!
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Jeu 30 Juin - 22:21 | |
| Âme armée - Ina Ich ~ MusiqueYoshi aurait pu savourer cette étreinte durant des heures, se remplir de l’essence humaine qui lui avait manqué durant des années. Il écouta avec attention ce qu’Ulysse pouvait lui raconter. Il était devenu un monstre. Qui ne l’était pas devenu durant la guerre qui faisait rage dans leur ville, dans leur cœur, dans leur esprit ? La guerre réduit les anges en monstres qui dérangent. A quoi penses-tu beau gosses dans cette guerre atroce ? Ces mots raisonnaient, s’amplifiaient dans son esprit dans une sensation désagréable. Lui aussi était devenu un monstre. Il pouvait regarder sans bouger des meurtres, des tortures. Il avait perdu son innocence depuis des années. Il ne l’était plus depuis que des humains avaient forcé la porte de son appartement. Il avait vu s’envoler ses beaux rêves et belles idées pour l’avenir lorsqu’ils avaient torturé sa sœur, violé sa mère, traité de monstre. Il avait été souillé des années avant cette guerre. Pourtant, il n’était toujours pas devenu un homme. Il avait encore besoin de sa sœur pour le protéger. Il avait besoin d’elle tout court. Cette guerre faisait d’innombrables dégâts. La guerre réduit les anges en monstres qui dérangent Si tu as fait le bien ca ne pèse plus rien.L’homme était là dans ses bras que Yoshi avait ouverts sans la moindre hésitation. Il n’avait pas voulu lui arracher des informations. Il avait seulement tenté d’apaiser l’horreur dans le cœur d’un homme. Il devait se rendre à l’évidence. Il n’était pas doué pour faire le bien. Ulysse s’arracha à lui. Son bateau à la dérive voguait loin de son île Son havre de paix s’effacer d’un battement de cil. Yoshi eut la désagréable sensation d’être puni, ramené violemment à la dure réalité. Qu’il était bien dans ses bras. C’était faux. C’était juste faux. Le regard dégouté, terrorisé, presque mauvais, impitoyable sur son corps le fit trembler de rage. Il n’avait pas le droit de le regarder ainsi. Soudain, Yoshi réalisa. La guerre, les camps, la résistance… S’il avait voulu mourir cet idiot n’aurait eut qu’à se faire péter dans le hall de la tour non ? Mourir utile plutôt que de lui tourner l’esprit. Serrant les dents, Yoshi senti un violent frisson le parcourir, prémisse de la venue de ses armes. Son corps fut alors transpercé par une multitude de pics. Il en était couvert des pieds à la tête. C’était certainement sa meilleure défense contre les coups. Ulysse avait laissé son manteau sur le rebord de la rambarde et Yoshi avait eut assez de proximité avec lui pour savoir qu’il ne possédait pas d’arme. La guerre réduit les anges en monstres qui dérangent Ma patrie me décors pour avoir ta mort. Il n’était franchement pas intelligent. S’il avait voulu s’échapper sans attirer l’attention de Yoshi, il aurait pu sans le moindre problème. Le garçon n’avait pas pour habitude de jeter des regards sur les poignets. Il fallait admettre qu’il avait l’air d’un bien piètre milicien. Il n’avait pas envie de le tuer. Avouons que c’était stupide de cueillir la vie d’un homme que l’on venait de sauver deux fois ! Il jouait avec la mort, Alléchant corps, Dansait sous son nez Ignorant les dangersMais la mort guette et rode. Elle est une trainée qui attend que vous ne pensiez plus à jouer pour vous dévorer, vous baiser, vous en… Stoppons là les grossièretés, Yoshi est une âme sensible. Jamais deux sans trois et dans le fond, la troisième c’est la bonne. Alors souhaitait il réellement s’amuser avec lui ? Quant à Yoshi, il ne savait pas réellement quoi faire. Cette fois, il ne pouvait se reposer sur les décisions et les actes des autres pour savoir quel chemin prendre. S’il voulait faire du mal, se serait de lui-même. Yoshi n’avait jamais tué, jamais kidnappé, jamais réellement prit la décision de faire partie de la milice. Aujourd’hui était venu le jour d’agir comme un milicien. Aujourd’hui peut être, il volerait la vie d’un homme. Aujourd’hui peut être, on lui volerait la sienne. Ta gachette au doigt ma vie est à toi Ma gachette au doigt ta vie est à moi. Si Ulysse voulait se battre, Yoshi était prêt à se défendre. Pourtant, il était hors de question de le frapper ou de lui faire du mal. Il n’aurait pas autant hésité si l’ennemi n’avait pas eut ce visage humain. Humain… C’était seulement maintenant que Yoshi réalisait qu’il avait vu des hommes mourir, des semblables… mais aucun n’avait été aussi semblable qu’Ulysse. Dans un soupir, Yoshi se redressa. Le combat était inévitable. Il ne pouvait pas faire autrement. « Tu aurais pu te taire et fuir discrètement. Au lieu de ca, il a fallu que tu fasses la remarque. Montre-moi ta marque l’inconnu. » La voix était devenue plus grave, un brin plus masculin, un travail de longue haleine, une maitrise de ses cordes vocales longuement travaillé. Il savait qu’il ne l’avait pas. IL ne faisait que gagner du temps pour savoir comment faire pour ne pas le tuer, pour ne pas se salir les mains. Il faudrait. Il faudrait tuer, il faudra se salir parce que c’était la guerre, parce qu’il y avait des camps et que personne ne pouvait être neutre ou même ne pas représenter une menace. Ce résistant pourrait parfaitement faire souffrir sa sœur dans l’une de ses missions de résistant ! Il devait être éliminé. Comment faire ? |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Ven 1 Juil - 17:34 | |
| thèmeJe me nomme Ulysse Lee Oswall, orphelin, raté des arts, baladé de services sociaux en services sociaux, je suis un ancien de la CIA et du FSB. L'on m'a appris à soutirer des informations, à tuer, à mentir et je le fais mieux que quiconque. J'ai été reconnu comme étant coupable de Haute trahison, de meurtre, de trafique d'arme et de terrorisme avant de rejoindre le Shield, je suis l'agent Kennedy, mutant, échappé de trois asile psychiatrique, complètement dépendant aux antidépresseurs, je suis actuellement un espion au nom de Matthys, une membre de la confrérie des mutants et malgré tout cela, je viens de faire une connerie monumental en ayant paniqué. J'ai balancé un boomerang qui vient de me revenir en plein dans la gueule. Je venais de m'offrir corps et âme comme un pauvre connard que je suis. Mais, cependant, malgré cette tentative de suicide avorté, malgré le fait que j'avais eu envie d'en finir, une petite chose dans ma tête me souffler que fasse à cette mort qui semblait inéluctable il fallait répondre "pas aujourd’hui".
Je pouvais lui décocher une mandale dans la gueule, oui, si j'arrivais à avoir assez de courage, j'aurais put le faire, mais là j'en étais pas sûr sans compter que je sentais une violente fatigue, comme après une bonne grosse gueule de bois. Contre coup du poison? Des médicaments? De la tentative de suicide? Du pouvoir de l'inconnu? Je me relevait doucement, mentir, manipuler, trahir, c'était ça mes armes, j'avais laissé mon arme dans le manteau et sans un regard vers ce dernier, je savais que j'étais trop loin pour le chopper. Il m'ordonna de montrer ma marque. Bien, allons Ulysse, réfléchis, jeune, manipulable, traumatisme dans son enfance certainement. Bon, il doit être assez fragile psychologiquement, certainement schizophrène... Ah non ça c'est moi. Alors voyons voir, il fallait appuyer sur le côté sentimental de notre victime pour la ramollir. Je me relevait doucement, fixant sans cesse Yoshi. Je soufflais :[/i]
-Je vais te la montrer...
Lentement je défaisais ma chemise avant de la faire tomber au sol. Première étape, lui provoquer de la pitié. Je venais de lui offrir mon corps, oh, ne voyez rien de grivois, il n'y avais que les marques distincts de torture, les cicatrices encore récentes, on devinait la chaire brûlée, malmenée, arrachée. Je soufflais de nouveau, baissant d'un ton pour provoquer une sorte d'intimité :
-Voilà... Voilà la marque qu'on causé les tiens sur moi. Cela ne suffit pas? Tu vas me ramener chez eux pour qu'ils m'en fassent d'autre? C'est cela? Je ne retournerais pas là-bas, je ne veux plus entendre mes hurlements....
Maintenant la phase deux, créer un lien encore plus puissant avec moi, qu'il ne m'appel plus l'inconnu, qu'il mette un nom sur mon visage, une personnification. C'est plus simple de tuer quelqu'un dont on ne sait rien qu'une connaissance. Je soufflais dès lors :
-Je m'appel Ulysse
Maintenant j'amorçais l'estocade finale. J'avais déjà commencé à l'impliquer en le tutoyant, mais là, j'allais monter d'un cran, j'allais me faire son esclave, sa chose, j'allais rejeté toutes liberté juste pour ne pas qu'il me renvoi...
-Tu as ma vie entre tes mains. Je vais t'obéir, tu me diras couché, je me couche, tu me dis embrasse moi, je t'embrasse, tu me dit tue toi, je me tue. Mais par pitié, ne me renvoi pas là-bas...
[i]Maintenant le regard, soigné, suppliant, silencieux. Je me faisais sa pute pour le mettre mal à l'aise. Il avait une belle gueule, donc à mon avis il avait rarement des gens soumis à lui. JE ne souhaitais qu'une chose, qu'il me dise "casses-toi". Il me laissais partir, j'aurais à moitié ramper vers mes vêtements et là, je sort le flingue, une balle dans les deux yeux et adios amigos! Ouais... Ouais... Bon, s'il le faisait pas... Bah claque dans le beignet et inch'allah. Mais j'avais fois en ma manipulation. Et puis, peut être était-il sadique dans ce cas je verrais son niveau par les ordres qu'il me donnerait à faire. Donnez du pouvoir aux gens et vous verrez qui ils sont. |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Jeu 7 Juil - 20:39 | |
| La chemise tombée Les cicatrices se révélaient
Yoshi inspirait profondément se raccrochant à la vision pour ne pas sombrer dans le gouffre . Ulysse semblait se transformer lentement, changer pour devenir le dragon , la bête mystique que le héros devait terrasser pour aboutir sa quête, devenir un homme et rentrer au pays.
Sans pudeur, sans voile Il affichait son corps Tissant une longue toile Ou le japanois mort S’y perdrait
Qu’importe au final, il y parvenait si bien. Un pas gomma un suivant, reculant, agrandissant l’horreur d’une réalité. La guerre. Elle était partout, plus besoin de vous posez derrière votre télé, vous abonner à la TNT pour voir des images d’horreur. Ouvrez vos fenêtres, ouvrez vos yeux pour vous laisser porter par les sensations fortes qu’autrefois vous désiriez. Que faire ?
Stoppant toutes réflexions, toute sa quête d’une solution, il se présentait : Ulysse. Quel étrange nom. Cherchait-il-lui aussi son Ithaque ? Se perdrait il sur les rives des continents passant de l’Amérique à la Chine ou de l’Europe à l’Australie en quête de sa demeure ? Les cicatrices sur sa peau éveillèrent une douleur puissante déchirant l’âme Yoshi. Lui-même ne supportait plus les cris les torturés, des âmes en chute libre. Il ne savait pas ce qu’il faisait dans ce monde qui n’était pas le sien. Pourquoi se déchirer ? Pourquoi choisir ? Pourquoi tuer un semblable ? Pourquoi se battre ? Tout les coups ne donnaient pas plus de sens à la vie.
Il reprenait remplissant le silence que Yoshi aurait voulu laisser planer. Il comblait le vide en s’insinuant dans son cœur par toutes les failles qu’il pouvait trouver. Yoshi leva un sourcil presque navré, presque rempli de pitié et de dégout pour l’homme qui trainait à ses pieds. N’avait il donc aucune fierté ? Croyait il qu’en lui offrant son corps de la sorte il allait avoir quelques problèmes érectiles ? Il se trompait lourdement. Lui lécher les chaussures ne rendrait pas Yoshi plus compatissant, bien au contraire. Il se senti repoussé, ridiculisé. Il se moquait de lui. Il se jouait de lui. La réalité lui sauté à la figure.
Le pantin coupait le cordon Le petit reprenait le guidon Ulysse en ennemi, en dragon Le pousserait vers la déraison.
Alors cette sensation de mal être ne partait plus. La faire partir, la faire fuir, la faire se taire au plus vite. S’il le tuait là, maintenant, tout serait terminé. Sa quête du dragon noir à pourfendre serait achevée et il pourrait rentrer chez lui. Décidé, il recula, garda la main remplie de piques tendues vers Ulysse. Lentement, il reculait vers le manteau d’Ulysse. Il savait qu’il y trouverait de quoi se battre, de quoi tuer. C’était un résistant, un fou, ceux qui défaisaient l’ordre dans le but de les réduire à néant, de réduire les mutants au stade de bêtes curieuses.
La recherche ne fut point aisé par ce corps recouvert tel un hérisson de pique solide prêt à partir droit sur Ulysse ou servant de bouclier efficace contre les coups.
Une arme à feu ? Par-dessus bord et plouf dans l’eau. De l’argent ? Remit dans la poche. Des papiers d’identité ? Trop ! Beaucoup trop de papier. Qui était-il ? Quel menteur avait-il sous le nez ? Dans un élan de colère, l’ensemble du manteau passa par-dessus la rambarde pour rejoindre la flotte. Il ne perdait pas Ulysse des yeux. Il le dévorait, le rongeait, s’y perdait.
Un hurlement Un moment Un instant Le souffle court, Plus d’amour…
Tout était noir, sombre, perdu dans des incompréhensions totales et des questions de plus en plus insensées. Yoshi ne voulait pas le tuer. Yoshi ne souhaitait plus se salir. Il ne pouvait lancer les hostilités
« Tu n’es rien tu n’es personne. PERSOOOONNE ! C’est pas ironique ca Personne ? C’est pas le nom que se donne Ulysse face au cyclope ? J’ai rien demandé moi. J’ai rien demandé et j’ai pas l’intention de me faire crever les yeux. »
La peau de l’asiatique se teintait de rouge. Le sang s’imprégnait de poison. Le regard s’induisait de pourpre, l’air ne manquait pas de reprendre une dose de ses substances. Il ne semblait pas parvenir à se calmer, fixant Ulysse avec une rage peu commune.
« J’ai pas envie ! Je veux pas tuer des gens et j’ai pas non plus envie de les torturer. Je veux juste rester avec elle. Pourquoi tu t’es foutu sur la route ? Tu pouvais pas juste passer ton chemin ? Tu pouvais pas prendre ce que je te donnais et suivre ta route ? Pourquoi vous compliquez toujours tout ? C’est PAS dur. JUSTE ELLE E… »
L’asiatique n’eut pas le temps de finir la phrase. D’un geste de l’avant bras, il avait balayé l’air envoyant dans une perte de contrôle l’ensemble des piques du bras en direction d’Ulysse. Aucun doute qu’ils traverseraient la peau, la chair comme du beurre. Ils apporteraient le poison et dans le fond c’était peu important n’est ce pas ? Il pourrait s’immuniser, coaguler sans problème grâce à son don. Pourtant Yoshi avait porté la main à sa bouche, soufflant un « désolé » sincère alors qu’il craignait les dégâts qu’il avait commit.
[HRP: J'y arrivais pas. Désolée pour la qualité plutôt médiocre du coup =S]
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Jeu 7 Juil - 22:43 | |
| Le Manteau, l'eau, les flots qui emportent ce bien si précieux, cette photographie que j'avais dans mon cœur ce pincement, c'était un adieu, imprimé sur un papier maintenant jauni, j'avais perdu cette photographie, ce petit carré de couleur au coin corné par le temps. Elle venait de disparaitre, celle que j'avais tant aimé, emporté par les idioties de cet inconnu. Il ne m'avait pas encore frappé, mais pour moi, c'était un coup de couteau, un poignard qu'on enfonce dans mon corps, millimètre par millimètre, l'acier sanglant qui vous transperce, cet acier qu'on appel les souvenirs. J'avais gardé cette image de nous deux quand l'histoire allait encore bien, j'avais fait prendre par un touriste nos deux visages souriants et voilà que par cet action, tout venait de disparaître. Elle n'était plus rien qu'un souvenir, une impression sur du papier couleur emportait par les eaux.
J'étais à moitié absent quand l'asiatique commença à s'emporter, Elle, Elle... Elle, j'avais rencontré le grand Amour, vous savez, celui avec un grand A, oui, j'avais aimé, je plaide coupable, le soucis que c'est que j'avais aimé trop tôt ou trop tard et que finalement on ne m'avait jamais rendu autant d'amour que j'en donnait et finalement, de crainte de ne recevoir que des miettes, j'avais arrêté de donné pour ne devenir qu'une coquille vide. J'avais eu le droit à des dizaines de psychanalystes sur mon cas, de la psychiatrie, des médicaments, j'avais tenter de trouver ma place pour finalement réussir à rien du tout.
J'aperçus alors les pics fondre vers moi à une vitesse ahurissante, je senti alors cette panique, ce petit mélange de dopamine et d'anxiété qui fait battre votre coeur si vite, ce petit rien qui vous fait vivre. D'instinct, je levais les bras devant mon visage pour me protéger, je senti alors une douleur, puis, quelques choses d'étrange, mon sang, mon propre sang me servait de bouclier, quel étrange don tu avais là inconnu du bord de l'eau. Oui, c'était étrange tout comem toi. Désolé. Pouvait on être désolé de "tirer" sur quelqu'un qu'on doit tuer? Je baissais doucement mes bras, je sentais mon sang perler sur le sol, quelques pics avaient touché sans que cet étrange pouvoir ne fonctionne. Je sentais déjà l'odeur cuivré du sang, ce parfum si commun à mon goût. J'avais pris l'habitude de cette odeur que j'avais pourtant en horreur.
Je restais donc un instant à le regard. Il ne voulait pas se battre, il ne voulait pas tuer, il ne voulait pas mourir, juste LA protéger. Qui était-elle? Une soeur? Une bien aimée? Je comprenais ce qu'il ressentait... Faux, je ne pouvait pas le comprendre car je n'avais jamais réussi à protéger qui que se soit, pas même moi même. Je prends alors conscience d'une chose, ce mioche, lui peut réussir, ce gamin avec la peau parfaite, avec son visage doux peux tout réussir, il a l'avenir au bout des doigt. Je peux pas le buter putain, j'ai pas le droit!
Je constate une fois de plus du fossé qui nous oppose, lui, sa jeunesse, sa candeur, sa beauté presque féminine avec sa peau parfaite (attention, commencé pas à penser que j'ai changé de bord, mais il faut avouer que voilà... bah... mettez son visage sur le corps d'une nana et je suis partant, enfin bref). Et moi... Mon innocence perdu, mon corps brisé, mon esprit malsain et ma gueule cassé. C'est une chose qui marque les gens ma gueule, ce visage creux et cet air de chien battu refusé même par la SPA. J'inspire doucement, puis fait un pas vers lui, je crois avoir compris l'essence de son don. Je souffle doucement : -Ne soit pas désolé... Le sang coule le long de mon bras pour tomber dans un léger clapotis sur le sol. Je ferme les yeux et passe négligemment ma main sur mon visage, ça embaume le sang, j'm'en fout sur la gueule mais je m'en fous. Je fais un pas de plus, je continue :-Je n'aurais pas dut essayer de me joueur de toi. Je ne suis plus personne, plus rien. Juste un.... monstre.... qui essaye de survivre.Je commence à fermer deux trois boutons de ma chemise, je suis encore plus proche, je peut déjà sentir sa respiration, je sais que la mienne est bien trop mal contrôler, je sais que je marche sur des œufs. Oh, je pourrais aisément lui briser la nuque, j'ai été entraîné pour ça, j'ai été formé à faire ça, j'ai fait ça. Mais je sais qu'on fond de moi je ne pourrais faire ça. Je continue :-Je n'ai pas envie de tuer non plus, je ne veux plus de cries... Que dirais tu que je reprenne mon chemin, que je te laisse sur ta route... Tu pourras alors rester pour elle.J'ai fait un pas de plus, je peux sentir son parfum, presque entendre son cœur battre, j'ai une envie de le serrer contre moi encore, ressentir ce corps qui m'enlace le mien sans se poser de question, j'aimerais revenir dans le temps pour retrouver cet instant, je sais qu'en tendant le bras je pourrais le toucher, il ne doit y avoir pas grand chose entre nous deux, je suis dans son espace vitale, je le surplombe de mes grands yeux azurs. La tension m'est insoutenable, j'ai l'impression d'être dans une de ses scène de doki doki pour adolescente japonaise, en pleine série yaoi. Allez bordel de merde de sainte mère de dieu dit "oui" qu'on s'en sorte tout les trois. Toi, moi et ma fierté (qui dans ce cas se nommait virilité de mâle alpha!) |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Dim 10 Juil - 11:22 | |
| Un prénom n’était pas donné au hasard ! Il reflétait une part de vous. C’était comme si on vous destinait à devenir quelqu’un dés votre naissance. La mythologie hurlait à Yoshi qui était cet Ulysse devant lui. Peut être avait il menti sur cela aussi. Peut être n’était il pas l’homme qu’il prétendait. Ou était l’importance de cette vérité. Ce nom d’Ulysse n’était pas anodin.
L’homme se redressait laissant fuser quelques paroles que Yoshi ne parvenaient pas à comprendre dans toutes ses significations. Un monstre ? Quel genre de montre ? Etait il un dragon, un géant, un Hulk bis ou était il plus sournois, plus difficile à découvrir tel qu’un staphylocoque ou une bonne gastro ?
Dans toutes ses interrogations, Yoshi se senti reculer alors qu’Ulysse poursuivait son ascension , son avancé vers lui, vers la victoire. L’asiatique pouvait voir chacun de ses traits, de ses gestes, sentir son souffle. Il aurait voulu hurler, fuir, avoir le courage, la solution, la foi. Il aurait souhaiter agir comme un homme plutôt que se retrouver à trembler, à se sentir aussi mou que du beurre de cacahuète. Il se sentait pathétique, réduit à un idiot de gamin, à l’insignifiante petite chose. Ulysse ne faisait que le presser, le presser avec intensité contre la rambarde. Oui, Yoshi avait reculé à l’avancé de l’inconnu. Il était maintenant comprimé comme un vulgaire oléagineux dont on cherchait à extraire toute l’huile. Pourquoi ne lui brisait il pas la nuque, l’étouffer ou lui mettre un coup à la tranchée s’il n’avait pas l’intention de tirer quelque chose de lui ? Le tuer, là , maintenant, l’aurait rendu inapte à faire le moindre mal à cet inconnu fort surprenant.
C’était la guerre. C’était l’enfer C’était l’heure de vérité L’heure de s’éprouver.
Il restait planté là, à regarder l’homme. Qu’espérait-il ? Qu’il soit assez naïf pour trahir sa sœur, sa cause ? Il devait choisir parce que c’était la guerre. Cette guerre extérieure mais aussi intérieure. Contre lui-même, sa lâcheté… Il n’était pas fou. Les bras de la sénilité ne l’avaient pas encore saisi et il comptait prendre une décision. Laquelle ? Il était coincé !
Les grandes billes sombre de Yoshi se braquèrent sur cet être de chair et de sang, du même sang particulier que le sien. Il avait réussit à obtenir une carapace plus puissante que la sienne. Il n’avait jamais pu stopper que des coups avec la solidité de son sang. C’était impensable. Il ne pouvait mieux maitriser son don que lui. Comment avait il fait pour arriver à être plus fort alors que quelques minutes auparavant, il se mourrait du contact de son poison, de ses poisons? Tout cela, avait il était un jeu ? Quel en était le but.
Sans perdre sa coquille, sa carapace blindé de piques aiguisés, Yoshi se décolla de la paroi pierre pour avancer vers Ulysse. Il devait en avoir le cœur net. Il devait en être certain. Soufflant son poison, inodore, incolore, il admira sa peau. Il n’avait qu’à respirer pour que le tout se passe. Si c’était le même don que le sien, alors la peau devrait prendre une légère teinte rougeâtre. Le tout ne tarda pas arriver. L’asiatique avait déjà entendu parler des copieurs de don mais aussi de leur faculté à absorber les mémoires. Savait il pour son sexe ?
La question n’eut pas le temps d’être posée, qu’un bruit détonnant se fit entendre au même moyen qu’une violente douleur.
Un coup de feu, Un coup de colère Un homme joyeux Dans sang dans l’air.
D’abord un coup de vent, un souffle, une chaleur cuisante. Ensuite, la joue d’Ulysse puis le cou de Yoshi. Une éraflure, une simple éraflure pour les deux. Une grimace de douleur s’empara de Yoshi qui eut un réflexe particulièrement idiot : propulser les piques hors de son corps. Il n’était pas maitre de son don. Il propulsait à chaque émotion trop violente, trop forte. Si seulement Ulysse n’avait pas été entre lui et le monstre, il aurait pu toucher la grosse bête. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’Ulysse avait eut un réflexe aussi : son bouclier. Qu’importe au final, Yoshi lui montrait le meilleur moyen pour ne pas se vider de son sang. Coaguler. C’est ce qu’il fit subir à sa blessure et à celles d’Ulysse en le poussant en arrière sans le moindre ménagement. Il devait avoir de la place s’il voulait affronter le danger. Bloqué, il ne pourrait rien faire.
Derrière eux, un géant armé d’un flingue approchait. Les yeux se gardant l’un l’autre expliquait sans la moindre contrainte l’erreur de cible du mutant. Il devait mesurer cinq bons mètres et il grognait en riant
« J’ai toujours détesté les homosexuels ! Alors si je peux péter la gueule à du résistant en défonçant de fêlons… je vais prendre mon pied ! Toi le petit asiatique, tu ne seras qu’un dommage collatéral !»
Voilà une réplique qui allait plaire à Ulysse et son égo de mâle alpha!
[hrp: J'ai des grosses pannes d'inspirations en ce moment. Alors je me suis dis qu'en mettant un peu d'action, ca irait peut être mieux ^^]
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Dim 10 Juil - 19:18 | |
| Homosexuel? Que.. Quoi? De quoi il parle là? Et surtout de qui il parle? De moi? Attends, non, je veux dire, stop, je suis pas du tout du tout attiré par le p'tit asiatique! Je dis pas qu'il a quelques choses, enfin bon, enfin, bref, non, mais stop. On va arrêté de penser à ça, c'est bon pour moi et revenons quelques instants auparavant.
Il m'avait semblé que l'animal sauvage qu'était l'asiatique se laissait peu à peu apprivoisé, enfin, c'était une façon de parler, car il semblait coriace le bestiaux, du genre prêt à vous bondir à la gorge, le tout, c'était d'être calme, comme pour les chats errants, il fallait faire preuve de subtilité, de douceur. J'étais bien dans la merde tiens.
Je senti une légère chaleur m'envahir, et surtout une sorte de fatigue, j'assimilais cela au don du nippon (ni mauvais... hahaha je fais de l'humour). Il était vrai que j’absorbais tout, mémoire, pensée, pouvoir, mais les pouvoirs étaient d'une force inférieur à ceux de leur propriétaire, la mémoire rarement complète et j'étais souvent obligé d'user de mon don plusieurs fois pour connaître une personnes "par cœur". C'était cela qui avait entraîné ma schizophrénie, a force de prendre les pensées, l'historie de certaines personnes, ils étaient devenus une partie de moi. Le soucis était que ce genre de personne était rarement recommandable, souvent des criminels de la pire espèce. Dès lors je partageais le chaos de mon esprit avec des véritable assassin, des hommes plusieurs fois condamné pour crime contre l'humanité, terroriste et j'en passe des meilleurs. Bref, la fatigue devait être un contre-coup de l'utilisation des dons (ce qui arrivait souvent aux mutants de "bas niveau" ou peu expérimenté.) et je ne m'inquiétais pas plus que cela.
Savez vous que la vitesse d'une balle est plus rapide que celle du son? Dès lors, on est souvent mort avant de se rendre compte qu'on a été touché. Dans cette même idée, un tireur d'élite entendra le son de sa déflagration, puis verra sa cible mourir et ensuite celle-ci entendra le coup de feu. Les armes, les flingues, merci à ces putains de chinois pour leur inventions. Je senti le feu me déchirer la joue et ça claqua dans l'air. Je venais de me faire tirer dessus et ce qui me choqua le plus fut le sang giclant de la peau d’ivoire de Yoshi. Le gamin! NON! Instinctivement, mon sang forma cette barrière protectrice et le jeune balança partout des piques. Bravo mon gars, non seulement tu viens de ruiner tes vêtements mais aussi les miens. Va falloir apprendre à maitriser ton don! J'allais réagir quand l'asiatique me poussa. Ne voyait pas une critique de ma part, mais je dois avouer que je ne m'attendais pas à me retrouver le cul au sol. Mais, malgré la force toute relative de l'asiatique, il fallait ajouter à cela, l'effet de surprise de l'attaque et ma stupeur face au précédent assaut. Bref, le cul par terre, je me mit à réfléchir. Comment cela se faisait il que j'ai été touché à la joue et lui à la gorge? Le tireur devait être sur-élevé!
Je jetais un coup d’œil en arrière, ce qui me frappa le plus fut déjà la taille du bestiaux, du genre un gros monstre, une taille titanesque certainement plus grand que moi avec le jap' sur les épaules. Puis vint alors l'image du mec avec un flingue. Un flingue! Bordel de merde il était armé l'enculé de sa race de mort! (oui, je suis vulgaire), instinctivement, je porte ma main sur mon côté dans l'espoir de trouver mon salut, mais rien. Et oui, pas la moindre arme, mon seul salut était au fond de l'eau envoyé par notre petit asiatique préféré. Bravo du con! Y a un autre truc qui me foutu en rage, le petit speech de mister hulk! Non mais sérieusement, c'était quoi ce foutage de gueule? J'venais de faire une tentative de suicide, je m'étais fait empoisonné, envoyé des pics dans la gueule et là on venait de me considéré comme un homosexuel. Mais non de dieu, raz le cul là!
Je restais assis sur le bitume avant de me relevait, si j'avais eut une paire de lunette de soleil, je crois que je les aurait enlevé. Là, je me contentais de passer mon pouce sur mes lèvres. Je crois que ce qui venait de me mettre en rogne le plus, ce n'étais pas tant "l'insulte", traité quelqu'un de pédale c'était ps si horrible. Mais menacé l'asiatique là, non il dépassé largement les bornes! Et bien entendu, quand on veut protéger quelqu'un, on agit toujours stupidement, ainsi je mettais une main devant cet inconnu que je nommerais dorénavant sonic en hommage à ce héros à pics de séga (c'est plus fort que toi!) et soufflais : -Barre-toi mon gars, je m'occupe de ça...Bah ouais,sans arme, sans pouvoir maîtrisé, avec ma bite et même pas mon couteau. J'avais de l’espoir, putain ce que je peux être con des fois. Sérieux, j'ai quoi à me la raconté là? |
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Lun 11 Juil - 0:29 | |
| C’était bien connu que la bite d’Ulysse était la plus dangereuse des armes de la planète ! Humhum… Revenons en aux faits voulez vous !
Le nez de Yoshi se dressa de toutes ses forces ce le colosse. La mâchoire se décrocha alors qu’il restait au sol comme le dernier des idiots. Il était bien naïf de ne pas bouger. Il pensait réellement qu’en restant immobile, il passerait inaperçu ? Pauvre petit agneau, c’était à se demander comment il était resté en vie durant tout ce temps ! Jetant un coup d’œil à son torse, il vérifia rapidement sa poitrine. Rien en vu, aucune bosse, aucun téton… OUF ! Imaginez-vous en train de filer une érection, ou pire encore, à un géant de cinq mètres… Ca aurait pu être dramatique ! Bref ! Catastrophe évitée surtout que pensez vous, personne n’avait pensé à faire des vêtements extensible de taille d’homme à immeuble! Oui notre géant était en slip !
Cinq doigts s’aplatirent sur le sol afin de repousser sa carcasse transpercé. Les billes du hérisson se dressèrent sur cet étrange personnage. Mais finalement… ils s’entretuaient ou ils se sauvaient les miches mutuellement ? Pour l’instant Yoshi considéra temporairement que le type suicidaire était de son coté…A moins qu’il tente une nouvelle tentative de suicide en se jetant dans la gueule du géant. Tout était envisageable !
Yoshi leva un sourcil en laissant tomber son regard sur la main tendue devant lui. Il redressa lentement le regard sur le visage d’Ulysse. Il ne put contenir un brin d’humour…habitude mauvaise dû à ses fréquentations (merci Thomas).
«Une tentative de suicide par jour est la limite recommandée par l’organisation mondiale de la santé ! »
Pour la nature de l’humour et le contenu vous pourrez repasser plus tard ! Yoshi se concentrait, tentant d’ignorer les lourds pas du géant en leur direction. Il tentait de retrouver ses piques, de les sentir transpercer sa peau, de pouvoir les propulser plus loin sur l’ennemi. Les piques poussaient avec la colère. Vite ! Une pensée qui le mettrait hors de lui ! Il n’allait pas penser à
« de la ratatouille Non non… faut pas rester bloqué contre la rambarde ! Mauvais plan ! Très mauvais plan…»
Non c’était évidement pas la bonne idée, échec cuisant ! Le géant semblait rire de la peur qu’il créait, agaçant particulièrement Yoshi qui perdit son sang froid ! Si Yoshi avait un réel défaut c’était sans nul doute son hyper sensibilité qui s’émoussait à tout bout de champ. Hurler, taper du pied, rire, hurler… C’était très fatiguant tout cela ! Voilà qu’il hurlait, mieux vaut tard que jamais donc :
« VA VOIR AILLEURS S’PECE DE GROS TAS SOUPE!! »
C’était de l’insulte ca Yoshi ! Tu es véritablement un mauvais garçon. Le géant, cependant, stoppait son avancé en riant de bon cœur. Si ce truc écrabouillait sa frangine c’était foutu ! Impossible de la récupérer. Elle serait capable de s’enflammer pour un rien. Aussitôt une multitude de piques couvrirent son avant bras. Les agitant en demi-cercle devant lui, pensait il réellement que ses petits piques allaient traverser la peau du géant et que la dose de poison serait suffisante pour atteindre son organisme ? La réponse en image je vous prie !
Quelques balles criblèrent le sol non loin d’eux. Ainsi, les piques s’envolèrent en direction du géant se plantant tant bien que mal dans la cheville mais surtout et particulièrement dans le sol. Bien sûr les chaussures pour panards de géant n’existaient pas non plus et Yoshi apprendra à viser un jour ! Il n’avait jamais été un tireur d’élite et encore moins un bon tireur tout cours. On ne pouvait pas être parfait ! Ulysse se sentait il aidé ?
Mais Yoshi espérait, attendait qu’une chose de déclenche, que son don soit utile une fois au moins pour se battre. Aucun effet, mesdames, messieurs, aucun ! En tout cas, ca ne sera pas immédiat. Au vu du rire, ca semblait même l’avoir chatouillé ! Super ! On le met Ko par le rire ? Leurs tentatives pitoyables de survies pouvaient prêter à rire. Au vu du poing qui se levait dans l'air...mieux valait penser à courir!
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 | Sujet: Re: Sous le pont Mirabeau.... Lun 11 Juil - 21:53 | |
| Peut être devrions nous arrêter de parler de mon phallus ou plus exactement de mon pénis, car un phallus est un pénis en érection, mais je vais cesser de parler de ça tout de suite maintenant car ça en devient indécent. D'ailleurs, je trouve qu'on vire presque au graveleux avec tout ça, franchement, où est donc l'amour courtois, la galanterie du temps des chevaliers? Je veux dire avant il faisait bon ton de parler avec des "gentes dames" et des "que nenni!". Ha, j'aurais voulu vivre à ces temps où l'on portait les monocles, des vêtements de smoking, des canes et des chapeaux haut de forme! «Une tentative de suicide par jour est la limite recommandée par l’organisation mondiale de la santé ! »Hô, mais t'es un putain de marrant mon gamin, sérieux t'as fait quoi? L'école du rire! Super cool! Dommage que t’ai raté la rentré de septembre! Hé tu sais quoi, tu vas fermer ta gueule avant que je colle mon poing dans ce qui est ta sale petite gueule de face de citron! J'allais lâcher une répliques cinglante quand je remarquais que le géant s'approchait de nous avec des intention qui n'avait certainement rien d'amicale. Il est vrai que je voyais mal le bestiaux nous faire un câlin! Je regardais le petit asiatique en retirant ma main qui était devant lui. Je grattais mon arcade droite d'un geste négligeant en écoutant de nouveau les paroles du jeune asiatique. Sincèrement, le petit manquait cruellement de répartie et je trouvais cela presque navrant. J'avais limite envie de le prendre par l'épaule et de lui souffler quelques répliques un peu mieux placer. Sincèrement, qui allait parler de ratatouille? Même moi je savais que c'était un étrange plat français, et franchement, les français, ces bouffeurs d'escargots et de grenouille, c'est pas que je les aime pas mais soyons un peu sérieux.
A l'instar du géant, je me retenais de ne pas exploser de rire. Je le vis exploser de rage. Le nain pas le géant, enfin, nain, tout est relatif! Bref, l'asiatique de service lâcha une sorte de vanne? Ouais, je crois qu'on aurait put appeler ça ainsi. Il venait en effet de souffler une insulte qui était vraiment, vraiment, vraiment pathétique. Sincèrement, GROS TAS SOUPE! C'est, enfin, vraiment, c'est nul! C'est naze, c'est pourri! C'est même pas une insulte! A la rigueur "Enculé de ta mère" ou alors "fils de pute" voir même "ta mère a vu plus de b..." stop, j'avais dit qu'on arrêté de parler de ce genre de chose! Sincèrement, vu l’insulte de Yoshi, j’avais maintenant la bo de Bad Boys dans la tête. La version de ce bon vieux bob Marley! Vous savez, bad boy bad boy! What... Ouais ok je chante mal alors je vais fermer ma gueule et surtout fermer celle de mon auteur car sincèrement c'est insupportable. Tout cas est il que notre Jackie Chan miniature projeta une belle myriade de pique vers le monstre cyclopéen. Fort heureusement pour moi, j'avais pris la précaution de faire un pas en arrière et admirait le.. .travail du bruce lee avec des chaussures à sa taille. Ce fut presque risible de voir les piques "rater" totalement leur cible. La sincèrement il fallait qu'il prenne des cours! Bon, en même temps, j'avais pas grand chose à lui dire, moi j'avais été instruit par deux services spéciaux différents, l'un de l'Ouest, l'autre de l'Est. J'avais était entraîné pour tuer! On m'avait appris à me battre à mains nues, à lutter contre plusieurs hommes en même temps, à manipuler des armes d'assaut, à fabriquer des explosifs. J'avais été instruit à la guerre, pas la propre non, on m'avait formé à l'art dégueulasse! Celui de la guérilla! Celui d'un vrai terroriste! J'avais formé des talibans, des criminels, ce genre de choses. Bref.... Revenons à l'instant présent,
Ha la vie du poing menaçant et brandit de façon sauvage, je ne put m'empêcher d'hurler :-Mouv'!Abréviation de mouvement, ce petit mot j'avais l'habitude de le dire quand je tombais sur un os. C'était un moyen de dire à mes collègues faut bouger notre cul sinon on vas se faire défoncer la gueule! Rapidement, un geste rapide, je bougeais sur le côté, esquivant le coup maladroit de la "bête". J'avais beau être fatigué par tout ce qui venait de se passer, l'instant, oui cet instinct de survie était plus fort que tout et me pousser à me battre! Je me mit à courir sur la gauche avant de bondir vers le monstre, ce dernier me regarda avec de grand yeux quand je le taclais à la jambe. Je frappais rapidement avant de reculer. Sous l'impact, la bête fléchis mais resta debout. Moi a qui on avait enseigné le systéma, l'art de combat des spetsnaz, les forces spéciales soviétiques (ceux qui étaient connus pour leur statiques... presque autant de terroristes tué que d'otage. Le coup du théâtre, la tchétchènie etc...). Bref, moi qui venait de foutre un coup à briser une jambe venais à peine de faire fléchir la bestiole qui me gratifia d'une magnifique mandale dans la gueule qui me fait exécuter un sublime vol plané qui plus tard passera à la postérité et sera certainement un de mes souvenirs favoris que j'évoquerais à mes compagnons d’infortune si tant soit peu que je survive encore quelques années. Enfin bref l’envol était facile, ce qui me posait problème était l’atterrissage, car une fois qu'on décolle, on sait jamais comment on va atterrir! |
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