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 Fallen [PV James L. Howlett]

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MessageSujet: Fallen [PV James L. Howlett]   Mer 10 Juil - 12:56

Laura déambulait dans les bas fonds de New-York, errant au travers des rues et vivant de pas grand-chose. Cela faisait un bon moment qu’elle vivait ainsi. Elle était bien sûr au courant pour Utopia. Qui ne l’était pas ? La jeune femme y avait d’ailleurs déjà mis les pieds une ou deux fois mais n’y était pas restée. Sa crainte était trop grande de faire du mal aux autres mutants. Elle les avait regardé de loin surtout ceux qu’elle avait côtoyé à l’institut Xavier par le passé, ceux qui avaient survécu au virus du moins. Par chance, Hellion faisait toujours parti des mutants comme Logan. Et désormais, ils avaient trouvé une terre d’accueil même si celle-ci dérangeait. Les forces armées l’avaient attaquée il y a peu de temps. Elle avait participé aux combats, se trouvant sur l'île ce jour-là. Le hasard ? Peut-être mais même si elle ne comptait pas habiter sur Utopia, elle n'aurait jamais laissé le territoire être perdu par les siens au profit d'êtres humains abrutis. Elle avait donc combattu au côté de Logan et des autres X-mens avant de rejoindre le continent. Les combats achevés, cela ne changeait rien pour elle. Elle ne pouvait toujours pas se permettre de rester vivre là-bas.

Elle était de nouveau seul. La solitude était au final sa seule véritable amie. Une amie fidèle qui l’accompagnait depuis sa naissance. Quelque fois elle s’était effacée au profit de quelques êtres vivants mais au final, elle revenait toujours, nimbant la brune de son aura, repoussant tous ceux qui voudraient l’approcher et les séparer. Mais la solitude n’était pas sa seule compagne. Solitude était partageuse et n’hésitait pas à inviter une autre compagne, la mort. Solitude et Mort, les deux compagnes, meilleures amies, ombres fidèles de X-23. Les deux semblant toujours aller de pair et formaient un trio étonnant avec la mutante. Elle les aimait autant qu’elle les détestait. Laura aurait voulu s’en débarrasser mais au final, finissait toujours par les retrouver, se consolant avec elles de ce qu’elle n’avait pas. Incapable d’exprimer ses sentiments parfois même de les éprouver, elle était souvent rejetée. En même temps, elle ne cherchait pas non plus à s’intégrer. Seul Logan avait tenté de la rendre plus sociable mais difficile de se faire accepter quand on ne s’accepte pas soi-même. C’était certainement cela son plus gros problème. Elle ne s’identifiait pas en tant que personne mais juste comme une chose, une création de laboratoire. Une chose que l’on avait créée dans le seul but de détruire et d’apporter la mort. Comme un animal on l’avait dressée à obéir et exécuter des ordres. Elle s’était longtemps pliée à cet exercice avant de finir par s’enfuir, cherchant autre chose, une autre raison à son existence et un « père » possible. Mais elle avait l’impression que tout le temps qui s’était écoulé depuis sa fuite du laboratoire n’avait été qu’une course veine à la poursuite d’une chimère.

Aujourd’hui, elle se retrouvait de nouveau avec sa solitude et la mort pour compagnes. L’odeur d’activation était comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête et par extension elle trônait au-dessus de la tête de tous ceux qu’elle pouvait côtoyer. Or depuis le virus Legacy, si peut d’entre eux avaient survécu que ce n’était pas la peine qu’elle en élimine plus. Elle ignorait si quelqu’un possédait la formule chimique de cette odeur mais se doutait bien que quelqu’un avait dû la récupérer et ne faisait qu’attendre le bon moment pour l’utiliser contre les mutants. Elle ne pouvait faire courir un tel risque à ceux à qui elle tenait. Elle ne tenait pas à grand monde alors le peu qu’elle avait, elle cherchait autant que possible à le préserver. C’était la raison qui la maintenait loin d’Utopia et la faisait rester parmi les humains que pourtant elle ne supportait pas ou bien peu. Quitte à commettre un carnage, mieux valait que ce soit contre eux que contre les mutants. Elle n’en était plus à avoir quelques états d’âme face à cette race.

Malgré tout, elle restait loin des centres de la ville, vivant là où la population était la moins importante, là où il avait le moins de risque pour tout le monde. Elle ne faisait pas grand-chose de ses journées à part déambuler dans des rues semi-désertes et aller parfois jusqu’aux abords du port et contempler dans le lointain la silhouette de l’île, refuge des mutants. Refuge mis à mal par l’armée mais refuge toujours. Laura éprouvait une certaine fierté envers les siens d’ainsi avoir réussit à résister à une armée. Nul doute que les Etats-Unis ne resteraient pas sur un tel échec mais ils se heurteraient de nouveau à un mur s’ils réessayaient.


« Tu prends combien ? »

Laura se retourna à l’interpellation. Une voiture venait de s’arrêter à son niveau. Vitre baissée, un homme tout ce qu’il y a de plus banal, attendait sa réponse en jetant quelques coups d’œil à la rue déserte. Il fallait dire que la nuit allait tombée et que peu de personnes se risquaient dans cet endroit. Peu de personnes sauf les camés et leurs pourvoyeurs ou les prostitués et leurs clients. L’homme faisait visiblement parti de la seconde catégorie et considérait Laura comme celle qui pouvait lui offrir ce qu’il était venu chercher dans cet endroit. En même temps, il n’avait pas tort. La jeune femme portait un short de jean court et un débardeur qui s’arrêtait au-dessus de son nombril. Il fallait avouer  que c’était trompeur ou pas d’ailleurs.

« 30 »

L’homme hocha la tête et ouvrit la portière côté passager. Sans un mot, la jeune femme monta dans la voiture avant que celle-ci ne démarre. Elle observait le paysage parfois chaotique qui défilait sous ses yeux sans faire attention à celui qui se tenait à côté d’elle. Elle connaissait trop la manière de faire depuis le temps. Jouer les prostituées ne la dérangeait pas plus que ça. Elle s’en fichait en fait. Elle n’y voyait qu’un moyen d’avoir à manger. Elle ne ressentait rien et donc n’en souffrait pas.  Du moins, elle ne s’en rendait pas compte ou ne voulait pas se l’avouer. C’est comme quand on lui fixait un objectif à tuer dans le passé. Elle s’exécutait sans une once de sentiment ou de remord. Là c’était à peu près pareil. La voiture finit par s’arrêter devant un hôtel plus que miteux. La chambre fut payée, les billets échangés et la chambre occupée. Presque robotisée, Laura faisait ce que l’homme voulait sans aucun état d’âme laissant le temps s’écouler jusqu’à ce qu’elle puisse aller prendre une douche et que l’homme parte. C’était l’un des rares avantages de se vendre. En plus de l’argent, elle pouvait bénéficier d’une douche plus ou moins chaude, tout dépendait de l’hôtel, et d’un peu de savon. Ce n’était pas si mal quand on vivait dans la rue. Propre, elle quitta l’endroit sans faire cas du regard semi-réprobateur, semi-lubrique du tenancier de l’endroit.

La nuit était tombée mais la mutante savait où dégoter à manger même à cette heure. Les putes avaient leurs habitudes et Laura était loin d’être la seule. Un casse-croûte était toujours apprécié en cours de nuit. Sauf que la brune se limitait à une passe de temps en temps, juste de quoi pouvoir s’offrir à manger. Elle atteignit le petit fourgon qui vendait quelques nourritures. Il ne fallait pas s’attendre à de la grande cuisine mais c’était mangeable au moins. Un sandwich et une bouteille d’eau plus tard, Laura rejoignit un vieil immeuble à demi-détruit. Un endroit parfait pour squatter sans qu’on vienne la déranger. Elle monta au troisième et dernier étage du lieu. La moitié des appartements n’existaient plus et ceux qui restaient, étaient éventrés et depuis longtemps vides de tout ce qu’ils contenaient. Même les murs avaient perdu peinture ou papier peint. Il ne restait que du béton nu. Elle pénétra dans l’un d’eux, les portes aussi n’étaient plus d’actualité. Elle s’installa, assise par terre, dans un coin. Elle leva les yeux au ciel. Il n’y avait plus de toit et elle pouvait voir les étoiles. Elle aimait bien les regarder. Enfant, elle ne sortait pas beaucoup des laboratoires ou centres d’entrainement. Le ciel, elle ne le voyait que rarement. Pourtant, elle avait toujours aimé les étoiles. Au moins, maintenant, elle pouvait les observer tranquillement en ce demandant si wolverine ou Jullian observait eux aussi ce ciel.

Elle contempla un instant le mur nu avant de laisser sortir une de ses griffes. La douleur n’était qu’une piètre information quand ses chairs étaient transpercées par l’os recouvert de métal. Sa malédiction. La griffe œuvra alors sur le mur, dessinant maladroitement. Le dessin n’était pas son fort. Elle ne savait pas. On ne lui avait jamais appris, ni même laissé découvrir par elle-même. Les traits s’alignaient en deux dessins enfantins, simples petits bonhommes de traits avec un cercle pour tête. La seule chose qui pouvait les identifier étaient les trois griffes que semblait posséder chaque main pour l’un et l’autre qui donnait l’impression de voler dans les airs. Ce n’était pas ressemblant mais ce n’était pas très important pour elle. Elle, elle savait qui s’était. Peu importait le reste. Elle afficha un léger sourire devant son chef d’œuvre avant de se coucher sur le sol poussiéreux avant de fermer les yeux, les deux dessins au-dessus d’elle comme de potentiels anges gardiens.

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Fallen [PV James L. Howlett]

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