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 Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]

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MessageSujet: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Jeu 31 Oct - 14:29

Les temps se faisaient durs et il semblait que la Terre concentrait tous les soucis de l'Univers. Vision égocentrique certainement mais Laura avait cette méchante impression. Depuis Apocalypse, tout semblait aller de travers voir pire. La naissance d'Utopia, l'attaque des Etats-Unis contre ce nouveau territoire, l'acceptation, la tragédie de Stamford et maintenant les Asgardiens qui venaient se planquer dans le coin. Putain de monde ! La mutante donna un coup de pied rageur dans un malheureux caillou qui ne lui avait rien fait, ni rien demandé, et qui, sous l'impact, alla fracasser une fenêtre des environs, provoquant des cris de femme qui n'eurent pour effet que de provoquer un haussement d'épaules chez la jeune femme. Elle avait d'autres chats à fouetter.

Même si Logan avait réussi à la convaincre d'avoir sa maison à elle à Utopia, elle ne se sentait pas plus chez elle là-bas qu'ailleurs. Elle restait toujours autant à l'écart des autres, arrivant juste à aller vers Logan, Rémy ou Warren. et encore, aller est un bien grand mot vu que c'était plutôt l'inverse. Bon d'accord y'avait aussi Jullian mais lui, elle le fuyait. C'était pas faute pour le jeune homme de chercher à la voir mais elle avait une légère tendance à bizarrement ne pas se trouver chez elle quand il venait. Bizarrement ou elle le sentait venir et partait se planquer pour ne pas le voir. Le pauvre ne devait plus trop savoir où il en était avec elle et c'était réciproque d'ailleurs. Laura avait bien du mal à comprendre et gérer ses émotions en sa présence. Craintive dans sa façon d'agir ou de réagir face à lui, elle préférait éviter le problème. Résultat, quel meilleur moyen de fuir les gens en quittant l'endroit où ils se trouvaient ? C'était l'une des raisons pour laquelle Laura revenait régulièrement à New-York.  

Une des autres raisons était sa crainte massive de tuer tout le monde sous le coup de l'odeur d'imprégnation. Warren et Rémy avaient aussi une part sombre en eux qui pouvaient leur faire péter un câble, comme elle d'une certaine façon, mais ils restaient sur l'île auprès des gens qui comptaient pour eux. Des gens à qui ils pouvaient se raccrocher. Mais du point de vue de Laura c'était bien trop risqué. S'ils perdaient le contrôle, les gens qu'ils aimaient tant, ils finiraient par les tuer. Ce qu'elle ne voulait pas alors même que beaucoup de leurs sentiments lui étaient inconnus. Difficile pour elle de saisir que les liens qu'ils avaient avec les autres étaient justement ce qui leur permettait de se maîtriser. La mutante ne comprenait pas cela malgré les efforts de Logan pour la sociabiliser. Lui qui n'était pas un grand amoureux des gens ou de la vie en communauté faisait vraiment tout ce qu'il pouvait pour l'aider mais cela ne semblait pas vraiment porter ses fruits.

La jeune femme songeait de plus en plus à quitter pour de bon l'île, le Sanctuaire des mutants. Elle ne s'y sentait pas chez elle et ce ne serait probablement jamais le cas. Alors pourquoi rester là-bas ? Là-bas, ailleurs, ça ne changerait rien pour elle. Cela changerait seulement pour quelques personnes qui n'apprécieraient pas la chose comme Logan ou Jullian. Mais ils oublieraient avec le temps. La brune se rassurait comme ça.

Elle avançait dans les rues de la ville, sans avoir d'objectifs précis. Elle vagabondait comme elle en avait souvent l'habitude, sans rien demander à personne, sans se préoccuper de personne d'ailleurs. Il était trop tard surement pour rentrer sur l'île mais cela ne la traumatisait guère. Elle trouverait bien un endroit où dormir, un squat, un vieil immeuble, une cave ou n'importe quoi d'autre. Elle n'était pas bien difficile.


"Hey ! Voilà la pute. Eh ben ça faisait longtemps que je t'avais pas vu. Cool les gars, on va pouvoir s'amuser ce soir."

La mutante se retourna sous l’appellation pour tomber en face d'un petit groupes de cinq garçons, jeunes hommes serait plus juste. Le leader était celui qui l'avait interpellé. Un blond qui lui rappelait vaguement quelque chose. L’appellation de "pute" ne la traumatisait pas, c'était plus le ton qu'elle n'appréciait pas. Vu comment il la regardait et l'avait appelé, Laura finit par comprendre que ça devait être un de ses anciens clients. Elle avait joué les prostituées un certain temps. Cela lui arrivait encore à l'occasion quand elle avait besoin d'un peu d'argent. Elle ne trouvait cela ni dégradant, ni choquant. Toute sa vie on lui avait enseigné que son corps n'était qu'un outil dont elle devait se servir pour tuer en général. alors se prostituer ce n'était qu'une autre façon d'en user. Le couplet du respect de soi ou de la cause des femmes, elle s'en foutait comme de sa dernière chemise. Tout ce qu'elle voyait, c'était que cela lui permettait de gagner quelques billets pour manger ou se vêtir.

"Elle prend pas cher et elle est douée - l'homme blond parlait à ses potes avant de la regarder, un sourire entendu plaqué sur son visage - Alors tu prendrais combien pour nous cinq ? On a les moyens tu sais."

Oui, vu leurs fringues, il n'y avait pas à en douter. Une bande de gosses de riches venue se faire une virée dans les mauvais quartiers, histoire de se changer les idées et de chasser leur ennui. Dans l'absolu, la mutante aurait pu dire oui mais elle avait encore un peu d'argent en poche. Logan n'était pas dupe et savait bien ce qu'elle faisait occasionnellement. Chose qu'il détestait et qu'il lui avait clairement fait savoir en tentant de lui faire la moral avant de se faire envoyer dans les cordes par sa "fille". Faute de vraiment pouvoir l'en empêcher, il lui glissait parfois quelques billets, espérant qu'elle les garderait. La plupart du temps, elle les lui refourguait dans sa poche mais cette fois-ci, il l'avait eu par surprise et elle n'avait trouvé les billets que beaucoup plus tard dans la poche de son short. Ne pouvant les rendre, elle les avait gardé et comptait les utiliser pour s'acheter de quoi manger voir s'acheter un ou deux vêtements ce qui ne serait franchement pas un luxe. donc tant qu'elle avait un peu d'argent, elle n'avait aucune raison de se prostituer.

"Pas ce soir. Une autre fois peut-être."

Elle se retourna, sans un mot, ni un sourire. Elle se foutait royalement de savoir si elle l'aurait de nouveau comme client ou non. Des mecs qui cherchaient des filles pas chers, il y en avait à la pelle. Ce n'était pas pour rien que c'était le plus vieux métier du monde. Il y aurait toujours de l'offre et de la demande. Sauf que le client ne comptait pas la laisser s'en sortir à si bon compte, ni lui, ni ses compagnons. A peine avait-elle fait trois pas, qu'il lui attrapait violemment le bras. Il resta perplexe quand elle ne pivota pas sous sa pression et il fit le tour de la jeune femme pour venir se poster devant elle accompagné de ses copains qui affichaient des airs bien moins avenants qu'un peu avant. Mais ce n'était pas cela qui allait impressionner Laura.

"Pourquoi pas ce soir ? T'as la migraine chérie ? - les autres éclatèrent de rire - c'est pas la bonne période du mois ? - nouveaux éclats de rire - T'es une pute, tant qu'on paye, tu devrais être contente, non ?"

Mais quelle bande d'abrutis doublée de petits cons ! Ils pouvaient pas lui foutre la paix. Elle demandait rien à personne et voilà que ces crétins s'amusaient à la provoquer, ce qui ne lui faisait ni chaud, ni froid, mais surtout l'empêchaient d'avancer, ce qui était beaucoup plus contrariant pour elle.

"Ni l'un, ni l'autre. J'ai juste pas besoin de frics ce soir. Allez voir ailleurs."

Sa dernière phrase était dangereusement basse. En mission, Laura savait parfaitement garder son self-control, c'était une question de vie ou de mort quoique souvent la rage prenait le dessus. Mais la mettre de mauvaise humeur dans le quotidien c'était s'exposer à sa colère et ce n'était pas beau à voir.

"Mais regardez-moi ça les gars, une pute qui a pas besoin de frics ? Vous y croyez ? - les rires fusèrent alors que les jeunes hommes commençaient à l'entourer - Admettons. Mais c'est encore mieux pour nous si c'est gratuit. Hein les gars ?"

Les approbations fusèrent, faisant pousser un soupir à la mutante. Elle savait n'avoir pas le droit de s'en prendre à des humains et encore moins les tuer. Elle allait devoir jouer serrer alors qu'elle n'en avait pas envie. Pour un peu, elle les laisserait presque s'amuser juste pour qu'ils lui fichent la paix mais elle n'aimait pas trop la façon dont ils s'exprimaient. Elle sentait la colère monter en elle. Mauvais signe. Elle essaya cependant de rester relativement calme et d'avancer mais en vain.

"Laissez-moi passer... s'il vous plait."

Si Logan avait été là, il aurait poussé un sifflet strident devant cette marque de politesse qui ressemblait si peu à Laura. Pour un peu, il en aurait lâché son cigare au sol mais il n'était pas là. Les autres types éclatèrent de rire sans comprendre combien cela avait été difficile de dire ça pour la jeune femme, faisant monter un peu plus la colère en elle. Colère qui faisait de plus en plus taire la voix du professeur qui avait dit et répété qu'il ne fallait pas qu'il y ait des incidents avec les humains.

"Mais regardez-moi ça ! C'est qu'elle est polie en plus la pute. C'est mignon. Qu'est-ce que vous en dites les mecs, on la laisse partir vu qu'elle nous la demandé si gentiment ?"

Les éclats de rire firent comprendre à la jeune femme qu'il se foutait totalement d'elle. Cela promettait pour la suite mais Laura parvenait encore à se contenir. La question était de savoir pour combien de temps encore. Les hommes se rapprochèrent, laissant leurs mains passer sur elle alors que la jeune femme cherchait un moyen de les envoyer valser sans trop leur faire de mal. En d'autres temps, elle ne se serait même pas posé la question et cinq cadavres éventrés se seraient retrouvés sur le sol. Mais les choses étaient un peu différentes désormais même si Laura avait l'impression de ne pas avoir évolué, elle avait bel et bien changé.

"Elle est bien foutue."

"Ouais et pourtant elle a encore du tissu sur elle. T'es beaucoup mieux sans rien sur le dos, chérie."

Les mains du blond, histoire d'appuyer ses propos, allèrent déchirer la brassière qui couvrait ses seins, laissant apparaître son soutien-gorge.

*Bande de primates !*

"C'est déjà mieux, non ?"

Murmures d'approbation alors que Laura s'en foutait toujours autant. Mais vu comment les mains et maintenant les corps se frottaient à elle, mieux valait agir et vite. Sans une once d'émotion sur le visage, elle attrapa le blond par les bras et lui envoya un violent coup de genoux dans le bas-ventre, le faisant hurler et se plier en deux. Ahlala ces hommes ! Toujours le même point faible ! Le type se tenait les parties, roulé en boule sur le sol.

"Espèce de salope... Sale garce... Pute..."

C'est bizarre comme, sous le coup de la douleur, les qualificatifs péjoratifs avaient tendance à fuser. Le blondinet s'énervait alors que la mutante restait relativement calme, trop peut-être. Elle fit un pas en avant, ne cherchant pas spécialement à s'occuper des autres. Elle voulait juste s'en aller. Mais les hommes étant ce qu'ils sont, c'est-à-dire parfois très très cons, surtout ceux là qui devaient avoir le QI d'un bulot mourant sur l'étale du poissonnier, l'attrapèrent pas les épaules pour la retenir et l'un d'entre eux, lui fila un coup de poing mastoque dans les reins, ce qui la fit chuter au sol.

"Enfoiré !"

Ben oui, chacun son tour pour le vocabulaire familier. A genoux, elle se tenait les reins. La régénération n'ôtait pas la douleur, hélas. D'autres coups vinrent sans que Laura n'ait le temps de réagir. Elle encaissait, cherchant un moyen de ne pas les mettre en pièce mais cela devenait franchement dur. Au bout de quelques instant, elle se releva brutalement, envoyant ses adversaires au tapis d'un coup. Ce n'était que des humains après tout. Poings en avant, la lèvre fendue et les yeux devenus sombres, elle était prête à répliquer mais surtout elle sentait les lames appuyées contre sa peau. Si ça continuait, elle allait sortir ses griffes et là, ça deviendrait un jeu de massacre. Les hommes avaient encore une chance de s'en sortir mais visiblement ils n'avaient pas envie de s'en saisir. L'un d'entre eux ramassa une barre de fer qui traînait dans le coin alors que les autres prenaient plus ou moins la posture de Laura, prêts à la passer à tabac.

"Je crois que t'aurais mieux fait d'accepter ma proposition la pute."

Le blond s'était remis sur ses pieds et avait un peu repris du poil de la bête, prêt à en découdre avec elle. La poisse ! Comment faire pour éviter de les tuer ? Un problème qui semblait insoluble à la mutante qui pour la première fois de sa vie fit un pas en arrière, se demandant si la fuite n'était pas préférable plutôt que le meurtre.


Dernière édition par Laura Kinney le Sam 4 Jan - 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Sam 2 Nov - 1:49

Un jour de plus qui se déroule sans rien de bien particulier dans cette ville de fou, peuplée de cinglés tous plus tordus les uns que les autres, encore un jour rythmé par le calme plat rompu par une manifestation de civils venant clamer haut et fort leur mécontentement vis-à-vis des récents évènements, la naissance de la cité d’Utopia, cette espèce de… haine raciale qui grandissait vis-à-vis des mutants qui trouvaient de moins en moins leur place au milieux de cette forêt noire de gens ingrats et égoïstes qui semblaient avoir oublié que s’ils étaient en vie aujourd’hui, c’était en grande majorité grâce aux surhumains qui aujourd’hui faisaient l’objet d’une sorte d’effet « ras le bol » car s’ils sauvaient le monde pour la plupart d’entre eux, une grande partie avait également la fâcheuse manie d’amener avec eux leur lot de problèmes et de dangerosité. Quoi de plus légitime que de supprimer un groupe de personnes qui attirent les ennuis, c’est tellement plus facile de rejeter les gens différents car ils représentent une minorité facile à atteindre. C’est tellement plus facile de faire porter la misère du monde par des gens qui ne sont pas nous et ainsi pouvoir se trouver quelqu’un à détester et sur qui on pourrait refourguer tous les problèmes du monde plutôt que de se remettre en question. Et même les super-héros avaient entamé un conflit entre eux, si même les gentils commençaient à se faire la guerre mutuellement, où pourrait bien aller le monde ? Et que serait-il amené à devenir si une véritable guerre civile venait à être déclenchée ?

Bonne question… très bonne question je dois même dire… en revanche pour ce qui est de la réponse, ce n’est certainement pas moi qui pourra vous l’apporter mon cher monsieur le journaliste !

Et oui encore une journée de plus à ne rien faire d’autre que de trainer à longueur de temps devant la télévision qui diffuse en continue des reportages plus ennuyeux les uns que les autres, les reportèrent racontent tous plus ou moins la même chose suivant la chaine, à un ou deux mot près… leur visage terrorisé montre bien dans quel état de détresse se trouve New York, mais moi ça me fait doucement sourire. Ils posent des questions, mais ils n’essaient même pas de trouver des réponses. Bon sang qu’est ce que ca peut être lourd de devoir supporter à longueur de temps les jérémiades d’un pauv’ type qui se balade toute la journée avec un micro à la main suivit de près par son caméraman pour filmer les rues d’une ville qui semble peu à peu sombrer dans son propre trou du cul. Avec tout ça, j’en oublis presque que je suis a sec niveau boulot, c’est pas que, mais je commence sérieusement à me faire chier moi !!!

Affalé dans un fauteuil miteux je tiens à ma main la télécommande qui me sert d’échappatoire au monde extérieur et qui pourtant ne fait que m’y renvoyer puisque toutes les chaines diffusent constamment la même foutu information en boucle. Guerre civile par ci, conflit inter super héro par là… blablabla, mais ils ne s’arrêteront donc jamais ?? Ou sont passé nos bonnes vieilles sitcoms avec leurs rires préenregistrés et leur humour douteux mais qui suffisait à faire passer le temps ? Je m’ennuis… bon sang mais qu’est ce que je m’ennuis !! Y faut que je face un truc… que je me lève, que je… que je dégotte un contrat, mes doigts me démangent tant cela fait longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de pointer une arme sur une malheureuse victime, si elles le pouvaient mes articulations auraient surement rouillées. Je ne tien plus en place, les doigts de ma mains libre tapotent frénétiquement sur l’accoudoir du fauteuil tandis que ma jambe tremble d’énervement en appuis sur le sol. Je zappe encore et encore, mais c’est toujours la même chose, rien d’intéressant à part ces maudites informations. Sans déconner, me dites pas qu’y à rien de mieux à montrer que CA ?! Vous me faites déprimer ! J’en ai marre !! J’en ai marre !! Faut que je trouve un truc a faire, un truc, un truc, un truc… #On pourrait aller voir si Hellhouse à du boulot pour nous# -Ou faire le tour des petites annonces, à tous les coups quelqu’un cherche à recruter un mercenaire ?- #Ou simplement sortir, on tombera peut être sur quelque chose d’intéressant# -Sinon y a le magasin de BD qu’est peut être ouvert- #Ou la prostitué du coin, parait qu’elle a repris du service…# Cette vieille peau ??  Beurk… la dernière fois que j’ai voulu aller la voir elle m’a pris une fortune avant de se faire la malle sans même m’avoir accordé un petit plaisir ! #faut dire que n’importe qui fuirait en te voyant à poils !# Qu’est-ce t’insinues ?? Je vaux aussi bien que n’importe quel mec… et puis pourquoi on se retrouve à parler de ça hein ? -Tu disais que tu t’ennuyais- Ah oui…  Bon bah je propose une alternative alors… si on levait simplement notre cul de là et qu’on allait se bouffer un truc au mexicain ! #Ouais bon plan !# -Sauf que t’as plus une tune…-  Ouais bah ça c’est qu’un détail…

Bon c’est décidé ! On va faire ça ! Je me lève donc sur mon séant, motivé comme jamais ! J’éteins la télévision, bien décidé à bouger de mon appart pourri, mais arrivé devant la porte d’entrée je suis pris d’une fulgurante hésitation. La dernière fois que je suis sorti, je me suis retrouvé avec les flics aux fesses pendant des heures. Bah… y suffit que personne ne me remarque, c’est pas comme si y me connaissent pas au snack ! C’est de loin et de près le seul endroit public où je m’autorise à me rendre alors ADVIENNE QUE POURRA ! La porte claque, les murs trembles, je suis enfin sorti. Lorsque je me déplace dans les ruelles de la ville, le peu de personne que je croise me jettent des regards incertains, pas comme si j’en avais pas l’habitude, mais en général j’aime bien gratifier les passants d’un petit « coucou » de la main lorsque ceux-ci me dévisagent avec appréhension. J’ai fini par être un peu… oh un tout petit peu connu et aussi redouté bien que je ne sois pas si méchant que cela, n’est ce pas ?? Oooh mais si, c’est juste qu’y faut pas me provoquer et ça tout le monde l’a à peu près compris. Après tout, je ne tue que lorsque je suis payé pour le faire… ou alors en cas de légitime défense bien entendu, ou alors peut être si je tombe sur un gars qui m’a fait chier aussi, ça c’est possible. Mais sinon, je ne suis pas un méchant, je le dis et je le redirais encore jusqu’à ce que ca rentre dans vos petites têtes !!!

Je ne crains pas le regard des autres, mais j’essais tout de même d’éviter de me faire remarquer le plus souvent possible, il est préférable pour un mercenaire de garder sa couverture intacte et même si je ne suis pas en mission, j’aime à me dire que ceux qui me voient son certainement entrain de ce demander pour qui sonne le glas aujourd’hui ? Dans un coin de poubelle, un clochard me demande la charité, je lui réponds que je n’ai pas le temps et que de toute façon j’ai oublié mon porte-monnaie à la maison et que si y veut du fric, y ferait tout aussi bien de se trouver un travail. Je me trouve gratifié ensuite d’une splendide série d’insultes toutes plus fleuries les unes que les autres, mais moi ça me fait rire. Comme on dit y a que la vérité qui fâche et ce gars là, semble être assez furax, comme quoi ! Je poursuis mon chemin sans me préoccuper du monde qui m’entoure, je passe devant une ou deux boutiques, rien de bien intéressant en somme. Les hauts buildings cachent en grande partie un ciel nuageux et triste, couvert de gris et de blanc. Bizarre, la météo n’avait pas annoncé de pluie pour aujourd’hui, mais de toute façon je ne pense pas que le temps soit un sujet de préoccupation majeur pour la population de nos jours.

La journée était également bien avancée, il y avait de grande chance pour qu’un orage éclate avant la nuit, mais déjà le ciel devenait sombre. Et ce n’était peut être pas plus mal, j’ai toujours préféré me « promener » pendant la nuit que pendant la journée. Mais avec le fuseau horaire printanier, on avait encore un peu de temps avant de voir les premières étoiles pointer le bout de lueur frimousse rayonnante et le soleil brillait surement encore fièrement derrière la masse nuageuse qui obscurcissait le ciel. Je me rapproche doucement de ma destination, perdu dans mes pensées les plus lointaines, en fait je ne me pose pas de questions existentielles, j’ai arrêté depuis que je me rends compte que ça me fiche une migraine atroce, mais rien que le fait de se perdre dans l’observation d’une ville qui semble chaque jour se renfermer un peu plus sur elle-même suffit pour me dire que le monde est tombé bien bas. Même plus drôle ! Les humains ne fonts plus confiances qu’en leur semblables, et toute forme de bizarrerie telle qu’elle soi n’est plus forcément la bienvenue. C’est pour ça que les mutants disparaissent tous pour se rendre à Utopia, mais s’ils croient que leur calvaire disparaîtra parce qu’ils se terrent entre eux, ils se trompent lourdement. C’est l’une des raisons qui m’avaient poussé à refuser de me rendre là bas. Premièrement parce que les mutants restent des humains malgré tout et puis aussi… parce que ça doit être franchement lourd de passer son temps entouré de gens qui se ressemblent en tout point. Et puis de toute façon personne n’aurait voulu de moi là bas alors…

Perdu dans mes réflexions, je ne me rends pas tout de suite compte qu’une certaine agitation semble régner non loin. Jusqu’au moment ou un hurlement viens déchirer le silence pour raisonner à mes oreilles. A en juger par le timbre de voix, c’est quelqu’un qui souffre… qui souffre beaucoup. Je m’arrête presque instantanément pour finalement, poussé par ma curiosité, prendre un chemin perpendiculaire à la rue que je traverse afin de me rapprocher de l’endroit d’où provenait le bruit.  En mode furtif, je traverse la petite ruelle qui ouvre sur une avenue. Elle semble relativement déserte mais je peux déjà apercevoir six silhouettes amassées côte à côte. En m’approchant un peu plus je distingue avec plus de précision qu’il s’agit d’une bande de jeune hommes agglutinés autour d’une fille. Encore une adolescente un peu trop dévêtue qui sera passée près de ces mâles en rut… aah les filles de nos jours… elles portent des minijupes ras es fesses et des corsets aguicheur et après elles sont surprises de se faire aborder dans la rues par des vieux pervers ou des mecs en chaleur et elle pleurent parce qu’elles finissent la plupart du temps à jouer les objets sexuels, bien entendu contre leur volonté. C’est triste, mais elles l’ont bien cherché ! Quand on s’habille comme une pouf, faut pas s’étonner qu’on vienne vous demandez combien vous prenez mesdemoiselles.

Pour peu, je me déciderais presque à faire demi-tour, mais allez savoir pourquoi, je continue ma route en direction du petit groupe d’individu et plus je m’approche, plus j’ai l’impression que la fille au centre de l’attention me dit quelque chose. #On la connait non ?# -Oui, c’est sur qu’on l’a déjà vu quelque part !- Oui mais où ? #T’as vu ? Ils l’ont dessapé ?# -Elle est bien foutu la demoiselle- Je suis d’accord, mais quelque chose me tracasse… #Elle à encore son soutien-gorge ?# -Les mecs qui l’entourent on l’air franchement de sale humeur ?- Oui mais pas que…

Je me dirige vers un escalier de fer qui monte vers le toit de l’immeuble le plus proche afin d’observer toute la scène d’un point haut. Les voix me parviennent avec un léger écho si bien que je peux plus ou moins suivre la conversation. Et visiblement, cette fille a refusé d’offrir du bon temps à ces garçons et OUAH… qu’est ce qui viens de se passer là ??? Elle vient de tous les envoyer au tapis en quelques secondes à peine ?! Décidément, y a de plus en plus quelque chose qui cloche dans cette scène de baston, et plus je regarde cette nénette et plus je me dis que je l’ai déjà croisé quelque part. #On a travaillé ensemble ?# Non. -On l’a emballé dans un bar ?- J’aimerais bien… mais non. #Elle a essayé de nous tuer ?# Ah c’est poss- … non. Je m’en serais souvenu…  -Tu te souviens de la tête de tous ceux qui essais de nous butter ?- Non, mais ce genre d’arguments ne s’oublient pas facilement en revanche…  Où est ce que j’ai bien pu croiser cette fille ?

Plus le temps passe et plus j’ai l’impression que ma mémoire fonctionne à l’envers, plus je réfléchis et moins je me souviens, et c’est en bloquant finalement sur le visage de la jeune fille et non sur son… opulente paire de seins que je finis par avoir un flash express !

APOCALYPSE !!! #Quoi, t’as une érection ?#/-Quoi, t’as une érection ?- Mais non !!! Cette fille ! Je l’ai croisé pendant le combat contre Apocalypse ! Elle était avec les X-men ! -Aaah, donc c’était une camarade de combat- Mais c’est pas logique… comment une mutante pourrait se faire marav’ par une bande de simple humains ? #Elle est pas en forme ?# -Elle ne veut pas les tuer ?- Je sais pas, mais en tout cas, elle à pas l’air bien décidé à se tirer les miches de là. #Alors qu’est ce qu’on fait, on bute ses agresseurs façon chevalier servant ?#  -Et on récolte tous les honneurs auprès de la donzelle !- Moi qui m’ennuyais… j’vais enfin pouvoir m’amuser un peu !

Je me saisis alors d’un de mes flingues pour viser avec précision l’épaule du petit blond qui était le plus proche de la jeune fille, et également le plus près de lui sauter dessus. Le bras tendu, j’attendais le moment propice avant de presser la détente. Le coup partit dans une explosion et la cible s’étala au sol dans un puissant râle de douleur. Maintenant il se roulait par terre comme un chien blessé, se tenant l’épaule d’où se dégageait une effusion de sang qui ruisselait le long de son bras. Le reste de la bande se regardait avec un regard plein de surprise et moi pendant ce temps, je m’étais aplatit au sol pour éviter de me faire repérer. Muhahaha prenez ça bande de nazes ! C’est la punition divine de dieux ! Mais plutôt que de leur faire peur, la blessure de leur pote semblait les avoir foutus encore plus en rogne et le garçon armé de sa barre de fer se rua sans pitié sur sa cible qui reculait. PAN !! Deuxième balle, cette fois tirée dans les côtes du gars qui s’étala à son tour pour pleurer sa mère. Cette fois on pouvait, même à cette distance, lire la trouille dans les yeux des trois garçons restant, et sans leur chef pour les guider ils ne ressemblaient guère plus à des chihuahuas qu’à des loups voraces. Je crois que c’est le bon moment pour faire mon entrée en scène. Sans crier gare, je bondis du toit de l’immeuble pour atterrir sur les fesses, en plein sur un des autres voyous qui s’étala lamentablement sous mon poids, je pense d’ailleurs que j’ai du l’assommer.

« Oops… désolé, mais c’est ta faute, tu te trouvais en plein sur ma trajectoire ! »

Les deux mecs encore valide tentaient de relever leurs potes blessés avec crainte et en me voyant débarquer, l’effet de surprise les firent lâcher prise. Je me retournais alors vers la « demoiselle en détresse » si on peu appeler ça comme ça.

« Salut Laura, ça fait un bail ! » Oui son prénom m’est revenu entre temps… l’effet ‘jolie fille’ surement «Dis, excuses moi de me mêler d’un truc qui me regarde pas, mais c’est pas à ce moment que tu défonces la gueule des méchants garçon qui t’embêtent normalement ? »

Je n’ai pas le temps d’attendre une réaction de la part de la jeune mutante que je sens une pique violente venir transpercer mon estomac, m’arrachant un râle de douleur. Je me retourne prestement vers mon agresseur qui se trouve être l’un des garçons qui tenait encore debout et qui avait jugé bon de m’enfoncer un couteau dans le dos. Sa main se mit à trembler en voyant que je ne tombais pas. Puis ce fut le tour de tout son corps. Il était impossible de voir mon visage à travers mon masque mais on pouvait ressentir sans problème toute l’étendue de ma frustration pour ne pas dire de ma colère montante ce n’était qu’un simple gamin, mais il allait payer les conséquences de ses actes.

« Fait gaffe gamin, c’est dangereux de jouer avec des armes… on peut facilement se blesser… »

Sur ces mots je tirais un de mes katana de son fourreau dans mon dos près à frapper, mais malheureusement, ou plutôt, heureusement pour lui… le voyous pris la fuite dans un cri de terreur suivit de son compagnons encore valide et abandonnant leurs camarades à leur triste sort. #Qu’est ce qu’on fait, on les poursuit ?# -Tu peux encore les avoir à cette distance- Non c’est bon… j’aimerais éviter de me faire courser par les flics aujourd’hui si possible… Et puis j’ai bien mieux à faire !

Mon regard se posa alors nouvellement sur la jeune mutante et mes lèvres s’étirèrent dans un sourire invisible à ses yeux. Je rengainais mon katana et me rapprocha d’elle, faisant fit des trois corps qui gisaient encore inconscients. Ils n’étaient pas mort, mais bien amochés, et visiblement ma petite intervention n’avait surpris personne puisque… personne n’était venu pour m’arrêter. Bon point ! J’ai géré ! Alors que je suis face à elle, je ne fais même plus attention au couteau encore planté dans mon dos et risque un regard vers son… décolleté flagrant, en même temps c’est difficile de rater une si belle… non, non, non, arrête ça Wade, tu vas te prendre une baffe et tu l’auras bien mérité. Je me décide alors à fixer à nouveau son visage avant de demander avec une pointe d’ironie dans ma voix

« Alors ça gaze ? Rien de cassé ? J’imagine que non, mais vu que t’avais pas l’air de vouloir te battre on sait jamais… »


Dernière édition par Wade W. Wilson le Dim 3 Nov - 20:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Dim 3 Nov - 17:16

La mutante ne savait trop comment se débarrasser de la bande d'abrutis sans les débiter en petits morceaux. Ils se montraient de plus en plus menaçants. Elle n'avait pas peur mais c'était une situation compliquée. Mais soudain le blond tomba en hurlant à ses pieds. Elle resta interdite un instant. Mais elle n'avait rien fait... encore. Elle baissa sa garde, observant autour d'elle. Ses sens développés lui apprirent que ça sentait la poudre. Un coup de feu. C'était une balle qui avait mis son agresseur hors d'état de nuire. A peine le temps de se reprendre qu'un des types voulait de nouveau en découdre avec elle mais une nouvelle fois, il finit au sol. Laura releva le nez. Mais c'était qui l'abruti qui s'amusait à jouer les desperados ?

L'abruti en question fit alors son apparition en tombant du ciel, ou plus probablement du haut d'un immeuble, pour atterrir sur le dos d'un de ses agresseurs. Si Laura avait eu le sens de l'humour, elle aurait certainement trouvé ça drôle. Mais comme elle ne l'avait pas, elle resta regarder son sauveur d'un air un peu hébété surtout qu'il semblait la connaître vu qu'il l'appelait par son prénom. Elle fronça les sourcils. Ils se connaissaient ? Ah bon. Première nouvelle. Bon, il fallait dire que la mutante ne faisait pas vraiment attention aux gens qu'elle pouvait rencontré. Malgré tout, son accoutrement semblait lui dire quelque chose. C'était pas le genre de fringues qui faisait passer inaperçu. Où donc l'avait-elle vu ? Croisé ? Bastonné ? C'était pas un des mutants de l'institut. Un de l'île ? Pas à son souvenir. C'est son flair qui vint la sortir d'affaire si on peut dire. Il sentait bizarre. Mais non, allez pas croire qu'il puait ! C'était juste qu'elle percevait quelque chose de différent chez lui. Il sentait un peu comme... Comme... Comme qui ?.. Logan ! Il sentait un peu comme Logan et elle aussi. Étrange, vraiment bizarre. Comment pouvait-il avoir cette odeur si particulière ?

Elle observait la scène impassible alors que l'homme se faisait attaquer mais il semblait assez habile pour se débrouiller seul. Finalement, les hommes furent rapidement mis en fuite. Enfin ceux qui étaient en état de ficher le camp. Pour les autres, c'était plus aléatoire. On va dire que seule leur conscience c'était barrée. Les corps demeuraient là, plus ou moins abîmés. Mais Laura n'en avait pas grand chose à faire. Ils avaient cherché les emmerdes après tout. L'homme semblait l'observer au travers de son masque avant de lui adresser la parole. Définitivement, ils se connaissaient.


« Ça gaze ? On va dire ça, oui. Oui mais je voulais éviter de les buter. Ça me serait retombé dessus à un moment donné – elle haussa les épaules avant de jeter un œil à ceux qui étaient tombés – Beau travail. J'aimais bien le temps où j'avais pas de crise de conscience. Il vaudrait mieux appeler les secours. Ces cons seraient bien foutus de crever sur place juste pour nous faire chier. »

Sans faire plus cas du gars en costume, elle se dirigea vers le blond, un brin out et le retourna de la pointe de sa basket, histoire qu'il se retrouve sur le dos. Cela provoqua des gémissements de la part du blessé qui ouvrit un œil.

« Oh ta gueule ! Tu vas pas crever. Soit un homme bordel ! »

« J'ai... mal... »

Laura se mit à genoux farfouillant dans ses poches. Avant d'en extraire, portable et porte-feuille.

« Chochotte ! »

Elle composa le numéro des urgences afin d'indiquer trois blessés et la rue où ils se trouvaient. Elle laissa tomber le portable au sol et y planta l'une de ses griffes, le rendant inutilisable. Elle agit de même avec les portables des deux autres blessés ainsi qu'avec leurs portefeuilles. Elle farfouilla dans chaque à la recherche du liquide et balança le reste. Le blondinet émit une maigre protestation.

« Mon fric ! »

Laura lui lança un regard mauvais qui le fit se recroqueviller.

« Correction. C'était ton fric. Vois ça comme un dédommagement pour avoir appelé les secours. Mais si tu préfères, je te rends ton pognon et je t'achève – elle sortit une de ses griffes pour venir caresser la jugulaire du type avant de descendre au niveau de son entrejambe – Ou alors tu préfères que je t'évite d'aller embêter d'autres putes ? »

L'homme afficha un regard terrorisé, à priori plus par la peur de perdre ce qui faisait de lui un homme que de perdre la vie. Il tomba de nouveau dans les pommes. Petite nature ces mecs ! Elle afficha un rictus alors que sa griffe reprenait sa place dans son bras. La peau se refermant et cicatrisant immédiatement. Les sirènes des ambulances se firent alors entendre. Loin pour le moment mais bientôt elles allaient débarquer. Laura se tourna vers son sauveur et lui fit signe.

« Vaut mieux se casser. Tu viens ? »

Elle emprunta une ruelle, visiblement suivi par l'homme. Elle comptait les billets et tendit la moitié à son compagnon.

« Part à deux ? »

Autant que l'argent leur serve à quelque chose. Jouer les voleuses n'allait pas la traumatiser. Elle les avait épargné et l'autre aussi visiblement. C'était déjà pas mal. Elle remarqua alors le couteau dans le dos du type en rouge.

« Tu sais que t'as un couteau dans le dos ? - elle le retira et observa la régénération, elle s'arrêta et plongea son regard dans celui de l'homme au travers de son masque – C'est quoi ton rapport avec Wolverine ? Et t'es qui au fait ? On se connaît ? T'as été un de mes clients ? »

Ben oui, il lui rappelait quelque chose mais impossible de mettre un nom dessus. Autant lui demander directement. Laura n'était pas du genre à faire des ronds de jambe ou à ménager les susceptibilités. Si elle avait un truc à dire, elle le disait, bon ou mauvais. En général, c'était plutôt mauvais. Elle balança le couteau dans une poubelle sans bouger de sa place, attendant une réponse de son interlocuteur. Comme à son habitude, son visage ne montrait rien et qu'elle soit à moitié nue, ne la troublait pas plus que ça. Quand à se dire que cela pouvait troubler le mec en face d'elle, cela lui passait encore plus au-dessus de la tête.


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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Dim 3 Nov - 20:24

A voir le regard ahuri de cette fille, j’en déduis qu’elle ne ce souvient pas aussi bien de moi que moi je peux me souvenir d’elle. En même temps ma mémoire très… sélective, me permet de faire rapidement un tri parmi mes connaissances, y a des têtes ou plutôt… des formes qui me reviennent plus facilement que d’autres, et ce genres de formes LA ! Et bien on peut dire qu’elles restent facilement en mémoire. Quoi ?! Y a rien de mal à ça ? Tout de suite les grands mots, les ‘pervers’ par ci, les ‘obsédés’ par là, je suis un mec les gens ! Et un mec ça a des besoins naturels comme tous le monde, vous allez pas me faire croire qu’une nana reste de marbre devant un beau mâle bien foutu, le genre stéréotype même du beau gosse, brun ténébreux ou blond aux yeux bleu avec un sourire Colgate blancheur à toute épreuve… le type qui lève toute les nanas du monde en un claquement de doigt, ne me dites pas que les femelles résistent à ça ! Alors non, je ne suis pas d’accord pour qu’on me qualifie de pervers parce que je louche un peu trop sur une paire de seins, UN PEU TROP… ou pas assez… mis en évidence. Faut dire aussi que la donzelle ne semble pas particulièrement gênée de sa tenue et ne cherche pas plus que ça à se cacher. C’est carrément une atteinte à la pudeur ça ! Oui madame ! Comment voulez vous que les regards ne se perdent pas quand on a autant d’estime pour soit que pour un vulgaire bout de jambon ?

En parlant de jambon j’ai faim moi… #On n’était pas censé aller au Mexicain ?# -C’est vrai t’attends que ton tacos te tombe direct dans les mains ou quoi ?- Deux secondes… j’ai pas encore conclu l’affaire avec la demoiselle en détresse !! #Elle a pas l’air si en détresse que ça# -En fait c’est juste qu’elle voulais pas butter les gars en face d’elle-  Et alors ? Moi non plus je ne les ai pas tué et je ne suis pas resté là à les regarder dans le blanc des yeux… même si j’dois avouer que ça leur aurait surement pas fait de mal un séjour chez Dame Mort… Y a des gens qui savent pas la chance qu’y ont… -Le truc c’est que si elle appel les secours les flics sauront que c’est toi qui les a blessé-  #Grouilles toi ! Achèves les !#

Mais je n’ai pas le temps de faire quoi que ce soit, car déjà Laura, puisque c’est visiblement son nom, et que je ne me suis visiblement pas trompé, c’est déjà saisit du portable de l’un de ses agresseurs pour téléphoner aux urgences. Ca m’apprendra à rêvasser tiens…

« Oui… mais… euh… bon… tant pis… »

Mon regard se perd dans la contemplation de la jeune mutante, maintenant c’est vrai que tout parait plus clair, ce combat contre le mutant du nom de Apocalypse avait réunit une bonne masse de surhumains en général, dont les X-men, mes grands potes !!! Plus particulièrement ce cher Logan, aaah Logan, ton amour me manques profondément… A cette pensée je ne peux pas m’empêcher de pouffer discrètement de rire, évidement que c’est du sarcasme pur et simple. Ce gars, il est toujours si sérieux, il à toujours l’air de mauvaise humeur et il est encore plus misanthrope que moi, mais faut dire ce qu’y est, y me plait bien, ne serait-ce que parce qu’il est fort, et aussi qu’il à une grande gueule, c’est toujours plus amusant de trouver quelqu’un à sa hauteur niveau palabre et puis n’oublions pas que c’est grâce à lui… ou à cause… tout dépend du point de vu, que je possède le fameux gêne X.

Alors donc, cette fille fait partie de leur groupe. Enfin, tout ça n’est qu’une déduction puisque je me souviens certes l’avoir croisé avec eux, mais je me souviens tout autant qu’on n’est pas allé boire une bière ensemble au bar du coin. Mais en la voyant soudainement réduire en poussière les téléphones portables des trois voyous à l’aide d’une griffe qui sortait de sa peau, mon sang ne fit qu’un tour. Y a pas cinquante personnes capable de ce genre de « tour de passe-passe » Aussi je restais très attentif alors que la mutante semblait assez s’amuser à terroriser le malheureux blondinet allongé au sol dans un demi état de conscience. Enfin… s’amuser est un bien grand mot puisqu’aucun sourire n’étire ses lèvres. En fait, je crois même n’avoir décelé aucune marque d’émotion quelconque depuis que j’ai débarqué pour lui venir en aide. #Cette arme à sa main… tu crois que ça a un rapport avec…# -Notre grand ami Wolvi ?-  #Tu imagines Logan avec des seins ?# -Beuurk… y a de quoi en faire des cauchemars-  En effet c’est plutôt glauque à imaginer. Cette image a à peine le temps de me traverser l’esprit que je secoue frénétiquement la tête pour me la sortir du crane. Pouah ! C’est gore ! Mais je n’ai pas le temps d’y penser plus longtemps que déjà les sirènes de l’ambulance retentissent au loin, et je ne suis visiblement pas le seul à les avoir entendu puisque ma camarade me fait signe de me tirer vite fais bien fais. Je ne me fais pas prier et suis Laura sans plus de cérémonie dans une ruelle non loin. La distance n’est pas trop importante, mais mieux vaut se presser, je n’ai pas envie d’être là quand les flics se pointeront à leur tour.

Lorsque je me retourne pour faire face à la jeune et jolie Laura, celle-ci me tend une petite liasse de billets. Je les envisage en cherchant où se trouve le piège. Est-ce que lorsque je me saisirai des bouts de papier elle m’empalera avec  son arme redoutable pour mieux filer ?? Mais lorsque j’approche ma main de l’argent pour m’en saisir illico, rien ne se passe. Je fais doucement glisser les billets entre mes doigts avec un petit sourire de satisfaction.

« Cool ! Si j’avais su que sauver des jeunes filles rapportait du fric j’aurais investi plus tôt ! » -Ca tombe bien, on avait plus une tune !-  #Maintenant on a de quoi se payer le resto !#

Pour peu j’aurais presque sauté de joie ! Ca fait toujours du bien de voir le fric rentrer un peu dans les poches, faut dire qu’avec les récents évènements, les contrats de mercenaire ne pleuvaient pas vraiment, plus particulièrement lorsque le mercenaire en question était un mutant. Alors c’était peu dire que penser que ce que la jeune mutante me filait était bienvenu. Je me perds même dans la contemplation de mon petit butin si bien que je ne prête pas vraiment attentions aux premiers mots que me lance ma compagne, je détourne distraitement la tête dans sa direction, et… ARGH !!!

« Hey ! T’aurais pu y aller plus doucement ! Ca fait mal !! »


Bon pour être tout à fais honnête, j’ai peut être un peu exagéré, mais quand même… quel manque de délicatesse de la part des mains d’une femme ! Heureusement la douleur n’est que superficielle et ne dure pas. Presque instantanément la plaie causée par la lame du couteau se referme comme si rien ne c’était jamais passé. Je soutiens alors le regard de la jeune fille qui me toise d’un air presque perplexe. Son regard… il a quelque chose qui m’est familier, je veux dire… plus familier encore que le fait d’avoir déjà croisé Laura avant aujourd’hui. Finalement, sa question ne manque pas de me surprendre, quel rapport est ce que j’ai avec Wolverine ?? C’est une blague c’est ça ? Comment elle peut savoir ça celle là ? Est-ce que Logan lui aurait parlé de moi ? Pas possible puisque la seconde partie de sa question est de me demander qui je suis. Ca confirme bien le fait qu’elle ne se souvient pas de moi. Curieux, c’est pourtant pas évident de m’oublier ! Je penche la tête sur le côté dans un signe d’incompréhension. Client ? Je ne saisis pas vraiment le sens de cette interrogation là, mais à chercher aussi loin que ma mémoire me le permet, non je ne crois pas.

« Je suis Deadpool, le mercenaire ! Mais tu peux m’appeler Wade, c’est mon prénom. Si on se connait, je dirais à la fois oui et non, en tout cas moi je me souviens de toi pendant le combat contre Apocalypse, mais j’ai une bonne mémoire des visages, ceci explique cela » #Des visages ou bien des attributs féminin ?# -Lèves le nez au moins si tu veux paraitre crédible !-

Ah oui… je ne me suis même pas rendu compte que mon regard avait bifurqué pendant que je parlais. Faut dire aussi… quelle paire de… Je me décide finalement à replonger mon regard dans celui de Laura, mais il a un petit côté dérangeant, il manque complètement de vie, lorsqu’elle me regarde, j’ai l’impression qu’elle fixe un mur, aucune once de sentiment ou d’émotion, s’en est presque vexant.

« Tu remarqueras que j’ai gardé le meilleur pour la fin ! Je ne sais pas comment tu es au courant pour ce cher Logan, mais au final, c’est pas si intéressant que ça. En fait, Wolvi est un peu comme… un jumeau… en plus poilu faut dire ce qui est… » Conscient que mes propos n’avait rien de clair, et voyant que mon interlocutrice semblait attendre la suite, je m’autorisais à poursuivre. « Si tu préfères, puisque tu as du remarquer qu’essayer de me poignarder ne servait pas à grand-chose, je tiens mon facteur guérisseur  ou devrais-je dire le gène X de Logan lui-même. » Je repris plus bas comme si ma phrase suivante tenait du top secret « Mais je crois qu’il n’assume pas bien ce lien qui nous unis… »

J’ai à peine le temps de poursuivre ma phrase que j’entends au loin des sirènes différentes de celle de l’ambulance raisonner à leur tour, des sirènes qui se stoppent bien vite pour céder la place à des voix relativement agressive. C’est bien ce à quoi je m’attendais… les flics ont fini par débarquer. Je laisse le silence se faire une seconde le temps d’essayer de comprendre ce qui se dit, mais le brouhaha général m’empêche de tout comprendre. De toute façon, pas besoin de réfléchir trente ans pour savoir qu’ils sont à la recherche de l’agresseur des trois jeunes… autrement dit, MOI ! Je risque un regard vers l’avenue. #Ils sont nombreux…# -On ferait bien de se casser vite fais… genre maintenant- #Sinon on va encore finir au trou !# -Et faudra encore faire des trous dans les agents de polices pour s’en sortir-  #Et on sera encore plus dans la merde !# Ouais… je crois qu’y a pas à tergiverser…

« Et si j’t’invitais au resto pour fêter ses émouvantes retrouvailles !! On s’arrache ! »

Sans plus attendre je taille ma route en espérant que la jeune mutante me suivra. Ce qui, lorsque je me retourne, semble être visiblement le cas. Bon bah finalement je l’aurais eu mon Mexicain… j’aurais juste un peu de compagnie ! Je suis alors les ruelles avec pour objectif le snack, mais sur le chemin, je ne me prive pas de demander à ma jeune compagne. Si elle croit qu’elle va s’en tirer à si bon compte, elle se trompe !

« Mais dis moi… je ne pense pas être le seul ici à posséder un rapport avec Wolvi ? J’ai vu tes jolies griffes tout à l’heure, et jusqu’à aujourd’hui je ne connais qu’une personne qui possède de telles armes…  Alors ?? »
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Dim 3 Nov - 21:54

Ah non, il n'allait pas, lui aussi, jouer les chochottes ! Ça allait bien comme ça ! Laura n'aurait pas la patience de se coltiner un douillet. Et puis quand on portait un costume comme le sien et donc qu'on se prévalait d'être un surhumain, mutant ou autre truc pas normal, on jouait pas les chochottes à cause d'un malheureux couteau qu'on avait l'amabilité de retirer de son dos. Sans compter qu'en plus, elle lui filait un petit paquet de billets. Il n'allait pas se plaindre en plus ! Les hommes, je vous jure ! Laura se contenta de hausser les épaules. Elle n'allait pas jouer les infirmières surtout que le type n'en avait pas besoin vu qu'il guérissait tout seul.

Il en vint finalement à se présenter. Deadpool ? C'est un nom ça ? Ah bon. Oui, pourquoi pas. Enfin, non. Un nom de code à priori comme Wolverine ou Tornade. Son nom semblait plutôt être Wade. Cela semblait plus normal même si question normalité, que ce soit lui ou elle, ils en étaient très loin. Elle, son sobriquet était bien X-23 mais elle le détestait prodigieusement vu que c'était son appellation en tant qu'expérience scientifique. X par rapport au facteur X, régénérant de Logan et 23 parce qu'il y en avait eu 22 avant elle et tous des échecs. Fallait avouer que comme nom de code, y'avait quand même beaucoup mieux. Mais avançons. Visiblement, il l'avait repéré lors du combat contre Apocalypse. Il y avait eu tellement monde lors de ce combat que Laura n'avait pas retenu le dixième de ceux qui avait combattu. En même temps, elle n'avait pas spécialement essayé non plus.


« Ah c'est là qu'on s'est croisé. Oki. »

Réponse laconique en parfait accord avec celle qui la donnait. Elle avait eu sa réponse, elle en demandait pas plus. Surtout que la réponse était tout à fait crédible. Pas de raison de croire le contraire. Mais ce qui intéressait surtout la jeune femme était ce qu'il allait répondre par rapport à Logan. Si rien ne marqua les traits de la demoiselle, elle accusait pourtant le coup. Le facteur X ? Lui ? Mais elle croyait être la seule, avec Logan bien sûr, à le posséder. Mais elle n'eut pas le temps de s'appesantir sur ce que ce type en costume venait de lui apprendre que les sirènes des ambulances lui apprenaient qu'elles étaient arrivées auprès des blessés. Le hic c'était que la police semblait de la partie. Logique en même temps même si elle avait espéré qu'ils ne soient pas là, les hommes en bleu. Soudain, une question fuse, qui surprend la mutante vu la situation.

« Quoi ? »

Manger ? Restaurant ? Elle avait du mal à tout connecter mais ce qui était sûre, c'était que Wade était sur le départ et qu'elle ne comptait pas le lâcher alors qu'il était lié à Logan. Elle lui emboîta alors rapidement le pas pour rejoindre son sauveur qui avançait rapidement. Il ne semblait pas avoir de bon rapport avec la police. Au moins, ils avaient ça en commun en plus du facteur X bien sûr. Ils avançaient vite au travers des ruelles et s’éloignaient de plus en plus du lieu de l'altercation. Laura ne décoinçait pas un mot pour le moment mais son interlocuteur semblait aussi intrigué qu'elle par le fait qu'elle connaisse Logan d'une part et par les griffes qu'elle possédait d'autre part. La jeune femme ne répondit pas tout de suite. Elle réfléchissait à comment amener la chose. Pas simple de dire les choses la concernant. Pas facile de faire simple tout court dans son cas.

Ils arrivèrent bientôt devant un snack mexicain et, vu que Deadpool ralentissait pour s'arrêter devant, lieu du repas offert. Laura ne répondit toujours rien et entra dans le petit restaurant à la suite de l'homme. Les rares personnes levèrent des yeux intrigués mais replongèrent vite dans leurs assiettes mise à part quelques regards masculins qui zieutèrent le décolleté de la demoiselle. Cette dernière n'avait pas vraiment pris soin de se rhabiller. Une serveuse leur indiqua une table un peu retrait dans le fond de la salle et loin de la vitrine ce qui convenait parfaitement à la mutante. Elle s'installa à la table et s'empara du menu donné. Tout semblait bon. En même temps, vu ce qu'elle avait pu manger dans le passé, tout lui semblait bon. Sans compter qu'elle avait un appétit d'ogre. Si elle devait ressembler à ses consommations alimentaires, elle ferait quelque chose comme 150 kgs. Mais elle était loin du compte. Inutile de rester dix ans devant le menu qui se composait d'une dizaine de plats.


« Une part de chaque. »

Elle tendit le menu à la serveuse qui ouvrait de grands yeux.

« Quoi ? Y'a un problème ? »

« Non, non mademoiselle. »

Bizarrement, c'était Laura qui semblait plus lui faire peur que Deadpool. En même temps, elle était aussi expressive et amicale qu'une porte de prison comme le voulait l'expression. La mutante reporta son attention sur l'homme et attendit qu'il passe commande à son tour avant d'engager la conversation.

« Logan ne m'a jamais parlé de toi. J'en déduis donc qu'il ne t'aime pas. Mais c'est pas mon problème. »

Wolverine appréciait peu les gens alors des ennemis, il en avait mais aussi beaucoup de gens qui n'aimaient juste pas ce qu'il était ou lui qui n'aimait pas ce qu'ils étaient. Enfin bon, Laura allait pas se prendre la tête avec ça. Elle lui en toucherait deux mots à l'occasion.

« Effectivement, j'ai un rapport avec Wolverine. Officiellement, je passe pour sa fille, Laura Kinney. Kinney du nom de ma mère. Officieusement, je suis juste une putain d'expérience de labo. Mon vrai nom c'est X-23. Je ne suis pas la fille de Logan mais son clone... en fille. Les scientifiques voulaient créer un nouveau Wolverine mais les prélèvements étaient foireux. Ils arrivaient pas à cloner le chromosome Y. Du coup, « maman » a dit qu'il suffirait de cloner le chromosome X deux fois et qu'ils auraient une fille au lieu d'un garçon. Et donc je suis née si on peut dire ça comme ça. Voilà, voilà la petite histoire, je passe sur le reste, c'est pas intéressant. Mais je pensais être la seule à posséder un gêne X. Ma... mère avait détruit les autres prélèvements et échantillons avant de mourir. Du coup, je pige pas trop comment tu te retrouves avec du facteur X. Des savants fous aussi ? »

Finalement, elle avait balancé les choses comme ça lui venait. Au final, ça ne lui avait servi à rien de cogiter durant plusieurs ruelles. Faire des jolis discours, ce n'était définitivement pas son truc. Elle avait énoncé les faits avec une certaine froideur sauf quand elle avait évoqué sa mère et sa mort. La douleur avait fait pâlir ses yeux. Et pour cause, elle était responsable de sa mort. Comment oublier ça ? Elle regarda ses mains et se rappela la question sur ses armes si particulières.

« Comme je suis son clone, je possède les mêmes particularités physiques en plus du facteur X. La seule différence c'est que Logan a tout son squelette recouvert d'adamentium, moi je n'ai que les griffes. Mais j'étais trop jeune à l'époque pou que tout squelette soit recouvert comme lui. Lui, il était adulte, moi je devais avoir... Je sais plus six ou sept ans, un truc comme ça. Ils devaient le faire plus tard mais ils en ont pas eu l'occasion. »

Là encore, on ne pouvait pas dire que l'émotion était de mise. Elle aurait aussi bien pu parler du court des fèves de cacao à la bourse de Chicago que ça aurait été tout aussi... vivant. Heureusement, la serveuse refit son apparition avec un plateau lourdement chargé. Elle commença à déposer les plats sur la table et Laura ne tarda à s'attaquer à son repas. Pour une fois qu'elle mangeait au resto, elle n'allait ni se priver, ni faire des manières. Elle n'en faisait jamais de toutes façons. Coup de chance, elle se servait de ses doigts et de ses couverts pour manger. Le plus souvent, elle se servait juste de ses doigts et de ses griffes. Mine de rien, elle faisait des efforts.


Dernière édition par Laura Kinney le Sam 4 Jan - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Lun 4 Nov - 0:46

Visiblement, on aurait pu croire que ma question était tombée dans l’oreille d’un sourd, ou plutôt d’une sourde, puisqu’elle ne trouva aucune réponse… enfin aucune réponse immédiate. En effet, alors que je brûlais de curiosité de savoir le pourquoi du comment à propos de la donzelle, celle-ci ne se donnait même pas la peine de croiser mon regard ou bien de me dire qu’elle ne comptait tout simplement pas me fournir l’information demandé. Pourtant elle me suivait… et il faut dire que la réaction de surprise qu’elle avait eu lorsque je l’avais… légèrement forcé à aller voir ailleurs pour éviter la police était bien la seule manifestation émotionnelle qu’il m’avait été donné de voir sur ce si charmant visage. Restait ce regard. Ce regard à la fois emplie de mépris mais aussi de dédains pur et simple. On me dit souvent que je suis désinvolte, mais question je-m’en-foutisme, cette nana me bas haut la main ! Je brûlais de curiosité, mais en revanche, je m’étais bien gardé de répéter ma question une deuxième fois. Chais pas… surement un pressentiment qui me laissait croire que si j’insistais, ma tête ne tiendrais pas bien longtemps fixé à mes épaules. J’peux avoir des éclairs de génie des fois, c’est dingue !!

En tout cas, le silence perdura sur tout le reste du trajet qui nous menait au snack que je connaissais si bien puisque j’y passais régulièrement. C’était un endroit ou je me sentais plus ou moins à l’aise, les gérants du petit restau avaient fini par me connaître et la clientèle s’était habituée à mes allées et venues fréquentes. En règle générale je ne fréquente pas les lieux publique, c’est pas vraiment pratique lorsqu’on est aussi discret que moi… et qu’on est autant apprécié par les forces de l’ordre. Pourtant c’est fou ça ! J’ai plusieurs fois contribué au sauvetage de certains humains, voir même de certains mutants, et mon acte d’aujourd’hui montrait bien que je n’étais pas à ranger dans la même case que Magneto ou le Caïd ! Et pourtant… je suis seul au monde… rejeté… incompris ! FOREVER ALOOONE !!! #Mais non t’es pas seul ! On sent le pipi d’chat nous ?# -De toute façon on vaut bien mieux que tous ces héros à la noix !- #Nous au moins on a le sens de l’humour !# -Et on a la méga classe !- #On a rien à envier à personne !# C’est vrai ça ! J’ai rien n’à envier à personne ! Et puis pourquoi on parlait de ça déjà ? -Aucune idée… t’façon on est arrivé !- AH OUI !! Enfin mon petit coin de paradis !

Je pousse le premier les portes du snack alors que le ciel s’assombrit de plus en plus, un mélange de l’orage qui se prépare et de la nuit qui tombe doucement. Lorsque j’entre suivit de près par la jeune mutante, quelques regards indiscret se posent sur nous. Je lance un « salut » de la main à un gars qui se trouve derrière un comptoir, puis un autre à une demoiselle en jupe courte qui porte un tablier et un plateau à la main. Certains clients me sourient, d’autre me dévisage. Un mec assis dans un coin m’envois un clin d’œil en pointant la demoiselle dans mon dos et un sourire invisible étire mes lèvres alors que je lève mon pouce face à lui. La serveuse nous conduit à une table légèrement en retrait des autres, c’est ici que je m’assois en général quand j’ai besoin d’être tranquille, sinon je préfère m’accouder directement au bar, mais cette fois la jeune femme à compris qu’une table était bien préférable au comptoir. Je prends place, et nous sommes immédiatement pris en charge, si ça c’est pas de la qualité de service ! C’est Laura qui décide de ce qu’elle veut en premier, et je ne peux qu’écarquiller les yeux devant son choix. La pauvre serveuse en tombe des nus. Je ricane doucement lorsqu’elle se tourne vers moi.

« Comme d’habitude ! »

La serveuse s’échappe bien vite en cuisine et je m’affale totalement dans mon siège dans un profond soupir d’aise. J’ai à peine le temps de cligner des yeux que la jeune mutante s’exprime. Attends… QUOI !!! Comment ça Logan ne m’aime pas ?? J’ai l’impression de me prendre une claque violente, une enclume de plusieurs tonnes sur la tête… olala chuis vexé !!!! Je croise mes bras dans une expiration nasale qui aurait très bien pu signifier : Pfeu… de toute façon je m’en fou, moi non plus je l’aime pas NA ! Mais je ne rajoute rien de plus car Laura à déjà entrepris de me raconter son histoire. Tiens donc, il lui aura fallu autant de temps pour trouver comment répondre à ma question de tout à l’heure ? Bah comme on dit, mieux vaut tard que jamais non ? Pendant son récit, je m’installe un peu plus confortablement  et viens poser mes coudes sur la table pour poser mon menton dans mes mains et écouter avec attention. Donc cette demoiselle est un clone de Wolverine ?? -Au final on n’était pas très loin tout à l’heure quand on cherchait à imaginer Logan avec des seins- #Avec des seins et un cul bien plus sympa aussi !# Et surtout moins de poils… -Un Wolverine en mieux quoi !!- Comment ça en mieux ? Une version féminine de moi ne serait pas mieux, je l’affirme haut et fort !

Finalement, il s’avérait également que la jeune mutante ne comprenait pas comment est ce que le gène X avait pu m’être implanté puisque sa… mère avait détruit tout les échantillons avant sa mort. Tiens d’ailleurs en parlant de ça. Lorsqu’elle à prononcé ses mots… j’ai cru voir l’espace d’une seconde ses prunelles briller. Alors la solide femme insensible aurait finalement des émotions cachées quelque part sous cette carapace d’indifférence et de détachement ? Etrangement le passage concernant celle que nous appellerons sa mère avait été celui que j’avais le mieux retenu… et aussi le coup du « Logan ne t’aimes pas » que j’avais encore du mal à digérer. Mais Laura rebondit rapidement sur un autre sujet, ou plutôt sur une question qui m’était adressé. Je répondis tout d’abord par un furtif haussement d’épaule, lorsque finalement, elle se décida à continuer. Et la suite de son discourt tenait bien plus de la suite logique des choses étant donné qu’elle m’avait finalement révélé être le clone féminin de Logan, je n’étais pas vraiment surpris d’apprendre qu’elle possédait des griffes similaires aux sienne ainsi qu’un pouvoir guérisseur. Et visiblement elle avait également hérité de sa gaité hors norme et de son facteur sociabilité aussi élevé que le taux d’alcool présent dans mon sang. Finalement, ca ne me surprenait pas tant que ça quand on la regardait bien… même s’il fallait tout de même avouer qu’elle était bien plus agréable à regarder que ce cher Logan.

« Je comprends mieux… certaines choses maintenant ! »

Ma petite remarque avait été prononcée avec un ton toujours plein d’ironie, de toute façon je me fichais bien de ce que la donzelle pouvait bien penser de moi dans le fond. Heureusement, la serveuse arriva bien rapidement avec nos commandes, un plateau chargé fut posé sous le nez de Laura et un autre d’une certaine équivalence mais moins varié sous le mien. Tacos et Burritos y à que ça de vrai !! Je regardais la jeune mutante entamer son repas avec ardeur, un léger sourire sur mon visage. Puis je ne tardais pas à la rejoindre dans la fragrance, la vue de toute cette bouffe et la bonne odeur qui s’en dégage ne me permettait pas d’attendre plus longtemps. Je relevais mon masque jusqu’au dessus de mon nez, révélant le bas de mon visage ainsi qu’une partie des affres que mon corps avait subit à cause de l’implantation du facteur X dans mon corps. C’est sans grande gêne que je dévoilais cette peau couverte de plaies et de cicatrices qui en répugnait plus d’un. Les clients du petit restau étaient habitués, et vu le débordement émotionnel que pouvait atteindre Laura, j’imaginais qu’elle ne serait pas vraiment choquée pour sa part. J’engloutis un premier tacos, puis la moitié d’un second dans la volée avant de m’autoriser à répondre à sa question… comme elle l’avait fais, je me plaisais à faire durer le suspense, bien que je doute que mon histoire ne l’intéresse réellement.

« Disons qu’en ce qui me concerne c’est… un peu différent. J’étais un humain tout ce qu’il y a de plus normal avant… mais un jour j’ai découvert que j’étais atteint d’un cancer… comme je n’avais plus rien à perdre j’ai rejoint le projet d’Arme X du département K… une sorte d’organisation secrète du gouvernement Canadien. Là bas ils ont utilisé le facteur X pour me soigner et ça à… plus ou moins fonctionné. » Je laissais se poser un court labs de temps de silence, le temps de passer une main derrière mon cou et de lever le nez au plafond. «  Je ne sais ni pourquoi, ni comment, en fait je n’ai jamais cherché à comprendre il est possible que ces échantillons ai été isolés avant la destruction des autres, ou bien tu es tout simplement plus jeune que moi…  Je passe sur la suite des évènements ou je me suis effectivement retrouvé entre les mains de savants fou comme tu l’as dit, de toute façon ça ne doit pas t’intéresser plus que ça… »

#Tu penses que ca ne l’intéresse pas, ou tu n’as tout simplement pas envie d’en parler ?# -Tu ne vas quand même pas jouer les sentimental ! Ca te vas pas.- La ferme! C’est une période de ma vie que je préfère oublier ! #Tu te caches derrière ton assurance, mais dans le fond tu vaux pas grand-chose# -Tu as peur c’est légitime, tout le monde peut avoir peur, mais tu ne peux pas rejeter ton passé- Ca suffit !! Depuis quand j’ai droit à des leçons de morale ?! #Oh nous on est que des voix dans ta tête…# -Oui, c’est toi qui te triture les méninges tout seul- LA FERME !!

Je ne me rends même pas compte que je viens de cogner mon poing libre contre la table. Les clients nous regardent d’un air songeur, ils sont habitués à mes sautes d’humeurs alors ça ne les intrigue pas plus que ça. De toute façon je n’ai pas pour habitude de m’apitoyer sur mon sort, le passé est le passé, il est loin derrière maintenant et seul le présent compte. Et mon présent se résume à un dîner en tête à tête avec le clone féminin de Wolverine. Plutôt bonne perspective de soirée en définitive. Et pour détendre l’atmosphère pesante que j’avais installé sans même le vouloir, j’affichais un grand sourire qui cette fois pouvait parvenir jusqu’aux mirettes de la jeune mutante avant de déclarer dans une impulsion de voix enjouée.

« En fait c’est plutôt marrant, c’est un peu comme si on était frère et sœur !! Ou alors si tu vois Logan comme ton père, ça ferait de moi ton oncle… oula… ça devient compliqué tout ça… »

Bientôt on me traitera de bipolaire… mais de toute façon je me fiche de ce que les autres peuvent penser ! Je me doutais bien que ma dernière remarque n’allait pas être accueillit par des éclats de rires voir même un simple rictus amusé, mais je me plaisais à imaginer la situation, un peu à la façon d’une famille qui se découvre. De toute façon de nos jours, les mutants ne se retrouvent plus qu’entres eux, leur sociabilité vis-à-vis des humains s’étant grandement réduite… mais dans les deux sens, ou plutôt à cause du rejet des humains pour leur camarade génétiquement différents. Pourtant dans le fond tout le monde se ressemble et la cité d’Utopia n’est qu’une réserve comme n’importe quel camp de concentration. Moi je préfère vivre au milieu de gens qui me déteste plutôt qu’au milieu de gens qui préfère s’isoler.

La serveuse passe dans le coin, je lui demande d’apporter deux choppes de bières, ce qu’elle s’empresse de me ramener en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Chimichanga ». Je plante mon regard dans la poitr… les prunelles de Laura avant de lever mon verre devant elle, toujours avec ce même sourire qui ne disparait pas de mes lèvres abîmés.

« Je sais qu’on peu oublier l’idée de se bourrer la gueule, mais une bonne bibine ça fait jamais de mal ! »

#T’es encore entrain d’essayer de te cacher ?# Peut être, mais de toute façon j’ai pas envie de me prendre la tête ce soir ! -Let’s Rock the house !!!!- Yeeeha !
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Lun 4 Nov - 22:24

Laura ne releva pas la remarque ironique de son compagnon de dîner. La nourriture était, à son sens, plus intéressante. Elle vit que Wade enlevait son masque enfin la partie basse de son masquer afin de pouvoir consommer. Il faudrait qu'un jour les concepteurs de combinaisons de super-héros pensent à fabriquer des masques qui collent à la peau et avec lesquels on peut manger facilement et sans révéler son identité. Oui je dis les concepteurs et non les super-héros parce que vous croyez vraiment encore que c'est Wolverine qui a fait son costume ou spider-man ? On a l'impression que... mais en fait non. C'est pas eux qui le font ! Donc les ingénieurs devraient se bouger les neurones pour faire des combinaisons plus ergonomiques. La mutante ne put que voir les marques qui grêlaient la peau de son interlocuteur. Pas top mais chacun avait sa croix à porter. La beauté étant un concept peu intégré par la jeune femme, elle n'en fit pas cas. Elle se demanda simplement comment, alors qu'il semblait posséder le facteur régénérant, il pouvait avoir une peau si abîmée. Et l'explication vint, après un petit moment de silence. Laura ne s'en formalisa pas vu qu'elle était toute occupée à manger.

Des scientifiques qui foiraient leur coup ? Sans blague ? Il faudrait plutôt essayer de trouver des vrais pros qui rataient pas tout, à tout bout de champs. Le ratage, ici, c'était l'effet secondaire sur ce pauvre type. Pas de bol. Bon après il avait fait le choix de participer à l'expérience dès lors la mutante aurait du mal à le plaindre si jamais l'idée lui était venue. Elle, on ne lui avait rien demandé. Elle ne se plaignait pas mais elle ne s’acceptait pas, c'était pas forcément mieux. Pour les échantillons, difficile de trouver une explication. Laura n'avait aucune idée de comment les mecs du projet arme X l'avait eu. Il faudrait qu'elle en parle au professeur à l'occasion quand elle serait de retour sur Utopia. Et soudain, elle tressaille alors qu'il tape du poing sur la table. Elle se renfrogne alors tout en continuant de manger.


« Faut se calmer. On est tous un peu passé par là. Faut faire avec. »

S'il avait eu l'idée de venir pleurer dans son gyron, il pouvait aller se rhabiller, c'était pas le genre de la maison. Il se mit alors à sourire sans que la brunette en comprenne la raison. Elle haussa un sourcil à sa remarque. Elle essayait de voir où se trouvait le comique là dedans. L'idée de voir des multiples plus ou moins éloignés de Logan n'avait rien de drôle à ses yeux.

« Ouais c'est sûrement... compliqué. Mais je vois pas ce qu'il y a de drôle là-dedans. Mais tu auras sans nul doute remarqué que j'ai pas le sens de l'humour comme on dit. D'ailleurs je crois que j'ai le sens de rien du tout. »

La jeune femme reprit son repas en fuyant le regard de Wade. Quoiqu'elle puisse en dire ou que les gens puissent en penser, elle souffrait de ne pas être comme tout le monde, de ne pas avoir de sentiments. Même si son père n'était pas un grand sociable, il l'était infiniment plus qu'elle. Il avait des ressentis qu'elle ne possédait pas. Il avait même le sens de l'humour. Elle, elle était plutôt du style ironique mais le pire était que ce n'était pas volontaire. Chez Wolverine ça l'était. C'était toute la différence.

Deadpool hèle la serveuse qui revient aussitôt avec des pintes. Ça tombait bien, la mutante avait soif. Elle attrapa la choppe et commença à boire d'une traite, pire qu'un pilier de bar. La demoiselle avait une sacrée descente. Elle reposa sa choppe quand elle fut à demi-vide et reprit son repas sans ciller.


« Ouais, ça c'est le truc bien con de pas pouvoir se bourrer la gueule. Qu'est-ce que je donnerai pas pour me prendre une bonne biture ! »

Elle soupira. Oui, elle donnerait chère pour ça et ainsi oublier une bonne partie de ses problèmes qui étaient plus ou moins tous liés à une seule chose, elle. Rêveuse, elle contemplait la pinte et un léger sourire flotta sur ses lèvres alors qu'elle s'imaginait beurrer à finir roulant dans le caniveau et inconsciente. Quel beau rêve !

« Le hic c'est que si c'était possible, je crois que je passerai ma vie à être bourrée. Ce qui a un côté très cool parce que je me souviendrai de rien et surtout pas de moi. Mais du coup, je pense que je serais très vite sans le sou et en but à la colère du pseudo paternel. Déjà que Logan supporte pas quand je tapine alors si en plus je finis bourrée du matin au soir et du soir au matin, je crois qu'il finirait par m'enchaîner et m'enfermer quelque part pour que je reste clean et tranquille. »

C'était totalement le genre de Logan. S'il ne pouvait pas la contrôler, il l'enfermerait. Ce ne serait pas forcément l'idée du siècle parce qu'enfermer un fauve ne ferait que provoquer sa colère et une Laura en colère, c'est pas beau à voir surtout si vous êtes en face. La mutante continuait son repas, plus que bien entamé, l'arrosant de bière pour faire glisser le tout.

« Tu fais quoi après le repas ? Y'a moyen de squatter chez toi pour la nuit ? »

Ouais Laura et le tact ça faisait deux. Mais la nuit était tombée et l'orage éclatait. Dormir sous la flotte ne la traumatisait pas mais si elle pouvait faire autrement. Elle avait pas vocation à être une martyr quoiqu'en faisant parti des X-mens, elle était peut-être destinée à ça finalement.

« Tu fais pas parti des X-mens ? Tu habites à Utopia ? Je t'ai pas vu là-bas mais je sors pas beaucoup et je vis assez isolée là-bas. »

Avalanche de questions et passage du coq à l'âne. Laura était sans égal, ou presque, dans ce domaine. Elle mâchouillait un tacos et son regard était revenu se poser, neutre et froid, sur le visage de son compagnon à demi-masqué.


Dernière édition par Laura Kinney le Sam 4 Jan - 20:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Mar 5 Nov - 0:51

Moi qui m’attendais presque à un silence radio de la jeune mutante je suis presque agacé de la voir me demander de « me calmer » parce qu’on serait soit disant tous passé par là… oooh si tu savais ma belle, tu réfléchirais certainement à deux fois avant de me dire ça à moi. Non pas que je me considère comme plus malchanceux que les autres, bien au contraire, je n’ai jamais aimé me plaindre ou me faire passer pour un martyre, mais bon… qu’est ce que je fais ? Est-ce que je lui parle des hallucinations ? Des voix ? Et de tout le tutti quanti qui se bouscule dans ma pauvres tête ? Mes lèvres affichent une moue mécontente tandis que détourne le regard dans un pure geste de dédains. Si me voir m’énerver soudainement la dérange, elle risque de ne pas apprécier de passer du temps en ma compagnie. Et pour le moment, on semble être quand même bien parti pour passer une bonne partie de la soirée ensemble. Je pourrais effectivement lui balancer tout ce que j’ai dans les tripes à la figure, mais je préfère me retenir de semer la discorde avec quelqu’un d’aussi visiblement soupe-au-lait qu’elle. Mieux vaut essayer de jouer sur l’humour que sur la colère. Mais la encore, non seulement je ne m’attendais pas à un sourire de sa part, mais en plus j’ai presque l’impression qu’elle m’en veut de chercher à adoucir l’atmosphère tendue comme un string. Non, ça je l’avais bien compris que t’étais pas drôle chère demoiselle, c’est pas la peine de me le préciser.

« A vrai dire, ça ne me surprend même pas… Logan est aussi amusant qu’un clown dépressif alors je ne m’attendais pas à des masses de jolie sourire de ta part ! » Et vlan ! Moi aussi je suis plutôt du genre directe, mais ma remarque n’a rien de ‘méchant’ en somme, en fait ce qu’on peut entendre dans mon timbre de voix, c’est plutôt du dépit. C’est ça ouais… chuis dépité. « Ma pauvre Laura… ta vie doit être bien triste… »

Je pousse un profond soupir alors que je me concentre sur mes tacos pour faire passer autant de palabre. Ca promet d’être une soirée… follement passionnante dit donc ! #En tout cas tu cherches vraiment la merde !# Bah pourquoi ? -Si on se fait décapiter parce qu’elle prend mal une de tes remarques on aura l’air fin…- Je suis quelqu’un d’honnête moi ! J’vais quand même pas jouer les focul ! #Honnête ou con ?# -Surement plus con qu’honnête…- Tseuh… de toute façon ça m’étonnerait qu’elle soit du genre à prendre la mouche aussi facilement vu son expressionisme exacerbé !! -Tu pourras pas dire qu’on t’as pas prévenu !- C’est ça, cause toujours ça m’intéresse ! Hey ! La jolie serveuse est là ! On va en profiter pour lui demander de quoi se rincer le gosier ! Et je n’ai pas besoin d’attendre que la demoiselle reviens vite fais bien fait avec deux choppes remplies à rabords. Une pour la jeune mutante boute-en-train, et l’autre… bah pour moi tiens ! Et sans un ‘merci’, sans un ‘merde’, la bière disparait à l’intérieur de la gorge de Laura comme dans un trou noir. Bah mon cochon cette fille a une sacrée descente. Je n’attends pas plus longtemps avant de l’imiter, ingurgitant avec plaisir le liquide jaunâtre pour m’imprégner de la douce saveur du houblon qui vient racler ma gorge. Aaah, tout cet alcool… c’est triste de ne pas pouvoir en profiter.

J’ai d’ailleurs l’impression que je ne suis pas le seul à penser ça, ma compagne de table me clame haut et fort qu’elle aimerait bien pouvoir se murger la truffe de temps en temps et je ne peux qu’acquiescer d’un large mouvement de tête pour confirmer ses propos. Dans un profond soupir, j’envisage ma choppe déjà au trois quart vide… ou bien au quart pleine ? Puis je pose mon regard sur Laura, qui elle ne m’ignore simplement, mais alors que je me perds dans la contemplation de son décoté toujours aussi aguicheur, je lève mon regard l’espace d’un instant vers son visage et qu’est ce que je peux y voir ?? L’esquisse légère mais pourtant bien présente d’un sourire. C’est bien la dernière chose à laquelle je m’attendais aujourd’hui. Alors il lui suffit d’une peinte de bière pour qu’elle dévoile ce charmant rictus qui embellie encore d’avantage son visage ? Passer sa vie complètement bourré… ça à un petit côté fun, si bien que je me laisse allé à un bref éclat de rire en imaginant la chose. Mais la suite des propos de Laura à étrangement pour effet d’effacer tout sourire de mon visage. Alors que j’étais sur le point de croquer sauvagement dans un burritos, je me retrouve stoppé dans mon élan. En fait… en l’écoutant parler, j’ai l’impression que cette fille souffre d’un sérieux complexe par rapport à elle-même. Elle ne s’aime pas, ça saute aux yeux, et on dirait qu’elle serait prête à tout pour pouvoir oublier qui elle est et surtout d’où elle vient. J’hausse une arcade tandis que je me retiens presque de lui envoyer un « on est tous un peu passé par là !! gnagnagna… » Mais non… non, non, retiens toi Wade, c’est pas trop le moment d’ouvrir ta grande gueule là je crois. Pour le coup, je joue presque les oreilles attentive, définitivement j’pourrais passer mon diplôme de Psy avec le nombre de personne que j’ai pu écouter jusque là ! Bon y en avait peut être pas tant que ça… mais quand même ! #On devrait peut être essayer de la dégriser un peu ?# Ah oui ? Et comment ? En lui demandant si elle est chatouilleuse ? -C’est toi le comique, essais de la faire rire !- J’peux p’tet lui raconter la blague de Toto aux toilettes… -Oublis ça… essais pas de la faire rire…- Alors je fais quoi ??

Mais je n’ai pas le loisir de réfléchir plus longtemps que le brouhaha de mon cerveau vient être interrompu par une question de la jeune mutante à laquelle je ne me serais jamais, mais alors JAMAIS attendue !

« Squatter… CHEZ MOI ?? » #Wow mec ! Ca fait combien de temps qu’une nana à pas mis les pieds chez nous ?# -Longtemps, c’est le moins qu’on puisse dire !- #d’ailleurs en général c’est tout ce qu’elles faisaient… ‘mettre les pieds’ à l’intérieur de l’appart… et puis se barrer aussitôt# -Faut dire aussi que le ménage et le rangement c’est pas non plus not’ point fort…- #Peut être qu’elle battra le record de ses devancières ! Wade ? WADE ARRETE DE REVER !# Raah… c’est le pied !!!

« Et baah… je n’ai rien de prévu en particulier alors ça ne me dérange pas de t’accueillir sous mon toit… » Finis-je par répondre en passant une main derrière mon cou pour masser ma clavicule.

Je détourne brièvement le regard de la jeune fille pour jeter un coup d’œil à l’extérieur. Il fait nuit noire maintenant et la pluie c’est mise à tomber avec acharnement, sans parler de la foudre qui illumine le ciel à la façon d’un feu d’artifice façon Independance Day. Finalement je me reconcentre sur ma choppe de bière qui me hurle doucement de la terminer avant qu’elle ne tiédisse, alors j’attrape la peinte par la hanse et envois une nouvelle gorger caresser mon palais. Lorsque Laura vient alors me poser une nouvelle foule de question, je manque de m’étrangler avec ma boisson et avale de travers. Je repose violement la choppe sur la table avant de me mettre à tousser ouvertement, une main appuyé contre la table et l’autre devant ma bouche. Je ne sais pas ce qui est le plus drôle. La première question ou la deuxième, mais je me garde bien de rire et m’efforce surtout de reprendre ma respiration qui parvient à se calmer peu à peu. Pfou… et bah si elle veut me faire croire qu’elle à pas le sens de l’humour, c’est raté. A moins qu’elle ne l’ai pas fait exprès ? Je crois bien que c’est ça ouais…

« Alors… les X-men… non ! J’dois avouer qu’y on un petit côté cool, et leur moyen de transport déchire ! *en fait chuis carrément fan des X-men* mais je suis plutôt du genre à bosser en solo #Dis plutôt que les X-men ne voudraient jamais de toi dans leur groupe !# Et puis on a… quelques différents, mais rien de bien important. » Sur cette fin de phrase, j’hausse les épaules d’un air détaché et me remet à ma choppe de bière pour une nouvelle gorgée avant de reprendre en me léchant les babines « Et pour ce qui est d’Utopia, tu aurais beau passer ta vie dehors là bas tu ne m’y trouverais pas pour la simple raison que je ne vis pas là bas. D’ailleurs si tu veux mon avis, Et même si tu le veux pas c’est pas grave, Utopia n’est rien d’autre qu’une gigantesque réserve ou les humains aimeraient bien voir parqués tous les mutants de la planète. Je sais que cette cité à été créer pour faciliter la vie de… certaines personnes, mais à mon sens elle ne regroupe que ceux qui on cesser de lutter pour leur propres droits. Bientôt ils s’habilleront tous de la même façon et créeront un hymne national qu’ils chanteront tous les matins au levé du jour… Nan… inutile de chercher plus loin, Utopia porte bien son nom… juste l’utopie d’une vie tranquille à l’abri des regards des autres. »

-Bah dit donc mon gars, qu’est ce que tu peux être sérieux quand tu t’y mets- C’est vrai qu’il m’arrive d’avoir des éclairs de lucidité de temps en temps… ça contraste grandement avec mon côté déconneur, mais mine de rien ce que je dis, je le pense vraiment, et j’ai peut être un point de vue trop tranché sur la question, mais je ne préfère même pas qu’on me parle de cette Utopia de mes fesses. Pendant que je m’expliquais auprès de Laura, mes bras se sont soigneusement croisé sur la table et aucune ombre de sourire ne vint étirer mes lèvres durant tout mon discourt, en fait c’était même l’inverse, on pouvait presque lire de la rancœur sur mon visage, et c’était pas peu dire que d’avouer que je ne cautionnais pas ce genre de camps de concentration. Mon regard était plongé en plein dans celui de mon interlocutrice et même une fois que ma bouche avait fini de déblatérer son discourt je restais fixe, ses prunelles plantées dans ma ligne de mire.

« Alors comme ça tu habites là bas toi… je n’ai rien contre les habitants d’Utopia hein, après tout c’est leur choix de vie… si se barricader derrière des murs est une existence qui leur convient ça ne me regarde pas.  Mais ça doit être d’un ennuiiiis !!! »

Je poussais un soupir kilométrique pour souligner la lourdeur de mes propos en levant les yeux au plafond avant de me rabattre sur ce qui restait de mon repas, c'est-à-dire, plus grand-chose. Je terminais mon plateau avant de m’enfoncer dans mon siège. Aaah je suis repus. Puis enfin, je m’autorisais à poser une dernière question en attendant que Laura ai terminé son repas elle aussi.

« Mais j’dois bien avouer que je suis curieux… à quoi ça ressemble là bas ? »

Un fin rictus avait étiré mes lèvres tandis que je joignais mes mains l’une dans l’autre pour m’accouder à la table et fixer la jeune mutante avec attention.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Mer 6 Nov - 14:55

Logan, pas amusant. Oui ça y'avait pas besoin d'être Einstein pour le savoir. Malgré tout, Laura trouvait que son père, ou assimilé, avait certainement plus d'humour qu'elle. Elle l'avait déjà vu sourire, voir rire, voir faire des blagues à des jeunes de l'institut. Bon après ce n'était pas tous les jours mais quand même. C'était toujours bien plus qu'elle. Lui, au moins, comprenait l'humour. Ce n'était pas forcément le cas de la jeune femme. Sourire, cela lui arrivait de temps à autre. Rire... Alors là, c'était chaud. Est-ce qu'elle avait déjà rit ? Vraiment rit ? Comme les gens normaux savaient le faire ? Elle réfléchit un instant. Elle ne s'en rappelait pas. Non, elle n'avait jamais dû rire et cela ne la traumatisait pas plus que ça vu qu'elle ne percevait ni l'impact, ni l'importance.

« Ouais Logan est pas spécialement souriant mais, à côté de moi, je suis certaine qu'il pourrait passer pour un clown professionnel. »

Laura n'essayait pas de se voiler la face. Elle n'était pas drôle, c'était un fait. Elle ne pigeait rien à l'humour, c'était un autre fait. Et pour finir, elle ne comprenait pas que les gens puissent aimer rire. Elle haussa les épaules concernant le constat sur sa vie.

« Triste, je sais pas. Je me rends pas compte comme toi ou les autres. Mais elle est toujours mieux que ce qu'elle était avant. Au moins, je suis libre. »

Sa vie n'avait certainement rien de folichon mais au moins, elle ne recevait pas d'ordres, ne devait tuer personne par obligation et surtout, surtout, elle n'était plus enfermée entre quatre murs d'un laboratoire. Et ça, ça n'avait pas de prix ! Pour tout le reste, y'avait Gold Master... Euh non, elle avait pas de carte de crédit. Le cash, c'était bien mieux.

Elle poursuivit tranquillement son repas, sans s'offusquer des propos de Wade. Elle avait déjà entendu bien pire sur son compte. Généralement, ça lui passait au-dessus. Il n'y avait que quand cela venait d'une personne à laquelle, elle était liée qu'elle accusait le coup comme Logan, Jullian ou même Gambit. Là, ça lui foutait le moral dans les chaussettes voir pire. Mais fort heureusement, ils avaient tous plus ou moins compris que c'était risqué d'aller sur ce genre de terrain avec la demoiselle car autant elle avait du mal à avoir des sentiments, autant quand elle en captait un minimum, elle se prenait tout en plaine figure et pouvait facilement péter un câble et se foutre en l'air vu comment elle s'acceptait. Se dire qu'on est qu'un produit de laboratoire et qu'on a pas été spécialement voulu, cela n'a rien de plaisant. Si on rajoute par dessus ça qu'on est pas vraiment un être humain à part entière mais juste un clone, y'a de quoi se mettre une balle dans la tête. Si elle était certaine de ne pas se régénérer, elle l'aurait peut-être fait. La seule chose qui la maintenait un brin en vie, c'était Logan, qu'elle appréciait, qu'elle essayait de voir comme une sorte de « père ». Et puis, y'avait Jullian. Lui, c'était compliqué et ce qu'elle ressentait, était encore plus compliqué. Pourtant, elle l'appréciait même si elle se sentait toute bizarre quand il était là et quand il lui parlait. Après, aider les autres mutants, sauver la veuve et l'orphelin, ça faisait passer le temps sans pour que cela lui apporte quelque chose de plus. Enfin, elle n'en avait pas vraiment l'impression.

Par contre, demander si elle pouvait dormir chez son compagnon, le surprenait au plus haut point. Elle releva le nez. Voir les gens réagir en poussant des cris, elle ne comprenait pas vraiment. Un simple oui ou non lui suffisait. Elle fronça les sourcils avant de replonger sur ses assiettes. Finalement, il accepta. Elle aurait au moins un endroit où dormir au sec. C'était plutôt bien.

Ses autres questions provoquèrent, là encore, une réaction qu'elle avait du mal à comprendre. Il n'y avait pourtant rien d'étonnant à ce qu'elle lui demande s'il vivait à Utopia. C'était un mutant, non ? Or il était communément admis que les mutants vivaient à Utopia. Donc rien de plus logique à ce qu'elle puisse lui demander s'il vivait là-bas. Enfin, rien de plus logique selon elle et pour elle. Sa façon de raisonner lui était vraiment propre.

Qu'il puisse avoir un contentieux avec les X-Men, cela ne l'étonnait pas. Son comportement semblait aussi atypique que le sien. Elle faisait parti des X-Mens mais c'était beaucoup à cause ou pour Logan. Enfin, elle en avait fait parti. Aujourd'hui, elle ne savait plus trop si elle en faisait toujours parti ou non. Elle donnait un coup de pouce à l'occasion, si les mutants avaient besoin d'elle ou si elle le jugeait utile comme lors de l'attaque des États-Unis contre l'île. Elle s'était trouvée là et avait aidé lors de l'affrontement mais c'était un concours de circonstance. Du moins c'est comme ça qu'elle le voyait. Pour Utopia, elle ne pouvait totalement donner tort à son interlocuteur. Malgré tout, elle ne partageait pas son point de vu.


« Oui c'est peut-être une utopie mais au moins, ils ne se font pas persécuter à tout bout de champ. Ils arriveront peut-être à avoir hymne, drapeau, fringues identiques mais est-ce que c'est si mal si ça les rends heureux ? De toute façon, ton raisonnement peut s'appliquer à tous les pays. Ils se valent tous dans le fond. Au final, Utopia n'en sera qu'un parmi les autres. La seule différence c'est qu'en lieu et place d'humains, c'est des mutants. La différence est-elle si grande ? Mutants ou humains, la façon de penser reste la même. »

Tant que les mutants étaient heureux dans leur coin, qu'ils puissent finir comme n'importe quel citoyen d'une nation plus ou moins démocratique qu'est-ce que ça pouvait faire ? Au moins, on leur foutait la paix. Ils échapperaient aux savants fous ou aux pro-humains qui veulent casser du mutant surtout vu les heures sombres que connaissaient les super-héros en ce moment. Laura se sentait pas chez elle à Utopia. Mais là ou ailleurs, ça ne changerait sûrement pas grand chose pour elle.

« Ouais je vis là-bas. Enfin ça dépend des jours. Faut laisser les fesses faire. Je m'y sens pas chez moi plus que ça mais Logan me foutait la paix alors j'ai fini par y construire une bicoque, histoire qu'il me foute la paix. »

Qualifier sa cabane au milieu de la forêt de bicoque était une insulte pour toutes les bicoques du monde. Ce n'était que quatre murs en planches de bois avec un toit en feuillage. Pas d'eau courante, pas d'électricité, un vague lit avec un matelas qui avait connu des jours meilleurs, un réchaud et quelques affaires. C'était bien loin d'être du luxe. Cela lui suffisait et donnait un aspect précaire à son installation sur l'île qui lui convenait tout à fait. Wolverine était moins content qu'elle mais fallait pas qu'il se plaigne. Elle habitait déjà là-bas, c'était pas mal. Connaissant le mutant, il n'était pas du genre à harceler les gens mais Laura était un peu différente des autres et autant elle essayait de le voir comme un père, autant lui la voyait un peu comme sa fille et se la jouait protecteur et donneur de leçons à l'occasion. Bref, le côté chiant du père qui avait fini par user les résistance de la jeune femme. Après si elle avait cédé, c'était aussi parce qu'elle pourrait voir Jullian plus facilement même si paradoxalement, elle faisait tout pour le fuir.

« Question occupation, ça ressemble à n'importe quelle ville. Ni plus, ni moins. Comment est l'île ? – elle soupira, elle n'était pas la mieux placée pour répondre – Ben, c'est une île. »

Voilà, ça c'était fait ! Du Laura tout craché. Le genre de réponse basique et terre à terre, c'était tout elle. Les nuances et les subtilités c'était pour tout le monde sauf pour elle. Elle était grave dans son genre c'était clair. Elle parviendrait à faire fuir un troupeau de psychologues et psychiatres qui voudraient l’analyser sans soucis. Elle continua de mâchouiller son burritos en finissant par boire quelques gorgées de bière, histoire de le faire descendre. Elle réfléchissait en même temps, en se disant que ce n'était peut-être pas la meilleure réponse qui soit.

« Après je sais pas trop quoi te dire. C'est une île... Il fait souvent beau vu que certains mutants contrôlent le temps. Du coup, je pense que ça ressemble à certaines îles du Pacifique. La forêt ressemble un peu à ce qu'on peut voir sur certaines cartes postales. Végétation luxuriante, des fleurs, des cascades, des rivières... ce genre de trucs quoi. Sinon la ville ressemble à une espèce de grosse bourgade comme y'en a dans le coin. Rien d'exceptionnel en somme. »

Oui, c'est vrai que trouver une île genre Thaïti à quelques dizaines de kilomètres de New-York c'était d'un banal ! Laura était clairement une blasée de la vie. Peu de choses la surprenaient ou attiraient son attention et l'île des mutants ne faisaient, hélas, pas figure d'exception. La mutante acheva son repas et la bière qui restait dans sa pinte. Eh bien, elle était calée. Même si elle ne devait pas manger demain, elle aurait eu son quota et même le superflu aujourd'hui. Elle s'étira sur sa chaise, sentant un léger engourdissement la prendre vu ce qu'elle avait mangé et comment elle avait mangé.

« Tu veux te prendre un dessert ou on y va. Après, si tu veux je paye ma part. Je sais que tu as dit que tu m'invitais mais quand je peux manger, je me prive pas. Le feuille de laitue avec la demi-tranche de jambon c'est même pas une cacahuète pour moi. Donc on fait comme tu préfères. »

Après c'était pas vraiment son fric, c'était celui du gars auquel elle l'avait piqué mais ils n'en étaient plus à dans ce genre de considération vu ce qui s'était passé dans la rue une bonne heure avant. Le vol était certainement le moindre de leurs soucis.


Dernière édition par Laura Kinney le Sam 4 Jan - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Ven 8 Nov - 1:31

Autant dire qu’il ne m’arrivait pas souvent d’avoir des masses de discussions sérieuses avec mon entourage. En fait pour être tout à fait honnêtes, ca ne m’arrivait même jamais. De toute façon auprès de qui est ce que je pourrais me venter d’avoir des discussions philosophiques qui parlent d’échanger des points de vue de façon parfaitement courtoise et posée ? Logan ? Pfft… laissez-moi rire ! Al ? Non… cette vieille femme ne sait que me critiquer alors une discussion « sérieuse » avec elle se serait trop du n’importe quoi… Moi-même ? Ouais… et puis quoi encore, je finirais certainement par me tirer une balle dans le crane pour faire taire mes neurones… durant un temps. Alors il fallait bien l’avouer, la conversation que j’avais ce soir avec Laura était loin d’être monnaie courante dans ma vie de mercenaire disert. En général mes conversations à moi elles se limitent à « BANG » et c’est tout aussi expéditif. Mais ce soir… est ce que c’était la pluie ou bien je ne sais pas… le manque fracassant d’humour et d’émotion de ma partenaire qui me permettait de me trouver dans un tel état d’esprit ? … ouille… j’ai mal à la tête rien que de me poser la question. Chuis vraiment pas fais pour réfléchir à ce point. En attendant je suis là tranquillement installé les coude sur la table pour écouter la répartie de la jeune mutante qui s’essaye à me faire comprendre son opinion sur Utopia.

J’ai plusieurs fois envie de soupirer, mais je me retiens miraculeusement, me contentant simplement de cligner des yeux pour montrer que je ne me suis pas endormi pendant son discourt. J’hoche la tête de temps en temps, je pianote sur la table du bout de mes doigts et le plus surprenant dans tout ça !! Je me tais. Je me tais et j’écoute alors que dans d’autres situations j’aurais certainement pu lui couper la parole pour placer une remarque clinquante sur le fait que je me foutais royalement de ce qu’elle pouvait penser… mais pas ce soir. Son point de vue n’est peut être pas si mauvais que ça, d’un autre côté, le mien est particulièrement tranché et il ne sera pas aisé de me faire changer d’avis pour ne pas dire carrément impossible. A mes yeux Utopia n’avait rien d’un havre de paix, c’était plutôt une prison, mais je n’allais pas renchérir une nouvelle fois sinon ce débat sans saveur aurait pu durer encore des heures et des heures je sens. Quoi que… Laura se serait surement fatiguée avant moi. Lorsqu’elle finie de s’exprimer, j’hausse les épaules avant de hocher une dernière fois de la tête de façon un peu plus prononcé que les précédentes.

« Au contraire ma chère… c’est justement parce que la différence est infime que je n’apprécie guère l’idée d’une ville réservé à une seule sorte d’individu… »

Je suis entrain de me prendre au jeu de la discussion… ça en fait même évoluer mon vocabulaire et mon ton… mais y a pas à dire ça fait franchement moyen dans ma bouche. J’ai l’impression de parler comme les aristos du 18ème #T’as surtout l’air con oui !# -Le style philosophe te vas assez mal- #Ouais, on dirait que tu pettes plus haut que ton cul !# J’ai déjà essayé une fois pour voir si c’était possible… et bah c’est possible ! Mais vous saurez pas comment nanananère !

Finalement le sujet d’Utopia prend une place légèrement seconde puisque Laura vient maintenant me parler du fait qu’elle vive la bas… enfin, visiblement Wolvi préfère qu’elle vive là bas. Ah celui là… toujours à penser que son point de vue est mieux que tous les autres, et si Laura et son clone et que leur relation s’apparente à quelque chose de ‘familial’ si c’est vraiment possible avec des individus comme ça, alors j’imagine assez bien Logan en surprotecteur acharné. Mais elle ne vie que pour lui ou quoi ? Depuis le début de notre conversation j’entends des Logan par ci, Logan par là, est ce qu’elle vie aussi pour Logan ? Je lève les yeux au plafond. Bah si tu t’y plais pas à Utopia faut t’en barrer, c’est aussi simple que ça. Enfin, dans ma tête c’est très simple parce que pour la jeune mutante ça semble être la croix et la bannière pour tenir tête à son homologue masculin. Dans le fond, c’est presque mignon, ça doit vouloir dire qu’il à un minimum d’intérêt pour elle, ce qui sous-entendrait que Laura est capable de ressentir des émotions malgré sa carapace aussi solide qu’un bloc de béton. Mais ça, je l’avais plus ou moins compris plus tôt déjà, lorsqu’elle avait parlé de la mort de sa mère. Ses yeux c’était mis à briller d’une façon… bref… on s’égare.

Et lorsque Laura s’attaque à essayer de m’expliquer comment est la cité d’Utopia j’ai envie de me mettre à rire. En fait je me demande si c’était une bonne idée de lui poser la question parce qu’elle me répond avec tellement peu de mot que je me demande presque si c’est une réponse ou si elle se fou simplement de ma gueule. J’arque une arcade, une petite moue affichée sur mes lèvres… Bon bah ok… une île c’est une île… j’poserais plus de question maintenant !! Si j’te demande ton chien tu vas me dire que c’est un chien ? Je crois que je commence à vraiment saisir toute l’ampleur du terme ‘aussi inexpressif qu’une porte de placard’, mais à ma plus grande surprise, la jeune mutante reprend la parole pour finalement concrétisé ses paroles précédente en me donnant quelques détail sur la cité. Waw… je crois qu’elle à du faire un sacré effort là non ? Je souris ouvertement à Laura avec un petit toussotement amusé, dans le fond c’est presque drôle… même si elle ne s’en rend très probablement pas compte. Pendant que la jeune mutante termine son repas, je regarde la pluie qui ruissèle en trombe à l’extérieur. Le tonnerre semble de plus en plus proche et les éclairs fusent comme des lampes de poches qui grésillent. Ca donne un petit côté post apocalyptique aux rues de la ville il faut l’avouer.

Finalement Laura termine son repas et me propose même de payer sa part. L’espace d’une seconde j’hésite à lui répondre oui, mais au final je préfère me la jouer « gentleman » même si ça non plus ce n’est absolument pas un rôle qui me va. Ca aura peut être le mérite d’obtenir un peu plus d’intérêt de la part de la donzelle.

« Laisses… on me connait bien ici je dois bien représenter le quart de leur Chiffre d’affaire… quand je ne mange pas tout simplement à l’œil… y me feront bien un prix ce soir vu que chuis accompagné d’une jolie nana ! »

Oui, oui… direct peut être mais comme je suis loin d’être hypocrite, et que j’aurais même plutôt tendance à la franchise un peu trop… tranchée, ça ne me gêne absolument pas de faire comprendre à la mutante qu’elle entre dans mes critères de beauté féminine… en même temps je ne demande pas grand-chose, et j’imagine que Laura doit entrer dans les critères de beaucoup d’autres hommes. Sur ces mots je me dirige vers le comptoir pour discuter avec la serveuse. Je la bassine longuement pour finalement obtenir de sa part un charmant sourire suivit d’un petit rire presque mignon. Et je fini par tendre un billet à la jeune femme avant de revenir vers la mutante. Entre temps j’ai rabaissé mon masque et je jette un dernier coup d’œil dehors avant de me lancer

« On peut y aller ! J’ai fais de sacrées économies ce soir !! » Le tonnerre gronde dans un vrombissement plus fort que les autres. « On a intérêt à faire fissa, on va finir trempé jusqu’aux os ! »

Et je ne mâche pas mes mots, car sitôt la porte du snack ouverte une bourrasque de vent vient me projeter une bonne rasade de goutte d’eau en pleine tronche. Je frisonne une seconde avant de me tourner vers Laura et de partir ni plus ni moins en courant sous la pluie qui dégouline comme vache qui pisse. Y a au moins un bon point dans tout ça c’est que les rues de la ville son désertes et en repassant non loin du lieu ou j’avais accomplie ma petite mission de sauvetage, on ne trouvait plus une seule voiture de flic et les corps avaient été dégagés… encore heureux vous me direz. Le dos courbé et une main en visière pour me permettre de voir un minimum dans les rues sombres de New York je cours sans jamais m’arrêter, toujours tout droit. Je ne me donne même pas la peine de passer par des petits coins peu fréquentés des passants car à part la circulation routière toujours autant active, personne ne se promène par ce temps de chien. Aussi le peu de personne qui dînent au restaurant ou qui se barricade derrière leur fenêtre auront peut être la chance d’apercevoir un gars en costume rouge et une nénette à moitié déshabillée courir les rues comme deux fugitifs poursuivis par leur propre ombre. De temps à autres je me retournais pour constater que Laura se trouver à quelques centimètres de moi et je me reconcentrais sur l’itinéraire le plus rapide pour arriver chez moi. Après une petite demi-heure de course effrénée nous arrivons enfin au seuil de mon domicile.


#Le ménage est pas fais…# -Y a de la vaisselle et de la bouffe qui doit trainer depuis un mois ou deux au moins…- #La litière du chien est pas changée # -Ca doit sentir bon…- Mais vous voulez savoir ce qui est le mieux dans tout ça ?? #La télé fonctionne ?# -Les chiottes sont pas bouchées ?- Y a qu’un seul lit !!! BAM CHIKA WAWA ! Je pousse la porte d’entrée qui n’est pas verrouillée… je ne ferme jamais la porte de chez moi de toute façon. J’entre en premier dans le taudis qui me sert d’appart et c’est certainement encore pire que ce que j’avais pu imaginer. Si Laura fait plus de deux pas dans ce sanitaire ambulant alors je… je… je saluerais fièrement son courage. A peine ai-je posé le pied à l’intérieur que le chien viens nous faire des fêtes monstrueuse, une sorte de labrador batard croisé avec je ne sais quel autre race, il est plutôt bien dressé mais moi il se plait à me faire tourner en bourrique et en l’occurrence j’ai horreur de quand il se jette sur moi lorsque je rentre à la maison.

« Ouais, ouais, ça va c’est bon ça suffit maintenant !!! »

Presto, et voyant que s’il voulait des caresses de ma part il allait falloir se calmer en vitesse, l’animal change de cible pour aller joyeusement saluer mon invité. Et bah comme ça si l’appart l’aura pas fait fuir, le chien s’en chargera. Je ne lui prête plus vraiment attention pour le moment je suis trop préoccuper par mon costume qui me colle à la peau. Enfin… plus que d’habitude. C’est absolument insupportable, j’ai l’impression d’avoir été lavé en machine avec mes fringues et passé à l’essoreuse ensuite. Je traine derrière moi une flaque d’eau plutôt impressionnante mais de toute façon vu l’état de cradeur des lieux un peu d’eau ne changera pas grand-chose. Entre deux râle de mécontentement, je m’autorise finalement à me tourner face à Laura si celle-ci n’a pas encore fuit.

« Et bien fais comme chez toi ! C’est pas le luxe mais faut prendre en compte que c’est l’appart d’un mec célibataire… et comme le ménage c’est pas mon passe temps préféré… »

#Et la couleur de moisie sur les murs c’est aussi parce que tu fais pas le ménage ?# -Et les armes qui trainent un peu partout c’est parce que t’avais la flemme de les ranger ?- #Et la boite de pizza là bas… ca fait combien de temps qu’elle est là ?# C’est marrant… tout ça ne me paraissait pas si chaotique avant que Laura ne se pointe.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Dim 17 Nov - 11:50

Visiblement l'homme a décidé de payer tout, tout seul comme un grand. Laura allait pas le contrarier. Cela lui permettrait de garder un peu plus longtemps d'argent sur elle. Le côté gentleman lui passait un peu au-dessus de la tête. Elle se releva et suivit Wade jusqu'au comptoir et le laissa négocier leur repas. Elle jetait des coups d’œil sur l'extérieur, la pluie semblait de plus en plus forte. Ils avaient intérêt de faire vite pour filer d'ici. Ils étaient peut-être pas en sucre et ne risquaient pas de fondre mais cela n'avait rien de très agréable d'être trempé et surtout, de devoir le rester. Laura n'avait pas pris son sempiternel sac à dos. Donc pas de fringues secs de rechange.

*La poisse !*

Elle soupira en entendant à peine le compliment concernant sa plastique. Une chose qui ne la touchait pas vraiment. Elle était une femme et les femmes étaient toutes faites pareil en général : deux bras, deux jambes, deux seins, deux jambes, deux fesses... ouais la nature aime bien les paires. Enfin bon, rien d'exceptionnel quoi. Le repas payé, Wade se dirigea vers la porte et tous deux se ramassèrent une bonne grosse bourrasque.

« Ouais contente pour toi que t'es fait des économies. Allez on se casse ! Je te suis. »

En gros, une nouvelle fois ça ne lui faisait ni chaud, ni froid qu'il ait pu payer moins cher leur repas. S'il avait voulu payer moins cher, il avait qu'à la laisser payer la moitié, il avait refusé, qu'il assume. Tant mieux pour lui qu'il est pu négocier mais bon, elle n'allait pas en faire une montagne. Elle en avait juste carrément rien à faire.

Elle se lança à la suite du mutant, parcourant les rues désertées de New-York. Mise à part les carcasses de métal roulantes où les gens se croyaient à l'abri, il n'y avait plus un chat dehors. Elle nota qu'il repassait par la rue où elle s'était faite agressée et qu'il n'y avait nuls vestiges de l'altercation. L'ambulance et la police avaient fait leurs œuvres et la pluie avait déjà effacé le sang. Résultat, la rue ressemblait à ce qu'elle était avant que Laura n'y fasse son entrée. Elle était même plus propre. La pluie trempait les maigres morceaux de tissu qui couvraient le corps de la demoiselle, moulant encore davantage ses formes si cela était encore possible.

Elle ne perdait pas de vu son compagnon, restant, sans peine, sur ses talons. Elle le voyait lui jeter quelques coups d’œil pour s'assurer qu'elle suivait. Pour elle, c'était loin d'être difficile. Mais au bout d'un moment, elle se demandait à combien de bornes il pouvait bien habiter. Elle ne fut pas fâcher d'enfin le voir ralentir pour s'arrêter devant un immeuble pour finir par y pénétrer. Elle fronça du nez en pénétrant dans l'immeuble. Son odorat particulièrement développé avait du mal à encaisser les odeurs multiples qui se mêlaient dans cet endroit. Mais elle avait eu l'habitude de vivre dans la rue durant un temps. Elle avait appris à bloquer ses récepteurs olfactifs pour ne pas être incommodée. Le côté négatif s'était qu'elle ne pouvait plus se servir de son odorat pour détecter des ennemis. Mais bon, ce n'était pas comme si elle était seule non plus.

Elle grimpa les escaliers et se retrouva dans le taudis... euh l'appartement de Wade. Bon ben au moins, elle était au sec. Le désordre la dérangeait moyennement. Chez elle, tout était un peu au carré du fait de son entraînement depuis son enfance. C'était son côté militaire. Maintenant, elle ne se formalisait du bordel chez les autres surtout qu'elle ne sentait plus rien alors les odeurs ne l'embêtaient pas. Elle sursauta en voyant le chien débouler et venir faire la joie à son maître. Étrange, elle n'aurait jamais vu ce type avec un chien. Comme quoi, il ne fallait pas fier aux apparences. Rabroué par son maître, mais de manière amicale, le chien se tourna vers la nouvelle venue. Remuant de la queue, il vint spontanément vers elle. Sans s'en rendre compte, elle se raidit et fit un pas en arrière. Son regard croisa celui du chien, les deux affichèrent alors le même mouvement, penchant la tête sur le côté. Elle perdit alors soudain sa froideur, se rappelant de vieux souvenirs. Le souvenir d'un chiot qu'elle avait eu quand elle était toute petite au laboratoire. C'était sa mère qui le lui avait apporté en secret dans le but de lui rendre quelques sentiments. X-23 s'était tenue à l'écart du chiot au départ mais celui-ci était venu la voir spontanément. La mutante n'avait pas mis longtemps à s'attacher au petit animal. Quand les chercheurs s'étaient rendus compte de la présence de l'animal, c'est à dire très rapidement, Rice avait voulu l'en séparer mais Sarah Kinney avait insisté pour qu'on le lui laisse, à titre expérimental. Rice accepta. La fillette s'attacha très vite au seul être qui lui témoignait de l'affection et de l'amour dans cet univers de mort. Mais quelques semaines plus tard, Rice vint la voir et tua le petit animal devant elle, lui faisant comprendre qu'elle n'aurait jamais rien à elle et que ça ne servait à rien de s'attacher aux gens car on finissait par en souffrir un jour ou l'autre. La petite mutante en avait longtemps pleurer jusqu'à se jurer de ne plus s'attacher à rien, ni personne.

Le temps semblait presque suspendu entre l'animal et la jeune femme. Quelques secondes ? Une minute ? Deux ? Mais la réalité la rattrapa. Son regard redevint glacial et dur. Le chien gémit, baissant les oreilles et la queue. Nul besoin pour elle d'avoir le moindre geste, son attitude glaciale ne pouvait que faire peur au chien. L'animal se recula avant de partir se mettre dans un coin, loin de Laura. Celle-ci effaça ça de son esprit et avança dans le lieu de vie de son homologue. Enfin lieu de non-vie serait plus juste au vu de l'état des lieux. Elle ne s'offusqua pas des propos.


« D'habitude, je dors dehors. T'as un toit. C'est déjà ça. »

Elle vit l'eau dégouliner à ses pieds et former une flaque sous elle, preuve de combien elle était trempée. Les fringues mouillés étaient désagréables sur sa peau. Son short en jean ayant tendance à la serrer sous l'effet de l'eau. Sans faire cas de l'homme, elle commença à enlever le débardeur qui ne servait plus à rien de toute façon.

« Dis t'aurais une serviette ou une chemise à prêter. J'aimerai bien mettre mes fringues à sécher. »

Elle en profita pour ôter ses baskets et son short, restant en sous-vêtements. Elle aimerait bien se sécher les cheveux aussi. Mais faudrait que son hébergeur temporaire lui fournisse une serviette. Après s'il avait rien à lui filer, ben tant pis. Elle préférait rester sans rien et laisser ses affaires sécher que de rester avec des vêtements mouillés. Elle leva le regard vers Wade attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Dim 17 Nov - 13:39

Ca fait déjà… plusieurs minutes que Laura et moi avons pénétrés à l’intérieur de mon appartement, et pour le moment, je n’ai noté aucun signe de… « Surprise » voir même de « Dégout » venant de sa part en découvrant un peu l’état des lieux. Ma parole mais cette fille est vraiment pas normale ! Pas un battement de cils, pas un mouvement de recul, pas une hésitation ; est ce que c’est vraiment possible d’être aussi désinvolte ?? N’avoir strictement rien à faire du monde qui l’entour, se ficher pas mal de ce que peut dire ou penser son entourage ? En fait, j’aurais presque préféré qu’elle réagisse dans l’excès négatif plutôt que de la voir rester ainsi de marbre sans la moindre émotion dans son regard. Bon… au moins disons qu’elle ne risque pas de s’enfuir en courant comme j’aurais pu le prévoir un peu plus tôt. En tout cas maintenant qu’elle est là, j’ai bien l’impression que je suis partie pour passer une… soirée de FOLIE !! Bien sur, c’est ironique, ça m’étonnerais que la jeune mutante soit du genre à beaucoup faire la conversation ou à se taper des soirées pizza film d’horreur just for fun !

Lorsque je détournais finalement le regard vers elle pour voir si tout allait bien de son côté, je constatais qu’elle se trouvait en plein échange visuel avec le chien qui avait cru bon de chercher à lui faire la fête à elle aussi. En les regardant tous les deux comme ça, la tête penché sur le côté, je ne pu m’empêcher d’esquisser un discret ricanement… on aurait presque dit qu’ils étaient tous les deux de la même famille, mais plus étrange encore, le regard de Laura avait pris une toute nouvelle ampleur. Ses yeux c’étaient remis à briller comme lorsqu’elle avait parlé de sa mère au snack. Finalement mon compagnon à quatre patte cessa de remuer joyeusement la queue et se ratatina presque sur lui-même dans un couinement avant de retourner dans son petit coin perso… Et en fixant à nouveau mon invité, elle avait repris son attitude habituelle… froide et sans émotion. Plus je la regarde et plus elle me rappel Logan, et quand je la regarde encore, je me dis que la vie de cette fille doit être un véritable calvaire. Mais ça ce n’est certainement pas elle qui me le dira. Baah ! Autant ne pas y penser, j’aimerais autant éviter la soirée déprime, et puis j’ai pas de chocolat ou de glace à la fraise. Bah quoi c’est bien connu, quand les filles dépriment elles s’empiffrent de sucreries. Comment ça idée reçue ?? Dans tous les cas, Laura semble plutôt satisfaite d’avoir trouvé un coin pour passer la nuit, c’est sur qu’avec cette pluie torrentielle, personne n’aurait souhaité dormir à la belle étoile. Je prends sa remarque comme un « merci » même si ce n’est pas forcément ce qu’elle à voulu dire, de toute façon je ne m’attends pas vraiment à un remercîment ouvert alors autant me contenter de ce que j’ai.

« Tout le plaisir est pour…………… »

Mais je suis incapable de terminer ma phrase et ravale ma salive en voyant ni plus ni moins la jeune mutante se dessaper devant moi comme si de rien était. D’abord son t-shirt… bon il n’en restait plus grand-chose, mais quand même… puis ses chaussures et son short, la retrouvant en sous-vêtements pour exhiber ses formes particulièrement bien dessinées sous mon nez. J’veux bien qu’elle  n’ai aucune pudeur et tout et tout, mais la c’est presque une incitation ouverte au viol pur et simple. Encore une fois, ça ne semble faire ni chaud ni froid à la principale concernée. Je crois… que je vais pas m’en plaindre. #Est-ce qu’on est encore entrain d’halluciner ?# -J’en sais rien mais si c’est un rêve il est quand même sacrément sympa !- #C’est noël avant l’heure ! Une fille canon débarque chez nous et en plus elle se fou à poil sous nos yeux !# -Comment être sur que ce qu’on voi et bien réel ?- Facile !! Je détourne la tête de la créature en petite tenue avant de venir simplement me mettre une bonne claque dans la figure avant de me retourner à nouveau vers Laura et OH SURPRISE ! Elle est toujours là ! Devant moi ! En sous-vêtements… OUIIIIIII ! Faites que ce moment ne s’arrête jamais !

Mais pas de chance, La mutante me demande de quoi se couvrir pour qu’elle puisse mettre ses vêtements à sécher. Poiiiisse ! La soirée s’annonçait nettement plus intéressante soudainement et voila que mon rêve s’écroulait. Mais… attends un peu… elle m’a demandé si j’avais… c’est que je ne suis pas forcément obligé d’avoir non ? … Mouais… non ça le ferait pas, elle serait fichu de remettre ses fringues trempées ou de se barrer en me traitant de pervers #Mais tu ES un pervers !# -Ce n’est plus un secret pour personne…- Ouais bah, ça va ! Pas besoin de la ramener !!!

« Attends un peu… je vais voir ce que je peux te filer. »

Je laisse Laura seule dans le salon le temps de filer à la salle de bain qui n’est guerre dans un meilleur état que le reste de l’appart, pour ne pas dire dans un état probablement pire. Mais je n’y prête pas attention, moi j’ai l’habitude de vivre ici, c’est un peu chez moi quand même. En fouillant le panier à linge je parviens à dégotter une serviette de bain survivante à la moisissure due à l’humidité, bon on voit bien qu’elle à du vécu mais se sera toujours mieux que rien. Puis je quitte la petite pièce pour me rendre à la chambre et chercher dans mon armoire si je peux trouver quelque chose à lui filer. Je retourne le placard entièrement et je fini par trouver au fond, tout au fond, ce qui semble être un vieux costard recouvert de poussière. Et ben ! Ca doit faire sacrément longtemps que j’ai pas porté ce truc ! En le tirant vers moi, je trouve une chemise blanche que j’attrape et secoue dans le vide pour l’épousseter… enfin blanche… je dirais plutôt qu’elle tire légèrement sur le jaune délavé maintenant mais encore une fois, c’est toujours mieux que rien.

Je reviens alors dans le salon ou j’ai abandonné Laura avant de lui tendre le résultat de mes recherches avec fierté, non sans risquer un coup d’œil en direction de ses attributs féminin sans la moindre gêne. De toute façon j’ai cru comprendre qu’elle se fichait pas mal que quelqu’un la regarde, alors autant en profiter… c’est pas comme si j’avais pas l’habitude de me prendre des baffes… voir pire.

« Voila ! Faudra faire avec, c’est ce que j’ai de mieux à te proposer… je vis malheureusement pas dans un trois étoiles. »

J’hausse les épaules après qu’elle se soit saisit de la serviette et de la chemise, quel dommage de couvrir un si beau corps… Bon… c’est pas tout ça, mais et maintenant ?? En jetant un regard au sol, je me rends compte que je suis toujours entrain de dégouliner de l’eau comme une fontaine qui fuie. Mon costume me colle toujours autant à la peau et ça devient de plus en plus désagréable. Pas le choix, va falloir imiter ma camarade.

« Encore une fois, fais comme chez toi, je reviens ! »

Sans plus d’explication je me dirige vers la salle de bain avant de fermer la porte derrière moi, laissant encore une fois mon invité seule dans l’appart, elle fera bien ce qu’elle à envie, ce n’est pas comme si j’avais des choses à cacher. Une fois devant mon miroir, je reste immobile quelque seconde à fixer la glace avant de commencer à me dessaper… non sans une certaine difficulté, retirer cette matière qui s’accroche comme une ventouse lorsqu’elle est mouillée ça relève du défi !! Je pousse des petits grognements de mécontentement manquant de me cogner plusieurs fois au lavabo ou à la baignoire. Finalement je parviens enfin à retirer mon costume dans un profond soupir de soulagement. PFIOU ! Je balance le tout dans le panier à linge sans ménagement avant de profiter quelque seconde de la vue de mon corps parfait… ou presque… si on ne compte pas les cicatrices et les plaies multiples qui recouvrent ma peau. J’attrape le peignoir rouge qui traine sur le porte-serviettes vide pour l’enfiler et le nouer à la taille afin de couvrir mon intimité et épargner un orgasme à la jeune mutante. -T’as une sale tronche !!- #Pas que la tronche# Je remonte la capuche du peignoir sur ma tête avant de pousser la porte de la salle de bain pour sortir. Le tissus recouvre mon corps jusqu’au bas de mes mollets et laisse mes main, mes chevilles et mes pieds découvert, la capuche à le mérite d’ombrer légèrement mon visage, mais rien de bien efficace en terme de dissimulation. De toute façon, c’est pas vraiment comme si je cherchait à me cacher, je suis à peu près sur que Laura ne sera ni surprise ni choquée alors ! Je retourne donc vers ma camarade mutante et prend place dans un fauteuil en face de la télévision. Télécommande en main, j’allume l’écran qui diffuse les informations… encore !

« Décidément, y savent vraiment plus quoi passer à la téloche ! Tous les jours c’est le même refrain !! C’est chiaaaant ! » Je laisse sortir un soupir kilométrique avant de faire face à Laura. « Ce que je t’ai filé te conviens ? T’as besoin d’autre chose ? »

#OOooh c’est mignon ! le p’tit Wade y joue les hôtes attentionné !!# -Si tu espère l’attendrir de cette façon, je pense que tu te trompes- Je me fiche pas mal de l’attendrir… je ne supporte juste pas de rester dans le silence complet, j’ai besoin de parler ! Alors j’imagine qu’elle n’est pas une pro de la conversation ouverte mais je peux au moins essayer d’obtenir quelques mots de sa part. Et puis on verra bien ce qui se passera après… on peu s’attendre à tout non ? Héhé…
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Dim 24 Nov - 14:21

La mutante hausse un sourcil en voyant son logeur temporaire s'envoyer une claque en pleine figure. Il avait perdu la tête ou quoi ? D'accord, il lui avait pas forcément semblé très clair niveau mental mais de là à jouer les maso et se donner des coups tout seul, faut quand même le vouloir. Laura était pas forcément très nette mais elle n'allait pas jusque là non plus. Elle chercha un moment ce qui pouvait bien perturber le mutant. C'était pourtant chez lui, il devrait être habitué au bordel quand même. Est-ce que c'était elle le soucis ? Elle se jeta un coup d’œil. Elle était à demi-nue. C'était ça qui posait problème au mercenaire ? Eh ben, il lui fallait pas grand chose.

« Si tu veux te faire taper dessus, il suffit de demander. Si c'est moi le soucis... Je sais pas, t'as déjà vu une fille à poil dans ta vie quand même ! Ben on est toute faite pareil. Pas la peine de te griller un fusible pour ça quand même ! »

Elle ça ne la troublerait pas de voir un mec nu. Elle en avait vu un bon paquet et tous se ressemblaient. Deux bras, deux jambes, tous les trucs par deux sauf exception et un truc en un seul exemplaire... leur cerveau. Bon d'accord, y'a un autre truc qui va tout seul mais en général, c'est aussi un cerveau... souvent le seul avec lequel les mecs réfléchissent d'ailleurs. C'est bien connu le premier cerveau des hommes se trouvent en-dessous de la ceinture. Étrangement, ce « cerveau » avait tendance à poser beaucoup de soucis à ces messieurs qui passaient leur temps à s'inquiéter de leur taille et volume. Encore une chose qui passait au-dessus de la tête qui considérait qu'une « bip » était une « bip ». Elle soupira en haussant les épaules.

Finalement Wade se bouge les neurones et accessoirement le cul pour aller trouver de quoi la revêtir. Laura en profite pour étaler short, chaussettes et brassière sur le dos du canapé. Ouais non. Elle récupéra la brassière. Elle allait avoir du mal à la réparer. La déchirure était quasiment irrécupérable. Si encore elle avait du fil et une aiguille, elle pourrait tenter une opération de sauvetage même si elle n'était pas spécialement la reine de la couture mais elle savait repriser certaines choses. Il fallait bien quand les moyens financiers étaient limités et qu'on ne pouvait passer son temps et son maigre argent à le dilapider dans des vêtements. La pudeur ne faisait pas parti du monde de la mutante mais elle savait que les autres y étaient sensibles alors elle faisait des efforts pour passer pour normal. Finalement, elle remit le débardeur à sécher, elle verrait demain ce qu'elle en ferait.

Debout dans le salon, les bras croisés sur la poitrine, elle attendait le retour de son « sauveur ». Il en mettait un temps ! En même temps, si sa chambre était aussi bien rangée que tout le reste de l'endroit, il allait en mettre un temps à lui trouver quelque chose.


« Si tu trouves rien, c'est pas grave. Je vais rester comme ça. »

Elle commençait à trouver le temps long. Patiente, elle l'était quand il s'agissait de combat, de traque, de tueries en tout genre. Mais patienter pour des futilités, ça l'enquiquinait profondément pour ne pas dire autre chose. Le chien de Wade tourna la tête vers elle et émis un léger couinement. Elle tourna un regard énervé vers lui, le fusillant du regard.

« Quoi ?! »

Le chien couina de nouveau et se ramassa en boule dans son coin. Cela calma un peu la jeune femme qui culpabilisa d'avoir crier sur le pauvre animal qui n'y était pour rien. Elle oubliait qu'à la différence des êtres humains, les animaux donnaient sans rien attendre en retour. Le malheureux chien n'était pas responsable de la lenteur d'escargot de son propriétaire. Ce dernier arrive justement avec serviette et chemise. La mutante ayant volontairement obstruée ses sinus, elle ne sentit pas l'odeur de renfermer des deux pièces de tissu. Elle attrapa les deux et posa la chemise sur le bras du canapé avant de se servir de la serviette pour s'essuyer les cheveux et le corps.

« Merci. »

Remarque laconique mais qui était un grand pas en avant pour la mutante. Elle le laissa aller se débarrasser de sa tenue. La jeune femme était pas fan des combinaisons de super-héros. Elle trouvait ça con. Seul intérêt, la protection que ça pouvait apporter mais une combinaison noir toute simple suffisait. Quel intérêt d'y foutre des logos ou des couleurs flashy. C'était... beurk. Si elle avait peu de sentiments ou d'impressions, ça elle savait qu'elle n'aimait. Même les combinaisons des X-men ça faisait too much à ses yeux. Elle n'était pas fâchée de ne pas avoir à la porter régulièrement. D'ailleurs, elle n'était pas vraiment certaine de faire toujours partie de la bande. Si on avait besoin d'elle, le professeur saurait bien la contacter, ou lui, ou Wolverine ou quelqu'un d'autre. Peu importait. Pour le moment, tout allait bien sur Utopia et les mutants vivaient en paix. Personne n'avait donc besoin d'elle. Cette idée lui fit soudainement bizarre. Personne n'avait besoin d'elle. Est-ce qu'elle manquait à quelqu'un ? Logan ? Jullian ? Remy ? Devait-elle espérer qu'elle leur manquait ou au contraire, s'en réjouir ? Si personne ne s'intéressait à elle, quand elle mourrait, elle ne manquerait à personne. Même si elle possédait le facteur X, elle était persuadée qu'elle était condamnée. Un jour ou l'autre, quelqu'un finirait par la tuer d'une manière ou d'une autre. Peut-être était-ce une chose qu'elle souhaitait d'ailleurs ? Sa vie n'avait rien de bien folichon, même Wade l'avait remarqué, alors pourquoi vouloir vivre une telle vie ? La mort semblait souvent plus attractive. De plus en plus souvent d'ailleurs pour la jeune femme même si elle faisait semblant de ne pas y penser. L'envie de mourir était de plus en plus présente, la dépression était permanente depuis un moment chez elle sauf qu'on ne pouvait pas s'en rendre compte vu que son attitude ne changeait pas. Impassible, indifférente à tout et à tous ou presque. Elle secoua la tête, essayant de ne plus penser à rien. Elle ôta son soutien-gorge trempée aussi et le mit à sécher. Elle enfila la chemise autrefois blanche qui était trop grande pour elle. Elle lui arrivait juste au-dessus des genoux. Elle était bien plus décente que certaines tenues de jeunes filles croisées dans la rue qui avaient des jupes qui passaient plutôt pour des ceintures. Elle acheva par enlever son dernier sous-vêtement aussi trempé que tout le reste. Elle plaça ce dernier morceau de tissu à sécher quand Wade fit son grand retour dans une imitation décalée du chaperon rouge. Il n'était vraiment pas du genre à faire discret l'animal.

Laura resta debout alors que le mutant prenait place dans son fauteuil en face de la télé. Oui, son fauteuil vu qu'il était juste face à la télé et qu'au vu de sa forme, il s'était affaissé sous le poids de son utilisateur régulier. Télécommande à la main et le voilà parti pour allumer la télé. Cela ne traumatisait pas la mutante qui aimait bien ce drôle d'objet. Elle ne l'avait découvert que très tard mais aimait bien cette boite qui diffusait pleins d'images en tout genre. Le côté intellectuel, elle s'en fichait. Elle aimait juste voir les images, les séries, les journaux. C'était... vivant. Tout son opposé et cela la fascinait. C'était presque son seul regret dans sa maison sur Utopia. Elle n'avait pas la télé. Enfin, elle n'avait pas l'électricité de toute façon. Donc bon. Elle en profitait ailleurs. Parfois, elle restait plantée des heures durant devant la vitrine d'un magasin de vendeur de high-tech où les télés fonctionnaient toute la journée. Combien de fois lui avait-on balancé du « Si tu veux regarder, t'as qu'à en acheter une ! » Mais généralement le regard noir de la jeune femme faisait taire le plus hargneux des vendeurs. Elle tourna la tête vers le mutant.


« Hein... oui, oui, c'est bien. »

Ouais toujours aussi loquace. Par contre, à la différence de son compagnon, elle appréciait de regarder la télé même si c'était des débilités. Elle tourna un regard vers le canapé qui avait connu au moins une dizaine de vies bien meilleures que celle-ci et encombré de tout un tas de choses plus ou moins identifiables, fringues, boites de pizza, assiette, courriers ouverts ou non, pubs, vieux journaux, papiers d'emballage d'hamburger... Ce n'était plus vraiment un endroit dédié aux humains, ou aux mutants, mais à toutes les choses inanimées du monde. Laura avait moyennement envie de poser son postérieur dans le coin. C'est donc sans aucune gêne, qu'elle vint s'asseoir sur les genoux du mutant. Enfin s'asseoir n'étant pas vraiment le mot. Elle s'allongea quasiment sur lui. Ses jambes passèrent de l'autre côté du bras du fauteuil, son postérieur calé sur les cuisses de l'homme et son dos oscillait entre le torse et le fauteuil. Elle s'empara de la télécommande comme si elle lui appartenait et commença à zapper avant de tomber sur une vieille série en  noir et blanc de « Ma sorcière bien aimée ». Elle sa cala mieux contre l'homme et se mit à regarder la série sans dire un mot de plus. Le chien se leva et vint se poster devant le « couple », observant l'intruse d'un œil suspicieux. Wade devait pas ramener souvent du monde dans le coin. Elle fronça de nouveau les sourcils.

« Si j'avais voulu buter ton maître, il serait déjà out alors fou moi la paix. »

Elle grogna et le chien se recroquevilla. Laura reporta son attention sur la télé mais le chien ne s'en alla pas et se rapprocha venant se poser sous la main de la jeune femme qui pendait dans le vide. Laura tressaillit en sentant le poil de l'animal sous ses doigts, lui rappelant de vieux souvenirs.

« Il est collant ton clebs ! »

Malgré la dureté de son ton et de ses paroles, elle n'enleva pas sa main et de manière imperceptible, caressa la tête de l'animal, appréciant finalement le contact.


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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Lun 25 Nov - 0:41

Elle n’a pas l’air de comprendre. Non, Laura n’a vraiment pas l’air de comprendre que la vue d’un tel corps pouvait avoir des effets plus ou moins indésirable pour n’importe quel homme que ce soit. Même le plus chaste et le plus pur des coincé n’aurait pas pu rester de marbre en voyant la mutante se foutre à poils en plein milieux de mon salon. Mais la jeune femme elle… elle semblait s’indigner de ma réaction. Bon d’accord, la gifle pour être sur que je n’étais pas entrain de rêver ou d’halluciner, c’était peut être un peu… déstabilisant, mais d’autre à ma place aurait également réagit dans l’excès… à moins d’être gais comme un pinçons ou eunuque.  Mais Laura ne le comprenait tout simplement pas. Est-ce qu’il fallait mettre ça sur le compte du fait qu’elle soit un clone de Logan ? Mais quand même… j’veux bien qu’il ne montre pas beaucoup ses émotions et qu’il ne soit pas bien drôle mais… mais là ! La jeune femme commettait limite un pure acte d’exhibitionnisme, dévoilant son corps sans aucune gêne, affichant son opulente poitrine dissimulé par un rien de tissu, et mademoiselle pense qu’on pourrait rester de glace. Décidément, va falloir lui apprendre deux trois truc à cette nana. Mais pour le moment je me contente de hausser les épaules en poussant un bref soupir, celui qui peut vouloir dire ‘Pff tu comprends vraiment rien aux mecs toi !’

Je tourne alors les talons pour partir à la recherche de quelque chose pour couvrir ce corps trop aguicheur pour me permettre de me contenir très longtemps et fini par revenir avec une serviette de toilette pas encore miteuse, et une vielle chemise blanche qui avait pris une couleur crème avec le temps. J’abandonnais alors ma compagne pour aller me changer à mon tour, et lorsque je retournais dans le salon en peignoir, je constatais dans un soulagement… légèrement refoulé, que Laura c’était « habillé » et qu’elle ne se baladait plus à moitié nue dans mon appart. Pourtant, on ne peut pas dire que la vieille chemise qui lui couvre une partie du corps ne soit très opaque, et on peut quand même distinguer succinctement la pointe des seins de la jeune fille ainsi que son nombril et… autre chose… d’encore… plus intime. Je lorgne plus ou moins discrètement la mutante de haut en bas, avant de secouer vivement la tête pour aller m’assoir dans mon fauteuil et allumer la télévision. Le présentateur du journal à une voix monotone et soporifique, si bien que je me mets à bailler ouvertement face à l’ennui mortel que me provoque le programme. Lorsque je tourne brièvement la tête en direction de mon invitée, je constate qu’elle est encore debout, le regard complètement happé par les images qui défilent sur l’écran. Tiens, c’est marrant, je ne pensais pas qu’elle soit du genre à aimer regarder la téloche. Comme quoi… faut pas se fier aux apparences, même si pour le coup là, elle ont tendance à facilement influencer le sujet… autrement dit, moi.

Je m’affale un peu plus dans les coussins du fauteuil et m’étire en fermant les yeux. Lorsque je les rouvre, Je constate que Laura c’est foutu devant moi et… et… et qu’elle est entrain de me prendre pour une chaise !!! La mutante pose son cul sur mes cuisses, passe ses jambe en travers de l’un des accoudoirs et s’adosse plus ou moins contre mon torse. Sur le coup, je me retiens de me mettre une seconde baffe, parce que c’est presque trop beau pour être vrai. Le contact de ses fesses non loin de mon entre-jambe est suffisant pour provoquer un mouvement de crispation maximum et un pseudo mouvement de recule de mon visage. Si c’était possible mes joues auraient surement virées au rouge écarlate. Je suis pris d’une bonne bouffé de chaleur avant de finalement fermer à nouveau les yeux pour pousser un long soupir, histoire de calmer mes pulsions masculines et éviter quelque chose de très, très, très gênant. #Mec, t’as pas intérêt à nous foutre la honte en laissant popol monter le chapiteaux# -C’est bien la première fois depuis longtemps qu’on à pas besoin de prier une nana pour qu’elle s’assoie sur nous comme ça-  

« Tu sais Laura… » Murmurais-je avec un timbre de voix étranglé avant de ravaler ma salive « Tu dis que toutes les femmes sont faites pareils, mais c’est faux à quelques détail près… certaines possèdent des atouts charnels bien plus attrayant que d’autres pour l’œil masculin, et je ne pense pas que tu ai vraiment conscience que tes atouts à toi et bien… ils sont quand même sacrément attrayant !!! »

J’avais prononcé mes derniers mots en zyeutant de façon tout à fait indiscrète la transparence de la chemise qui laissait légèrement entrevoir la poitrine de la donzelle, un rictus étirant le coin de mes lèvres. Il n’y avait rien d’insultant dans mes propos, bien au contraire, mes paroles tenaient bien plus du compliment, je ne suis pas du genre à mâcher mes mots et lorsque j’ai quelque chose à dire, je ne vais pas m’en priver. Si Laura avait été une créature repoussante je ne me serais pas garder de le lui faire remarquer, d’ailleurs y aurait même eu des chances pour qu’elle n’ai même pas l’occasion de poser son popotin sur mes jambes. Jouer les gentlemen… très peu pour moi. Je laissais échapper un bref rire qui se stoppa net lorsque la mutante récupéra la télécommande de la télé pour changer de chaine sans même me demander mon avis. Ah bah vas y faut pas te gêner ! Fais comme chez toi ! #C’est bien ce qu’on lui a dit en arrivant…# -Maintenant on peut pas se plaindre…- #Perso j’me plains pas !! J’trouve qu’on est même plutôt bien lotit !# -Autant en profiter, ça n’arrivera surement pas tous les jours-

Je finis par me détendre et passe un de mes bras autour des côtes de la mutante pour poser ma main au niveau de ses abdominaux. L’autre bras viens passer sur ses jambes et s’y appuis simplement. Mon regard vacille entre la télévision et Laura, posée contre moi, j’ai un peu de mal à me concentrer sur le feuilleton qui je dois l’avouer ne m’intéresse pas plus que ça, mais la jeune femme elle semble complètement absorbé par ce qu’elle voit, aussi je n’ajoute rien… c’est bien ma veine. Une nana à moitié à poils est là, assise sur mes jambes et fallait que je tombe sur la plus désinvolte et la moins bavarde de tout New York. Heureusement, comme si quelqu’un avait ressentit mon désarrois, le toutou débarque à côté du fauteuil et toise la jeune mutante avec insistance. Je détourne la tête vers lui et sourit, Laura qui l’a remarqué lui fait également face, mais ses paroles envers mon compagnon à quatre pattes sont rudes, soulignant le fait que si elle avait voulu me tuer elle l’aurait déjà fait. Je ne retiens même pas mon ricanement amusé alors que je lève les yeux au plafond. Mais oui c’est ça ma belle ! Le chien lui n’a pas l’air vraiment amusé par la remarque de la demoiselle et s’affaisse un peu plus sur lui-même en constatant toute l’agressivité qu’elle dégageait. Malgré ça, il ne semble pas décidé à fuir une seconde fois et s’acharne même à attirer l’attention de Laura en forçant sa main à se poser sur sa tête pour réclamer quelques caresses. Je ris de plus belle avant de fixer Laura.

« Il n’a pas vraiment l’habitude des étrangers c’est ça le plus drôle ! Même avec moi il n’est pas comme ça.» Je risquais un regard vers le chien pour le réprimander sans réelles convictions. « T’as fini d’embêter Laura ?! Tu vois bien qu’elle a autre chose à faire que de s’occuper de toi ! »

Mais la bestiole détourne légèrement son regard vers moi pour laisser raisonner un bref aboiement moqueur qui aurait certainement pu vouloir dire « avoue t’aimerais bien être à ma place !! » Raah il me nargue ce sale cabot !! Tu vas voir comme je vais t’entreprendre quand j’en aurais l’occasion ! La vengeance est un plat qui se mange froid ! Je fronce mes arcades avec une moue de mécontentement et fini par tourner la tête à l’opposé du chien qui remue frénétiquement la queue en sentant les douces caresses du bout des ongles de la demoiselle. Il s’en donne à cœur joie et reste assis droit comme un « i » en levant de temps en temps le museau pour que la mutante le caresse sous le menton. Moi je gardais mes yeux fixent à l’opposé de l’animal, ignorant même la vieille série télé et maugréant dans ma barbe. #Jaloux de notre propre chien… faut le faire quand même# -Ce clébard a bien plus de chance que nous faut dire- Aaah… j’aimerais bien être un chien… Finalement je daigne lever les yeux sur Laura avant de murmurer sur un ton légèrement boudeur.

« Tu as l’air d’avoir un bon feeling avec les animaux parce que vu comme c’est partit il n’est pas près de te lâcher ! »

J’y crois pas ! Mon chien qui me pique mon invitée pour qu’elle lui porte toute son attention, y me l’avait encore jamais faite celle là !! Faux frère ! Lâcheur ! TRAITRE ! Je resserrais très succinctement mon étreinte sur le ventre de Laura avant de rabattre ma tête en arrière dans un soupir de dépit. Puis lorsque mon regard ce pose sur la mutante, malgré le fait qu’elle ne me fixe pas moi, j’ai l’impression de la sentir… moins froide. Comme si elle avait récupéré un peu d’humanité, un peu de sentimentalisme. Visiblement la compagnie de mon traitre de clebs à un effet bénéfique sur elle, pour peu je m’attendrais presque à la voir sourire.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Lun 25 Nov - 19:52

Laura sentait bien qu'il y avait comme un malaise. Visiblement, elle perturbait le mutant sans qu'elle comprenne totalement pourquoi. Visiblement c'était sa pseudo-absence de tenue associée au fait de se retrouver assise sur ses cuisses qui semblaient stresser son compagnon. Elle ne voyait pas bien ce qu'il voulait dire par ses « atouts ». Elle ne put s'empêcher de se jeter un coup d’œil. S'il le disait. Bon en même temps, maintenant qu'il le disait, c'était aussi ce que disait certains de ses clients. C'était aussi ce qui faisait qu'ils la préféraient à d'autres. Elle se rejeta un coup d’œil. Non, elle avait franchement du mal à le comprendre. La mutante sentait bien que Wade n'était pas à l'aise mais bon, elle y pouvait pas grand chose.

« Si tu dis que c'est attrayant, je me vois pas te contredire. »

Il aurait pu lui dire qu'elle ressemblait à une éléphante obèse que ça lui aurait rien fait de plus. Elle continuait de grattouiller la tête du chien qui semblait apprécier la chose tout en matant la télé. Elle se demandait comment la sorcière arrivait à bouger aussi bien le bout de son nez. Elle avait essayé un bon nombre de fois et elle avait jamais réussi. Elle sentit la main de l'homme se poser sur elle. Elle se contracta. Généralement c'était pas bon signe. Non pas qu'elle pensait que le mutant pouvait avoir d'elle physiquement mais ce genre de geste lui disait plus que quelqu'un allait la frapper. Elle était plus coutumière de la brutalité que de la douceur. Mais elle se rendit compte que Wade ne semblait pas vouloir lui faire du mal. Elle finit par se détendre alors et se cala contre le bras qui la tenait. Elle nota l'autre main sur ses cuisses mais au final elle devait reconnaître que ce n'était pas désagréable comme situation. Le corps du mutant était tiède contre le sien. C'était agréable, elle devait bien le reconnaître. Les moments « câlins », elle ne connaissait pas trop. Au labo, elle n'en avait jamais eu sauf avec le petit chien. Logan n'était pas un adepte de ce genre de chose et Jullian... Elle n'avait jamais trop osé même s'il y avait eu quelques moments agréables aussi. Elle ne pouvait pas le nier.

Un bon feeling avec les animaux ? En générale, elle les faisait plutôt fuir. L'instinct de survie certainement. On ne pouvait pas dire qu'elle soit du genre amical même si elle ne ferait pas de mal aux animaux tant que ceux-ci ne l'agressaient pas. Quelque part, elle était contente que le chien l'apprécie. Cela voulait peut-être dire qu'elle n'était pas totalement irrécupérable. Elle esquissa un sourire alors que le chien jappait doucement pour recevoir un peu plus de caresses encore. C'était inattendue. Encore une nouveauté pour la soirée et la mutante commençait à apprécier le moment. Elle n'aurait pas su expliquer pourquoi. Mettre un mot sur des sensations ou des émotions c'était bien plus compliqué encore que de les ressentir et pour le moment Laura n'essayait même pas. Elle ressentait juste de la chaleur dans son corps, quelque chose d'agréable au creux du ventre et qui semblait irradier dans tout son être. C'était peut-être tout simplement ça le fait de se sentir bien et le pire était que la jeune femme pourrait très bien s'y faire. Elle posa un peu plus sa tête contre l'épaule de son compagnon de la soirée. Non mais c'était vraiment agréable, y'avait pas à dire. D'ailleurs, elle ne le disait pas.

Pourtant, elle ne put s'empêcher de repenser aux mots prononcés par Wade. Il ne semblait pas ravi, lui. Il semblait bouder. Elle le sentait dans son attitude, toujours détendue mais un brin différente quand même. Elle sentit la prise de l'homme s'affermir sur sa personne mais toujours rien de violent. Juste... Juste... Juste un je ne sais pas quoi... Il semblait contrarié. Pourtant, il ne lui semblait pas avoir commis de faute ou d'erreur dans sa façon d'être. Elle n'avait pas bougé. Elle remua légèrement, calant un peu mieux son fessier et se rapprochant encore de Wade. La chaleur était vraiment agréable et contrastait avec la froideur de la pluie qu'ils s'étaient prises. C'est alors qu'elle sentit une tension sous elle. Elle fronça les sourcils. Exerçant le plus vieux métier du monde de manière occasionnelle, elle savait très bien ce qui se passait mais elle ne s'attendait pas vraiment à ça. Pourtant, il lui avait bien dit pour ses attributs. Mais n'étant pas avec un client, elle ne pensait pas que ça se déclencherait chez un homme comme ça. Oui, parfois sa connaissance de l'être humain laissait à désirer. Pour tuer, il n'y avait pas de soucis, elle savait comment faire, connaissait tous les points vitaux, les points douloureux... Mais niveau relation et réaction corporelle, c'était loin d'être gagné.

Elle se tourna de manière à voir le visage de son compagnon. Enfin du visage sous le capuchon rouge. Elle fronçait les yeux, intriguée. D'un geste, elle rabattit le capuchon, dévoilant la tête du mutant qui n'était pas vraiment eu mieux de sa forme. D'autres auraient été choqué mais pas Laura. Elle trouvait juste cela étrange que l'injection du facteur X est conduit à ça. Le gêne aurait dû éviter ce type de problème justement mais un truc avait dû merder. En même temps, avec des rats de laboratoire, ça merdait forcément à un moment ou à un autre. Elle pencha la tête, observa les yeux de l'homme.


« Si t'avais envie de baiser, fallait dire. »

Sans attendre de réponse, elle se pencha et embrassa Wade. Elle ne se préoccupait pas des lèvres aux chairs abîmées. La sensation était inhabituelle mais pas forcément désagréable. Agréable ? Laura se recula brutalement comme si elle avait été piqué par une abeille ou un truc du genre. Elle fronçait de nouveau les sourcils. C'était pas comme ça avec ses clients. C'était mécanique. Là, c'était différent mais en même temps c'était pas un client et elle avait bien aimé être contre lui, dans ses bras, au chaud.

« C'est bizarre, ça fait pas comme avec les autres types. »

Cela n'avait aucun rapport avec les soucis d'épiderme de Wade mais avec la sensation de chaleur qu'elle éprouvait. C'était troublant et inattendu mais encore une fois pas désagréable. Une petite voix dans sa tête lui disait de foutre le camp très vite. La petite voix de l'instinct mais la mutante n'avait pas envie. Pour une fois qu'elle ressentait un truc, elle n'avait pas envie de fuir, elle voulait savoir, comprendre, être un peu comme tout le monde même si elle ne le serait jamais totalement.

Elle se pencha plus doucement pour aller de nouveau embrasser le mutant, prenant son temps, expérimentant les sensations qu'elle éprouvait. Elle était loin d'être une novice mais la chaleur ressentit, faussait un peu la donne. Ses mains vinrent caresser le torse masculin, écartant les pans du peignoir et toucher la peau abîmée. Elle était chaude aussi à défaut d'être douce. Et c'était toujours aussi agréable. Restait à savoir si Wade allait apprécier la chose ou la renvoyer dans les cordes.


Dernière édition par Laura Kinney le Sam 4 Jan - 20:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Lun 25 Nov - 22:09



Le vieux feuilleton absolument pas intéressant se poursuivait dans un certain silence. Un silence assez peu banale étant donné que je passais généralement le plus clair de mon temps à parler, la plupart du temps au grand damn des gens qui m’entouraient. Mais ce n’est pas comme si j’en prenais souvent compte. En fait, je n’en prenais même jamais compte, je me fichais totalement de foutre la migraine à mes interlocuteur et en général c’était même plutôt amusant de les voir s’indigner pour quelques mots de trop. Pourtant cette fois ci c’était un vrai silence qui s’était imposé alors que Laura regardait la télé tout en caressant la tête de mon traitre de chien qui semblait aux anges de tant d’attention de la part d’une douce main féminine. De mon côté on ne pouvait pas dire que j’étais… énervé, mais blasé oui. Blasé par la situation. On pouvait tout à fais sentir la frustration crisper mes épaules malgré mon attitude affalée et détendue. Non pas que je me serais attendu à quoi que ce soit venant de la part de la jeune mutante, que ce soit une quelconque attention ou plus si affinité, mais j’étais quand même carrément mécontent du fait qu’elle accorde plus d’importance à mon compagnon à quatre patte qu’à moi. Oui je suis du genre égoïste et nombriliste ET ALORS ! C’est comme inviter une fille à la maison et que celle-ci passe son temps à câliner votre petit chat plutôt que de vous câliner vous. Y a de quoi se sentir frustré non ? J’veux bien que les animaux ça ai une bouille plus mignonne que la mienne, mais même… je ne parvenais pas à cacher ma mine boudeuse.

Elle s’atténua pourtant, lorsque je sentis le corps de la jeune mutante venir se caller avec un peu plus de confort contre moi. Ses fesses remuant contre mon entre-jambe n’étaient pas pour me laisser indifférent, d’autant plus que j’avais en plus de ça une assez bonne vu sur son corps à cause de la chemise plus ou moins transparente. Sa tête appuyée contre mon torse, j’en venais presque à oublier ma rancœur vis-à-vis de l’animal qui haletait avec joies sous les caresses de la jeune femme. Mais à force de presser involontairement sa croupe à mon intimité, ce qui devait arriver fini par arriver, bien malgré moi. Mais qu’est ce que je peux y faire ? C’est ma faute moi si la compagnie féminine me fait fréquemment défaut ? #Franchement ça craint à mort !!# -Qu’est ce que Laura va penser de nous maintenant- #La honte…# -On peut certainement se préparer à lui faire nos adieux- Je serre les dents et crispe mes paupières en sentant cette réaction propre à l’homme en manque d’attention, non mais quel boulet ! Même pas capable de contrôler mon propre engin, faut le faire. J’essais d’esquiver le regard de Laura qui viens finalement se poser sur moi, les sourcils froncés. Aïe… je sens venir la baffe, c’est évidant qu’elle m’a capté. Mais alors que je me prépare à recevoir  la main de la jeune mutante en pleine figure, le coup ne vient visiblement pas. Et aux lieux de ça, lorsque je rouvre mes yeux que j’ai fermés en pensant devoir encaisser une douleur à venir, je me rends compte qu’elle est tout simplement là, à me fixer avec un air suspicieux. Je ne m’étais même pas rendu compte qu’elle avait retiré la capuche qui couvrais mon crane, lui exposant mon visage mutilé et relativement peux attrayant pour la gente féminine. Pourtant je ne lis aucun dégout dans son regard, aucune gêne ni même aucune envie de prendre ses jambes à son cou pour mieux s’extirper de mes bras toujours refermés sur elle. Nos yeux se capturent mutuellement jusqu’à ce qu’elle prenne la parole sur un ton toujours aussi détaché qu’à son habitude.

« Envie de……… Hmm?????????? »

Mais je n’ai pas le temps de m’interroger plus longtemps sur les propos de la donzelle que celle-ci à déjà capturer mes lèvres pour mieux les enserrer d’un baiser bien trop soudain pour que je puisse réellement comprendre ce qui m’arrive. Mes yeux s’écarquillent en grand et je reste coincé dans une position plus que crispée par l’étonnement qui force un léger mouvement de recul. #Sans déconner ???# -Non seulement elle ne nous à pas remis à notre place, mais voila qu’elle nous embrasse maintenant ?- J’avoue ne pas vraiment comprendre ce que ça peut vouloir dire venant d’elle…  #Pour moi ? Qu’elle à vraiment des goûts de chiotte en ce qui concerne les mecs !# -Ou bien elle est en manque elle aussi et elle c’est dit qu’elle devrait surement faire avec la première personne qui l’inviterais à passer la nuit chez elle- Eeet sinon, le fait qu’elle ai vraiment envie de m’embrasser vous y avez pas pensé ?? #Non.# -Aucune chance- Espèces de… Mais soudainement Laura rompt le baiser qui trainait encore dans un élan presque brusque. A voir son regard interloqué, elle semble contrariée, non, plutôt intriguée par quelque chose ! D’ailleurs elle ne manque pas de me le faire remarquer, ce qui à pour effet d’étirer un rictus de satisfaction sur mes lèvres, est ce que je devais me sentir honoré de cette remarque ? Pourtant je commençais à connaître assez bien Laura pour savoir qu’il ne s’agissait certainement pas d’un compliment mais plutôt d’une pensée à haute voix. Elle ne s’attendait certainement pas à ce que je lui réponde un truc du genre « c’est l’amour » ou dieu sait quoi d’autre. L’amour le vrai, y a bien longtemps que j’ai arrêté d’y croire. Surtout qu’avant de se jeter purement et simplement sur moi, la mutante avait particulièrement bien résumé la situation. L’excitation. Tout simplement. Une envie bien présente de se frotter à la chaire du sexe opposée, celle de ressentir le contact de l’autre, la chaleur de deux corps opposés et qui pourtant ne font qu’un. Baiser. Ouais, c’était le mot juste. Sans romantisme, sans promesse et surtout sans blabla. Peut être bien les seuls moments de ma vie ou je m’autoriser à garder le silence… mais ledit silence ne durait en général jamais bien longtemps. Je penchais légèrement la tête sur le côté avant de répondre.

« C’est normal ma chère ! Tu viens d’embrasser Wade Wilson, c’est impossible que les sensations soient similaires avec n’importe quel autre homme que ce soit ! »

Il y avait un soupçon de fierté dans ma voix, non même un orgueil carrément surdimensionné dans la profondeur de mes mots. Je le pensais réellement. Et même si mes paroles avait pour but de plus ou moins libérer Laura de sa perplexité, j’étais intimement persuadé d’être unique, oh pas seulement à cause de ma condition de mutant ou parce que le gêne X avait rendu mon corps aussi attractif que celui d’un mort-vivant, mais réellement parce que je ne ressemblais à aucun autre homme sur cette terre. Mais il y avait aussi certainement un peu d’autre chose. Le fait, que lorsqu’elle avait posé ses lèvres sur les miennes, mon corps se doit soudainement enflammé pour réaction. Le contact qu’avait provoqué le baiser avait été particulièrement apprécié, et le simple fait de sentir le corps de la jeune mutante contre le miens était déjà foncièrement agréable. Mais si Laura semblait s’en étonner, pour moi ça n’avait rien de bien étrange. J’avais aimé ce contact, j’aurais aimé qu’il se reproduise et qu’il se prolonge et qu’il se poursuive, encore et toujours plus loin #Ouais t’as envie de te la taper quoi !# -Pas besoin de jouer les poètes pour faire comprendre une idée toute simple au lecteur- Mais vous comprenez rien ! Faut donner un peu de beauté au texte, sinon personne aura envie de le lire ! #Qui voudrais lire tes histoires de cul de toute façon ?# -Mater une vidéo sur Youpron c’est bien plus intéressant- #Mais on peu quand même avouer que c’est plutôt cool comme situation# -Je dirais même carrément à l’aise ! Profitons en un max !-

Pas besoin de me le répéter deux fois, car déjà la demoiselle vient reposer son attention sur moi, et pas que son attention visiblement puisque nos lèvres viennent se frôler une seconde fois pour mieux s’enlacer. Cette fois ci, je gère bien mieux le contrôle de la situation et mes paupières se referment sous l’étreinte pressante de nos deux corps. Mes mains viennent se poser dans le dos de la mutante et caresse ses omoplates, dessinant la forme de ses muscles et longeant sa colonne vertébrale. Je laisse ma langue venir se joindre à la sienne pour un ballet sensuel et provoquant. Mon corps tout entier se met à frissonner lorsque je sens finalement les mains fraiches de Laura venir ouvrir les pants du peignoir qui cachait le reste de mon corps, je laisse échapper un fin soupir d’aise sans pour autant accepté de lâcher les lèvres que je tiens pour mes prisonnière encore un temps. En guise de réponse à ses caresses, mon intimité vient se tendre un peu plus, faisant remarquer qu’on n’avait pas intérêt à l’oublier. Mes doigts glissent sous la chemisette trop grande pour la jeune femme et reprennent leur aventure le long de son dos, le caressant tout doucement du bout de mes ongles.  On ne dirait pas comme ça, mais je sais me montrer doux et délicat lorsque la situation se fait sentir, d’autant plus que j’avais bien compris en posant ma main sur le ventre de Laura un peu plus tôt qu’elle n’était pas habituer à ce qu’on la traite avec respect et gentillesse. Je n’ai pas vraiment pour habitude d’être quelqu’un de respectueux ou de très gentil, mais tout dépend de la situation qui veut bien se présenter à moi. Finalement, ne serait-ce que pour nous laisser reprendre un peu notre respiration, je viens finalement mettre un terme aux baiser langoureux qui me fait encore tourner la tête. Je fixe Laura avec un intérêt soudain, en fait, je suis même assez étonné, si on m’avais dit que le clone féminin de Wolverine se jetterait sur moi pour m’embrasser, je n’y aurait surement jamais cru, même si je l’aurais souhaité très fort.

« J’ai bien compris que tu n’accordais pas beaucoup d’importance à l’apparence ou d’autres truc du genre, mais… je ne pensais pas que je faisais pitié à ce point ! » Je laissais échapper un petit ricanement pour lui faire comprendre que ma remarque n’avait rien de méchant, d’ailleurs mes mains n’avait pas bougé de sous la chemise et maintenaient simplement ses hanches. « Cela dit, je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire et je mentirais en disant que je n’ai pas envie de toi, là tout de suite ! » Ma phrase s’était ponctué d’un regard nouveau, un regard qui bien que partiellement vide dégageait une certaine fougue. « Seulement je n’aurais jamais pensé que la soirée se terminerait comme ça…… encore une fois, je ne vais pas m’en plaindre ! »

#Menteur !!! On attendait que ça que la soirée se termine comme ça !# -On l’avait prévu depuis qu’on a invité cette fille au snack- Oui bon peut être un peu, mais sérieusement !!! Le Clone de Logan ! Imaginez qu’elle ai pas été d’accord… j’aurais certainement fini en pièces détachées dans un coin du fauteuil, et comme se faire découper en morceau ça fait vachement mal, je ne me serais surement pas risqué à tenter quoi que ce soit sans son accord. Mais pour le coup j’en n’ai même pas eu besoin ! Que demande le peuple ! Je plonge mon regard dans celui de la jeune mutante pour un moment, essayant d’y desseller une quelconque trace d’émotion avant de finalement abandonner l’idée pour venir cette fois ci l’embrasser de ma propre initiative. L’une de mes mains poursuit ses caresses au niveau de ses reins pendant que l’autre monte se loger dans sa longue chevelure brune. La sensation ses mèches qui viennent tomber en cascade sur le dos de ma main, et mon pouce qui caresse doucement sa joue. Sa peau est douce, sa peau est chaude, ses lèvres ont un goût que je n’avais encore jamais connu jusqu’à aujourd’hui et tout son corps qui viens de presser contre le mien et comme un appel au viol que je compense en donnant plus d’intensité à notre baiser. M’affalant du mieux que je peux dans mon vieux fauteuil pour que Laura puisse trouver la position qui lui paraisse la plus confortable possible.


Dernière édition par Wade W. Wilson le Mar 3 Déc - 0:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Dim 1 Déc - 15:23

Laura ne s'attendait pas forcément à des commentaires alors qu'elle embrassait le mutant. En même temps, elle ne s'attendait pas à grand chose. Les hommes avec qui elle couchait ne s’embarrassaient pas de discussions. Enfin, si quelques uns. Certaines ne venaient que pour ça d'ailleurs. Une autre manière de se faire une analyse psychiatrique sauf que c'était pas le genre de la mutante de passer son temps à écouter des jérémiades. Généralement, elle rendait le fric au client et se cassait. Ben oui, parler c'était pas son point fort et écouter non plus. Donc quand ça se passait pendant l'acte, elle pensait à autre chose ou elle se concentrait un minimum sur ce qu'elle faisait, occultant donc les paroles masculines qui n'allaient pas bien loin de toute façon. Ça oscillait entre des noms orduriers et des gémissements de plaisirs. Rien de fantastique et Laura s'en passait très bien.

Il semblait un tantinet fier de lui. Dans un sens, il pouvait l'être. En y réfléchissant, la jeune femme se demandait si elle avait déjà couché avec quelqu'un en dehors de ses clients. D'aussi loin que ses souvenirs la portaient, elle ne se rappelait pas. Wade était donc le premier à ne pas avoir à payer. Le faisait-elle par envie ? Difficile de répondre. Sûrement un peu vu qu'elle n'attendait pas d'argent et qu'elle avait plus ou moins amorcé la chose. Mais c'était compliqué pour elle de le comprendre. Elle le regardait alors qu'il se gargarisait d'être qui il était et que donc, c'était normal qu'elle trouve ça différent.


« Mouais... Te fais pas trop d'idées Casanova, t'es juste le premier mec avec qui je couche pour rien. »

Dans le genre douche froide, Laura méritait la médaille d'or. Elle était même carrément hors-catégorie ce qui ne l'empêchait pas pour autant de repartir à l'assaut de la bouche masculine, loin d'être désagréable. Le côté lépreux ne la gênait pas. Elle ne faisait pas du tout cas de ça. On pouvait lui reprocher beaucoup de choses mais pas de s'intéresser à l'apparence des gens. Cela profitait à son partenaire qui, à son tour, pouvait profiter de la situation et donc d'elle. Ses mains étaient venues se poser dans son dos après s'être glissées sous la chemise prêtée. Les mains étaient chaudes et les caresses, encore une fois, étaient agréables pour la demoiselle. Son corps réagissait parfaitement aux sollicitations mais cette fois ce n'était pas purement mécanique, elle le sentait bien. La chaleur naissait dans son ventre et commençait à l'irradier. Ses seins se tendaient sous le fin tissu et son intimité se faisait plus humide alors que le membre se dressait un peu plus contre son pubis. Elle, elle continue de caresser le torse, comme si elle découvrait le corps masculin pour la première fois alors que des corps, elle en avait vu défiler. Mais le baiser s'arrête soudain et elle se fait gentiment repousser lorsque Wade veut plonger dans ses yeux à défaut d'autres choses. Elle a un peu de mal à suivre ses pensées.

« Pitié ? J'ai pas l'habitude d'avoir pitié – elle a vraiment du mal à comprendre l'humour – T'es chiant. Tu parles toujours autant quand tu t'envoie en l'air parce que je supporte pas ça. »

Et oui, autant mettre les choses au point de suite. Elle voulait bien et avait même envie de coucher avec lui mais si c'était pour se taper des commentaires dont le sens lui échappait plus ou moins ça ne servait à rien. Autant remettre la télé, là elle avait une chance de mieux comprendre. Mais le mutant ne semblait pas de cet avis car déjà il lui reprenait la bouche d'autorité. Laura eut un mouvement de recul. Elle était plus habituée à diriger qu'à subir mais elle non plus n'allait pas s'en plaindre. Le recul ne dura pas bien longtemps et elle se rapprocha de nouveau pour partager cet énième baiser qui promettait d'être suivi par beaucoup d'autres. La jeune femme appréciait le contact de leurs langues et leurs danses à la fois sensuelle et sauvage. Son corps s'échauffait encore un peu plus. Ses mains descendirent un peu plus et achevèrent de défaire complètement le peignoir, mettant à nu la totalité de son compagnon. Les mains continuèrent de descendre pour s'emparer du membre durcit de le gratifier de multiples caresses étonnamment douces par rapport au comportement habituel de Laura. Elle continua ainsi un moment avant de laisser sa bouche et son corps s'échapper de la bouche et des mains du mercenaire. Elle se redressa et se mit debout face à lui, le souffle haletant. Elle le contemplait de la tête aux pieds et des pieds à la tête sans rien dire. De quoi laisser l'homme perplexe. Puis, elle se rapprocha de nouveau, se laissant couler au sol, sur ses genoux, elle s'offrit une place entre les cuisses musclées et se mit à le gratifier d'une faveur que tous les hommes adoraient et que la mutante savait pratiquer sur le bout des doigts ou plutôt avec sa bouche bien que les mains ne soient pas du genre inactive non plus. Ça c'était vraiment l'un des premiers trucs qu'on apprenait quand on commençait à faire le tapin. Et en bonne élève, Laura l'avait très vite appris et maîtriser. Là où les autres filles n'apprécient guère la chose, le fait que cela lui était égale, lui facilitait les choses. Mais là, elle devait reconnaître que ce n'était pas une pratique désagréable. Cependant, comme Wade était son premier client non payant et le premier qui lui faisait quelque chose, cette façon de faire ne lui plaisait peut-être pas. Cette idée percuta de plein fouet l'esprit de la demoiselle qui releva soudain la tête, abandonnant le membre aux simples caresses de ses mains.

« Tu aimes peut-être pas ça ? T'as le droit de le dire si t'aimes pas, je le prendrais pas mal. »

Ben oui pas besoin de lui faire peur. Elle allait pas lui trancher son petit oiseau... enfin son gros oiseau plutôt juste parce qu'il allait dire qu'il n'aimait pas. Elle passerait juste à autre chose. Elle plongeait son regard dans celui de son compagnon, attendant de savoir si elle devait recommencer ou pas.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Lun 2 Déc - 22:33

Pas de pitié ? Pas de ‘dépit’ ? Juste, une sorte d’effet ras le bol qui semble découler de ma bouche trop bavarde. Rien qui ne semble pour la belle Laura être une corvée ou bien un acte de charité. De toute façon je commence assez à la connaître pour me dire qu’elle n’est effectivement pas du genre à avoir pitié ou à faire les choses pour le plaisir d’autrui étant donné qu’elle n’avait pas l’air d’accorder d’importance à autrui tout court. Non, non, je n’étais pas vraiment étonné que la mutante se soit soudainement ruée sur moi comme si une ombre indicible l’y avait poussé…… enfin… si, peut être un petit peu. J’avais déjà eu de nombreuse relation plus ou moins poussées et plus si affinité, mais ELLE ! Même si son corps de rêve n’avait eu de cesse de m’aguicher toute la soirée, elle était certainement la dernière personne avec qui j’aurais pensé faire ça un jour. Nous sommes presque deux opposés, le jour et la nuit, et pourtant nous avons étrangement beaucoup de point commun. Mais nos caractères se contredisent diamétralement. Deux personnes si différentes et si proches à la fois. J’ai bien compris sa façon de voir les choses, et j’ai également pu constater que malgré sa froideur évidente et cette espèce de répulsion du monde qui l’entour, Laura était une femme qui possédait des sentiments mais aussi une façon bien tranchée de les concevoir. Je ne m’offusque pas lorsqu’elle me fait comprendre que ça ne sert à rien de m’emballer, mais je ne peux m’empêcher de sourire encore une fois lorsqu’elle m’avoue que je suis le premier homme avec qui elle accepte de coucher sans rétribution. De toute façon c’est pas comme si j’avais des masses de tunes à lui filer.

Je ne prends pas non plus la mouche lorsque la mutante me fait savoir avec une pointe d’agacement certain dans sa voix que je parle trop. Ce n’est pas la première à me le dire, et ce ne sera certainement pas la dernière. Ceux qui me connaissent ont pris l’habitude de m’entendre déblatérer à tout vas des paroles qui peuvent selon le contexte posséder plus ou moins de sens logique, mais la plupart d’entre eux avaient définitivement abandonné l’idée de m’écouter réellement, au mieux ils se contentaient d’hocher la tête avec lassitude avant de me faire remarquer par deux simples mots qu’il valait mieux que je me taise ne serait-ce que pour leur santé mentale. En générale le silence ne durait jamais bien longtemps et le moulin à parole comme on se plaisait à m’appeler reprenait ses droits et recommençait à parler encore et encore. Mais j’ai toujours eu horreur du silence, c’est gênant, embarrassant même, pour ne pas dire carrément flippant, alors peu importe d’agacer mes interlocuteurs avec d’innombrables palabres, pourvu qu’ils fassent seulement semblant de m’écouter. Peu importe de recevoir des remarques injurieuse sur ma langue qui ne cessait jamais de remuer. Si les gens réagissaient de cette façon c’est bien qu’ils m’écoutaient, et c’est tout ce dont j’avais besoin. Alors dans un bref éclat de rire je viens m’enfoncer moi-même en répondant à la mutante sur le ton de l’amusement.

« Pas seulement quand je m’envoie en l’air chère Laura !! D’ailleurs en général c’est peut être à ce moment là que je parle le moins, et certainement aussi un peu la nuit quand je dors… »

De quoi laisser à la mutante un formidable avant-goût de ce qui l’attend pour la suite à venir, je laisse échapper un nouveau ricanement avant de reprendre d’assaut les lèvres de la jeune femme avec joie et impatience. #Ne vas pas tout gâcher quand même !# -C’est certainement l’une de tes plus grandes capacités… tout gâcher !- #Même les meilleurs moments !# -SURTOUT les meilleurs moments- Oh ça suffit hein ! Maintenant que j’étais lancé, je ne comptais pas perdre un seul instant de ce moment presque surréaliste. Laissant mes mains parcourir tout le corps fin et musclé du clone féminin de Logan. Dans un sens, ça a comme un petit côté presque… chelou, c’est un peu comme si je couchais avec Wolverine… Mais qui aurait des boobs et un joli cul… et une peau bien plus douce. L’espace d’un centième de seconde une affreuuuuuse image me traversa l’esprit, Mais je pressais un peu plus mes lèvres contre celles de la mutante avec d’avantage d’acharnement pour me faire oublier cette pensée aussi vite qu’elle n’était apparu. Notre échange dure, dure, dure tellement que mon corps en frémis entièrement d’impatience. Je découvre avec délice les courbes sensuelles de ses reins et les ondulations parfaites de ses abdominaux tandis que je sentais sa respiration venir souffler chaleureusement contre mon visage. Sentant dans un soupir de régale la rondeur de ses fesses se poser plus à l’aise contre mes cuisses. De mes lèvres s’enfuient quelques longs soupirs d’extase et d’aise. Les mains de Laura, habiles et voyageuses, parcourent mon corps avec souplesse et volupté, comme une caresse laissant derrière elle une trainée de flammes brûlantes puis qui venaient refroidir aussitôt.

Le fond de l’air se rafraichi presque trop soudainement lorsqu’elle vient dénouer la ceinture qui fermait les deux pants de mon peignoir sur mon engin déjà tendu par le désir et l’excitation. Le tissu épais glisse et mes bras viennent s’extirper des manches, laissant un bref instant de répit à ma compagne d’un soir. Mais alors que j’ai profité de ce bref instant pour me mettre entièrement à nu face à la jeune femme celle ci se dégage de notre étreinte qui réchauffait mon corps malgré l’absence de quelque chose pour le couvrir. Je la laisse se dégager non sans un mouvement vain pour la retenir et mes mains viennent se refermer dans le vide alors que Laura se tien planté devant moi pour me détailler entièrement sans un mot, sans une explication. Je cligne plusieurs fois des paupières et mes iris presque vides viennent lui rendre son regard, un regard perplexe, un regard suspicieux. Qu’est ce qu’elle matte comme ça ?? Mes prunelles dégagent une lueur étrangement sérieuse, presque grave alors que nous nous soutenons d’un simple coup d’œil. Ne me dévisage pas comme ça ! C’est perturbant ! Je brûle d’envie de laisser échapper un « quoi ? » d’incompréhension alors qu’à mon tour je la détaille entièrement de bas en haut, constatant le bout de ses seins pointer dans ma direction à travers la chemise translucide

Un silence lourd et bien trop pesant à mon goût s’installe, c’est peut être ce que Laura préfère mais moi je ne peux pas m’empêcher de me sentir d’autant plus mal à l’aise. Pas un geste, pas un mouvement durant ces quelques secondes qui me semblent presque durer des heures. Aucun de nous deux ne se décide à bouger, moi, perdu au fond de mon fauteuil et elle, me faisant face simplement de son regard déstabilisant. Alors que la frustration me couvre à son summum et que je m’apprête à lâcher ce fameux « quoi ? » Elle fini par se replier sur elle même et descendre se loger entre mes jambes, pour ne pas dire carrément entre mes cuisses. Je penche légèrement la tête sur le côté, presque incrédule, si c’est bien ce à quoi je pense, j’ai encore plus de mal à y croire que pour le baiser. Et bien vite mes soupçons se trouvent fondés lorsque je relève légèrement la tête en direction de Laura qui à presque disparu de mon champ de vision pour m’offrir un présent particulièrement agréable dans le geste comme dans la sensation qui s’en dégageait. Je me laissais couler avec un soupir plus profondément dans les coussins du fauteuil, mes épaules se détendent entièrement et mon bassin lui se crispe l’espace d’une seconde. Mes ongles s’agrippent aux accoudoirs avec fermeté et je rabats ma tête en arrière dans un râle discret et étranglé. C’était tellement… tellement… #Bon ??# -Le pied !!- #L’extase !# -Le nirvana !- Y avait de quoi se sentir comme le maître du monde entre de telles caresses. Je sens mon dard venir se raviver comme après un sommeil trop long, de son extrémité jusqu’aux bourses à sa base. Et mon univers semble soudainement s’écrouler lorsqu’elle cesse subitement tout mouvement de lèvres pour me poser une drôle de question. Enfin, plutôt, une étrange constatation. Je l’envisage en arquant une arcade, le coin de mes lèvres tordu dans une moue d’incompréhension. Comment pouvait-on ne pas apprécier ce genre de plaisir ? Surtout qu’elle était plutôt douée dans sa façon de faire les choses. Je la fixais longuement avant de lui sourire. Un rictus tendre et un rien amusé, mais pourtant… oh combien sincère. Un véritable sourire rassurant, contrairement à tous ceux que j’avais pu lui offrir jusque là.

« Oh, non, non, non, non !!! C’est… absolument parfait… continues… »

Alors que mes paroles s’enraillent dans un déglutissement avant de sourire à nouveau à la mutante, je me dis que c’est bien la première fois qu’on me demande mon avis sur si ‘j’aimais’ ce que l’on était entrain de me faire. Dans un sens ça avait un petit côté nouveau, mais je me dit surtout que Laura n’était pas comme n’importe quelle autre femme, elle n’était certainement pas habitué à faire plaisir pour autre chose que du fric visiblement. Alors est-ce que ça pouvait vouloir dire… que mon plaisir lui importait réellement ?? A cette pensée, je ne peux pas m’empêcher de me sentir tout drôle. Laura, si froide, si dure, si… si elle… me dire qu’elle pouvait accorder de l’importance à mon ressentit sur les choses me laissait entrevoir notre danse charnelle d’un nouvel œil. Oh non pas que je me prenne à jouer les romantique, c’est pas tellement mon genre, mais un je-ne-sais-quoi qui faisait prendre une nouvelle ampleur à notre rapport intime. Si elle cherchait réellement à me donner sans retour, alors peut être qu’elle ne connaissait pas non plus ce qu’était le plaisir gratuit. Celui que l’on offre sans compter, celui qui se partage.

Je laisse Laura retourner à son entreprise pour laisser échapper un nouveau soupir de bien être lorsque je sens ses dents enserrer mon vis. A chaque nouveau va-et-vient, c’est encore ce feu qui se traine et qui disparait soudainement et dans mon ventre je sens comme la lave d’un volcan qui viendrait bouillir pour me chatouiller de l’intérieur. Mes paupières se ferment sous l’effet des caresses profondes et habiles et je retiens difficilement mes longues expirations significatives du désir. -Et si on lui montrait de quoi on est capable nous aussi ?- #On lui sort le grand jeu, Made In Deadpool! # J’attends que Laura retire ses lèvres de mon intimité déjà bien gonflée pour la gratifier d’un regard profond, mes yeux se plonge dans les siens et un léger sourire vient étirer le coin de mes lèvres lorsque je lui prends les mains pour la relever avec une douceur totalement en opposé avec moi-même.

« A ton tour de t’installer et de… profiter un peu du plaisir… »

Contrairement à elle, je ne pense pas à lui demander si ce que je m’apprête à faire lui plaira ou non, si j’étais du genre à me perdre fréquemment en blabla inutiles, il y avait certaines questions dont je préférais ne pas m’embarrasser. Je me levais donc du fauteuil, gardant toujours les mains de Laura dans les miennes, échangeant alors nos places pour la laisser s’assoir là où mes fesses c’étaient posées avant elle. Sous le regard attentif de mon compagnon à quatre pattes qui n’a toujours pas bougé de sa place et qui nous zyeute avec la tête penché sur le côté. Prévert ! Je ne préoccupe pourtant pas du cabot et viens poser mes mains sur les accoudoirs de part et d’autre du corps encore trop habillé à mon goût de la mutante. Puis lentement, mes doigts abimés se saisissent un par un des boutons de la chemise pour les faire sauter avec précision. A chaque nouvelle parcelle de corps nu de ma compagne qui se dévoile, je viens déposer un baiser. Dans son cou, puis sur sa clavicule, entre ses deux seins, puis sur ses abdos, au niveau du nombril et enfin juste au dessus de cette partie si intime d’elle. Je regarde avec envie ce corps si outrageusement attrayant qui m’est offert ce soir avant de venir poursuivre mes baisers de plus en plus bas, sur chacune des deux cuisses et puis… sur ses lèvres secrètes. Et… et je m’y attarde un temps. Laissant ma langue venir titiller la surface du clitoris puis plus profondément, lapant, mêlant caresses buccales et laissant mes mains vaquer sur les jambes, le ventre et les côtes de la mutante. Je m’y attarde, mais peut être, un peu moins longtemps que ce que Laura m’a offert à moi. Enfin… ce n’est pas une question de temps, mais plutôt… de sensation. J’abandonne doucement le pubis qui s’était humidifié d’avantage sous mes coups de langue avant de remonter à nouveau le long du corps de la jeune femme, m’arrêtant sur les deux pommes opulentes, les embrassant avec envie. Enfin, je viens passer tout mon corps par-dessus celui de Laura, son visage à quelques centimètres du mien, nos deux prunelles entremêlées.

« Est-ce que ça va ? » Murmurais-je avec une voix suave et toujours ce même rictus envieux accroché à mon visage.

J’en profite alors pour venir embrasser son cou et laisser descendre l’une de mes mains sur cette intimité que j’avais si lâchement laissé tomber pour venir cette fois ci la préparer du bout de mes doigts. Caressant d’abord succinctement, puis avec plus d’insistance, laissant mon indexe venir visiter la chaleur de son corps non sans une certaine retenue. J’étais tout simplement incapable de prévoir comment allait réagir Laura face à ces soudaines marques de tendresse. Il ne me restait plus qu’à espérer qu’elle ne soit pas trop sauvage et qu’elle n’en vienne par à me planter avec l’une de ses griffes sous le coup de l’appréhension. Mais c’est pas comme si une partie de moi se préparait déjà à une réaction plus ou moins positive. Je n’avais juste pas envie de me prendre la tête avec des futilités. Je m’efforçais de paraître le plus doux possible, comme avec un animal sauvage que l’on essaierait d’apprivoiser.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Sam 7 Déc - 14:47

Une chose que devait bien reconnaître la mutante c’était que pendant qu’elle s’occupait de son compagnon, il avait le bon goût de se taire. Bon d’accord, il gémissait mais à priori cela allait toujours de pair avec le genre d’échanges qu’ils étaient en train de pratiquer. Mais c’était infiniment plus supportable que son blabla intempestif d’un peu plus tôt. Bon d’accord Laura avait franchement du mal avec la communication verbale mais elle faisait des efforts pourtant. Mais ça avait franchement du mal à passer la plupart du temps. Et avec Wade, c’était pareil qu’avec tout le monde ou presque. Il fallait avouer qu’elle avait globalement plus conciliante et plus amicale avec lui qu’avec beaucoup d’autres. Elle avait passé la soirée en sa compagnie et avait même mangé avec lui. Si ça ce n’était pas un effort monumental de sociabilisation, ben… zut alors ! Bon d’accord, elle profitait aussi du mutant pour avoir un endroit où passer la nuit. Mais quand même. Au moins elle pourrait prouver à Logan qu’elle faisait des efforts et y mettait de la bonne volonté, voir de la très bonne volonté. Est-ce que ça incluait des faveurs sexuelles ? Pas certain que Wolverine soit d’accord pour ça mais ce n’était pas comme si ça allait contrarier la jeune femme. Elle faisait bien ce qu’elle voulait comme toujours.

La soirée qui avait commencé dans un calme relatif, prenait un cours très différent et Wade ne semblait pas s’en plaindre. Laura non plus d’ailleurs. Au moins, ça occupait. Ce n’était pas comme si ça ne lui faisait rien mais elle n’était pas habituée à faire ce genre de choses juste pour le plaisir. Après tout, le plaisir était une notion assez vague pour elle. Elle faisait en général semblant avec ses clients. Elle avait remarqué que même si elle n’éprouvait rien et qu’ils étaient là pour prendre leur pied, eux, ils se sentaient souvent frustrés qu’elle ne ressente justement rien. Elle avait finit par en conclure que c’était un trait du caractère masculin qui voulait que même en payant, les hommes voulaient être des surdoués du sexe capables de donner du plaisir même à une professionnelle de la chose. Par conséquent, Laura avait adopté cette tactique du faire semblant même si ça se passait avec plus ou moins de succès. Avec Wade, c’était très différent. D’abord, parce qu’il ne payait pas. Ensuite, parce que c’était elle qui avait proposé. Enfin, parce qu’elle devait bien reconnaître que ce n’était pas désagréable et qu’elle commençait à ressentir une certaine chaleur et même de l’excitation. Son corps était bien plus excité que son esprit. Il y avait toujours un décalage entre les deux. Mais Laura commençait quand même à éprouver un certain bien être en compagnie de son partenaire.

Agenouillée entre les cuisses musclées du mercenaire, elle donnait de sa personne et de son expérience. Elle ne savait pas trop si elle aimait cette pratique. Elle savait juste que les hommes aimaient bien. Cela ne lui venait pas à l’esprit qu’elle essayait de faire plaisir à Wade. C’était le cas mais elle en était bien inconsciente. La tête relevée, elle attendait qu’il lui donne une réponse. Rien ne se lisait sur son visage. Elle restait toujours aussi impassible. Pour un peu, elle ferait la même tête si elle devait trucider quelqu’un. A priori, sa question le surprenait. Elle ne voyait pas bien en quoi mais elle ne s’y attarda pas vu le sourire qui suivit et qui semblait particulièrement sincère. Les propos vinrent confirmer le sourire et le visage de Laura disparu pour reprendre son occupation première. Est-ce qu’elle se réjouissait de la réponse ? Elle ne le saurait pas elle-même. Mais en tout cas, elle poursuivit son action, redoublant même de ferveur pour encore mieux contenter son partenaire. Elle ne s’arrête qu’à bon de souffle, relâchant le membre gonflé d’envie. Elle ne percutait pas que ce désir était orienté vers elle. Elle prenait cela comme une simple généralité. Ce n’était pas totalement faux mais Wade semblait avoir quand même envie d’elle en particulier.

Elle se releva sous son invitation sans vraiment comprendre ce qu’il comptait faire. Malgré tout, elle se laissa faire, s’installant à son tour dans le fauteuil. La place était tout chaude et c’était agréable sur sa peau toujours assez froide. Elle penche la tête sur le côté, l’observant alors qu’il se penche vers elle et vient embrasser la base de son cou. Ses doigts habiles venaient défaire chacun des boutons de la chemise qu’il lui avait prêtée. Elle subissait sans rien dire. Elle trouvait sa façon de faire un peu étrange. Généralement, ses clients étaient plus… directs. Ils seraient déjà passés à l’acte. Bon certains prenaient plus leur temps mais pas trop non plus. Après tout, elle travaillait à l’heure et même si elle était plus « donnée » que d’autres, ses clients préféraient limiter les dépenses. Alors c’est intriguée qu’elle regarde le mutant faire. La bouche est chaude contre sa peau et la sensation est un peu étrange. Ce n’était pas à cause des lèvres abîmés mais plus de la sensation que provoque sa bouche. Elle sent sa peau frissonner sans vraiment comprendre le pourquoi du comment. Et puis, les rôles se retrouvent totalement inversés. Lui, entre ses cuisses et elle sur le fauteuil. Elle avait ouvert les cuisses machinalement alors qu’il descendait vers son intimité. Elle arqua un sourcil en sentant la bouche et la langue s’appliquer dans le même ballet qu’elle avait effectué un peu plus tôt. Elle se rappelait que certains de ses clients faisaient ça parfois. Enfin, ça ne durait jamais aussi longtemps et al mutante avait toujours trouvé ça bizarre. Habituellement, elle ne ressentait rien voir limite, ça la gênait. Là, elle trouvait ça toujours bizarre mais la sensation n’était pas désagréable par contre. C’était doux et chaud. En tout cas, elle notait que son corps appréciait la chose au vu de l’humidité de son intimité et des frissons qui la parcouraient.

Et la langue accompagnée de la bouche remonte le long de son corps pour venir s’ancrer sur sa poitrine généreuse. Le visage remonte encore alors que le corps masculin se plaquait contre le sien. Leur regard se mêlait l’un à l’autre et la question tomba, faisant froncer les sourcils à la jeune femme. On le lui demandait jamais ça. On lui demandait juste… Non en fait on lui demandait rien, on lui ordonnait juste de faire ou de prendre telle ou telle position. Chose qu’elle faisait. Le client était roi après tout même si le concept pour elle était différent de celui des autres prostituées. Elle le regardait étonnée alors qu’elle sentait sa main redescendre sur sa partie intime et venir s’introduire en elle mais avec une étonnante douceur. Cela gênait un peu la demoiselle, pas du tout habituée à cette façon de faire.


« Euh… ça va… je pense… »

Ouais y’avait mieux comme formule mais au moins, Laura disait ce qu’elle pensait et ressentait, c’était déjà pas si mal. Elle avait du mal à bien réaliser les choses. Elle frissonna un peu plus au baiser dans son cou. De la main, elle alla rechercher le visage du mercenaire et le ramena vers son visage pour l’embrasser. Elle ne savait pas bien ce qui se passait mais elle savait qu’elle n’avait pas envie d’arrêter ou qu’il s’arrête malgré qu’elle ait du mal à s’exprimer. Sa langue entama un nouveau ballet alors que son corps s’arquait contre celui du mutant. Après quelques instants d’échange intense, elle se sépara de lui.

« Je comprends pas tout mais… j’ai envie de continuer… »

Deadpool pouvait le prendre comme une sacrée victoire. C’était certainement aussi bien qu’avec d’autres filles qu’il avait pu avoir mais au moins elle ne se préoccupait pas de son apparence. Elle s’en foutait comme de sa dernière chemise. Elle revint s’emparer de sa bouche alors que sa main descendait entre eux, venant lui rendre la pareil et s’occuper de membre masculin laissé quelque peu à l’abandon.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Mer 11 Déc - 23:01

‘Je pense’ ?? Ca veut dire quoi ça ‘je pense’ ? Est-ce qu’il faut que je commence à m’inquiéter de ma façon de faire avec le sexe féminin ? Est-ce qu’il faut que je me remette en question par rapport à mes méthodes ? Est-ce que je suis allé un peu trop vite en besogne avec la mutante sauvage ? Qu’est ce que je dois comprendre par ‘ca va, je pense.’ Surtout si on prend en compte cette voix monocorde et ce ton si régulier, un peu comme si elle ne mettait aucun sentiment dans sa voix et donc ne me laissant entrevoir aucune réelle possibilité d’interprétation de ses paroles. Ca m’apprendra à poser des questions tien ! La prochaine fois je… #Te casses pas la tête on continue dans notre lancée !# -Ouais ! On assure, y a pas de raison de lâcher l’affaire- Mais… j’ai pas l’impression qu’elle soit particulièrement convaincu… #C’est pas le moment de douter de nous, t’façon elle ne montre jamais ce qu’elle ressent# -Si sa se trouve elle ne sait juste pas comment nous dire qu’elle kiffe !- Je dois avouer que pour le coup je doute sérieusement de ce cas de figure, mais à l’extérieur, rien ne peut se percevoir. Du bout de mes doigts, je poursuit les caresse sur tout son corps, mon indexe occupé à découvrir son intimité ne cesse de se glisser doucement avec lenteur et profondeur, aller et venir, puis caresser doucement le pubis et les lèvres secrète et puis se glisser à nouveau dans la chaleur du corps de la jeune femme qui dance sous mes doigts. Je peux sentir son corps frisonner et sa poitrine se soulever contre mon torse au rythme de nos deux respirations. Mon regard toujours planté dans le sien, nous ne nous quittons plus des yeux, comme si elle cherchait à lire en moi, comme si je cherchais à… lire en elle.

Et finalement c’est Laura qui vient rompre le contacte, ou plutôt qui m’oblige à le rompre en se saisissant doucement de mon visage pour le ramener vers elle. Je me laisse aller, rapprochant nos deux bouches qui finissent par s’unir dans un nouveau baiser langoureux. Mes paupières se referment pour ne plus profiter que des sensations que m’offrent le sens du goût et du touché. Sa langue serpente, sirupeuse contre la mienne, elles s’enlacent, se caressent, s’embrassent voluptueusement et ses lèvres sont d’une douceur presque étrange pour une combattante comme elle. Tout son corps possède la texture du velours, si lisse, si agréable au touché, sa peau blanche et lumineuse qui me donne l’impression de caresser un être divin. Tandis que nos menteuses dansent à n’en plus finir, je poursuis toujours mon entreprise au niveau de l’entre-jambe de Laura, variant le rythme d’entrée et de sortie de mon doigt, le rejoignant de tant à autre par son voisin le majeur. Je sens son intimité s’humidifier encore, signe évident du plaisir ressentit par son corps et sans vraiment me faire oublier tous mes doutes, ça me rassure un peu. Jusqu’à ce que l’étreinte de nos lèvres ne se rompe pour que nous puissions reprendre un peu d’air. Là je viens la regarder à nouveau, ses prunelles brillantes et pourtant toujours aussi sombres, toujours aussi inexpressive. Pourtant son corps régit pour elle, il se cambre, il frisonne, il transpire. Tous les gestes sont peut être machinal chez elle, mais le corps à sa propre façon de réagir à chaque caresse différente. Ma main libre s’emmêle doucement dans sa longue chevelure, et je me plais à séparer les mèches les unes des autres, un petit jeu bien à moi.

Ses prochaines paroles eurent comme un effet d’éruption volcanique, comme si les flammes contenue dans mon bas ventre venaient soudainement de se raviver pour brûler ma peau et venir envahir mon bassin, mes reins, jusqu’à l’aine. Ma main qui préparait son intimité se stoppe et je cligne plusieurs fois des yeux, incrédule, avant de sourire légèrement, puis plus franchement. Enfin, un petit rire léger et succin mais qui ne se veut en aucun cas vexant, s’échappe brièvement comme un soupir de bonheur. Elle ne comprend pas tout hein ? C’est un peu comme le ‘ça va, je pense’ je crois bien que je commence à comprendre maintenant. Laura n’est pas habitué à ce genre d’échange par pur plaisir, elle ne doit pas savoir ce que c’est que de faire l’amour par envie, par pur envie de ressentir le plaisir venir éprendre tout le corps, chaque membre et embrumer l’esprit par la sensualité et l’excitation, sentir sa tête tourner sous l’effet des respiration saccadées et entendre jusqu’à son propre cœur accélérer en crescendo au fur et a mesure que l’échange de poursuit. Laura n’a visiblement jamais connu que le sexe par ‘prostitution’ et des partenaires qui n’étaient là certainement que pour combler un manque affectif évident…  #Ah parce que ce n’est pas notre cas à nous ?# -Je comprends plus rien…- Non, non !!! Enfin… si… peut être… un peu… mais… mais c’est pas pareil. #Ah oui ? Et en quoi c’est pas pareil ?# -Moi j’trouve que c’est pas si différent de ce qu’elle à vécu jusqu’à présent- Mais pas du tout ! Les mecs avec qui elle à couché… je sais pas moi… ils ne la connaissent pas en dehors de l’acte sexuel, ils la paie, et ils ne sont là que pour tirer un coup et retourner à leur train de vie quotidien. #Nous non plus on ne la connait pas tant que ça…# -Et tu vas pas nous dire que tu comptes fonder une famille avec elle quand même ?- Raaaaaaah mais noooon, mais vous comprenez rien… On a envie d’elle n’est-ce pas ? #Oh oui !# -Et pas d’une autre- Bon ! Et nous on ne la paie pas… #Parce qu’on a pas de tune…# Mais elle ne nous en demande pas, et c’est elle qui a commencé !! On aurait rien tenté sans son accord ! -Pas faux…- Parce qu’on la respecte… #Parce qu’on à pas envie de se faire décapiter…# Et maintenant, on se sent bien ! C’est pas comme avec une prostituée ! C’est même complètement différent ! Et ben voila, elle est là la différence ! #J’ai pas tout compris mais ça fait rien# -Chuis pas sur qu’il ai comprit lui-même-

« Pas besoin de chercher à comprendre… Si tu veux continuer, moi aussi j’en ai envie, alors ne nous arrêtons pas »

Ma voix tremble déjà d’excitation alors que je sens la main de Laura venir se glisser sur mon vis pour s’en saisir et s’occuper un peu de son bien être. Nos lèvres se frôlent et se rejoignent une nouvelle fois, je commence à reconnaître leur saveur et leur texture et viens doucement mordiller sa lèvre inferieur comme si je voulais m’en imprégner. La mutante frémis sous mes doigts et mon corps se tend de plus en plus sous ses caresses expertes. Mes doigts reviennent fureter à l’intérieur de ses cuisses, variant les plaisirs de multiples caresses avant de m’introduire encore pour préparer le terrain à l’hôte qu’il va prochainement accueillir. Dans ma tête, je ne pense pas une seconde à la protection, dans le fond, nous ne craignons ni le VIH, ni aucune maladie sexuellement transmissible Laura et moi alors pourquoi s’embarrasser d’un tel objet, d’autant plus que je n’ai pas de ça chez moi et que je doute que la jeune mutante se trimballe avec une boite dans les poches de son short. Je ne m’occupe même pas de lui poser la question, je me dis que si elle y accordait une quelconque importance, elle m’en aurait certainement parlé bien avant. Alors bien vite, mon membre bien dressé réclame son du, les caresse qui le gonfle m’obligent à me mordre l’intérieur des joues pour éviter de laisser ma voix s’échapper un peu trop fort. Je frisonne, ma main qui parcourt le reste du corps de la mutante se crispe, s’arrête, puis reprend et se crispe à nouveau, je me cambre contre le ventre de la demoiselle et viens profiter d’un instant de latence dans le baiser pour venir embrasser son cou, puis doucement, mes lèvres s’attardent, puis plus fortement, elles appuient contre l’épiderme et vienne sucer délicatement la peau, agissant telles de ventouse, laissant ma langue venir titiller de temps en temps le petit espace ou l’afflue sanguin se concentre.  J’abandonne son intimité et ma main viens rejoindre la sienne sur mon sexe déjà ruisselant de sueur, il est près, et gardant la main de la mutante en place, je viens la guider doucement vers son propre entre jambe jusqu’au moment ou nos deux génitoire se frôlent, se caresse, s’évitent, puis se retrouve et lentement, mais surement, je viens entamer à m’introduire en Laura avec toute la douceur dont je suis capable de faire preuve. Mon bassin se meut avec aisance et mon vis vient cogner délicatement contre la fleur de la demoiselle, doucement, puis avec de plus en plus d’insistance et de force, plus profondément, elle ne me résiste pas bien longtemps, cette intimité douce et chaude qui n’attendait plus que moi pour se sentir enfin unifiée. Nous ne faisons plus qu’un. Deux corps unis comme une chimère et je commence à effectuer de petit mouvement de vas et viens de mon bas ventre.

Je sens le feu invisible s’enivrer de ces caresses tandis que je laisse échapper quelques longs soupirs plus ou moins discrets. Et la danse commence. La vraie. Celle qui mêle deux être de chair et de sang… et aussi… de plaisir. Mes deux mains viennent se poser de part et d’autre de Laura, m’agrippant aux accoudoirs du fauteuil pour me maintenir dans une position d’équilibre. Le fauteuil n’est pas bien grand, et je suis simplement en appuis sur mes bras pour gérer les mouvements de mon bassin, à mis chemin entre une position assise et debout. Je poursuis ainsi mon œuvre un certain temps, accélérant puis diminuant le rythme de façon aléatoire, profitant pour venir enserrer sa bouche, puis son cou, puis ses seins de mes lèvres. Mes yeux se ferment et se rouvrent et je rabats ma tête en arrière lorsque le plaisir grimpe de façon soudaine. Puis, sentant le poids de mon corps peser sur la tension de mes bras tendus, je viens ralentir mon rythme et passer mes bras autour des hanches de Laura. Mes mains soutiennent ses fesses et je la soulève légèrement pour venir inverser notre place, reprenant place dans le fauteuil et laissant la jeune mutante s’empaler en position assise contre mon dard. Nos mouvement cesse le temps d’un bref instant ou j’halète comme un animal, reprenant le cour de ma respiration et plongeant mon regard terne dans celui de X-23. Je ne reprends pas immédiatement mes mouvements de bassin, lui laissant le loisir de diriger la danse si l’envie lui en dit.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Ven 27 Déc - 20:05

Le moment était atypique pour Laura. Elle avait couché avec de nombreux hommes mais jamais cela n'avait été comme ça avant. D'habitude, elle se concentrait rarement sur ce qu'elle faisait. Elle agissait de manière mécanique et pensait le plus souvent à autre chose ou à d'autres personnes mais jamais à celui avec lequel elle se trouvait. C'était la première fois que ça changeait. C'était vraiment étrange et c'est ce qui faisait qu'elle avait du mal à suivre et à comprendre. Mais elle appréciait ce qui se passait. Apprécier était aussi rare chez elle. C'était souvent par hasard qu'elle se rendait compte qu'elle appréciait quelque chose et là, elle se rendait compte au fur et à mesure des caresses de son compagnon, qu'elle appréciait de plus en plus les choses. Les doigts en elle semblaient des experts et tiraient des fils invisibles qui faisaient réagir tout son corps et même son esprit.

Une fois le baiser rompu, l'homme semble surpris de ses propos. Ben quoi ? Elle disait ce qu'elle pensait après tout. Même si le rire n'est pas méchant, la jeune femme se renfrogne légèrement et fronce les sourcils. Cependant les paroles de Wade la rassurent légèrement et elle se détend de nouveau. D'ailleurs, elle apprécie ce qu'il lui dit. Peut-être qu'elle réfléchie trop et qu'elle devrait plus se laisser aller. Chose pas évidente pour la jeune femme. Quand elle était au laboratoire, on lui disait de ne pas réfléchir, d'obéir aux ordres et de tuer. Dès lors, elle se méfiait du fait de ne pas réfléchir. Mais c'était différent ici. La main sur le membre, elle cherchait à donner autant que lui lui donnait. Elle reprit les lèvres du mercenaire avec une certaine fougue, laissant finalement son désir s'exprimer seul. Elle ne voulait plus réfléchir, juste se laisser aller et prendre plaisir à cette échange. Les lèvres de Wade étaient agréables même si elles étaient abîmées, cela ne comptait pas pour elle. Elle aimait bien aussi le goût de sa langue, de sa bouche. Elle aime aussi sentir ses doigts en elle, entre ses cuisses, sur son intimité. Son corps ondule sous ses attentions, preuve de son laisser aller. Elle gémit dans la bouche de son partenaire. Elle aime sentir sa main dans ses cheveux. Maintenant qu'elle se laissait aller, elle découvrait un tout nouvel univers de sensations. Sa main sur le chibre allait à différentes vitesses, si d'habitude c'était mécanique, là elle essayait vraiment de faire attention à son partenaire. Elle sentait chacune de ses réactions, de ses soubresauts et s'adaptait en conséquence. Parfois sa main se faisait douce, d'autres fois plus dure, lente et parfois rapide. Elle aimait sentir le membre se gonfler et se tendre, pulser sous ses doigts.

Laura gémit derechef et plus ouvertement quand elle sent la bouche se glisser sur la peau de son cou. Elle aime la succion sur sa peau. Elle n'en gardera aucune marque. Son facteur régénérant la protégeait de ce genre de choses comme il la protégeait de toutes maladies ou détérioration de l'organisme. Impossible pour elle de changer de quelques manières que ce soit ou presque. Elle sent alors la main de l'homme venir se poser sur la sienne et guider son membre vers son antre humide et chaude. Laura ne fait pas que se laisser faire, elle partage et guide la main aussi. Elle soupir puis grogne légèrement alors que Wade prend son temps pour la pénétrer et qu'il joue, les excite avant de finalement lui donner ce qu'elle souhaite. Nouveau soupir, profond, intense, alors qu'elle le sent s'insinuer en elle jusqu'à la posséder entièrement. Il commence à se mouvoir alors et elle apprécie les mouvements. Elle le suit dans sa danse des corps, bougeant ses hanches au rythme des siennes. Elle devait bien reconnaître que c'était bon, très bon même. Elle comprendrait presque pourquoi les hommes payaient pour pouvoir ressentir ça.

Elle se laisse aller, bouge, laisse ses mains courir sur le corps masculin, caressant les chairs et la peau. Les doigts viennent parfois se perdre sur le crâne alors que la bouche va à la recherche sa jumelle pour s'y mêler. Son corps est chaud, moite, la sueur perle sur sa peau comme sur celle de son partenaire. Elle aime son odeur. Soudain, il se saisit d'elle et la retourne, lui laissant l'avantage dans leurs joutes charnelles. Elle se retrouva à califourchon sur lui, son membre toujours en elle. Laura se redresse, le souffle court, plonge dans le regard de Wade et pour une fois, son regard à elle n'est pas vide. Ses pupilles brillent d'un éclat nouveau. Elle se penche pour posséder ses lèvres alors que ses hanches reprennent ses mouvements. Elle fait des mouvements amples, prenant son temps, appréciant de sentir le membre en elle. C'était presque comme si c'était la première fois pour elle, une découverte, des sensations agréables et inattendues. La chaleur qui montait en elle, brûlait ses reins, irradiait dans tout son corps. Elle abandonna la bouche pour glisser sur le buste, laissant sa langue traîner de si et de là avant de s'arrêter et que sa bouche ne se mette en devoir d'embrasser la peau et de la sucer tout il l'avait fait avec elle. Elle passa ses bras autour de son cou avant de revenir se plaquer contre lui, écrasant sa poitrine généreuse contre le torse de Wade. Elle accentua alors ses mouvements, allant plus vite, laissant ses parois se contracter sur le chibre en elle. Elle vint coller sa bouche à la sienne et esquissa un sourire.


« Je crois que j'aime vraiment bien ça – elle attendit quelques secondes – Je crois que j'ai envie de plus. »

Elle repart à l'assaut de la bouche tout comme ses hanches continuent de se mouvoir sur lui. Elle sent son corps la brûler de plus en plus et le plaisir se fait jour en elle pour la première fois de son existence. Elle sent son corps devenir bouillant, brûlant. Elle avait de quelque chose sans savoir exactement quoi. Elle sentait tous ses muscles tendus, oscillant entre douleur et plaisir. Elle avait envie d'une chose sans vraiment pouvoir mettre un nom dessus. Sa bouche alla jusqu'à l'oreille masculine.

« J'ai... J'ai envie de... Donne-le moi... »

Elle ne saurait nommée la chose mais elle savait très bien que Wade pouvait le lui donner alors autant le lui demander.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Sam 4 Jan - 18:46

Une danse sensuelle et chaleureuse qui embrase le corps tout entier, qui fait vibrer les sens et frémir l’épiderme, tant de sensations qui s’échangent, s’enlacent, se multiplient alors que je me sens doucement glisser dans un plaisir sans nom, alors que mon vit fier et droit vient lentement, mais surement se blottir entre les cuisses de Laura, m’arrachant un gémissement de bien être comme si ça place avait toujours été là, entre ces deux parois douce et accueillante. La nature est tout de même bien faite non ? L’homme et la femme sont fait pour aller ensemble, pour marcher l’un avec l’autre, pour se sentir et se ressentir mutuellement, un mécanisme à la fois complexe et simplissime qui ne nécessite aucune notice pour comprendre comment il fonctionne. C’est l’instinct qui guide mes doigts sur la peau de la jeune mutante avec un délice que je ne cherche pas à cacher, une peau douce et agréable au touché comme à l’odeur, j’aime à me perdre dans la nuque de ma compagne d’un soir pour venir sucer délicatement son épiderme, j’aimerais la goûter tout entière, la dévorer des yeux et des lèvres et alors que la demoiselle gémit lorsque ma langue caresse son cou, mes dents viennent à leur tour prendre d’assaut cette petite partie de chaire pour lui faire ainsi connaître encore de nouvelle sensation. Je me régale de son corps et le rythme de nos deux bassins se complet dans l’harmonie la plus parfaite.

Ses mains fines et expertes qui parcourent mon dos, mon torse, viennent se perdre à l’arrière de mon crane, m’entoure, m’étreignent comme un drap de soie qui glisserait sans cesse le long de mes muscle. J’avoue ne pas vraiment avoir le raffinement nécessaire pour me permettre de dormir dans des draps de soie certes, mais dans l’excitation du moment je me dis que c’est certainement à ça que doit ressembler la texture de ce tissu. Ma tête se rabat légèrement en arrière, m’extirpant de la nuque de Laura pour pousser quelque nouveau gémissement et reprendre ma respiration alors que mon visage c’était perdu quelque part sous la longue chevelure épaisse de la demoiselle. Je ressens à nouveau l’air frais venir rafraichir mon visage alors que mon corps tout entier continue de brûler d’un feu invisible qui se ravive à chaque nouveau coup de reins. Mes deux bras autour d’X-23 je viens profiter d’un instant pour la saisir et inverser notre position, reprenant ma place sur le fauteuil et laissant la mutante s’empaler en position assise contre mon membre. J’halète comme après une longue course interminable et ferme les yeux durant se très bref et pourtant trop long temps de latence. Lorsque mes paupières se soulèvent à nouveau, c’est pour apercevoir le regard de Laura me percer comme si elle cherchait à voir au plus profond de moi. Ses iris noirs d’une grande beauté se mélangent à mon regard plus terne et je peux voir au fond de ses yeux des milliers d’étoiles qui scintille, apportant à son regard habituellement si froid, une intensité qui me donne l’impression d’avoir été frappé par la foudre, un regard plus vivant que jamais, un regard qui semble presque dégager une émotion, et même si ça n’était pas le cas, ce regard avait au moins le mérite de me faire rêver. Son regard se rapproche de plus en plus, et nos visage se frôle puis se touche, puis nos lèvres s’embrassent et se lient une nouvelle fois pour un baiser plus fougueux encore que les précédent, je laisse échapper un bref soupir d’aise et vient saisir les hanches de Laura lorsqu’elle vient coller son opulente poitrine contre mon torse. Je me serre, me presse contre elle, comme si je cherchais à fusionner complètement avec son corps et ses bras autour de mon cou son comme des liens qui se resserrent et m’empêche d’échapper à mon extase. Mes mains suivent le mouvement du bassin de la mutante, qui se meut dans de longs mouvements amples et gracieux, me laissant profiter de chaque va-et-vient avec impatience. J’embrasse ses seins avec envie et mes doigts remontent le long de sa colonne vertébrale, dessinant ses muscles et ses omoplates du bout de mes ongles.

Puis un nouveau coup de théâtre, un nouvel arc-en-ciel se dessine sous mes prunelles fixent, les lèvres de Laura s’étirent pour faire alors naître sur son visage, un sourire. Un vrai sourie, c’est je crois bien la première fois que je la vois sourire et ce charmant rictus… c’est à moi qu’il s’adresse. #Profitons en, ce n’est pas tous les jours qu’on aura l’occasion d’assister à un tel spectacle# -Elle nous sourit, c’est quand même un sacré compliment vu sa nature froide et détachée…- #On peu être fier !# -On assure vraiment !- Ouais c’est ça ! J’assure ! Et ce sourire qui me fait face me pousse à sourire à mon tour à ma compagne, mon regard figé sur son visage qui semblait irradier de beauté. Lorsque la voix de Laura vient raisonner si douce à mes oreilles, mon sourire se grandit, et mon torse se gonfle de fierté dans un petit rire presque inaudible, tout vas bien, tout ne pourrais certainement pas aller mieux, J’entend des paroles que je ne pensais pas entendre un jour de la bouche d’X-23 et ces paroles pulsent mon désir de son corps, font grimper mon adrénaline et accélérer les battement de mon cœur. #Plus ? Elle envie de plus ? C’est pas une mauvais idée ça# -Alors on passe au level supérieur ?- En avant la musique !

« Tu n’as encore rien vu Laura… »

Le murmure qui s’échappe de ma bouche est suave, sensuel, presque provocateur tandis que mon souffle et coupé lorsque la mutante vient reprendre mes lèvres d’assaut et accélérer ses mouvement de bassin je sens ses parois intimes se coincer avec plus de pression contre mon dard, provoquant un afflue sanguin soudain qui me fait me crisper dans un long gémissement de jouissance, donnant un coup de buttoir qui accompagnait le mouvement de hanche de Laura. Je laisse ma langue venir jouer sensuellement avec sa jumelle, l’enroulant généreusement caressant ses lèvres. Mes mains viennent se perdre sur la généreuse poitrine gonflée de désir dont perlaient des goûtes de sueur et je me perds dans l’attention que j’offre aux deux pommes qui remuent sous mon nez, palpant avec envie, massant généreusement la chaire et titillant de temps à autres les petits bout rosés à leur extrémité qui pointaient sous l’effet du plaisir. Alors que nos lèvres se séparent dans un déchirement de l’âme et que je cherche à en reprendre possession pour ne finalement obtenir qu’un bout de joue ou de menton, les paroles de la mutante se forgent à nouveau un chemin jusqu’à moi et m’arrache un sourire amusé. Sa voix saccadée de plaisir me touche profondément et je viens embrasser sa bouche dans un baiser presque trop chaste pour qu’il vienne réellement de moi. #Je crois que c’est le moment de lui sortir le grand jeu !# -Faisons là monter au septième ciel-

« Je ne sais pas vraiment ce que tu veux, mais je suis près à tout te donner sans la moindre hésitation ! »

Dans un geste fougueux et débordant d’ambition, je viens passer mes bras autour des hanches nues de Laura pour la soulever, me donnant la possibilité de me lever à mon tour avant de me laisser doucement tomber sur les genoux pour coucher délicatement Laura sur le tapis au pied du fauteuil. Nous exposant ainsi dans une position ou je me retrouve nouvellement au dessus de son corps frémissant de désir. Je viens passer une main tremblantes dans ses cheveux et prendre sa bouche d’assaut pour mieux reprendre mes mouvement de bassin, ample et souple, puis avec de plus en plus de rapidité, laissant un rythme qui suivait presque les battements de mon cœur diriger notre ébat sexuel. Après une longue course, mon rythme ralentit et je reprends mes mouvements ample et langoureux, retrouvant la nuque de Laura avec plaisir pour sucer délicatement sa peau, faire remonter ma langue jusqu’à la base de son oreille et venir mordiller le lobe dans un sourire invisible pour ma compagne. Mes mains caresses avec plaisir les cuisses suintant de plaisir et mimes mes mouvement de va-et-vient qui n’ont de cesse de raviver le feu brûlant qui étreint mon vit à chaque allés retours. Je me plaie à écouter la voix gémissante de la demoiselle qui ondule comme une rivière prête à déborder de son lit. J’aime à sentir son corps se cambrer sous mes coups et parfois, mon regard viens se perdre dans le sien, ses pupilles toujours aussi étincelantes, toujours aussi belles, ses yeux dégage une expression de vie, ou plutôt de renaissance, come si elle découvrait de toute nouvelles choses et j’aime à savoir que le plaisir qu’elle ressent vient de moi, je veux continuer à lui donner, à lui faire découvrir les sensations qu’elle ignore car…

« Tu sais… tu me fais vivre des sensations que je n’avais jamais connu avant… »

Si je semble reste légèrement vague dans mon idée, c’est que je ne sais pas encore vraiment qu’est ce qui à bien pu engranger se sentiment… est-ce que c’est le fait que je sois le premier homme avec qui elle ai couché pour le plaisir ? Est-ce que c’est parce qu’elle ne semble absolument pas prêter attention à ce que je suis ? Ou bien parce qu’elle me dit toutes ses choses qui me rassurent dans notre échange sur le fait qu’elle apprécie tout ce que je fais pour elle. #C’est pas le moment de réfléchir c’est toi-même qui l’a dit# -Oui, tu penseras à tout ça plus tard, pour le moment continuons à nous laisser aller !- Alors mes mouvement de hanches reprennent leur jeu de rythmique aléatoire, un coup rapidement puis plus lentement, jouant à faire varier les sensations et le plaisir.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Mar 21 Jan - 22:26

On disait que les femmes n'oubliaient jamais leur première fois. Pourtant, Laura ne s'en souvenait plus le moins du monde. C'était certainement avec son premier client dont elle avait oublié le visage depuis longtemps. Son nom, elle n'avait jamais du le lui dire. Elle n'était même pas certaine d'avoir taxé sa virginité plus que pour une passe classique. Non... Elle n'en avait vraiment aucun souvenir. Même la douleur, elle ne s'en souvenait pas. Comme pour tout, elle s'était déconnecté de son corps. Prenant les informations que son corps lui envoyait pour mieux les isoler et les passer sous silence. Elle avait fait taire tous les sentiments qu'elle avait pu avoir depuis sa plus tendre enfance. Non, tendre était un mauvais et même un très mauvais qualificatif. Elle n'avait pas eu d'enfance. Traitée comme un simple animal de combat, on l'avait entraîné dans ce sens et les animaux n'ont pas de sentiments. C'est bien l'une des choses qui les différencie des humains. Laura n'avait pas été une enfant, pas même un être humain, juste un animal de laboratoire. Pas étonnant qu'elle n'ait développé aucune empathie, aucun amour, aucune sensation. Enfin, elle ressentait des choses mais ne savait pas les analyser alors elle les laissait de côté en se disant qu'elles n'étaient pas utiles à son existence. Mais depuis quelques temps, ses émotions semblaient la rattraper, vouloir se faire une place dans sa vie, dans son esprit et son cœur. Au départ ce n'était que quelques impressions, des sensations un peu différentes, un peu inattendues. Sauf que depuis un petit temps déjà, elles semblaient vouloir prendre de plus en plus de place. Le summum étant atteint ce soir, dans les bras d'un mutant quasiment inconnu.

Ce n'était pas sa première fois. Celle-ci datait de pas mal de temps. Malgré tout, elle avait l'étrange sensation que c'était comme une première fois. Elle n'aurait pas su trop dire à quoi cela ressemblait. Elle n'avait pas spécialement d'idée sur comment ça devait se passer mais uelue chose lui disait que ça devait un peu ressembler à ça, à ce qu'elle vivait en cet instant. Oscillant sur les hanches de son partenaire, elle découvrait un nouveau monde de sensations inconnues jusque là. Son corps s'éveillait. C'était comme si elle avait des fourmis partout qui petit à petit s'estompaient pour laisser la place à des chairs vivantes et réactives. C'était si nouveau. Si inattendu. Laura avait bien du mal à tout saisir. C'était plus une impression globale que de multiples sensations. Les choses étaient un peu confuses pour elle. Elle gémissait doucement aussi bien à cause du ballet des doigts sur sa peau nue que de la bouche masculine qui s'emparait méthodiquement de ses lèvres alors que le membre voyageait en elle avec force et douceur mêlées. Elle aimait le moment, elle l'aimait vraiment beaucoup. Elle aimait ces étranges sensations, ses picotements dans tous son corps, la chaleur qui se distillait en elle, les drôles de chatouillis qui agitaient son bas-ventre et ses reins. Oui c'était bon et plutôt que de se limiter à la ressentir, elle finit par le dire. Sans honte, ni fausse pudeur, déjà parce qu'elle ne savait pas ce que c'était si ce n'est la définition d'un dictionnaire et parce qu'elle ne les éprouvait pas non plus. Elle disait ce qu'elle pensait, ce dont elle avait, ce qu'elle ressentait comme ça venait dans sa petite tête sans se demander si ça pouvait être bien ou mal pris. D'accord, elle ressentait des choses, de là à se demander ce que les autres pouvaient ressentir, fallait pas exagérer ! Pas tout en même temps non plus !

En même temps, l'homme n'avait pas spécialement l'air de se plaindre. Bien au contraire même au vu du regard qu'il lui lançait ou des soupirs qu'il poussait et puis il participait activement à l'acte. C'était quand même une preuve qu'il aimait bien, lui aussi, ce qui se passait entre eux. Haletante, elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils quand il dit qu'elle n'a encore rien vu. Elle ne put s'empêcher de s'arrêter un bref instant.


« Mais si j'ai déjà tout vu ou presque... »

Elle se vendait depuis pas mal de temps pour connaître le Kama Sutra ou du moins c'était ce qu'elle imaginait car pour elle, le sexe se limitait à certaines positions. Réplique totalement X-23 insensible et pragmatique comme on l'aimait. Mais elle n'eut pas le temps d'en dire beaucoup plus car déjà son partenaire s'en prenait à ses seins. Elle ne put s'empêcher de pousser un léger cri devant les sensations inattendues qu'elle ressentait. Ce que lui faisait Wade ne faisait qu'accentuer la chaleur et l'envie qui la tenaillait de plus en plus. Elle gémit avant de se détendre et de se laisser aller et faire, laissant ses propres mains partir explorer le corps masculin, le caressant, parfois le griffant mais sans violence si ce n'est le désir qui la rongeait et la consumait un peu plus à chaque instant qui passait.

Mais il n'avait pas encore décidé de la libérer de son emprise. La soulevant sans éprouver la moindre peine, un coup de chance qu'il soit aussi mutant le bougre sinon il aurait pu avoir des difficultés. Bien qu'elle est l'air d'être à classer dans la catégorie des poids légers, elle faisait en réalité parti des poids lourds. Sa densité était bien plus conséquente que celle d'une humaine normale. Une chose pas forcément agréable à découvrir pour ses clients. Mais pour Wade, pas de soucis de ce côté là même si le déplacement fut bref et du fauteuil, le couple se retrouva sur le sol, les rôles inversés de nouveau. L'homme la dominait mais sans qu'elle en prenne ombrage. D'habitude, être dominée ce n'était pas son truc mais là, il n'y avait pas de volonté de supériorité. Il y avait juste l'envie de partager. Une sensation toujours aussi inconnue de la jeune femme mais qu'elle découvrait désormais.

A peine allongée, les mouvements reprirent, la menant crescendo vers un plaisir toujours plus grand et toujours plus intense. Laura n'est pas en reste. Ses hanches bougent au même rythme que celles de son partenaire. Elle gémit, caresse, embrasse, lèche, mord parfois tout centimètre carré de peau qu'elle peut rencontrer et toucher, apprécier, désirer. Oui, désirer, avoir envie. Elle se surprend à avoir de toucher et d'embrasser. L'instinct avait pris les devants mais désormais les sensations trouvaient des noms. Autant, tout semblait emmêlé au départ, autant maintenant, la pelote de laine était en train de se démêler. Ses yeux exprimaient toutes ces nouveautés et ses nouveaux ressentis. Wade pouvait très bien percevoir l'évolution dans l'esprit et le corps de sa compagne du moment. La jeune femme arrête brusquement ses mouvements alors qu'il lui dit vivre de nouvelles sensations. Elle avait bien entendu là ? Mais c'était elle l'asociale, la sociopathe incapable de sentiments, pas lui ! C'était le monde à l'envers pour le coup. Mais elle ne chercha pas à en savoir plus, elle préférait reprendre leur danse que de se poser des questions existentielles dont elle se foutait un peu des réponses. Impatiente, elle grondait alors qu'il s'amusait à varier le rythme. Elle en voulait plus, tout de suite. Pour autant, elle ne chercha pas à renverser la situation, le laissant mener leurs corps vers le plaisir absolu. Ses mains agrippaient son dos, le caressait, l'amenait à elle. Laura glissait son visage dans son cou et venait grignoter la peau, l'abreuvant aussi de baiser et de coup de langue alors qu'elle bougeait de plus en plus vite contre lui, gémissant de manière plus forte en se foutant bien de se faire entendre par des cons de voisins.


« Continue... Encore... Hummm... Donne-moi du plaisir... »

Les mots qu'elle n'avait pas su trouver un peu auparavant semblaient maintenant couler librement de sa bouche. Elle n'avait même pas besoin de réfléchir pour parler, cela venait tout seul. Cela prouvait que si ses sensations et sentiments avaient été bridés, ils n'avaient pas pour autant disparu. Ils étaient là, enfouis au fond d'elle, il fallait juste qu'elle apprenne à les réactiver et elle était plutôt sur la bonne voie pour le moment, une excellente voie même et ce, dans tous les sens du terme.
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Ven 24 Jan - 22:56

‘Tout vu ou presque’… c’était ces mots, c’était là ce qu’elle voulait certainement me faire croire. Vendre son corps à des pourris n’a rien de gratifiant ou même d’enrichissant niveau expérience, alors pour ne pas la froisser, je me contente de lui offrir un sourire bienveillant, un sourire qui ne cache pas pourtant ce petit rictus malicieux au coin de mes lèvres étirées avec fierté alors que mes reins enflent et se gonflent du plaisir qui les embrase. Non Laura, je veux bien te faire comprendre que venant de la part de Deadpool… tu n’as encore rien vu. Je veux lui montrer que je suis capable de bien plus que je ne le laisse croire, je veux qu’elle puisse comparer chacun des hommes avec qui elle aura l’occasion de reproduire cet acte avec cette soirée qu’elle passe avec moi, je veux qu’elle trouve ses anciennes relations insignifiantes et fades à côté de l’explosion de couleur que je m’efforce de lui offrir, je veux qu’elle n’oublie jamais cette soirée et qu’elle en rêve encore une fois endormie… je veux… tout simplement un peu de reconnaissance. Une chose qui m’est encore trop inconnue, trop peu accordée, trop peu donnée. Je veux que l’espace d’une seconde, une personne au moins oublie les apparences et le passé, toutes ces sales choses dont j’ai été responsable pour ne plus se concentrer que sur moi et moi seul, le présent, l’instant X, celui que l’on ne peut vivre qu’une fois et pas sur des non dits et des faux semblants.

Tout s’emballe lorsque je me décide finalement à reprendre le contrôle de la situation pour mieux prouver à ma compagne d’un soir que je n’ai pas fini de lui en faire découvrir des nouvelles choses. Depuis que j’ai vu ses yeux se mettre à briller et ce sourire embellir si gracieusement son visage, je ne me lasse plus de me perde dans ce magnifique regard qui me semble maintenant si lointain de celui de la Laura que j’avais rencontré en début de soirée. C’est une toute nouvelle personne, et les gémissements que je l’entends pousser ne font que me conforterr dans mon idée d’amour propre personnel. Oui, ça a peut être un petit côté prétentieux, mais que voulez vous, quel homme ne s’est jamais sentit fier d’entendre la douce mélodie de la voix féminine chantonner sous les caresses et l’attention porté à sa chère et tendre ? #En l’occurrence… ce n’est pas vraiment notre ‘chère et tendre’ # -A moins bien sur que tu n’ai le béguin pour la clone de Wolverine ?- Non !! Non, non ! Ce n’est pas qu’elle n’est pas mignonne et tout ou même qu’elle ne soit pas mon genre, bien au contraire hein ! Mais… je ne suis pas vraiment sur d’être le sien et puis notre relation c’est… purement physique non ? Elle ne doit pas être ce type de nana qui s’en amourache dés le premier rendez vous, je dirais même qui s’en amourache tout court d’ailleurs… -Alors pourquoi tu te prends autant la tête à parler de sentiment ou de ressentit ?- #C’est pas dans tes habitudes de triturer les méninge pendant qu’on baise normalement# Quoi ?? Alors je n’aurais pas le droit de me poser quelque question ou d’espérer une petite seconde que je ne suis pas le seul à apprécier foncièrement cet instant ? #Mais tu vois bien qu’on n’est pas les seuls à kiffer !# -Alors concentre toi avant qu’elle change d’avis-

Ces petites voix qui n’ont de cesse de me descendre sans arrêt ont facilement le dont de me gâcher mes moments de calme et de sérénité, c’est en partit pour ça que j’avais tout particulièrement horreur du silence ou bien de me retrouver seul, parce que c’était à ce moment là que je commençais à réfléchir et aussi à entendre leur agaçantes remarques ! Autant elles pouvaient avoir des choses intéressantes à dires de temps en temps, autant elles passaient la majeur partie de leur temps à me juger ou remettre mes décisions en cause… pas comme si elles pouvaient faire autre chose de toute façon, mais ça avait le dont de m’énerver assez facilement. Je m’étais perdu l’espace de quelques secondes dans une vision presque flou du monde qui m’entour, mon regard évasif dans le vide et mes hanches évoluant presque machinalement pour permettre à mon vît de se mouvoir avec ardeur entre les cuisses de la jeune mutante. C’est lorsque je l’entends me parler pour me dire qu’elle en désirait encore et toujours plus que la bulle qui entourait mes pensées éclates presque soudainement pour me permettre de revenir plus amplement à la réalité et déposer mon regard encore embrumé dans les iris noirs d’X-23. A ces mots, mon sourire se ravive et la flamme dans mes yeux semble reprendre toute sa luminosité, si mes yeux sont loin d’être aussi beaux que ceux de la demoiselle qui danse sous mon corps brûlant, ils ont le mérite de s’embraser de désir pour elle, une flamboyance étincelante qui contracte avec la couleur pâle de mon regard. Je viens prestement me saisir de ses lèvres pour les dévorer avec appétit, lécher la pulpe de sa bouche gonflée de désir avant de pousser un long soupir de bien être.

« Tout ce que tu veux… je te le donne… »

Mes paupières se referment calmement dans un long et mielleux gémissement alors que je sens les mouvement de bassin de Laura se faire plus rapide, j’accélère la cadence pour entrer dans son rythme et faire que nos deux corps ne suivent plus qu’un seul et même mouvement, les vas-et-viens incessants qui se répètent en boucle comme un refrain laissent comme des trainée de poudre incendiaire le long de mon bassin et remontent en frisson le long de ma colonne vertébrale, parcourant mon échine pour venir m’électriser jusque dans la nuque. Une sensation de bien être absolue qui arpente tout mon corps et me mène à l’apogée du contentement. Un nirvana sans fin qui dure, dure encore et encore et comme j’aimerais qu’il ne s’arrête jamais. Je reprends mon rythme aléatoire dans notre ballet sensuel et presque outrageusement doux. Variant les plaisirs entre une approche rapide et puissante ou bien plus lente, ample et soutenue, pour prendre le temps de profiter de chaque frottement d’une peau contre une autre, suçant encore et toujours l’épiderme de son cou, me délectant de sa saveur tout en sentant la pointe des dents de la mutante en faire de même avec ma chaire. Cette chaire repoussante et lamentable qui ne manque pas d’effrayer la plupart des gens ‘normaux’ mais pas elle… moi… même moi elle me révulse parfois et lorsque je me regarde dans un miroir, je ne peux m’empêcher de pester intérieurement contre ceux qui on fait de moi un monstre… ils sont tellement à être responsable de mon état, tellement que je rêverais de faire souffrir, les écorcher lentement, leur retirer cette peau qui couvre leur os et me délecter de leur cris de douleur. -N’y pense pas… nous ne sommes plus entre leur mains- #Notre vengeance viendra, un jour… on leur fera payer à tous ces pourris qui nous on mutilés, torturés, traités comme de simple cobaye de laboratoires !#

Alors que tous ces souvenirs semblent soudainement ressurgir comme venus de nulle part, le rythme de mes hanches c’était accéléré pour frapper avec plus de force et d’intensité, ne retenant plus mes gémissements, comme perdu en pleine transe du plaisir, nos deux voix se mêlaient si bien qu’un seul et même écho semblait raisonner à l’unisson. Si fort, si… éclatant d’une intensité nouvelle, je me fichais pas mal que le voisinage soit au courant de mes ébats sexuels, tout ce que je désirais pour le moment c’était d’oublier. Oublier et ne plus penser à rien d’autre que Laura et ses atouts de rêve, que sa bouche contre la mienne, nous dévorant mutuellement, la laissant mordre mon cou et me plaisant à parcourir tout son corps du bout de mes doigts tremblant d’excitation. Mon membre se tend encore et toujours plus au fil de l’acte, ruisselant de sueur et de l’humidité de l’intimité de Laura. Tout mon corps transpire, suinte de chaleur et jouis du délice sans nom que me provoquent ses sensations qui envahisse tout mon bas ventre. Je rabats un instant ma tête en arrière le temps de récupérer un peu d’air frais, haletant comme un animal en fuite.

« Oui… » Soufflais-je simplement dans une expiration profonde, comme un cri du corps, un cri du cœur qui libère son bien être dans un soupir.

Quelques gémissement étouffés continuent de s’étrangler dans ma gorge pour venir mourir aux oreilles de ma compagne qui continue de suivre le rythme accéléré de mes hanches, il grimpe en crescendo, j’en veux encore et toujours plus. Comme le sprinteur qui dépense ses ultimes forces dans une course effrénée sur les 100 derniers mètres qu’il lui reste à accomplir, mes coups de buttoirs prennent des allures de martelage, plus profonds et plus puissants, laissant les mouvements souples et coulants devenir plus saccadés et violents, mais ô combien gratifiants, comme si soudainement le plaisir c’était trouvé multiplié, une frénésie de la jouissance qui grimpe, grimpe, grimpe, je veux pouvoir encore tenir, continuer à lui donner ce plaisir qu’elle demande tant, mais je sens mon vît devenir plus dur à chaque seconde, il se tend, il tire sur mes muscles, je peux presque l’entendre me supplier d’ en finir, mais je veux encore faire durer ce moment, encore, encore… encore un peu. Mais bientôt le plaisir devient trop intense, puissant, révélateur, et dans un nouveau coup de reins plus puissant et plus sauvage que les autres, je viens me libérer dans un gémissement rauque et profond. Le rythme ralentit… lentement puis cesse d’un coup, dans mon dernier élan de jouissance, j’avais saisit la jeune mutante par la taille et l’avait hissé contre moi, nos deux corps se retrouvant à la verticale l’un contre l’autre. Venant noyer mon visage dans sa longue chevelure tandis que je reprends le cours de ma respiration, inspirant de grandes bouffées d’air.

J’ai l’impression de sortir d’un rêve et mes mains continuent doucement à caresser les omoplates et le dos de Laura, embrassant tendrement son menton, puis son cou et le haut de ses épaules, descendant jusqu’à sa poitrine pour profiter encore un peu de la beauté de ce corps qui m’est si généreusement offert. Je ne me fais pas vraiment à l’idée que c’est terminé, j’aimerai pouvoir encore la serrer dans mes bras et me délecter du goût de sa peau, de la chaleur de son corps et de la douceur de ses lèvres. Lèvres que je viens embrasser avec délice et volupté. Je me sens à la fois bien et… mélancolique dans un même temps, comme si tout le bonheur que j’avais pu vivre d’un seul coup venait de disparaitre et alors que ma langue joue avec sa jumelle, je garde les yeux ouvert pour contempler le visage de la jeune mutante. Et lorsque nos lèvres se détachent pour nous retrouver face à face… mon visage quelque peu refermé viens se détourner, comme si j’avais honte, comme si un soudain complexe me prenait d’avoir ressentit tant de chose de la part d’une aussi belle créature. Si en règle générale mon apparence ne me gênait pas en présence des autres, c’est parce que je me fichais éperdument de ce que les humains pouvaient penser de moi, ils pouvaient tout aussi bien me mépriser, hurler de terreur ou n’en avoir rien à cirer que le résultat était globalement le même, je n’avais jamais vécu pour les autres, ce n’est pas aujourd’hui que ça allait commencer. Mais quand ces gens commençaient à obtenir une certaine importance à mes yeux, leur regard et leur façon de me considérer devenait soudainement plus important, plus gênant. Surtout vis-à-vis de la gente féminine. Un petit sourire étire tout de même mes lèvres alors que je murmure…

« C’était… pfffouf… waaaw… »

J’en perds mes mots ! Je ne sais pas quoi dire… #Alors ne dis rien, ça évitera peut être de tout gâcher# -Pour une fois que tu peux éviter de foutre en l’air un bon moment !-
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MessageSujet: Re: Un petit tour et puis après ? On s'en va ? [PV Wade]   Lun 3 Fév - 21:49

Laura n'avait jamais vraiment compris pourquoi des hommes venaient la trouver, la payer pour avoir un rapport sexuel. Pour elle, ce n'était que cela. Un rapport physique, charnel, qui n'avait rien de bien exceptionnel d'où son incompréhension à voir les hommes toujours en vouloir plus, toujours revenir. Mais maintenant, elle commençait à comprendre. Wade le lui faisait comprendre, déchaînant des émotions et des sensations que son corps n'avait jamais ressenti jusque là. Elle n'imaginait même pas que cela pouvait exister. Comment l'imaginer ? D'ailleurs, elle ne saurait absolument pas décrire ce qu'elle éprouvait. Elle savait que c'était lié à la notion de plaisir mais elle était incapable de dire dans le détail ce qu'elle ressentait mais c'était intense, violent mais terriblement agréable et délicieux. Elle gémissait un peu plus à chaque mouvement de bassin de son compagnon qu'elle se faisait une joie d'accompagner. C'était claire que pour éprouver ça de nouveau, elle aussi serait prête à payer mais elle se doutait bien qu'il y avait peu de chance qu'elle ressente ça avec un de ses clients. Soudain, elle se demanda si elle pourrait ressentir ça avec Jullian. Elle ne s'était jamais imaginée avec lui dans une telle situation. Est-ce que ce serait pareil ? Mieux ? Moins bien ? Non ça ce n'était pas possible. Ça ne pourrait pas être moins bien. Elle ne savait pas bien pourquoi mais elle le savait. Peut-être que c'est parce que son cœur battait plus vite quand elle pensait à lui ? Oui probablement. Mais ce n'était pas avec lui qu'elle était pour le moment. Elle était avec un autre mutant qui lui faisait découvrir un univers dont elle n'aurait jamais soupçonné l'existence.

Elle se mouvait à son rythme, le suivait, se laissait emporter. Elle laissait son corps s'exprimer, vouloir, désirer sans qu'elle ne le guide de manière consciente. Ses jambes étaient venues enserrer son compagnon et ses mains caressaient la peau abîmée sans s'y arrêter. Cela ne lui faisait rien de voir cette peau aussi abîmée. Elle voyait Wade comme une entité et elle ne faisait pas vraiment cas de l'aspect physique. C'était peut-être l'un des rares points positifs de son entraînement. Pour Laura, tout le monde se ressemblait d'une certaine façon. La notion de « beauté » lui passait au-dessus de la tête, très, très haut. C'était un concept qu'elle avait du mal à appréhender. Mais au moins, cela ne l'arrêtait pas dans la danse des corps. Corps qui s'enflammait un peu plus à chaque seconde qui passait. Les gémissements s'étaient fait plus profonds et intenses, parfois c'était même des cris qui s'échappaient de sa gorge quand sa bouche ne se trouvait pas occupée à dévorer celle de son partenaire ou à embrasser la peau de son cou ou de ses épaules.

Le duo devenait de plus en plus intense, de plus en plus sauvage pour la jeune femme qui se laissait conduire dans un monde inconnu et continuait de susurrer des « encore » à l'oreille de son amant de la nuit. Elle fermait les yeux et se perdait dans ce nouvel univers. Elle haletait et sentait ses muscles se tendre alors que ses reins et son bas-ventre semblaient en feux. Ses seins aussi, tendus, semblaient vouloir faire l'objet de toutes les attentions du mutant. D'ailleurs, c'était tout son corps qui semblait vouloir profiter de son corps de partenaire. La tension allait crescendo et Laura avait de plus en plus de mal à maintenir le rythme. Elle sentait qu'elle n'allait pas tenir longtemps encore mais visiblement Wade était dans le même cas car le rythme s’accéléra brusquement la faisant crier désormais à chaque coup de rein. Brusquement redressée, elle poussa un ultime cri alors que, pour la première fois de sa vie, la jeune femme atteignait la jouissance. Son corps se libéra brutalement de toute la tension accumulée dans un plaisir intense qui la posséda de la tête aux pieds, secouant son corps de spasmes de plaisirs. La mutante se raccroche à l'homme, se serre contre lui, le serre contre elle et pose son front moite sur son épaule. Elle n'essaye même pas encore de reprendre son souffle. Elle se laisse juste aller dans la langueur d'après l'amour. Elle sent étrangement bien, un peu fatiguée mais si bien. Une sensation qu'elle n'avait jamais vraiment éprouvée avant. Elle embrasse de nouveau la peau du cou masculin, appréciant son goût légèrement salée avec la sueur. Les paroles du mercenaire viennent briser le silence et surprennent un peu la demoiselle, non par le contenu mais par le ton, élogieux. Aurait-il éprouvé la même chose qu'elle ? Elle se recula légèrement pour plonger son regard dans celui de Wade.


« Tu as... Enfin c'était comme pour moi ? C'était... oulala... »

Laura n'était pas un grande fan de paroles et de grandes discussions habituellement alors là, sous le contrecoup de l'orgasme, elle perdait le peu de verbe dont elle usait en général. Elle finit par retourner se nicher contre le corps chaud et moite de son compagnon. Elle baisa de nouveau sa peau avant de soupirer d'aise en se reposant contre lui. Sans s'en rendre compte, un léger sourire flottait sur ses lèvres.

« Hummm... C'était... J'ai aimé. Je ne pensais pas que de coucher avec quelqu'un ça faisait ça. Maintenant, j comprends mieux pourquoi des types me payent. S'ils ressentent ça à chaque fois, je les comprends. Je devrais peut-être faire ça avec toi. Je pense pas que je peux ressentir la même chose avec ces hommes qu'avec toi. Donc autant te payer la prochaine fois si j'ai encore envie. »

Laura retrouvait la parole au fur et à mesure qu'elle récupérait et que son esprit réintégrait le plancher des vaches. C'était peut-être la plus longue tirade qu'elle avait adressé à Wade depuis leur rencontre.

« On fait quoi maintenant ? On recommence ? »

La mutante était clairement partante pour un deuxième tour mais restait à savoir si son compagnon en avait aussi envie.
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