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 Home sweet home [PV Wendy M. Araki]

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MessageSujet: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Mer 4 Déc - 23:31

Je suis… fatigué !! Crevé ! Lessivé ! Vidé ! C’est difficile d’y croire pour de vrai, et pourtant j’ai réellement l’impression de me sentir totalement creux à l’intérieur, comme si je venais de me vider entièrement de tout mon sang et de toute mon énergie vitale. Pourtant ce n’est pas comme si mon facteur guérisseur n’avait pas fait correctement son boulot, bien au contraire, je n’avais quasiment aucune trace des reste de la bataille opposant les vengeurs d’Iron Man et Captain America. Aucune trace, si ce n’était mon costume partiellement déchirés de part et d’autre de mon corps. Aucune trace, si ce n’était… cet effet ras-le-bol de m’être trouvé en plein milieux d’un conflit pour lequel mon intérêt était certainement proche du zéro absolu et tout ça pour quoi ??? Pour une fille ! Mais pas n’importe quelle fille, l’otage que j’avais kidnappé plus tôt dans la journée et qui aurait du me rendre riche comme Crésus en la ramenant à la personne qui m’avait engagé pour la retrouver. Au lieu de ça, je me retrouvais, non seulement aussi ruiné qu’au début de la journée, mais en plus de ça, je devais me trimbaler la jeune mutante qui avait échappé à l’esclavagisme de son père (mon employeur) car celui-ci avait cru juger bon de chercher à m’arnaquer lors de la livraison de la marchandise. Aaah ça ! Il s’en était passé des choses aujourd’hui, ou peut être même hier, si on prenait en compte que la nuit était tombée depuis déjà un bon moment et que minuit avait certainement été dépassé.

Wendy avait foncé tête baissé en plein dans l’affrontement qui voyait s’opposer les différents Vengeurs pour essayer d’arrêter le ‘massacre ‘ qui se déroulait sous nos yeux, la naïve… l’idiote ! Si elle avait un peu réfléchit avant d’agir elle aurait certainement compris qu’il ne servait à rien de raisonner de telles têtes brûlées ! C’était peine perdue. Mais non ! Mademoiselle veut se rendre utile et essai par tous les moyens de faire entendre raison aux combattants, et bien entendu… personne ne l’écoute. Avant ça donc elle m’avait empêché de tuer son père pour lui laisser une chance de prouver qu’il pouvait y avoir du bon en lui alors qu’il comptait se servir d’elle pour cambrioler des banques ou arnaquer des innocents, qui plus ai, il avait même essayer de la vendre pour assurer sa survie. Ce sale fils de p#&%e ne méritait certainement pas mieux que la mort, mais là encore… Wendy avait voulu éviter de faire couler le sang… prétextant ne pas vouloir m’attirer d’ennuis, mais c’est pas comme si j’en avait pas déjà à foison des ennuis ! Décidément, cette fille était… beaucoup trop gentille, mais vraiment ! Elle avait un fond généreux et compatissant avec n’importe qui et ça dans n’importes quelles circonstances. Elle semblait capable de dénicher du bon dans tout le monde, ou en tout cas… croire que tout le monde possédait sa part de générosité, même le pire des salauds. #C’est de toi que tu parles ?# -C’est encore trop gentil de dire que t’es un salaud…-

Toujours est-il qu’une fois extirpés du conflit, et non sans avoir galérer pendant un sacré bout de temps pour retrouver la jeune mutante, nous avions pu prendre la poudre d’escampette sans trop de mal ni trop de dégât. Enfin, pour moi. La pauvre Wendy, même si elle n’avait globalement rien subit de grave, semblait au summum de son état de fatigue, heureusement, ces blessures n’étaient que superficielle mais #Heureusement ??# Bah… ouais… quoi ? -Tu t’inquiétais pour cette fille tout ce temps ?-  Hey ! Son père me doit 2 MILLIONS de dollars ! J’allais pas l’abîmer quand même ! #Mais on à dit à Araki qu’on lui donnerait pas la fille de toute façon# Ca veut pas dire que j’vais pas aller récupérer mon fric un de ses quatre ! -Alors quel intérêt de la garder ?- Chais pas… on sait jamais ! Baaaah de toute façon, c’est pas le propos !!! On parlait d’autre chose à la base ! Je disais donc que Wendy n’avait pas reçu trop de blessures pendant la bataille, mais que malgré tout, elle avait été contrainte d’utiliser ses pouvoirs à tord et à travers ce qui lui avait couté une bonne partie de son énergie, ce qui de ce fait, l’avait complètement épuisé. Et, N’ayant strictement aucune idée de la où la jeune mutante pouvait habiter, je n’avais pas vraiment d’autre choix que de l’emmener… chez moi. Juste le temps pour elle de se rétablir et puis, elle s’en irait. De toute façon je doutais qu’elle ai vraiment envie de s’éterniser chez moi vu le taudis qu’étais mon appartement. La dernière personne à y être entrée et ne pas avoir cherché à s’en échapper aussi sec c’était… Laura. Han, et la soirée c’était terminé de façon plutôt sympa c’était le cas de le dire. Et voila que je ramenais une nouvelle nana chez moi. Décidément j’assure !! Bon, vu le caractère de la jeune mutante, ça m’étonnerait beaucoup qu’une partie de jambe en l’air face partie de ses activités favoris. Elle avait l’air si jeune ! Si innocente… Rien à voir avec le clone féminin de Logan qui était plus comme… comme… Logan…

La demoiselle dans mes bras, j’arrive devant le porche de mon appart, je viens pousser la porte avec mon pied, elle s’ouvre avec violence, mais je me fiche pas mal de faire du bruit ou de déglinguer l’un des gongs. Elle est habituée à prendre des coups de toute façon.  Toujours avec mon pied, je viens refermer la porte qui claque à nouveau et je peux alors voir le chien débarquer en remuant la queue et cherchant à me sauter dessus. Visiblement il n’a pas remarqué que je maintenais Wendy et que je n’avais strictement aucune envie de perdre l’équilibre à cause de ses acrobaties.

« Vas jouer plus loin ducon ! Chuis occupé là, ça ce vois pas ? »

En guise de réponse, l’animal s’affaisse sur lui-même et retourne se coucher dans son coin dans un petit gémissement. Entre Laura et Wendy, le pauvre doit vraiment ce dire que je n’ai plus de temps à lui accorder. Ce qui n’est peut être pas totalement faux, mais c’est pas comme s’il était maltraité ce clébard ! C’est certainement l’être vivant qui avait subit le moins de mes colères ou de mes sautes d’humeur. Dans un sens, il était privilégié même. Mais assez parlé du chien, maintenant qu’il se tenait tranquille, je pouvais en profiter pour aller allonger la jeune mutante sur le canapé du salon après l’avoir débarrassé au préalable de toutes les choses qu’il abritait. Détritus en tout genre, restes de pizza, fringues, canettes et bouteilles vides, pistolets, chargeurs… de quoi rendre dingue les filles de l’émission de nettoyage « C’est du Propre ! ». Le sol de l’appartement était plus ou moins dans le même état que le canapé, mais à plus grande échelle, et si la demoiselle se prenait une envie de visiter la cuisine, elle penserait certainement avoir débarqué dans une décharge publique tant les sacs poubelles s’y’étaient entassés avec le temps. Sans parler de la tonne de vaisselle qui de… plus ou moins longtemps… Et certainement d’autre surprise à découvrir en ouvrant les placards. Je ne préfère même pas parler de l’état de la sale de bain ou je risquerais certainement d’en dégouter plus d’un.

Après avoir installé Wendy, je la regarde longuement avant de pousser un soupir kilométrique.  Plus je l’observe et plus j’ai l’impression de me dire que je n’aurais pas du l’amener ici. Et plus je l’observe, plus je me dis que cette fille est vraiment… beaucoup trop gentille. Quand je lui avais dit qu’un jour elle finirait par avoir des problèmes ! Comme quoi je ne dis pas que des conneries ! #T’en dis quand même beaucoup… En attendant qu’est ce qu’on va faire d’elle ??# -On ne va quand même pas la garder ici pendant trois plombes ?!- Bah ! Dés qu’elle ira mieux elle s’en ira… autant dire qu’elle ne passera certainement pas la nuit, ou plutôt le reste de la nuit. Et au pire, elle cherchera surement à rentrer chez elle demain. #Et qu’est ce qu’on fait si elle nous demande de rester ?# -On sera baisé !- Elle ne le demandera pas… #Tu dis ça comme si ça te faisais chier…# Non… -Tu aimerais qu’elle le demande avoues !- Même pas…

Je viens m’assoir sur l’accoudoir du canapé du côté de la tête de Wendy et me penche vers elle pour la regarder avec insistance et passer une main sur son épaule. Je ne sais pas vraiment si elle est consciente de ce qui ce passe, si elle somnole ou si ses yeux son simplement fermé, mais ma voix viens murmurer comme si je voulais la réveiller.

« Wendy ?? T’es parmi nous ? Juste au cas où, si t’ouvre les yeux, ne prends pas peur hein ! On est chez moi mais… j’ai pas vraiment pris le temps de faire un brin de nettoyage. »

C’était peu dire en fait, et autant, elle avait eu le temps d’entre-apercevoir l’appartement quand on y est entré, mais si c’était le cas, je n’y avais pas vraiment fait attention. Je la détaille de long en large et même en travers, son petit corps frêle et pourtant assez bien roulé il faut dire ce qui est, son visage presque enfantin et pourtant qui dégage une sorte de maturité, ses vêtements salis de poussières et de sang, on aurait dit… un ange qui viendrait de découvrir l’enfer. Comme si… la saleté et l’hémoglobine ne lui allait pas du tout. Je repensais encore à ses mots à l’entrepôt, je n’arrivais pas à me les sortir de la tête, elle m’avait dit que j’étais quelqu’un de bien… à vrai dire, je ne l’aurais certainement pas nié, mais j’avais bien plus de mal qu’il n’y paraissait à y croire. Je secoue vivement la tête pour essayer de penser à autre chose et m’adosse plus ou moins au dossier du canapé sans bouger de l’accoudoir, rabattant ma tête en arrière dans un soupir.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Dim 8 Déc - 21:49

La guerre. Wendy l'avait toujours profondément détestée. Même si certaines guerres, certains combats apparaissaient comme justes, cela n’empêchait nullement les morts et les peines. Mais elle n'aurait jamais crû que la guerre aurait pu éclater entre deux factions sensées être du même bord. Des super-héros combattants leurs homologues et cherchant à les détruire. Mais dans quel monde de fous vivait-on pour voir cela ? La jeune mutante ne comprenait pas ce qui s'était passé ce soir là. La journée n'avait déjà pas été simple entre son enlèvement, la confrontation avec Deadpool et les « retrouvailles » avec son père. Mais elle avait fini carrément en enfer quand le combat avait éclaté dans un coin des docks. Elle s'était engagée au camp Hammond pour apprendre à gérer ses pouvoirs, pouvoir venir en aide aux autres et assumer ses actes mais jamais elle n'aurait pensé devoir se battre contre des alliés. D'ailleurs, elle avait refusé de se battre même si personne ne lui avait donné d'ordres dans un sens ou dans l'autre. Perdue au milieu de l'affrontement, elle avait juste cherché à venir en aide aux blessés, usant et même abusant de son pouvoir, s'attirant les foudres aussi de pas mal de personne. La mutante avait lutté contre la fatigue et l'épuisement autant qu'elle avait pu et avait même fini par encaisser des coups quand certains voulaient l'empêcher de soigner tel ou tel assaillant. Elle aurait pu finir gravement blessée si quelqu'un n'avait pas cherché à la protéger, à savoir celui qui l'avait enlevé plus tôt, Deadpool lui-même.

Épuisée, elle avait fini par s'écrouler sans savoir comment elle allait finir. Si ça se trouvait, elle finirait éparpillée en petits morceaux. Pourtant, elle sentit des bras se saisir d'elle avant de sombrer dans la plus profonde inconscience. Elle ne rouvrit que partiellement les yeux en entendant une voix qui lui parlait et en sentant une main chaude sur elle. Elle entrouvrit les yeux et tomba sur le visage masqué du mercenaire. Curieusement, comme dans l’entrepôt, elle sentait qu'il ne lui voulait pas de mal. Elle ne saisit pas vraiment ses mots mais elle comprit une chose, c'était qu'elle était à l'abri.


« Merci. »

Simple murmure avant qu'elle ne replonge dans le sommeil. Son corps malmené avait besoin de récupérer. Son pouvoir utilisé à l'extrême l'avait vidée. Elle ne l'avait jamais autant utilisé de toute son existence. Le résultat étant qu'elle aurait pu aller jusqu'à se tuer sans s'en rendre compte. Au camp, personne encore ne l'avait poussé dans ses retranchements. Là, la leçon avait été extrêmement rude. Heureusement que Wade avait été pour la ramasser sinon Dieu seul sait ce qui aurait pu se passer. La brunette ne se réveilla que plusieurs heures plus tard alors que le soleil était levé depuis un moment déjà. D'ailleurs, elle ne se réveilla pas d'elle-même. Elle sentit un truc chaud et humide sur sa joue. Décontenancée, elle finit pas papillonner des paupières avant de se retrouvez nez à nez avec... une truffe. Un chien. Surprise, Wendy releva la tête avant d'afficher un grand sourire et d'aller caresser la tête canine qui en fut ravie. Elle grimaça, ses muscles étaient douloureux et elle devait avoir plusieurs blessures à vif. Malgré tout, elle n'arrêta pas son mouvement, continuant de caresser l'animal qui était tout heureux et venait en réclamer tant et plus. Le chien finit par sauter sur le canapé pour venir lui faire des joies et la jeune fille éclata de rire, s'empressant de caresser et de grattouiller l'animal sous toutes les coutures. Elle n'avait jamais eu d'animal même si elle les avait toujours aimé. Les seuls compagnons qu'elle avait eu, était ses créations en papier.

« Tu es gentil toi... oui t'es un bon chien... »

La découverte passée, Wendy jeta un œil à son environnement et... le regretta presque aussitôt. Elle avait déjà vécu dans des squats et des taudis donc le degré de bordel et de saleté ne la surprenait pas mais elle ne pensait pas que la vraie maison de quelqu'un pouvait finir dans un tel état.

« Eh bien... Je crois que cet endroit a besoin d'un bon coup de ménage. »

C'est alors que son regard se posa sur le propriétaire des lieux, monsieur Wade Wilson alias Deadpool. Elle lui sourit comme s'il avait été un ami de longue date. Un de ses sourires si franc et si simple. Il l'avait sauvé et ramené chez lui pour la protéger. Cela la confortait dans le fait que tout le monde avait du bien en lui et parfois bien plus que ce qu'on imagine ou que la personne elle-même imagine.

« Bonjour Wade. Merci de m'avoir sauvée. Je pense que, sans vous, je ne serais plus de ce monde. »

A part sa reconnaissance, elle n'avait pas grand chose à lui offrir, hélas. Si elle avait été riche, elle lui aurait abandonné tout son pécule sauf qu'elle l'aurait certainement déjà dilapidé au profit d'associations en tout genre. Le chien émit un jappement, protestant contre le manque de grattouille. Wendy lui sourit en reprenant ses caresses.

« Il est à vous ce chien ? Comment il s'appelle ? Vous avez de la chance d'avoir de la compagnie. Je n'ai jamais eu d'animal quand j'étais plus jeune mais j'aurai bien aimé – elle hésita un instant avant de lancer, hésitante – Qu'est-ce que vous allez faire de moi maintenant ? »

Elle ne pensait pas vraiment qu'il pouvait lui faire du mal. S'il avait voulu, ce serait fait depuis un moment déjà. Mais comptait-il la ramener à Stamford ou la garder là pour la protéger de son père ? Wendy ne doutait pas que son père chercherait de nouveau à l'enlever. Cela n'avait pas marché avec Wade mais cela pourrait fonctionner avec d'autres. Cela la fit frissonner, elle n'avait pas envie de se retrouver avec son père. Elle ne s'en sentait pas la force. Elle ne pouvait donc que craindre la réponse du mercenaire.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Ven 13 Déc - 23:38

Les yeux clos, le nez pointé vers le plafond, à moitié affalé contre le dossier du canapé et mes fesses toujours posée sur l’accoudoir, je somnole presque, sentant mon corps s’engourdir lentement au fur et à mesure que les secondes s’écoulent. Un silence pesant règne dans la pièce, troublé simplement par le bruit de la circulation que l’on peu entendre à l’extérieur en bruit de fond. Ce calme plat et soudainement rompu par une petite voix féminine, une voix presque faible, comme endormie. Je sursaute et manque de bascule du canapé, ma main s’agrippe au dossier pour me retenir et je viens poser mon regard sur Wendy qui à l’légèrement entre-ouvert ses belles prunelles brune et qui me fixe… certainement entre deux états de corps. Mon hypothèse se confirme rapidement car à peine a-t-elle achevé son remerciement qu’il ne s’écoule pas une seconde avant qu’elle ne referme ses paupières pour replonger dans les bras de Morphée. Un simple ‘merci’ de sa voix douce et débordante de bonté, comme si elle n’avait pas douté une seconde de ma bonne foi. Tseuh… c’est à gerber toute cette niaiserie ! Et pourquoi est-ce que je me prends à sourire en la regardant dormir ??? Pourquoi est-ce que me dire qu’elle est saine et sauve me rassure d’un certain point de vue ??? Raaah ! En fait, je crois bien que je préfère ne pas savoir… #Boulet !# PARDON ??? -On a bien compris ton p’tit manège, pas la peine de te cacher hein !- #A nous, tu peux tout nous dire tu sais !# -Personne n’écoute, ça restera notre secret- De QUOI vous parlez ??? J’ai aucun secret à révéler ni aucun truc à cacher ! D’ailleurs vous me faites chier j’vais aller picoler !

-On ne peut pas se bourrer la gueule…- #Tu pourras donc pas noyer tes sentiments dans l’alcool# Quels sentiments ? Et qui vous dit que j’ai envie de me noyer dans l’alcool ? Si vous avez rien de plus constructif à dire fermez là plutôt ! -Oh nous c’qu’on en dit…- #On dit ça, on dit rien…# Ouais… bah ouais, dites rien. Je me lève du sofa, laissant la jeune mutante endormie profiter d’un sommeil réparateur certain pour venir me perdre dans les émanations de la cuisine, ouvrir le frigo et en sortir une bouteille de bière pour ensuite refermer le frigo avec une certaine violence dans le mouvement et retourner dans le salon pour me poser dans mon fauteuil. Je regarde l’écran noir de la télévision avec insistance comme si le simple fait de le fixer allait suffire pour qu’il s’allume comme par magie. A moins que je ne cherche à entrer en communication télépathique avec le poste de télé mais j’ai pas l’impression qu’il ai la communication facile alors j’abandonne assez vite. Je viens m’affaler complètement dans les coussins miteux de mon trône de tissu et pousse un soupir kilométrique avant d’enfiler une première gorgée du liquide jaunâtre qui viens couler le long de ma trachée pour me laisser un arrière goût de houblon dans la gorge. Brièvement je détourne la tête derrière moi pour fixer mon compagnon à quatre pattes tapis dans son coin. Il me rend mon regard  et d’un signe de la main je l’invite à me rejoindre. L’animal ne se fait pas prier et se lève presque aussitôt pour débarquer, queue remuante à mon côté. Là, je viens poser ma main sur sa tête pour le gratifier d’une caresse et en guise de réponse, il approche son museau pour le poser sur ma cuisse, attendant la suite des gratouilles. L’instant perdure le temps de vider ma bouteille (autant dire, pas si longtemps que ça) Puis le rythme des caresses diminue au fur et à mesure que mes yeux s’alourdissent pour finalement se fermer et ma main repose désormais inactive sur le dos du chien qui ne bouge pas. Je l’entends bien gémir bien quelques instants pour réclamer un peu d’attention, mais je ne tarde pas à sombrer complètement dans le monde des rêves, relâchant l’étreinte sur ma bouteille qui tombe au sol.

L e lendemain arrive beaucoup trop vite à mon goût, et j’ai l’impression d’avoir dormi quelques minutes à peine lorsque j’entends un petit rire strident venir me tirer de mon sommeil. J’entre-ouvre un œil avec difficulté, puis l’autre, je peine à les garder complètement ouvert et pique légèrement du nez, mais l’agitation qui cause tout le rafus à côté m’empêche de me rendormir. Lorsque je me sens déjà plus réveillé, je pose mon regard en direction du canapé pour apercevoir  Mr. Snoockums faire des fêtes monumentale à mon invitée qui s’esclaffe comme une enfant sous les léchouilles de mon compagnon. Quel tombeur ce clebs, il s’accapare l’attention de toutes les filles qui entrent dans cet appart ! Mais n’étant pas encore complètement opérationnel, je me contente de comâter bêtement en fixant les deux individus qui s’amusent. Au moins, Wendy à l’air d’être bien plus en forme qu’hier soir, c’est déjà ça. La voir rire est comme un soulagement plus profond encore que de voir qu’elle n’est ni gravement blessé ni traumatisé par ce qu’elle à vu hier soir. Pourtant la pauvre avait l’air tellement bouleversée que s’en était presque triste. J’ai bien dit ‘presque’ ! Finalement la jeune fille laisse tomber le cabot pour s’attarder sur le décor et ses propos ne me choquent même pas lorsqu’elle affirme que cet endroit à besoin d’un bon coup de ménage… en fait… depuis que j’ai laissé Al vivre sa vie, plus personne ne s’occupe de mon petit confort, et étant donné que je suis loin d’être une fée du logis, le ménage et tout ce qui va avec c’est loin d’être mon fort, je manie bien mieux le AK-47 que la serpillère et autant dire que la vaisselle c’est ma bête noire ! Enfin, le regard de la mutante vient croiser le mien et son sourire rayonne comme si le soleil avait soudainement percé à travers la lucarne… ah non attends… il a vraiment percé en fait… y fait jour.

Je souris à mon tour, mais mon sourire est invisible pour Wendy et lorsqu’elle m’adresse la parole pour me remercier encore une fois de l’avoir sauvé, mon sourire se change en grimace d’agacement… toujours aussi invisible, mais je ne suis pas habitué à ce qu’on me remercia autant pour si peu. Je laisse planer un court silence avant de répondre sur un timbre de voix détaché en détournant carrément le regard.

« Arrête de me remercier tout le temps comme ça… à la base je t’avais kidnappé donc du n’as aucune raison particulière de me remercier… Remercies plutôt ton paternel d’être fauché et de m’avoir sévèrement énervé… j’ai toujours pas digéré le coup qu’y m’a fait hier soir ! Je persiste à croire qu’il devrais déjà bouffer les pissenlit par la racine et que ta gentillesse finira par t’attirer des ennuis plus gros que toi » Conscient que, comme première paroles matinales mes propos n’avaient absolument rien de sympathique, je passais une main gênée derrière ma tête avant de reprendre un ton plus bas. « Et le coup de te mêler au conflit entre tous les vengeurs c’était pas malin non plus… t’aurais pu te faire tuer… et ça aurait été complètement stupide… »

Les mots ne sortent pas tout à fait comme je le voudrais, mais je n’arrive pas vraiment à trouver comment lui faire comprendre que je suis tout de même soulagé de voir qu’elle n’a rien et qu’elle est toujours en vie. Bien vite le climat de gêne prend presque une tournure de malaise mais comme pour me sortir du pétrin, le chien vient nouvellement réclamer l’attention de ma jeune invitée pour qu’elle continue à le cajoler comme elle le faisait avant que je me réveille. Heureusement, grâce à lui, la conversation dérive sur un sujet moins… ‘Prise de tête’ #Y a que toi qui te prend la tête là !# -Arrête de faire le con et dit lui juste que t’es content qu’elle aille bien- Ah non z’allez pas recommencer ! Foutez-moi la paix ! Je secoue vivement la tête avant de sourire à mon idiot de clébard avant de lever mon cul du fauteuil pour aller le caresser à mon tour. L’animal est ravi de tant d’attention.

« Il s’appel Mr. Snoockums et crois pas c’est pas tout les jours un cadeau. Quand ça lui prend il est particulièrement infernal et il aime prendre un malin plaisir à montrer qu’il est suffisamment intelligent pour ignorer mes ordres !! » L’intéressé ne semble pas particulièrement vexé par ma remarque et continue de remuer la queue sous le poids des caresses et de Wendy et de son maître. « Mais il est pas méchant… et en général il accapare l’attention de toutes les filles qui viennent ici… pour peu qu’il y en ai… »

La prochaine question de Wendy me fait perdre mon sourire, elle semble particulièrement inquiète soudainement, et en fait je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’elle me pose la question de cette façon. Je cesse de m’occuper de l’animal pour venir m’assoir sur le canapé à côté de la jeune mutante et de jeter un coup d’œil vers elle sans vraiment chercher à croiser son regard, comme si je cherchais simplement à regarder à travers elle.

« J’t’ai ramené ici le temps que tu récupères de tes blessures, mais… tu peux partir quand tu veux, j’ai aucun intérêt à te garder ici » Puis presque aussi sec, comme si je venais soudainement de changer de personnalité, je passe d’un ton presque grave à un timbre de voix plus suave, celui qui fait ressortir le vrai mercenaire en moi. « D’un autre côté… tu m’as fais perdre 2 millions de dollars alors y a p’tet moyen que tu te rattrapes en restant ici et en bossant pour moi ! Ce taudis à besoin de la présence d’une femme et tu as une dette envers Deadpool chère Wendy ! »

Comment ça une excuse pour la faire rester ??? Mais j’vous emmerde ! C’est pas pour ça ! Cette fille me doit réellement 2 millions de dollars et si je ne peux pas les obtenir (pour l’instant) par la matérialisation de petits billets verts, alors je les obtiendrai d’une autre façon. #Un peu comme avec Blind Al# -Espérons que tu la traiteras un peu mieux que cette pauvre femme- Quoi ? Je m’occupais très bien d’elle ! Elle avait un toit, de quoi manger, et une protection assurée contre tous les gens qui essayait de la buter en MA personne. #Tu oublis ‘la Boîte’…# Ca c’était seulement quand elle cherchait trop à se rebiffer contre moi ! -C’était quand même un peu de la torture- Le passé c’est le passé ! #Cherches à fuir le naturel, il revient au galop# Ouais, ouais, ouais… ou un truc du genre peut être… Je me dresse du canapé pour fixer la jeune fille avec un sourire fière de moi

« Ouais c’est décidé ! On va faire comme ça !! »

Pas besoin de préciser que Wendy n’a pas vraiment son mot à dire dans l’histoire. C’était certainement toujours mieux pour elle que de la renvoyer à son père et puis… accessoirement… si elle rentrait chez elle, c’est surement le premier endroit ou Mr Araki chercherait certainement à la retrouver. Alors qu’ici… non seulement il ne connaissait pas mon adresse, mais j’espérais lui avoir fichu suffisamment la trouille pour l’empêcher de venir me chercher des noises à l’avenir. Donc dans un sens… c’était un moyen comme un autre de la protéger n’est ce pas ? NON ?? Comment ça non ? Comment ça c’est de la séquestration forcée ? J’vois pas du tout de quoi vous parlez…
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Lun 23 Déc - 15:21

La mutante restait assise sur le canapé, à caresser le chien, tout en observant son sauveur et son tortionnaire réunit en une seule et même personne, Deadpool. La jeune femme n'aurait jamais imaginé un jour rencontrer un homme qu'elle avait étudié en cours. En même temps, le but du jeu était de préparer les recrues à de possibles affrontements avec des mutants, des super-héros, des dieux et des méchants en tout genre. Cependant, jusque là, cela était resté de la théorie pour la brunette. D'ailleurs, cela devait être le cas de beaucoup de ses congénères. A sa souvenance, aucun d'entre eux n'avaient jamais eu à faire à quelqu'un de l'extérieur du camp. Comme quoi, l’entraînement ne faisait pas tout. On ne se rendait compte de la réalité des choses que quand on s'y trouvait confronté et là, la jeune femme avait fait fort. En une seule journée, elle avait été enlevé par un des plus célèbres mercenaires qui soit et elle avait assisté au combat entre deux factions de super-héros. Cette confrontation-là, elle aurait préféré ne pas y assister. Cela lui avait fait mal de voir ces gens autrefois unis se combattre comme s'ils étaient les pires ennemis de cette planète. Comment pouvait-on en arriver là ? La mutante se recroquevilla sur elle et le chien vient se coucher contre elle comme s'il cherchait à la consoler et à lui dire que les choses pouvaient encore s'arranger. Elle lui sourit avant de passer un bras atour de lui et de le serrer contre elle comme pour se rassurer. Elle jeta un nouveau coup d’œil au mercenaire qui émergeait du sommeil.

Elle ne put s'empêcher de sourire en l'entendant grommeler qu'elle ne devrait pas le remercier vu ce qu'il avait fait et que c'était de la faute de son père. Sur ce dernier point, elle ne pouvait pas le contredire. Son père était responsable de tout ça mais pour le coup, elle n'était pas certaine de lui en vouloir. Après tout, elle n'aurait pas pu rencontrer Wade sans lui. Oh bien sûr, il pouvait être dangereux mais Wendy préférait voir le bon côté des gens. Elle se disait que sans elle, il aurait peut-être commis un délit alors que là, il avait su faire le bon choix même s'il cherchait à se justifier et à paraître comme un méchant. L'orgueil masculin sans doute bien que Wendy ne soit pas très au fait des relations homme-femme. Bien que son père méritait certainement une punition, elle ne considérait pas que la mort en soit une. Elle se renfrogna une nouvelle fois en songeant aux combats de la veille au soir et encore plus quand il évoqua sa gentillesse. Ce n'était pas la première fois qu'on le lui disait et elle savait bien qu'un jour ou l'autre, cela lui coûterait effectivement cher.


« Je me doute que ce n'était peut-être pas malin à vos yeux et à ceux de beaucoup de gens mais ça aurait été bien pire pour moi de ne rien faire. Je sais que vous me croyez naïve voir carrément stupide. Vous n'êtes pas le premier à le penser et pas le dernier je pense. Mais ce n'est pas le cas. Je sais comment est le monde, comment il fonctionne et que le bien ne gagne pas toujours. Est-ce une raison pour opter pour la facilité et faire avec ? Ce n'est pas mon choix. Je sais que le monde est bien noir mais j'ai choisi de voir le bon côté des gens. Un jour cela me coûtera sûrement la vie mais si je dois mourir, je mourrais en ayant toujours suivi les convictions même si elles paraissent stupides, idiotes, débiles ou naïves. »

Oui c'était son choix de vivre et de penser ainsi. Qu'elle soit jeune ne changeait rien à tout ça. Elle était certaine que même à cinquante ans, si jamais elle vivait aussi longtemps, elle aurait les mêmes convictions. Elle ne voulait pas changer. Peu importait comment on pouvait la voir ou rire d'elle et de sa façon de penser. Elle, elle était en accord avec elle-même et elle savait avoir fait le bon choix. Elle continuait de caresser le chien qui battait joyeusement de la queue et elle sourit de cette nouvelle amitié canine qui était en train de naître.

Wade se leva pour venir, lui aussi, caresser la tête de son chien qui en semblait ravi. Voilà autre chose qui confirmait bien ce que la demoiselle pensait. Deadpool n'était pas complètement méchant. Les animaux avaient toujours beaucoup d'instincts et ils ne restaient jamais avec des gens qui leur voulaient du mal. Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai mais bon. Comme toujours elle préférait voir le bon côté des choses et le chien ne semblait pas du tout mal traité. Elle rit de bon cœur en entendant son maître vanter sa désobéissance.


« Vous savez ce qu'on dit. Tel chien, tel maître ! - c'était une remarque purement amicale et amusée – MrSnoockums ? Ce n'est pas habituel mais c'est sympa. J'aime bien. A toi aussi à priori – le chien lâcha un jappement de joie avant que les joues de la demoiselle ne virent au cramoisi – Des filles ? Oh... euh... je suis désolée... je ne veux pas vous embêter. Je devrais vite partir, je pense alors. »

Elle était stupide. Bien sûr qu'il devait avoir des femmes dans sa vie. Il vivait d'ailleurs peut-être avec quelqu'un. Par contre, si c'était le cas, elle aussi devait être réfractaire au ménage. La mutante ne le voyait pas en bourreau des cœurs mais elle aurait du se douter du contraire. Après tout, c'était un homme charismatique qui devait attirer les femmes comme des papillons autour d'une flamme. Wendy ne connaissait rien des rapports intimes. Elle n'avait jamais eu personne dans sa vie et ne s'était jamais interrogée sur ce genre de choses. Elle savait ce qu'il y avait à savoir sur les bases des relations charnelles mais ça n'allait pas plus loin et étrangement cela ne la tentait pas plus que ça. Il fallait dire que sa mère qui lui avait expliqué les choses avait rendu l'acte plus comme une espèce de marchandage qu'un acte d'amour à part entière. Difficile d'avoir envie d'une relation après avoir entendu une chose pareille.

Soudain, elle se rend compte qu'il est à côté d'elle sur le canapé. D'abord près à la laisser partir, voilà qu'il revenait sur sa décision, préférant la garder pour se rembourser pour sa peine. Dans un sens, cela soulagea grandement la demoiselle. Non pas qu'elle ne souhaitait pas retourner au camp. Il y avait là-bas des gens qu'elle appréciait beaucoup comme Alex ou le professeur Banner mais son père risquait de la retrouver et puis Wade l'avait sauvé deux fois la veille au soir. Elle avait une dette vis-à-vis de lui. Elle en oubliait qu'il l'avait quand même enlevée au départ le bougre ! Mais non, elle préférait oublier ce point de détail. Elle se leva d'un bond, ravie, et faillit glisser sur un carton à pizza qui traînait sur le sol. Elle se rattrapa tant bien que mal avant d'éclater de rire comme une gosse, se moquant d'elle-même.


« Très bien. Je suis d'accord. Autant que je me mette au travail tout de suite alors. Vous avez des produits de nettoyage ? »

Sans attendre de réponse, elle alla jusqu'à l'évier, zigzaguant entre les détritus, et fouilla dans le meuble. Elle fut surprise de découvrir tout une caisse pleine de produits pour faire le ménage. Quelqu'un avait dû s'occuper de l'endroit à un moment donné. Peut-être un ancien locataire. Mais peu importait, au moins elle avait tout le nécessaire pour remettre l'endroit en l'état. Elle sortit la grande boite de plastique et inventoria le contenu avant de s'emparer d'une paire de gants verts et d'un immense sac poubelle qu'elle ouvrit. Elle commença alors à arpenter la cuisine puis le salon, engouffrant tous les détritus plus ou moins identifiables dont la pièce regorgeait. Surpris de ce qui se passait, Mr Snoockums restait perché sur le canapé tout en observant le manège de sa nouvelle amie. Au bout de quelques minutes, le chien finit par descendre et se mit à attraper boites et cartons vides et à les apporter à la jeune femme qui semblait vouloir redonner un brin de propreté à cet endroit. Wendy le gratifiait à chaque fois d'une caresse et d'un « merci » et le chien repartait pour l'aider. Pour un peu, on pourrait se croire dans un remake de Blanche-Neige. Il manquait juste les petites souris et les oiseaux pour donner un coup de pouce. Quand au prince charmant... Là c'était pas gagné. Wade passait plus pour le chasseur que pour le prince mais le chasseur était parfois bien plus intéressant que le prince (oui, c'est clairement une référence au chasseur de Once Upon a Time dont est très fan la joueuse). Soudain, la belle se rappela l'histoire des filles.

« Euh si... si une demoiselle doit venir, je devrais me mettre où ? Je veux pas vous gêner. »

Et accessoirement, elle ne tenait ni à voir, ni à entendre quoique ce soit. Ben oui, parce qu'il paraissait que les gens pouvaient faire des bruits bizarres quand ils faisaient des choses sous les draps. De nouveau, ses joues étaient devenues toutes rouges et elle se concentrait d'autant plus sur sa tâche, regrettant presque sa question.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Lun 23 Déc - 22:52

Naïve et stupide ? Ouais… c’est peut être bien ce que j’ai l’impression qu’elle est lorsque Wendy s’échine à me faire comprendre son point de vue. En vain puisque définitivement, elle a beau argumenter de la meilleure façon qui soit, je ne parviens pas à me retirer l’idée que sa gentillesse légèrement trop poussée finira par lui jouer des tours. Ca avait déjà été le cas par le passé, c’était encore le cas aujourd’hui, et ça serait très certainement le cas dans les jours à venir. Voir du bon en toute chose n’est peut être pas un défaut en soit, mais je pense qu’il faut parfois savoir reconnaître que certaines personnes sont uniquement faite de mauvaises intentions. Sinon… admettons… partons du principe que chaque être vivant à sa part de bonté et de bienfaisance en lui, le monde deviendrait un sacré bordel, sous prétexte qu’ils ont un bon côté, les « méchants » n’auraient certainement plus leur place en prison ou sous le gibet et n’importe qui pourrait faire n’importe quoi en prétextant que malgré toutes les mauvaises actions intentées pas le passé, un criminel aurait en lui… un bon fond, de la générosité à revendre et un désir réel de repentir. Rien que de penser à cette idée j’ai envie d’éclater de rire, c’est tellement… tellement… pas possible !!! On est loin de vivre dans le monde des bisounours, se serait même plutôt l’inverse. Le monde est pourri, un ramassis de mensonge et de faux semblant. Elle dit qu’elle sait comment fonctionne ce monde, mais elle refuse de l’accepter et c’est peut être ça le plus dur dans l’histoire parce que le jour ou elle comprendra le fond de certaines choses la malheureuse tombera de très haut.

Aaah je vous vois venir tout de suite vous là ! Oui vous ! Vous vous dites certainement, que je suis négatif, que je vois le verre à moitié vide plutôt que de le voir à moitié plein, mais c’est comme ça !! Vivre dans ses rêves n’a jamais aidé personne. Mais Wendy est certainement encore bien jeune, elle a le temps de se rendre compte par elle-même que tant de bonté est certes bien jolie mais manifestement dangereux. #Mais qu’est ce que tu racontes ?# -Tu crois que c’est le moment de philosopher ?- #Ca ne t’as jamais réussis de réfléchir trop longtemps# -Arrête de te faire du mal et agis plutôt- Je daigne finalement quitter mon fauteuil pour rejoindre mon compagnon à quatre pattes déjà comblé par les caresses de la jeune mutante, les présentations étant faites, je peux tout de suite voir que Wendy possède déjà un bon feeling avec l’animal. Un peu comme avec Laura. Oui bon, pour elle c’était quand même sacrément différent. Quand j’y réfléchis, ses deux filles sont le jour et la nuit, totalement opposées l’unes à l’autres et pourtant, elles ont toutes les deux ce petit je-ne-sais-quoi qui ne laisse pas totalement indifférent. Chez Wendy, c’est son sourire, ce sourire si facile qu’elle possède. Comme si chez elle, c’était naturel. Et lorsqu’elle sourit c’est comme si elle rendait ce qui l’entoure encore plus beau. Ce qui j’avoue est quand même franchement difficile quand on voit le dépotoir qui règne ici. La conversation dérive presque complètement sur le sujet ‘Mr. Snoockums’ franchement… qu’est ce qu’il a de plus que moi ce clebs hein ? J’ai bien remarqué que les filles étaient la plupart du temps raide dingue des bestioles à fourrures qui remuent la queue et donnent la papatte, mais quand même ! C’est qu’un clébard ! Et le pire dans tout ça c’est qu’il me vole sans arrêt la vedette ! Le chien est le meilleur ami de l’homme mon cul ! C’est juste un profiteur de première à mon sens ! Pourtant l’adolescente ne semble pas le voir de cette façon et… et… et comment ça « tel chien, tel maître » ??

« Qu’est ce que ça veut dire ça ! » Maugréais-je en tirant une moue boudeuse

J’étais bien conscient que venant de sa part ça ressemblait peut être plus à une boutade amicale qu’une remarque bête et méchante, mais c’est plus fort que moi, faut toujours que je m’indigne pour pas grand-chose. #Jaloux et susceptible avec ça !# -En même temps y a de quoi être jaloux… ce chien n’a qu’à pencher la tête sur le côté pour rendre les nénettes complètement folles- #Alors tel chien tel maître ça veut peut être dire que nous aussi on peut faire tomber les filles !!# Ca, j’en n’ai jamais douté ! Mais avant même que je ne puisse rajouter quoi que ce soit je peux apercevoir le visage de Wendy virer au rouge pivoine en l’espace d’une seconde avant de bégayer je ne sais quoi sur le fait qu’elle se sentait visiblement de trop à partir du moment ou j’avais mentionné que toutes les filles qui entraient dans cet appart accordaient plus d’attention à l’autre bestiole qu’à moi. Est-ce que… est-ce qu’elle serait gênée par le fait que je puisse ramener d’autres femmes chez moi ? #Félicitation Don Juan ! Si tu voulais la faire fuir t’as trouvé THE méthode !# Mais noon pas du tout je… -Faut plus se demander pourquoi ça fait un bail qu’on n’a pas eu de copine…- Mais j’vous emmerde d’abord !!!

« Bah… pour le nombre de gonzesses qui ont déjà franchie le seuil de cette appart, t’as pas trop de soucis à te faire… »

J’avais levé les yeux au ciel et poussé un léger soupir de dépit. Aborder le sujet du sexe opposé avec l’adolescente c’était sans doute pas la meilleure idée du monde, même pas du tout. Heureusement le sujet de conversation dériva une nouvelle fois en une question plus existentielle. Qu’est ce que j’allais faire de Wendy. Oui c’est une question sacrément existentielle. J’étais près à la laisser repartir lorsque mon sixième sens de mercenaire trouva une idée bien plus intéressante afin d’exploiter la jeune fille qui me devait la vie, n’ayons pas peur des mots. La faire rester ici et la faire travailler pour moi c’était certainement l’un de mes meilleurs plans, après celui où j’avais fais de Blind Al mon esclave personnelle. Bien sur de l’eau avait coulé sous les ponts depuis cette histoire, mais je devais reconnaître qu’avoir une présence féminine à mes côtés n’était pas forcément désagréable. Alors garder Wendy ici… ouais… j’devais reconnaître que j’étais plutôt fière de mon idée. Idée que la demoiselle approuva je ne sais trop par quel miracle. D’un côté c’était p’tet pas plus mal parce que si elle avait refusé, je n’aurais surement pas été aussi sympathique qu’elle pouvait le croire. J’avais certes un petit côté cool et tout, mais je suis du genre têtu et je dois avouer que lorsque j’ai une idée derrière la tête, il est quasiment impossible de l’en faire sortir.

La suite et bien… elle se passa un peu trop vite pour que j’arrive à tout suivre. En effet après avoir manqué de se rétamer lourdement sur l’un des détritus qui trainait au sol, la jeune mutante c’était sauvée en direction de la cuisine à la recherche de produits ménagers afin de se mettre tout de suite au travail. Je restais donc seul, planté dans mon canapé comme un abrutit tandis que j’entendais Wendy farfouiller dans les placards…avec ma chance elle va certainement tomber sur une colonie de blattes ou un rats crevé… Mais j’ai beau attendre dans le plus grand silence, je n’entends ni plainte, ni remarque désobligeante à propos du désordre… elle n’aura peut être pas le même enthousiasme quand elle verra la salle de bain… En tout cas, Wendy ressortit rapidement de la cuisine armée comme si elle était prête à faire la guerre à la saleté et avait déjà commencé à tout ranger sous mon regard effaré. A peine réveillé et remise de ses blessures la voila plus active que jamais et j’avais presque du mal à suivre tous ses mouvements tant elle évoluait avec rapidité dans tous les coins. Pfou… pour peu elle m’épuiserait rien qu’en la regardant. Et vous voulez savoir la meilleure ? C’est que Mr Snoockums en bon faillot qu’il est c’était mit à lui filer un coup de main… enfin, de patte ! Ah ouais… alors quand moi j’te demande d’aller me chercher une bière tu m’envois me faire foutre, mais pour suivre la jolie fille à travers l’appart là y a du monde au plancher ! Lâcheur ! Faux frère ! Je gratifie l’animal d’un regard lourd de sens, mais visiblement il n’en à strictement rien à faire puisqu’il continue à apporter de ci de là un vieux carton de boite à pizza ou des bouteilles et autres canettes vides qui trainaient sur le sol. J’ai encore plus l’air d’un idiot maintenant à suivre la jeune mutante du regard avec un air quelque peu hébété par la situation. Mais heureusement, elle fini par se stopper dans son mouvement pour me poser une nouvelle question… une question qui ne me laisse pas indifférent. J’y crois pas… elle pense encore à ce que je lui ai dit tout à l’heure ? Et voila qu’elle se remet à piquer un phare. Comment est ce que je dois prendre ça moi ? #Elle est peut être déçu par l’idée que nous ayons une petite amie# -Ce qui voudrait dire… qu’on lui plait- Mais oui c’est ça ! Le petit chaperon rouge et le grand méchant loup… on fait pas plus atypique comme couple !! #Tu vas pas nous dire que tu te tracasses des étiquettes toi maintenant ?# -T’en a jamais rien eu à foutre de ce genre de détail- Nan mais allo !!! Réveillez vous les gars ! Wendy est certainement pas le genre de fille à craquer pour le bad boy de l’histoire ! Et puis je l’ai kidnappé, j’ai faillit butter son père et maintenant je lui dis qu’elle doit rester ici pour me servir de femme de ménage, vous croyez quand même pas qu’elle va… #t’aimerais bien hein !# -Qu’elle craque pour nous !- De quoi j’me mêle ! En voyant que la jeune mutante semble essayer de se reconcentrer sur son travail mais que ses joues sont toujours aussi rouge je ne peux pas m’empêcher d’éclater soudainement de rire.

« T’en fais pas pour ça ma p’tite ! Ca fait un sacré bon moment qu’une fille n’a pas posé un pied ici… de son plein gré… Combien de temps déjà… hum… oh j’me souviens même plus. Les femmes sont tellement difficiles de nos jours ! »

Il y avait un petit ton d’ironie dans ma voix à peine perceptible, en fait… il y avait bien eu Laura qui était venue il n’y a pas si longtemps que ça, mais était-ce vraiment utile d’en parler à notre amie Wendy ? Après tout, Laura et moi n’étions pas… ensemble… et la relations que nous avions eu la dernière fois et bien… c’était… raah c’était… génial… mais ! Mais j’avais bien compris qu’aux yeux du clone féminin de Wolverine, notre échange n’avait rien d’un ébat amoureux. Certes l’envie était là, le désir, l’excitation, le bonheur de l’instant présent… Un peu comme deux amis qui se seraient rendu service mutuellement. Elle était l’une des rares personne à ne pas faire cas de mon… physique particulier et sans elle… les propos que j’aurais tenue à Wendy aurait pu être tout à fait véridique. Avant Laura… et bien… c’était… Domino ? Bah quelle importance.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Dim 5 Jan - 18:08

La jeune mutante ne put s'empêcher de rire en entendant la voix bourrue de son « tortionnaire ». Il ne semblait pas apprécier la comparaison qu'elle venait de faire entre lui et son toutou. Cela n'avait vraiment rien d'injurieux mais, étrangement, Wendy sentait que si elle disait ce qu'elle avait voulu dire, Wade le prendrait assez mal. Elle avait voulu dire que le chien était gentil et que son maître aussi même s'il cherchait à le cacher. Bon, elle n'était pas objective du tout mais elle ne pouvait s'empêcher de le penser. Elle secoua négativement la tête.

« Rien, rien. C'est juste que votre chien est gentil je trouve. »

A lui d'en tirer les conclusions s'il voulait. La mutante préférait poursuivre son ménage et vu l'état de l'appartement, du moins de la seule pièce qu'elle avait sous les yeux, le travail n'allait pas lui manquer. Elle se doutait que les autres pièces devaient être dans le même état voir pire mais elle verrait bien cela en temps et en heure. Une chose après l'autre comme qui dirait.

Pour le côté « femmes », elle fut surprise de l'entendre dire que peu de femmes venaient justement lui rendre visite. C'était étrange. Elle se l'était imaginée avec pleins de filles plutôt que tout seul dans son coin. Il était du genre charismatique et voyou ce qui devait plaire à bons nombres de demoiselles. Après il préférait sûrement les voir ailleurs que chez lui au vu de l'état de son habitation. Mais en même temps, il semblait vraiment dire que les filles ne tournaient pas autour de lui.


« Je pensais que vous aviez pleins de copines. Mais peut-être qu'en fait vous préférez les hommes. C'est votre droit hein... Moi je dis que tant que les personnes sont heureuses ensembles qu'est-ce que ça peut faire le sexe qu'elles ont ? »

Elle n'avait pas pensé que Deadpool pouvait être gay mais après tout pourquoi pas. D'après un certain adage, c'était toujours ceux qui en avaient le moins l'air qui, au final, se révélaient être homosexuels. Mais bon, c'était pas son soucis. C'était la vie privée du mercenaire. Elle n'allait pas s'en mêler. Il faisait bien ce qu'il voulait avec qui il voulait et comme il voulait.

Sans vraiment attendre de réponse, la jeune fille continuait son petit ménage et les sacs commençaient à s'empiler devant la porte d'entrée. Par contre, le salon reprenait visage humain et bientôt il fut débarrassé de tous ses détritus. Un bon coup de balais et quelques coups, bon d'accord, un grand nombre de coups de chiffon plus tard, il était quasiment à son état virginal. La belle s'attaqua ensuite à la cuisine et à la vaisselle qui semblait vouloir faire le remake de la tour de Babelle. Wendy poussa un soupir avant d'essayer de tout classer avant de nettoyer l'évier et de commencer à laver les assiettes. Mr Snoockums vint se poster à ses pieds et la belle lui caressa la tête.


« Ah désolée mais là tu vas pas vraiment pouvoir m'aider – elle tourna la tête vers Wade – Excusez-moi mais pourriez-vous me donner un petit coup de main ? Il faudrait essuyer et ranger au fur et à mesure parce que je vais pas pouvoir tout laisser sécher, il n'y a pas assez de place. »

Le visage de poupée tourné vers le mutant, elle s'attendait aussi bien à oui qu'à un non. Étrangement, elle s'attendait plutôt à un non qu'à oui mais c'était une positiviste dans l'âme alors autant y croire jusqu'au bout. Le chien se tourna d'ailleurs vers son maître, se mettant debout et émettant un bref aboiement qui pouvait signifier quelque chose que Laura aurait certainement traduit pas « Tu vas te bouger le cul et venir donner un coup de main ou il faut que ton clebs vienne te mordre ? ». Wendy n'avait pas ce genre de réflexion. C'était Wendy. Elle s'amusa de ce que faisait le chien et rit simplement.

« Je crois qu'il aimerait bien que vous participez au ménage. »

Les yeux rivés à Deadpool, la jeune fille attendait simplement sa réponse en continuant de laver son assiette qui commençait à être plus propre que propre.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Jeu 9 Jan - 22:33

Analysons les propos, elle trouve que mon lèche botte de chien est gentil… elle me dit que ‘tel chien, tel maître’ donc si mon cerveau fait correctement son boulot de déduction, ce qui n’arrive pas vraiment le plus régulièrement du monde, ça veut dire que Wendy trouve que je suis… gentil ??? Ah bah tiens, manquerait plus que ça ! Y a certes des jours ou je m’indigne de la façon qu’à mon entourage de me considérer pour la plupart des gens, y a certes des moments où je me dit qu’y doit certainement y avoir bien pire que moi et que j’aimerais bien qu’on me considère un peu comme un véritable héro de temps en temps, mais de là à ce qu’un jour quelqu’un le pense réellement… je n’aurais jamais vraiment penser que ça pourrait arriver, et maintenant que ça arrive, je n’y crois plus du tout et je ne peux pas m’empêcher d’avoir l’impression d’être insulté. Je ne suis pas gentil ! Butter des mecs de sang froids, enlever une jeune femme innocente pour l’échanger contre de l’argent et finalement la garder captive pour en faire sa bonniche, ça n’a rien d’héroïque du tout !!! Mais à choisir je préfère ne pas lancer le débat en répondant à la jeune mutante ce que je pense de sa constatation foireuse. Elle serait bien fichue de me sortir une liste de toute mes qualités et de pourquoi je ne suis pas aussi pourris que je veux le faire croire. #Tu as peur de savoir que toi aussi tu as des faiblesses… # Des faiblesses ? Peuh ! Je n’ai aucunes faiblesses, sauf peut être la mauvaise musique et les épinards. -On ne parlait pas de faiblesses physique- #Mais de celles que tu taches au plus profond de ton cœur# -Celles que tu refuses d’avouer, mais que nous on connait…- Ca suffit taisez vous, j’ai horreur de vous entendre !

Je secoue la tête avant de me reconcentrer sur la demoiselle qui évolue avec rapidité entre les détritus du salon pour tout nettoyer sur son passage, comme un cyclone inversé qui emportait avec lui tout ce qui n’avait pas sa place sur le sol. Y avait un p’tit côté risque qu’elle trouve un flingue égaré ou un chargeur vide ou… pire ? Qu’est ce qui pourrait être pire ? Oh vous voulez pas savoir croyez moi. Bah, ça m’étonnerait que ça la choque plus que ça honnêtement. Lorsque le sujet des femmes qui pourraient potentiellement venir me rendre visite revient sur le tapis, je n’arrive pas à retenir mon ricanement en voyant la couleur des joues de Wendy virer au rouge écarlate. Mais alors que je m’efforce de lui expliquer qu’elle n’a pas trop de soucis à ce faire de ce côté, sa réponse à un petit côté ‘What the fuck’ si bien que je manque de m’étrangler avec ma propre salive.

« PARDOOON !!!! » #Qu’est ce qu’elle a dit là ??# -Elle pense qu’on préfère les gars ???- « Les mecs ??? Nan mais ça va pas bien dans ta tête toi ! J’pourrais jamais !! …oh attention hein j’ai rien contre ça, d’ailleurs un couple de Lesbiennes ça à un p’tit côté vachement sexy mais… mais MOI ! Avec un mec ? Brrrr… Oh nonnonnon ! »

Je m’étais carrément levé de mon canapé pour fixer Wendy droit dans les yeux, ma voix était monté d’un ton dans l’indignement le plus totale et c’était légèrement calmé sur la fin, mais on pouvait tout à fait comprendre l’étonnement sans grandes difficultés. J’aimais bien trop les courbes et la souplesse du corps féminin pour trouver un lot de consolation parmi la gente masculine, ça va pas la tête ou quoi ?? Avouez qu'y a quand même de quoi s’emporter ! En fait je ne sais pas vraiment si c’est la remarque qui me choque le plus ou bien le fait qu’elle sorte de la bouche de la jeune mutante. En plus elle avait dit ça de façon tellement naturelle, et elle continuait son ménage comme si de rien était. Avec une moue vexée, je me levais pour aller dans la cuisine dans le but de me préparer un café, ça faisait un bon moment que la machine n’avait pas été utilisée, mais pour le coup je sentais venir le besoin de noyer mon désarrois dans la caféine… Je laissais donc Wendy et Mr. Snoockums à leur ménage dans le salon pour chercher de quoi faire ma boisson en repensant encore aux paroles de la demoiselle

« Tsssh… un mec… et pourquoi pas un français tant qu’on y est ?! »

Le café préparé, je retournais dans le salon pour constater que mon sol avait retrouvé un aspect plus ou moins normal. Bah dit donc, Wendy était sacrément efficace quand elle s’y mettait. J’ouvrais de grands yeux ronds pour observer le résultat du dur labeur de la jeune mutante, c’était presque niquel, même Al n’était pas aussi radicale… vous m’direz c’était surement parce qu’elle était aveugle aussi. Je reste dans l’encolure de la porte qui sépare la cuisine et la pièce principale un instant, ma tasse de café brûlant à la main. Je regarde Wendy finir d’entasser d’autres sacs poubelle devant la porte d’entrée avec un air légèrement absent, la suivant du regard comme une caméra de surveillance suivrait les mouvements d’un individu se déplaçant dans un couloir. Finalement elle me passe devant pour se rendre dans la cuisine. La jeune mutante semble bien décidée à faire la vaisselle qui traine depuis tellement de temps que je ne serais pas étonné que la moisissure ai fini par muter pour devenir une sorte de matière organique vivante à la Ghost Buster. Là encore je la regarde faire silencieusement en soufflant de temps à autre sur le café qui fumait dans ma tasse. Je soulève légèrement mon masque pour en prendre une gorgée, mais c’est encore très chaud et je me brûle les lèvres et la trachée dans une grimace. Lorsque Wendy se retourna soudainement vers moi, je lui tournais précipitamment le dos afin de lui épargner la vue des cicatrices sur mon visage et dans ce mouvement relativement peu contrôlé, je renverse une bonne partie de ma tasse brûlante au niveau de mon torse dans un grognement de douleur retenu. Super… maintenant j’vais avoir une tache sur mon costumes, c’est pas comme si il avait pas connu pire mais quand même, c’est pas classe du tout. Je remets mon masque pour faire face à Wendy et grimace en l’entendant me demander d’essuyer la vaisselle.

« Pourquoi tu ne demandes pas au clebs, lui qui semble avoir teeeeellement envie de te donner un coup de pattoune ?? Hein duchien ?? » Je me penche vers l’animal qui me regarde avec la tête sur le côté « Ah ! Tu te sens con là hein ? Bah ouais fallait naître avec des mains que veut tu, on peut pas tout avoir dans la vie… »

Je prends un malin plaisir à taquiner Mr Snoockums lorsque celui-ci me regarde fixement avant d’échapper un bref aboiement

« Qu’est ce qu’y a, t’as un problème ? »

Mais à mon plus grand étonnement, c’est Wendy qui répond à ma question dans un sourire angélique propre à elle-même. Son visage… il est tellement mignon, tellement fin, on dirait celui d’une poupée en porcelaine, fragile et enfantin et qui dégage pourtant de la chaleur et de la vie. Et son rire… il était aussi beau que son visage, dans ma vie, je n’avais pas eu l’occasion d’entendre beaucoup les gens rire autour de moi, ou alors c’était les rires gras et plutôt malsains des types de Hellhouse et ça n’avait pas vraiment la même valeur que le sourire angélique de la jeune mutante. #Comme c'est mignon, notre petit Wade est amoureux# Quoi?? Mais non pas du tout!!!!! -A d'autre! Tu nous prend pour des crétins ou quoi?- Je ne suis pas amoureux!! #Peut être pas mais elle te plais# C'est une meuf! Elle est mignone et complètement innocente, elle plairait à n'importe quel décérébré!! -Cherche pas d'excuse, si ca se trouve on lui plais aussi!- N'importe quoi! Mais si elle était amusée par la réaction du chien, moi son interprétation ne me mettait pas follement en joie. Je fronçais les sourcils en croisant les bras à ma poitrine, faisant cette fois ci attention de ne pas renverser le reste de mon café.

« Si l’appart était aussi crade quand tu es arrivée hier c’est effectivement parce que le ménage c’est absolument pas mon activité favorite ! Si je m’approche de cet évier il y a plus de chance que les assiettes finissent en morceaux que rangées dans un placard… crois moi ça vaut mieux que je reste à bonne distance. C’est un peu comme… une bombe à retardement, la pile de vaisselle pourrait bien s’écrouler sur nous !!! »

Pourtant je m’étais approché de Wendy pour m’accoudé au plan de travail à côté du chien qui avait suivit mes mouvements sans me lâcher du regard. Je regardais ladite pile de vaisselle dans un petit sifflement, c’est que ça faisait quand même sacrément du boulot. Et dans un faux mouvement, ma tasse à café vint cogner contre une assiette un peu trop en équilibre sur sa tranche qui roula de son portant et vint s’éclater au pied de Mr Snoockums qui avait du sentir le coup venir puisqu’il avait reculé pour se cacher sous la table de la cuisine dés que l’assiette avait touché le sol. Je sursautais en entendant le bruit de la céramique se briser dans un crissement pour finalement constater les bouts d’assiettes éparpillés un peu partout au sol. Je laissais éclater un bref jurons avant d’hausser la voix dans un mixte entre la fatalité et l’agacement.

« Là, tu vois !!! Qu’est ce que je disais ?! » #T'es vraiment un boulet mec!# -Tu sèmes le chaos partout ou tu passes!-
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Mar 21 Jan - 22:29

Wendy faisait son petit ménage comme si elle était chez elle et sans se formaliser sur sa situation. Là où quelqu'un de « normal » chercherait par tout les moyens possibles à fuir cet appartement que n'aurait pas renié le plus sale des cochons, la mutante se renaît pour Cendrillon et époussetait, nettoyait à tour de bras comme si cela était des plus normales. C'est vrai après tout ! Quoi de plus normale que de se faire enlever, de menacer de se faire échanger contre de l'argent et finir comme esclave d'un mercenaire à la réputation pas vraiment reluisante ? Rien. Wendy était clairement atypique dans son genre et pourrait probablement trouver quelque chose de bien dans n'importe quelle situation même celles dites désespérées. D'ailleurs peut-être que pour certain Deadpool était un cas désespéré, pas aussi désespéré qu'une autre mutante aux longues griffes, mais quand même, c'était un cas. Peut-être qu'une partie d'elle voulait le ramener sur la bonne voie même si cela était inconscient. Pour elle, elle lui donnait juste un coup de main, échappant pour un temps à la menace paternelle. Et comme dans tout bon Disney qui se respecte, il fallait bien le capital « gentil animal » qui donne un coup de main, ici un coup de patte avec la présence d'un aimable canidé dénommé MrSnoockums. Il ne manquait plus que la mutante se mette à chanter, ce serait bon, vous aurez le droit à un Disney en bonne et due forme. Mais revenons à nos petits agneaux.

Wade sembla particulièrement choqué de l'entendre demander s'il préférait les hommes. Elle ouvrit deux grands yeux ronds et étonnés devant la violente réaction de son geôlier. Wendy ne comprenait vraiment pas son attitude. Elle ne voyait pas ce qui avait pu le choquer à ce point dans ce qu'elle avait dit. S'il n'était pas gay, il n'avait qu'à le dire simplement « non, je ne suis pas gay », plutôt que de monter sur ses grands chevaux. Est-ce que tous les hommes hétérosexuels réagissaient ainsi ? Choqués qu'on puisse les croire homosexuels ? Bizarre. La petite brune ne put s'empêcher de rire devant une réponse aussi foudroyante.


« Hahahahaha... Mais vous n'avez pas besoin de vous emporter comme ça. Dire non suffisait vous savez. A force, je vais croire que vous êtes un homo refoulé. »

Elle rit avec bonne humeur montrant qu'elle n'était pas insolente ou que c'était ironique. C'était juste une petite plaisanterie pour elle. Mais les hommes, du moins le peu qu'elle avait côtoyé, semblait chatouilleux sur ce sujet. Les femmes semblaient moins susceptibles. En tout cas, elle, elle n'en ferait pas des tonnes. Elle rougirait sûrement mais répondrait simplement que les femmes, ce n'était pas son truc même si elle n'y connaissait pas grand chose, avoir une relation avec une femme ne l'attirait pas.

La jeune femme le regarda aller vers la cuisine en ce qui ressemblait beaucoup à une fuite ce qui la fit pouffer légèrement. La situation était comique. Mais elle se remit bien vite à sa tâche en étant encore plus efficace que l’équipe de « C'est du propre ! ». Il ne lui fallut que peu de temps pour boucler la première phase de son nettoyage. La première, oui, car si le sol était désencombré, il restait la poussière sur les meubles, passer l'aspirateur, laver par terre... Enfin, il y avait encore du travail quoi ! Mais au moins on pouvait mettre un pied devant l'autre dans le salon.

Sa première mission remplie, elle se rendit à la cuisine qui avait bien besoin de la nouvelle fée du logis. Elle met de l'ordre mais ne manque pas de noter qu'il se retourne pour éviter qu'elle ne voit son visage alors qu'il buvait son café. Elle en fut peinée même si elle n'en dit rien. Dans ses cours, son professeur avait mentionné les effets secondaires du facteur X. Évidemment, la jeune femme ne savait pas bien à quoi s'attendre mais quelque chose lui faisait de la peine. Elle regrettait qu'il n'accepte pas de se montrer. Elle n'était pas le genre de personne à juger les autres sur leur apparence. Elle avait pensé qu'il s'en était rendu compte. Mais visiblement pas. Ses yeux se voilèrent légèrement mais elle ne dit rien. Elle ne tenait pas à le brusquer. Il se démasquerait quand il en aurait envie, s'il en avait envie, un jour... peut-être...

La vaisselle rangée, prête à être lavée, la voilà qui demande un coup de main, amenant le mutant à se tâcher. Personne ne lui avait jamais demandé avant ? Elle le regarda apostropher le pauvre chien qui avait été si serviable. Wendy lui jeta un regard doublé d'un sourire avant de la gratifier d'une caresse sur la tête que le chien apprécia.


« Tu m'as déjà beaucoup aidé mais je pense que là, c'est hors de ta compétence – elle releva son visage, toujours souriant, vers Wade – C'est un chien, il a ses limites comme tout le monde. »

Sans trop de surprise, Wendy l'écouta évoquer des raisons plus ou moins valables pour lesquelles il ne valait mieux pas qu'il l'aide. Elle l'écoutait comme une mère écouterait son petit dernier qui lui expliquerait pourquoi il ne peut pas la ranger tout en sachant qu'il finirait par la ranger à un moment donné. Bon, quand l'assiette se brisa, la mutante se demanda s'il n'avait pas raison mais elle préférait voir le bon côté. Elle se baissa et utilisa le balais pour rassembler les débris avant d'utiliser son pouvoir et de reconstituer l'assiette.

« Et voilà ! Rien de dramatique. Par contre, évitez de le faire trop souvent. Et mon pouvoir n'efface pas la saleté, hélas. »

Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai, elle aurait pu éliminer la saleté des assiettes en remontant le temps mais il ne fallait pas exagérer sans compter que cela l'épuiserait surtout qu'elle n'était pas encore totalement remise des combats de la veille au soir. Elle n'aurait pas récupéré à 100% avant au moins vingt-quatre heures. Elle nota la tâche sur le costume alors que l'assiette retrouvait sa place initiale.

« Vous n'aurez qu'à me le donner, je le laverai. Vous avez une machine à laver ou vous lavez tout à la main ? »

Dans le genre conversation surnaturelle, celle-ci était d'un sacré niveau. Mais après tout, n'importe quel super-héros ou super-vilain devait bien laver son petit linge quand même. Elle ouvrit l'eau et commença à laver la vaisselle empilée, prenant soin de la déposer dans l'autre évier vide et désigna du doigt le torchon propre, rescapé d'on ne sais où, au mercenaire.

« Au fait, vous savez... Je sais pour les soucis de votre peau. Vous n'êtes pas obligé de vous cacher avec moi. J'ai pas l'intention de me moquer ou d'être méchante. Je ne suis pas comme ça vous savez. »

Elle essayait d'être douce et rassurante. Son regard laissait aussi passer une certaine douleur face à ce masque qu'il conservait mais elle restait fixée l'eau qui coulait et la mousse qui recouvrait chaque assiette pour leur faire retrouver une première jeunesse.

« Mais je veux pas vous forcer. Faites comme vous voulez. »

Non mieux valait pas le brusquer, il risquait de mal le prendre. Aussi le laissa-t-elle tranquille tout en poursuivant sa vaisselle se mettant, sans s'en rendre compte à chantonner...
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Mar 28 Jan - 20:53

Aider au tâches ménagères… pfft, non mais quelle idée stupide, bon certainement pas aussi stupide que l’idée de se jeter en plein milieux d’un combat de vengeur alors qu’on a aucune aptitude dans le combat ni globalement une grande force de résistance physique… mais c’était une idée à la con quand même. Je n’avais pas vraiment pour habitude de jouer les petites fées du logis, ça c’était le rôle de Al pas le mien ! Seulement voila depuis que je lui ai rendu sa liberté, et bien je n’ai plus personne pour m’occuper de mon petit confort et ce n’était certainement pas Mr Snoockums qui allait changer la donne, ce cabot prenait toujours un malin plaisir à faire semblant de ne pas comprendre mes ordres alors vous imaginez bien qu’il n’allait surement pas s’amuser à ramasser derrière moi… remarquez ça aurait pu être cool de dresser un chien pour faire le ramassage des ordures, faudrait que j’y pense. Toujours est-il que je n’étais foncièrement pas décidé à m’atteler au nettoyage ni même au séchage de la vaisselle et ceux malgré les beaux yeux et le sourire angélique de la demoiselle qui avait finalement repris le rôle de la vieille aveugle comme femme de ménage et n’ayons pas peur de le dire, bonne à tout faire… la pauvre ,n’avait pourtant pas l’air de s’en plaindre, elle ne sera certainement pas du même avis lorsqu’elle s’apercevra de l’homme avec qui elle vit. S’obstiner à me prendre pour quelqu’un de bien… Wendy à vraiment de l’espoir là ou j’pense. #Et dire qu’elle pensait qu’on était gai !!# -Comment est-ce qu’on doit le prendre hein ?- #On dit souvent que c’est les mecs les plus mignons qui vire tarlouse !# -Ouais, bah visiblement les « on dit » ne sont pas toujours justes- Et puis sérieusement !!! Et-ce que je fais vraiment homo ???

Finalement la question disparue de mon esprit aussi vite qu’elle était arrivée, bien trop occupé à pester contre ma maudite tasse de café qui c’était à moitié renversée sur moi, m’ébouillantant une bonne partie du torse. Je n’avais certes rien à craindre niveau marque de brûlure, mais je ressentais tout de même la douleur et même si j’avais connu bien pire qu’un peu de café à trop haute température c’était loin d’être agréable et puis non de dieu le café ça tache sacrément bien ! Maintenant que le liquide avait un peu séchée, on pouvait voir une splendide auréole difforme de couleur brunâtre en plein milieu de mon costume. Je poussais un soupir d’agacement sans me douter que je n’étais pas au bout de mes peines car lorsque je m’approchais un peu plus de Wendy pour lui expliquer qu’il valait mieux que je me tienne à l’écart de l’évier, une assiette roula de son socle pour venir s’éclater en une dizaine de morceau sur le sol… décidément je ne vaux pas grand-chose au réveil moi… Et pourtant Wendy ne semble pas plus surprise ou embêté que ça, même lorsque je charriait le pauvre animal en me moquant du fait qu’il ne pouvait pas venir en aide à la jeune mutante cette fois ci elle c’était retourné vers moi pour me sourire… est-ce qu’il existe des choses capable d’énerver cette fille bon sang ??  D’ailleurs en l’espace de quelques secondes, l’assiette fut réparée comme s’il ne c’était jamais rien passé. Grace au pouvoir de Wendy les morceaux c’étaient rassemblé pour reforger la pièce de vaisselle. Fallait avouer que c’était quand même assez utile comme don finalement. Lorsqu’elle me sourit une nouvelle fois avant de me dire qu’elle n’aurait qu’à laver mon costume pour enlever la tache de café je grimaçais avant de répondre à son interrogation comme s’il s’agissait presque d’une question piège.

« Je… j’ai une machine… »

En fait la réponse exacte aurait très certainement du être quelque chose comme « je crois bien que j’ai une machine » ou bien « je dois certainement avoir une machine quelque part dans la salle de bain » mais pour être tout à fait honnête ce n’était certainement pas l’outil dont je me servais le plus régulièrement. Je me souvenais effectivement l’avoir utilisé plusieurs fois mais c’était loin d’être à usage fréquent. Le filtre devait certainement être d’une propreté sans nom. Mais je m’étais bien garder de le dire tout haut, oh non pas que ça me gênait de passer pour un mec négligé aux yeux de Wendy, vu la gueule de mon appart elle devait déjà certainement me prendre pour un pouilleux de base vu la cradeur des lieux. Finalement la jeune demoiselle se concentra sur la vaisselle qui commençait à s’entasser dans l’évier dont la mousse recouvrait quasiment le bac à ras-bord. Je la regardais faire avec un certain intérêt lorsqu’elle me désigna un torchon du doigt que je m’empressais d’aller attraper pour finalement hésiter à lui tendre, observant les assiettes propres s’empiler dans l’évier vide. Je me décidais finalement à lui faire passer le morceau de tissu rescapé de la crasse de la cuisine (même s’il ne devait certainement pas avoir été lavé depuis un bon moment) lorsque Wendy pris la parole pour m’interloquer avec une nouvelle remarque à laquelle je ne m’attendais pas. Mon bras resta figé dans son mouvement, le torchon tendu dans sa direction tandis que je fronçais les sourcils.

« Tu sais ?? Comment ça tu sais ? Comment tu peux savoir ? »

C’est vrai ça, depuis le début je m’aperçois que Wendy connait certaine chose de moi, à commencer par mon nom et mon prénom alors que je n’avais pas souvenir de les lui avoir clairement énoncé, elle savait également que j’étais un mercenaire, mais après ce qu’elle avait vécu auprès de moi, difficile de ne pas s’en douter et enfin, elle m’affirmait être au courant des effets du facteurs X sur les cellules saines de mon organisme en perpétuel bataille contre les cellules cancéreuses qui donnait cet aspect rebutant à mon corps. Pourtant seul une très petites quantité de personnes sont réellement au courant tout comme une quantité encore plus restreinte de personnes ont déjà eu l’occasion de me voir démasqué, même si en règle générale je n’avais aucune gène concernant mon environnement j’avais tellement pris l’habitude de vivre avec ce masque que je ne prenais que très rarement la peine de l’enlever. Les inconnus… je me fichais pas mal de ce qu’ils pouvaient ressentir, il y avait Laura aussi que je ne savais pas trop comment considérer, elle non seulement elle avait vu mon visage, mais tout le reste mon corps avec… cette nuit là. Une nuit que je n’oublierais surement jamais. Et elle ne m’avais pas jugé, elle n’y avait même prêté aucune attention et d’un certain côté… je me doutais bien que Wendy ne serait pas le genre de personne à se moquer ou bien dire des méchanceté et soyons franc, dans le fond, je n’avais strictement rien à faire des brimades et des insultes, ce que je craignais par-dessus tout c’était le rejet… plus particulièrement lorsque la personne possédait un certaine affection à mon égard et Wendy avait l’air si innocente, si fragile, comme une petite princesse que l’on ne voudrait pas choquer de la vue du sang ou de la chair en décomposition, et pourtant elle avait du en voir des atrocités dans sa vie. #Qu’est ce que tu fous ? Tu tiens vraiment à lui montrer ?# -Pourquoi pas après tout ! Elle dit qu’elle sait alors laissons la voir- Elle ne sait pas à quoi s’attendre… #C’est son problème ! Elle n’a qu’à assumer ses mots !# -Et puis au pire, une de perdue dix de retrouvées !-

Mon regard c’était rivé vers le bas tandis que la demoiselle semblait avoir finalement abandonné l’idée de percer à jouer les mystère de ce qui pouvait bien se cacher sous le masque de Deadpool, elle chantonnait tranquillement tout en continuant à nettoyer les assiettes et je fus pris d’une longue hésitation durant laquelle le silence ne laissait raisonner que les douces notes qui s’échappaient des lèvres de la jeune mutante. Pourtant j’avais sentie cette compassion en elle, cette façon qu’elle avait eu de se sentir empathique à mon égard, son regard qui c’était doucement fermé alors qu’elle s’efforçait de paraître douce et réconfortante. Certes elle savait mais allez savoir pourquoi, mon cœur c’était mis à battre soudainement plus vite, bien plus vite, comme un bélier qui cognait durement les parois de ma cage thoracique, me laissant comme une impression de malaise. Je sentais bien qu’elle avait envie de savoir, mais quelque chose me bloquait. Non. Décidément j’avais bien trop peur de sa réaction pour oser le faire de mon propre chef. Même certaines de mes anciennes conquêtes avaient du batailler longtemps avant de parvenir à m’arracher mon masque de force. -Trouillard !- #Chiffe molle !#

« Je sais que tu n’as pas l’intention de me causer du tord. On ne se connait pas depuis très longtemps et pourtant j’ai l’impression que ce n’est pas bien difficile de te cerner… mais ce masque… il dissimule tellement de choses… » Je déglutis le temps de ravaler ma salive, comme si j’étais sur le point d’accomplir quelque chose d’hors du commun. Puis presque aussitôt, alors que mon attitude semblait plus calme et posée, elle changea à nouveau du tout au tout pour prendre un ton plus arrogant, plus… sévère. « Tu veux voir ?? Et bien vas y regarde ! Mais ne viens pas te plaindre après ! »

Je m’approchais tout près d’elle, la jaugeant de sa petite taille mon torse frôlant presque sa poitrine. Je ne bougeais pas. Les bras ballant, incapable cependant de faire le moindre mouvement de main. D’un geste du menton, je l’invitais à ôter elle-même le tissu qui recouvrait mon visage, la forçant ainsi à aller jusqu’au bout de ses interrogation, si elle voulait réellement savoir alors elle prendrait bien la peine de venir retirer ce masque qui dissimulait un aire grave. Les poings serrés d’appréhension.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Sam 22 Fév - 17:16

Le mercenaire faisait des efforts avec la jeune femme. Elle se doutait bien que ce n'était pas dans ses habitudes sinon l'appartement ne serait pas dans un tel état mais à deux c'était toujours plus simple de ranger et de nettoyer. Wendy se doutait que peut-être Wade n'agirait pas ainsi si ce n'était pas elle. Mais elle n'en tirait nul orgueil, elle était juste contente qu'il lui donne un coup de main. Maintenant, il était certain qu'elle aurait réussi à se réjouir même s'il ne l'avait pas aidé. Elle trouvait toujours le côté positif des choses dans toute situation que ce soit sur le moment ou bien plus tard. Elle essayait toujours la vie du bon côté mais rien n'était jamais simple.

« Si vous avez une machine, c'est parfait. Cela sera plus facile pour nettoyer vos affaires. »

Passée à la cuisine et à la montagne de vaisselle superposée dans un équilibre précaire, elle demanda de nouveau l'aide de celui qui l'avait enlevée. L'homme y allait avec une certaine mauvaise volonté, parvenant à casser une assiette qu'elle se mit en devoir de réparer séance tenante et crasse comprise. Finalement, il semble en prendre son parti et vient lui donner un petit coup de pouce. Il s'étonne qu'elle en connaisse autant sur lui. C'est vrai que cela peut l'étonner. Pour Wendy cela n'avait rien d'étonnant vu là où elle vivait jusque là mais pour quelqu'un de l'extérieur, un super héros ou tout autre personne possédant des pouvoirs, cela était certainement inattendu. La jeune femme réfléchie un moment, ne sachant si elle devait en parler ou non. Pas simple à décider mais en même temps, il n'y avait rien qui soit secret défense non plus. Le cours était libre et pas verser dans le côté secret. Elle finit par se dire que cela ne devait pas être très grave d'en parler.

« Je vous connais autant à cause de mes cours au camp Hammond. Il y a un cours où on aborde les super-héros, super vilains et toutes les personnes possédant des pouvoirs afin d'apprendre à les connaître, à connaître leurs pouvoirs, savoir comment les comprendre, savoir s'ils sont pour le recensement ou non... Ce genre de choses quoi. Et... en fait... Vous faites partis de ceux qu'on étudie. C'est comme ça que je connais vos pouvoirs mais aussi ce qui vous est arrivé avec l'injection du facteur X. »

Elle rougit légèrement, se sentant un peu coupable de savoir tout ça même si le « tout » en question se limitait à ce qu'elle venait de dire ou presque : son identité, son surnom, ses capacités, son travail et le facteur X et ses effets secondaires. Pour le reste, elle ne savait rien. Donc soit les autorités ne savaient pas, soit ils n'avaient pas jugé utile d'en dire plus, soit c'était classifié secret défense. Mais, en tout cas, Wendy ne savait rien de plus. Malgré tout elle se sentait vraiment pas bien d'en savoir autant sur lui alors qu'il ne la connaissait pas tellement non plus.

« Vous pouvez m'interroger sur moi si vous voulez. Comme ça on sera à égalité – elle hésita tout en continuant sa vaisselle – En fait, je me nomme Wendy Madison Araki. Je suis née d'un père japonais dont vous avez la connaissance et d'une mère américaine qui est morte il y a quelques mois. Je suis une mutante. Je peux contrôler le temps sur des objets ou des gens dans une certaine mesure. Mes parents ont utilisé mon don pour se faire de l'argent. Je n'ai pas été à l'école et j'ai pas beaucoup de connaissances du coup. J'adore lire par contre. Mon père a été arrêté avec ma mère mais elle a pu sortir assez vite. Moi j'ai passé quelques mois en maison de correction. Après ma mère a continué à user de mes pouvoirs avant qu'elle ne soit tué. Quand la tragédie de Stamford a eu lieu, j'ai voulu aller aider les gens mais c'était trop tard. Alors j'ai aidé dans les morgues. J'ai aidé à laver, identifier les corps, les préparer pour les tombes etc... - elle essuya les larmes qui commençaient à couler, elle ne pourrait jamais oublier ce qu'elle avait durant ses semaines là – Alors j'ai décidé d'intégrer le camp Hammond pour ne plus que ça se reproduise et apprendre à utiliser mes pouvoirs. »

Plutôt que d'attendre les questions, la cadette avait préféré prendre les devants et dire ce qu'il y avait à savoir sur elle. Elle ne savait pas quoi rajouter d'autre. Sa vie n'avait rien de bien trépidant. Elle préféra se concentrer sur les assiettes sales qui disparaissaient sous la montagne de bulles et, après quelques tours d'éponge et un peu d'huile de coude, elles ressortaient blanches. Tadam ! Si ça, c'était pas de la magie ! Marraine la bonne fée n'était pas capable d'en faire autant. En tout cas, Wendy était très contente d'elle et encore plus heureuse que son compagnon lui donne un petit coup de main. Peut-être était-il un mercenaire terrible mais pourtant, elle sentait qu'il y avait bien plus que cela sous le masque du dénommé Deadpool. Elle ne pensait pas à sa peau abîmée mais au cœur qui battait et à son âme. Il ne serait certainement jamais une personne bien comme il faut mais il avait quand même du bon au fond de lui même s'il ne voulait pas le reconnaître.

Elle sentit que l'atmosphère se tendit quand elle lui demanda de se dévoiler. Elle sut qu'elle était allée trop loin, trop vite. La mutante était parfois trop curieuse. Elle s'en voulu beaucoup sur le moment mais préféra faire comme si rien ne s'était passé. Elle ne voulait pas mettre Wade mal à l'aise. Ce n'était pas son but. Elle voulait juste qu'il se sente à l'aise avec elle et pas obligé de rester masqué à longueur de temps. Il était chez lui et, habituellement, il devait quand même ôter son costume et vivre sans masque autant que possible. Être continuellement masqué ne devait pas être agréable du tout. Mais Wade s'interrompit, lui rétorquant qu'elle n'était pas difficile à cerner pour finir par la provoquer, la pousser à enlever son masque. Elle ne se braqua pas, restant étonnamment calme. Elle prit soin de finir de nettoyer l'assiette qu'elle tenait avant de la rincer et de la poser. Attrapant le torchon, elle essuya ses mains.


« C'est vrai que je ne dois pas être très compliquée à cerner. Je n'ai rien de bien particulier. Je ne suis pas une héroïne ou ce genre de choses. »

Elle haussa les épaules. Rien n'était plus vrai. Elle était très banale à ses propres yeux. Mais le fait d'être quelqu'un de simple ne la dérangeait pas. Certains étaient taillés pour devenir des héros, d'autres non. Elle faisait parti des autres et n'en ressentait nulle jalousie. C'était comme ça et ça lui allait très bien. Elle continuait de sourire. Elle se tourna vers le mutant et regarda le masque. Elle hésita à l'enlever. Ce n'était pas qu'elle avait peur de ce qu'il y avait dessous mais elle se demandait s'il n'était pas mieux que ce soit lui qui l'enlève quand il se sentirait près. Et puis, finalement, elle se dit qu'il pourrait rejeter la faute sur elle si elle l'enlevait. Elle se rapprocha jusqu'à ce qu'ils se touchent, ses mains remontèrent pour aller se saisir des bords du masque souple. Elle dut se mettre sur le bout des pieds pour arriver à ôter le morceau de tissu. Il lui fallu batailler quelques instants avant d'arriver à défaire le mercenaire de ce qui le protégeait de la vue des autres. Le masque enlevé, Wendy observa le visage horriblement abîmé de l'homme. Elle frémit mais pas de peur. Elle avait, hélas, vu des corps calcinés d'enfants et rien n'était plus horrible que ça, aussi si les marques la surprirent, parce qu'entre imaginer et voir sont deux choses différentes, mais elle n'avait pas peur. Elle lui sourit de nouveau et posa sa main sur la joue abîmée.

« J'ai vu pire. Vous serez quand même plus à l'aise sans ça. »

Elle montra le morceau de tissu avant de le déposer sur le bord d'un meuble et de venir reprendre sa vaisselle comme si de rien n'était. Elle était désolée pour lui mais essayait de ne pas le montrer. Par expérience, les gens n'aimaient pas qu'on les plaigne. Elle-même avait horreur de ça et quelque chose lui disait que Wade devait être encore pire. Elle reprit sa vaisselle et voyait que bientôt tout serait fini. Enfin, la vaisselle serait fini. Elle jeta un coup d’œil au mercenaire et lui lança avec amusement :

« Ce n'est pas parce que vous avez la peau abîmée que vous ne pouvez pas continuer d'essuyer. Les deux sont loin d'être incompatibles vous savez. »

Elle essayait de détendre l'atmosphère avec une pointe d'humour. Elle ne voulait pas qu'il se braque sur son apparence. Il devait le faire assez souvent et si son apparence avait de quoi surprendre, voir effrayer, ce n'était pas le cas de la mutante. Elle était heureuse de voir à quoi il ressemblait.

« Vous êtes quand même mieux sans masque. Vous avez de très beaux yeux. »

Elle rougit légèrement sous le compliment mais c'était un fait. Il avait de jolis yeux, de très beaux yeux même. C'était la première fois qu'elle se faisait la remarque sur un homme. Cette idée la fit rougir deux fois plus.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Mer 26 Mar - 17:54

Le Camps Hammond ? Donc cette fille est une cadette ? Aîe… ça c’était le meilleur moyen de finir par me faire courser par tous les flics de New York, non pas que je pensais que Wendy allait révéler à ses collègues qu’elle c’était faite kidnappé puis finalement sauvé par Deadpool en personne, mais j’imaginais plutôt que du fait qu’elle allait très certainement rester ici pour une durée totalement indéterminée mais tendant plutôt sur le long terme, le camps tout entier ne se mette à sa recherche et qu’envers et contre tout, ces recherches ne mènent les autorité jusqu’à moi. Et pas que leur visite n’était pas plaisante, mais j’avais cru comprendre à maintes et maintes reprises qu’elles ne me portaient pas particulièrement dans leur cœur. Mes doutes se dissipent pourtant en l’espace d’une seconde lorsque la demoiselle poursuit alors son récit. J’écarquille les yeux derrière mon masque et arbore un sourire plus que fier, bien que tout autant invisible. Des cours où l’on aborde les super-héros ?? Et j’en faisais partie ? #Mec c’est trop la classe !!! On est célèbre !# -Je savais bien que notre réputation n’était plus à faire.- #Ca trou l’cul !# -Calmos ! Vous croyez qu’on est rangé dans quel catégorie ?- Catégorie ? –Super-héro ou super-vilain ?- Quel importance ? #L’importance c’est la considération patate !!# -Si nous sommes classés dans les héros, effectivement c’est classe- #Si on est classé dans les super-vilains, encore plus de gens voudrons nous casser la gueule !# On en a quelque chose à foutre de la considération des gens ? Qu’est ce que ca peut faire, de toute façon, héro ou pas TOUT LE MONDE à déjà envie de nous casser la gueule… alors un peu plus ou un peu moins…

Mine de rien je ne peux tout de même pas m’empêcher de rayonner d’arrogance tant apprendre que de parfais inconnu étudie ma vie semble être un truc cool ! Bon si on met de côté le fait que c’est surement pire que de la violation de vie privé puisque visiblement les élèves du camp Hammond en apprenait beaucoup sur la population entre les mutants, les surhumains et… les autres. Pourtant alors que mon regard se porte activement sur la jolie demoiselle, je crois bien qu’elle me paraît gênée. Gêné d’en savoir autant à mon sujet. Personnellement ça ne me fait ni chaud ni froid, surtout que les grandes lignes de mon histoire ne sont pas classé secret défense, se serait plutôt chercher les détails en profondeur qui aurait tendance à m’ennuyer, je n’aime pas beaucoup que l’on fouille dans mon passé sans que je donne mon aval, il est certaine chose qu’il faut savoir garder secrète, le mystère c’est toujours un bon plan auprès des nanas ! Et visiblement Wendy n’en savait pas autant qu’elle s’imaginait, pourtant ça semblait déjà trop pour elle. Voir ses joues s’empourprer soudainement ne manque pas d’attirer mon regard suspicieux. Mais pourquoi ? Ô grand pourquoi ? Sa gentillesse et sa bonté n’avait certainement d’égale que son honnêteté, et lorsqu’elle me propose de lui poser des questions afin que j’en sache autant sur elle qu’elle en savait sur moi, je suis sur le point de lui répondre que je n’ai aucune idée de question à lui poser et que de toute façon elle n’est pas obligé de me raconter sa vie (surtout qu’accessoirement j’en connaissait mine de rien une petite parti). Pourtant la jeune mutante ne cherche visiblement même pas à attendre que je l’interroge puisqu’elle démarre d’elle-même un récit autobiographique tout en continuant sa vaisselle.

J’écoute avec attention chacune de ses paroles, le torchon à la main, le regard plongé sur son visage qui me semble à la fois si près et si loin… son regard c’est entièrement évadé dans ses souvenir et j’ai presque l’impression qu’elle à totalement oublié ma présence. Chacune de ses paroles me semble être pour elle comme une torture. Sa vie est une succession de malheur et pourtant Wendy est certainement la personne la plus optimiste qu’il m’ai été donné de rencontrer. La maltraitance de ses parents, la tragédie de Samford, son travail dans les morgue… si on ajoutait à ça le kidnapping dont elle avait été victime et la tentative de son père de la vendre pour s’assurer la vie sauve… je crois bien que je peux affirmer sans me gourer que Wendy aurait toute les raisons du monde de voir la vie en noire et d’abandonner tout espoir d’un monde meilleur. Et pourtant sa force et sa bonne humeur ne sont pas qu’une façade j’en suis certain. La jeune mutante est réellement le genre de personne à croire que tout peut un jour s’arranger, que même les plus mauvais ont une part de bonté et je suis pratiquement certain que si un mec essayait de lui faire du mal dans n’importe quel sens du terme, elle trouverait toujours le moyen de lui sourire en lui murmurant qu’elle ne lui en voudrait pas. Ce genre de personne… qui on vécu une vie difficile et qui pourtant ne vois que le bon côté des choses, elles possèdent une force d’esprit surprenante ! C’est le moins qu’on puisse dire. Pourtant il me suffit de poser les yeux sur Wendy pour comprendre que malgré cet optimisme à toute épreuve, sa sensibilité est débordante. Les larmes qui perlent au coin de ses yeux disparaissent aussi vite qu’elles apparaissent d’un geste de sa main. Sensible mais fière malgré tout hein ? Je ne pouvais certainement pas nier que cette émotions dans sa voix lorsqu’elle m’a raconté son histoire m’avais laissé totalement indifférent, en fait… je ne débordais jamais vraiment de curiosité pour les personnes qui m’entourent, sauf si elles peuvent représenter un quelconque intérêt pour moi, mais Wendy… j’avais écouté chacune de ses paroles avec la plus grande attentions, le regard rivé sur elle, oubliant presque la « tâche » qui m’avait été assigné lorsque je m’étais saisis du torchon pour essuyer la vaisselle. Dire qu’elle avait réussie à me faire mettre la main à la patte en avait fais prendre un sacré coup à mon égos, j’étais même étonné de ne pas entendre les deux pipelettes me traiter de soumis à tout vas. #T’inquiètes pas, c’est pas parce qu’on dit rien qu’on en pense pas moins# -Mais si tu préfères qu’on le dise tout haut ça peut s’arranger- Nan, nan, nan… merci continuez de la fermer ça me va très bien ! Devant ce silence qui résonne, je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’il fallait que je dise quelque chose… mais quoi…

« Ca à du être… plutôt… dur… » Murmurais-je la tête basse.

Pourtant j’ai bien l’impression de ne pas être au bout de mes peines lorsque la jeune mutante en vient finalement à la question fatidique… ou plutôt la remarque fatidique. Je ne l’aurais pourtant jamais cru curieuse au point de se demander ce qui pouvait bien se cacher sous mon masque. Même si visiblement elle le savait déjà vu que je ne sais quel professeur le lui avait appris. Néanmoins je reste persuadé qu’une personne qui n’a pas vécu ce que J’AI vécu est strictement incapable de parler de ce genre de chose. Ca dépasse l’entendement, et même moi il m’arrive d’avoir peur de me regarder en face. Pourtant je n’arrive pas bien à cerner pourquoi j’ai l’impression que cette demande indirecte de me dévoiler à ses yeux a le don de me foutre autant le stress. Ce n’est pas que j’ai peur non !!! Non jamais de la vie ! Moi Peur ?? Hahaha laissez moi rire ! J’ai pas peur… se serait ridicule d’avoir peur… bon d’accord je crois bien que j’ai peur… nan en fait j’ai la trouille, une trouille bleu de voir sur le visage de Wendy le même genre d’expression qu’il m’ai été donné de voir à de multiple reprise. Pour autant que je sache, il y certaines personnes pour qui se genre de réaction me passe totalement au dessus de la cafetière, mais… mais il y à d’autres personnes… et allé savoir pourquoi ou comment, mais celle là, je crains leur départ. Peut être parce que j’ai toujours eu du mal à me faire des relations et que lorsqu’une personne m’appréciait envers et contre tout… j’avais les plus grandes difficultés du monde à les conserver. D’ailleurs… la plupart des personnes qui c’étaient jadis attaché à moi par le passé… il leur est arrivé malheur. Alors c’est pour ça que mes paroles avaient surement raisonné plus sèche et sévère que je ne l’aurais voulu au moment ou je m’étais dressé face à elle pour la forcer à prendre ses responsabilités en main. Wendy Araki avait voulu jouer les courageuse, alors maintenant qu’elle assume, j’étais bien curieux de la voir me découvrir, et tandis que ses mains s’approchaient doucement de mon visage, moi je fixais ses prunelles avec une intense concentration.

Lorsque le morceau de tissus tombe enfin pour me permettre de sentir passer l’air ambiant sur ma peau, je ne cesse de garder mon regard intensément agrippé dans celui de la jeune fille. Ses yeux s’écarquillent l’espace d’une seconde, et un sourire étire mes lèvres face à cette réaction plus que prévisible. En fait, c’est si elle n’avait montré aucun signe de surprise que je me serais certainement sentit le plus vexé. Mais j’attends, j’attends encore, et j’ai beau attendre, rien de plus que ce frémissement qui se dégage d’elle ne se produit. Son regard ne semble en rien rebuté et contre toute attente… elle se met même à sourire. Le mien disparait aussitôt pour se parer d’étonnement et mes paupière clignent frénétiquement en sentant sa main encore chaude à cause de l’eau se poser contre ma joue. Ce contacte c’est comme… une récompense… un geste pourtant anodin mais qui à mon sens parle bien plus que n’importe quelle parole. Et pourtant sa voix s’élève quand même pour me faire part de ses impressions. #Quoi ??? C’est tout ???# -Et ben… on à bien plus de chance qu’il n’y parait…- Lorsque Wendy se remet à sa vaisselle comme si de rien était, je reste interdits, incapable du moindre mouvement ou de la moindre parole. Comme si… tout ça c’était passé bien trop vite pour que mon cerveau ne parvienne à tout encaisser d’un coup. Mon cœur bat si vite que j’ai l’impression qu’il va s’échapper de ma poitrine, c’est une sensation on ne peut plus désagréable je dois dire. Et pourtant Wendy est toujours là, à continuer sa vaisselle en souriant, mon masque posé non loin d’elle et moi avec mon air toujours aussi ahuri… j’ai l’impression de me sentir bien con. #A quoi tu t’attendais ?# Baah… à tout sauf à ça… -C’est plutôt un bon point non ? Alors arrête de la regarder avec c’te tronche- Pourtant c’est plus fort que moi… j’ai l’impression d’avoir loupé un épisode de ma propre vie et je continue à regarder la jeune mutante poursuivre sa tache avec mon chiffon à la main comme un parfait abrutit. Et lorsqu’elle détourne à nouveau le regard vers moi pour me sourire de plus belle en m’intimant de continuer à essuyer la vaisselle je ne peux réprimer un soupir d’agacement en détournant le regard de sa direction.

« Tsssh…. Ouais, ouais, ça va, ça va ! »

Je me frotte énergiquement les assiettes à l’aide du chiffon avec mauvaise fois sous le regard amusé de la jeune mutante, chassez le naturel, il revient au galop, et je dois admettre que j’avais bien vite récupéré mon attitude désinvolte et hautaine, après tout je n’étais pas non plus le genre de personne en en faire des caisses et les situations embarrassantes, elles avait rapidement tôt fait de m’énerver aussi j’étais plutôt satisfais de voir que Wendy était d’humeur à plaisanter, ça m’évitait de réfléchir trop longtemps sur certaines choses qui m’aurais vite pris la tête. Le poursuit donc l’essuyage de la vaisselle jusqu’à ce que la voix de la jeune fille vienne à nouveau m’adresser la parole pour cette fois si se complaire en un compliment qui non seulement me surprend tellement que je manque d’échapper un « pardon ?? » de surprise. Mais en plus me fige une nouvelle fois dans mon mouvement. De beaux yeux ??? Est-ce qu’elle est sérieuse là ? C’était bien la première fois qu’on me faisait la remarque, d’ailleurs c’est aussi l’une des rare fois ou on me faisait un compliment… et certainement la toute première où ça concernait mon physique. L’étonnement manque également de me faire lâcher l’assiette que je tiens dans les mains, mais je parviens cette fois ci à faire jouer mes réflexes et la pièce de vaisselle s’en sort indemne envers et contre tout. Mais ce qui je dois dire me trouble le plus… c’est de vois les joues de Wendy s’empourprer soudainement et si cela avait été possible, les miennes auraient certainement pris la même teinte voir pire. #C’est mignoon ! On dirait deux adolescents entrain de flirter# -A quand le premier baiser ??- Aaaah ça suffit les conneries maintenant hein !! Comme si s’était possible que… #Que quoiii ??# Rien, rien… -Mouais… cause toujours !-

« Ah… m-merci… » Je baisse la tête de honte, j’ai vraiment une sainte horreur de me sentir autant gêné par un simple compliment de sa part et comme pour essayer de passer à autre chose, je change subitement de sujet de conversation, conscient que si ça ne ce fait pas maintenant… un nouveau silence gênant va à nouveau s’installer entre nous. « Bon, bon, c’est pas tout mais y te restes encore pas mal de boulot j’ai l’impression alors c’est pas le moment de bailler aux corneilles hein ! »

Dit celui qui ne fou plus rien depuis un moment alors que Wendy elle à pratiquement terminée la montagne de vaisselle que je pensais impossible à nettoyer. D’ailleurs le ton de ma phrase n’avait rien d’un reproche… en fait j’avais toutes les peines du monde à conserver mon sang-froid et on pouvait déceler sans problème, cette précipitation dans ma voix qui traduisait mon malaise. Ca devait être… plutôt amusant du point de vue de la jeune mutante… en tout cas ça ne l’était pas pour moi !
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Dim 1 Juin - 22:30

La situation était certainement très étrange. Heureusement qu'aucun inconnu ne pouvait voir ce qui se passait dans l'appartement de Deadpool parce que ça donnerait des sueurs froides ou carrément des crises cardiaques pour ceux qui connaissaient un petit peu le mercenaire et surtout sa réputation. Pourtant, l'homme essuyait tranquillement la vaisselle avec son « otage » qui ne demandait pas mieux que d'être là. Elle aurait pu se retrouver avec son père et ça n'aurait pas la joie. Elle n'osait imaginer ce qu'il aurait voulu qu'elle fasse, combien de gens il aurait voulu arnaquer. Elle ne devait pas penser à ça ou les larmes allaient bientôt revenir. Elle n'aimait guère penser à sa famille. Ses parents l'avaient trop exploitée. Pourtant, elle les aimait quand même et elle leur laisserait une chance si c'était possible. Sa mère était morte avant. Mais peut-être qu'elle pourrait un jour se réconcilier avec son père et le faire aller dans le droit chemin ou, en tout cas, dans un chemin moins tortueux que celui qu'il avait choisi de prendre.

Elle jeta un coup d’œil au mutant et avait toujours les joues rouges du compliment sincère qu'elle avait fait. C'était la première fois qu'elle disait ça à quelqu'un mais elle le pensait. Certains pourraient penser que c'était pour atténuer le côté défigurer du visage de l'homme mais ce n'était pas le cas. Wendy trouvait qu'il avait vraiment de très beaux yeux. Visiblement, elle n'était pas la seule à être un peu gênée. L'homme ne semblait pas très à l'aise pourtant il devait certainement avoir plus l'habitude qu'elle d'avoir des fréquentations plus ou moins poussées. Le voir baisser la tête amusa la jeune femme qui se concentra de nouveau sur les assiettes sales qui retrouvaient une seconde jeunesse sous l'effort de ses doigts et de l'eau chaude et mousseuse. Elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise. Elle n'aimait pas ça alors elle ne cherchait pas à l'imposer à d'autres. Il ne put s'empêcher de jouer les autoritaires, ce qui était plutôt mignon d'ailleurs, et la jeune femme accéléra ses mouvements.


« Oui, oui, bien sûr. Désolée. »

Sans plus attendre, elle reprit activement sa vaisselle. Elle ne chercha pas à pousser l'homme à finir d'essuyer. Il avait déjà fait un bel effort. Inutile d'en faire trop d'un coup. Le cœur étonnamment plus léger, la mutante continua et acheva la vaisselle avant de se mettre à faire les placards et le reste de la cuisine de manière générale. Arriver à la rendre totalement propre lui prit trois bonnes heures mais après le passage de la demoiselle, le carrelage aurait pu aveugler un non-voyant. Même Daredevil aurait été ébloui par autant de propreté. Mais Wendy n'en avait pas fini avec l'appartement. Elle déposa quatre nouveaux sacs poubelles pleins avec les autres dans le salon avant de passer à la salle de bain. La pièce était... désastreuse et l'odeur n'était franchement pas au mieux. La jeune femme se demanda même si elle servait à quelque chose encore. Elle soupira alors que monsieur Snoockums venait s’asseoir sur son arrière train auprès d'elle. Elle lui adressa un sourire.

« Toujours partant pour me donner un coup de patte, camarade ? »

Un « wouaf » enthousiaste lui répondit. Elle pénétra alors l'antre du chaos et commença par trier le linge qui assiégeait le sol et tous les endroits de la salle de bain. Au final, tout était sale donc niveau tri ça se limitait à deux tas, entre ce qui devait avoir été blanc et la couleur. Wendy mit tout en dehors de la pièce avant d'astiquer le sol et de dégager le coin de la machine à laver. Elle commença alors à la faire tourner. Par chance, elle faisait aussi sèche-linge. En attendant, elle s'attaqua à la douche, au carrelage, au lavabo et à tout le reste. Là encore il fallut un certain temps pour parvenir à enlever la crasse. Mais la mutante y parvint alors que la journée touchait à sa fin. Il ne restait plus que le linge. Elle mit les affaires de couleurs dans le bac à linge (oui, Deadpool en a un) et s'occupa du blanc. Elle se rendit vite compte que peu importe comment elle les laverait, les chemises ne retrouveraient jamais leur blancheur originelle. Elle décida donc d'utiliser son pouvoir, histoire de redonner une seconde vie au linge. En moins de quelques minutes, tous le linge blanc était niquel, aussi blanc et frais que s'il venait de la boutique. Il ne restait qu'à plier le tout. Elle emporta l'ensemble dans le salon et se cala dans le canapé avant de commencer à plier. Une planche à repasser aurait été la bienvenue mais il ne fallait pas trop en demander. Par contre, Wendy commençait à sérieusement fatiguer. Entre le combat de la nuit passée, le choc des retrouvailles houleuses avec son père et le nettoyage de l'appartement, la mutante était exténuée et elle avait faim en plus. Elle jeta un coup d’œil à Wade qu'elle avait laissé tranquille toute la journée. Elle savait qu'il s'était absenté pour aller sortir le chien et peut-être autre chose.

« Excusez-moi, est-ce qu'il y aurait quelque chose à manger ? Et où est-ce que je pourrai dormir ? Si ça ne vous ennuie pas, je ferais votre chambre demain. »

Elle continua son pliage sans se départir de son sourire même si la fatigue se lisait désormais sur ses traits. Sans compter que ses vêtements étaient en piteux état et elle aurait eu besoin d'une bonne douche. Elle puait la sueur et les produits ménagers.

« Est-ce que je pourrai utiliser votre douche et une de vos tenues ? La mienne est vraiment en mauvais état. »

Les affaires de Wade seraient fatalement trop grandes mais au moins elles étaient propres pour une bonne partie. C'était toujours mieux que ce qu'elle avait sur le dos.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Wendy M. Araki]   Mer 25 Juin - 14:41

M’efforçant de ne pas tenir cas des compliments, de la gêne et tout le bordel qui allait avec depuis que Wendy avait pu voir mon visage, je me contentais de continuer à observer la jeune mutante entrain de finir la vaisselle qui resplendissait déjà comme si on venait de la sortir de son emballage, s’en était presque… improbable. Et dire que tout ça trainait dans l’évier depuis… depuis je ne sais combien de temps et en quelques heures seulement la cuisine resplendissait de propreté… même Al n’aurait pas fait un aussi bon travail. D’un certain point de vu, c’était plutôt normal en fait. A force de regarder Wendy s’activer sans jamais perdre le joli sourire qui illuminait son visage, elle me faisait presque penser à Cendrillon… ce qui… par défaut ferai de moi la marâtre autoritaire et démoniaque ? Noooon… ça m’étonnerai que dans le conte, la belle-mère de Cendrillon l’ai déjà aidé à essuyer la vaisselle. Mais je m’égare. C’était presque déstabilisant pour moi de constater à quel point la demoiselle semblait toujours de bonne humeur prête à rendre service et à tout faire pour rendre mon appartement aussi rayonnant qu’un bâtiment témoin d’une grande entreprise d’immobilier. On aurait presque pu manger sur le carrelage de la cuisine tellement il brillait et sentait bon. Une fois terminée, Wendy ne s’arrêta pas là pour autant, elle sortie de nouveau sac poubelle qui vinrent garnir l’entrée pour former une montagne noir. Je levais la tête vers la cime du monticule. #Et beh… cette baraque n’aura jamais été aussi propre# -Et c’est pas grâce à toi- Pas la peine de commencer à me faire la morale, de toute façon moi ça ne me posait pas de problème d’habiter dans un dépotoir #Ouais, mais après faut pas s’étonner qu’on ai pas la côte auprès des nana# -Qui voudrait vivre dans une déchèterie pareille ?- Bah la prochaine fois vous mettrez la main à la patte ! #On est que des voix dans ta tête, ont peut pas faire le ménage# -BOULET !-

Finalement Wendy commença à s’attaquer à la salle de bain. Aie… j’ai de la peine pour elle… je sais pas depuis combien de temps cette pièce n’a pas vu passer une éponge… Pourtant, je ne l’entends ni râler, ni se plaindre une seconde, elle continue de s’activer en souriant et je la regarde du coin de l’œil commencer à trier le linge qui s’entassait dans la panière près de la machine à lavé qui n’avait servit qu’un nombre de fois relativement… limité. Je ne peux m’empêcher de l’observer longuement, elle et son sourire éternel qui ne semble jamais s’effacer de sur ses lèvres fines… comment est-ce qu’elle fait pour avoir toujours l’air de bonne humeur ? Surtout après ce qu’elle m’avait raconté plus tôt dans la cuisine. C’est presque louche ! Mais je préfère ne pas me poser trop de questions de toute façon réfléchir ce n’est pas bon pour moi. Je me décide alors à retourner dans le salon pour me poser sur le fauteuil devant la télévision, sans aucun scrupule à laisser Wendy continuer son ménage toute seule. QUOI ? De toute façon c’est bien ce qu’on avait dit non ? Elle est ici pour payer sa dette envers moi RIEN DE PLUS ! #Qui tu essais de convaincre, le lecteur ou toi ?# -C’est évident qu’elle te plaît cette fille- Je plaque mes mains contre mes oreilles et augmente le volume de la télé en essayant de me concentrer sur les informations qui diffuse encore et toujours les mêmes âneries sur la guerre civile. Je pousse un profond soupir avant de me détourner en direction de la salle de bain ou de petits bruits se font entendre. J’hésite à aller voir si tout se passe bien, mais je me ravise en prenant finalement la décision de sortir, un peu d’air me fera le plus grand bien, j’en peu plus de toutes ses vapeur d’alcool et de produits ménagers.

Je ne m’absence pas longtemps, le temps pour moi de passer au Tacos du coin pour aller récupérer de quoi manger ce soir. Même si la cuisine est à présent praticable, je dois bien reconnaître que préparer la bouffe, j’aime bien ça, mais cuisiner pour les autres… ça en revanche… j’avais pas vraiment l’occasion de pouvoir le faire très souvent. Lorsque je reviens à l’appartement, je suis accueillit par les jappements du chien qui vient réclamer quelques caresses étant donné que ma nouvelle invité avait mieux à faire que de s’occuper de lui. Je dépose les sacs de bouffes sur le plan de travail de la cuisine et retourne dans le salon pour amuser le clebs en lui lançant ça et là une petite balle en caoutchouc qu’il me rapporte pour que je renouvelle le geste encore et encore. Au moins, avec le salon rangé, il ne confond plus la balle et une part de pizza malencontreusement oublié sous le canapé. Finalement, la soirée débute et Wendy quitte la salle de bain les bras chargé de chemises toutes plus blanches et rayonnantes les unes que les autres. Euuh… attend c’est à moi ça ??? Je me souvenais même pas avoir des vêtements aussi propres, même lorsqu’ils venaient tous juste d’être acheté. La jeune demoiselle s’installe dans le canapé pour commencer à plier le linge et je la regarde faire avec attention. Enfin… je regarde plus son visage que ses mains… car je dois bien l’avouer, à chaque fois que je la regarde, elle me fait penser à une poupée. Pourtant la fatigue se lit déjà dans ses yeux, et alors qu’elle est certainement encore convalescente de ses blessures de la veille, elle n’a pourtant pas hésité à se démener pour nettoyer une bonne partie de l’appartement pratiquement à elle toute seule. Finalement, Wendy se décida enfin à demander s’il y avait de quoi manger et où est-ce qu’elle allait dormir. Je me redresse de mon fauteuil pour m’étirer avant de la fixer longuement.

« Je suis allé chercher de quoi manger tout à l’heure, bouge pas je reviens. »Je quitte Wendy pour me rendre dans la cuisine et reviens avec deux sac plastique remplis. Je les pose sur la table basse du salon et me rassois dans le fauteuil. « Sert toi, n’hésite pas. Pour cette nuit… tu n’auras qu’à dormir dans la chambre… je prendrai le canapé. »

#QUOI, on ne va pas lui faire le coup du ‘Y a qu’un seul lit va falloir se serrer un peu’ ???# -Sérieusement, t’es de plus en plus décevant !- #Où est passé le vrai Wade Wilson qui aurait fait n’importe quoi pour-# HEY !! Je suis même pas sur qu’elle soit majeur ! C’est juste une gamine ! Alors arrêtez de vous mêlez de ma vie privée !!! Je baisse la tête pour fixer mon sachet de bouffe tandis que Wendy continue de plier habillement le linge lorsqu’une nouvelle question vient franchir le pas de ses lèvres. Je fais les yeux ronds, dissimulés sous mon masque que j’avais remis avant de sortir, et finalement j’envisage la pile de fringues blanches entassée sur la table.

« O-oui bien sur… fait comme chez toi. Tu n’auras qu’à prendre une chemise, se sera trop grand pour toi mais ce sera toujours mieux que rien… »

Décidément je file mes chemises à tout le monde… entre Laura et Wendy… si ça continue va falloir que j’investisse dans une garde robe féminine pour refiler de quoi se fringuer aux autres nanas qui viendront squatter ici plus tard… enfin, si d’autres nanas viennent squatter ici plus tard. Je me décide finalement à entamer mon repas une fois que Wendy à terminer son pliage de chemise, je sors chaque portion de nourriture des deux sacs et les étales devant Wendy et moi. La bouffe mexicaine y à décidément rien de meilleur !! Je n’ai pas demandé à la jeune mutante si ça lui convenait, mais après avoir passé une journée entière en sa compagnie, je ne l’imagine pas être le genre de personne à faire la difficile.

« Et bien bonne appétit Wendy !! Tu l’auras mérité ce repas ! »

Je laisse échapper un léger rire alors que je relève le bas de mon masque pour venir mordre à pleine dents dans un tacos. Je m’affale dans le canapé après cette loooongue journée… bon je n’ai certes pas foutu grand-chose, mais faut bien reconnaître que de voir les autres s’activer tout autour de vous, c’est franchement aussi épuisant que de se démener soi même !
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