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 Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]

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MessageSujet: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]   Mar 28 Jan - 22:44


Voila le panneau de signalisation qui me fait face au loin et qui s’approche à grande vitesse pour finalement n’être plus qu’une ombre dans le rétroviseur de ma moto. La route continue pourtant de défiler sous mes roues alors que j’ai l’impression d’avoir enfin touché au but. J’ai traversé l’Amérique pour changer d’air, pour oublier, pour… passer simplement à autre chose. Trop de mort et trop de dangers autour de moi pour me permettre de rester auprès du Quentin’s Carnival. Je n’avais plus personne. Roxane était loin derrière moi maintenant et bien que mon esprit soit constamment dirigé vers elle, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle est surement mieux sans moi, en tout cas elle ne risque plus d’être la proie d’ennemis qui ne cessait de gagner en puissance et en ténacité au fur et à mesure du temps. Si j’espérait avoir emporté mes soucis et mes malheurs avec moi, j’avais pourtant bien l’impression que ça faisait un bon moment que je n’avais pas rencontré de difficultés que ce soit par les interventions de Mephisto ou bien de ses chiens serviteurs. Je n’allais certainement pas m’en plaindre, un peu de paix n’était pas de refus avec les évènements récent qui avaient tiraillés le monde, et la plupart des sources de ses évènements avaient tenu place ici, à New York, une ville aussi passionnante qu’elle était un mystère pour moi et en passant l’entrée de la ville, j’avais la nette impression de débarquer en territoire totalement inconnu. Ce n’était surement pas qu’une impression et bien que mon ancienne carrière de cascadeur m’ai permis de voyager un peu partout aux Etats-Unis, la côte Est n’avait pas été la destination que j’avais le plus fréquenté, pourtant en y réfléchissant, j’étais bien plus proche de mes origines ici que lorsque je vivais encore à Los Angeles. Un retour aux sources ? Allez savoir… même moi je ne crois pas avoir la réponse.

La journée était légèrement avancé et dans le ciel, le soleil brûlant de midi avait quelque peu décliné, à vu de nez il devait certainement être quelque chose comme 15h  pourtant la chaleur était toujours au rendez vous et pour une fin de printemps qui annonçait un bel été, c’était plutôt agréable. La chaleur était loin d’être une gêne, en fait, c’était à peine si je pouvais la sentir sous mon blouson de cuir. Un ciel bleu et parfaitement dégagé inondait l’horizon qui s’étendait à perte de vue, dévoilant de haut building et des pont et périphériques en tout genre. Pas de vent si ce n’est celui du à la vitesse de mon véhicule et ce temps de rêve à au moins le mérite de rendre mes idées noires moins lourdes. Dissimulé sous les bruits du moteur, les oiseaux doivent certainement piailler de bonheur et les cigales chanter tout leur saoul. Les routes sont pratiquement vides et je poursuis mon chemin sans vraiment me préoccuper d’une destination en particulier. Je suis à New York. Enfin. Mais… je dois dire que je n’ai pas vraiment réfléchit à ce que j’allais faire une fois arrivé à destination. Surement que j’avais prévu d’y réfléchir une fois sur place… et bien c’était le moment. Mais honnêtement, aucune idée ne me venait en tête pour le moment alors je me contentais de continuer tout droit… toujours tout droit. Et ce qui devait arriver… fini par arriver. Après une bonne demi-heure à rouler sans le moindre but, je finis par me rendre compte que si je continue comme ça, je vais finir par sortir de la ville. Alors je me décide enfin à prendre une bifurcation qui me mène dans une avenue dont le nom m’échappe totalement.

La population se fait plus dense, la route principale se remplie, me forçant à ralentir l’allure. Habitué aux cascades et au danger à moto, je ne me rend même pas compte que je roule sans casque, c’est une habitude chez moi, je ne me souviens même pas en avoir jamais eu un, et de ce fait, je ne me doute pas non plus que je risque d’attirer l’attention de la police, ce ne serait pas la première fois qu’on m’interpelle pour me dire que je me met en danger en roulant sans « protection ». Mais comme je l’ai souvent dit, dans un accident, casque ou non, soit tu meurs, soit tu vies et comme je me fichais un peu du premier cas de figure je n’avais jamais vraiment pris la peine d’écouter les forces de l’ordre me rabâcher encore et toujours la même chose. Les feus de circulations sont nombreux et dure un temps qui me parait interminable, mais ça ne résout pas mon problème de destination, à un moment donné il faudra bien que je m’arrête quelque part. Mais où ? Et comment me repérer dans l’immensité des rues de New York ? Le feu me permet à nouveau d’avancer, mais voila que 200m plus loin un nouveau me force à m’arrêter. Je pousse un long et tortueux soupir avant de m’affaler un peu contre mon guidon. Et tout ce monde autour de moi c’est pas vraiment un truc qui m’aide à me calmer, la foule était de loin ce que j’aimais le moins avec la ville, mais malheureusement y fallait bien faire avec. Je peux à nouveau redémarrer et je prends une nouvelle bifurcation qui me conduit sur une route légèrement moins bondée

Cette fois, je n’ai strictement aucune idée de l’endroit ou je me trouve. Autour de moi quelques boutiques sans grandes importance, des magasins de fringues et de chaussure, des boutiques d’informatiques… et toujours des immeubles à perte de vue, on aurait dit que quelqu’un avait tiré au sort les enseignes qui prendrait part ici et qu’on les avait disposé de façon totalement aléatoire. Et c’était pas tout ça mais à rouler depuis le levé du soleil je commençais sérieusement à avoir faim et si les boutiques inutiles semblaient border la route à n’en plus finir, pas l’ombre d’un snack ou d’un restau dans les parages… c’était quand même un comble ! Sur le bord des trottoirs les passants se presse comme si le temps allaient leur manquer, ça aussi c’est lourd avec les grandes villes, personne ne prend le temps de faire les choses, tout le monde cours après les aiguilles de leur montre en pensant pouvoir les rattraper et le pire dans tout ça c’est que ça rend les gens désagréable. Moi qui était loin de chercher les ennuis, ils venaient pourtant facilement à moi, et si j’avais été exempté de vrai problèmes ses derniers temps, ça ne me rassurait pas pour autant, je ne pouvais que me dire que le pire restait certainement à venir et qu’à défaut d’avoir été oublié par mes vieux démons, de nouveaux allaient certainement surgir de nulle par pour me pourrir la vie.

J’arrive à un nouveau feu de signalisation et lève déjà les yeux au ciel à l’idée de devoir encore poireauter de longues minutes pour rien. Heureusement, pour moi le feu change de couleur avant même que je n’ai à serrer les freins et je poursuis ma route dans m’occuper de ce qui m’entour. Oui bon d’accord, j’aurais certainement du faire plus attention au trottoir à ma droite car je ne vis pas débouler un piéton visiblement très pressé qui traversa la route sans prendre la peine de regarder si quelqu’un arrivait. Mon sang ne fit qu’un tour et heureusement que j’ai toujours de bons réflexes car à peine j’ai le temps de presser le frein de la moto pour piler que je me retrouve à quelque centimètres seulement de la personne qui avait manqué de passé sous mes roues. J’avais fais déraper la bécane sur le côté pour éviter un probable choc frontal et je me retrouvais bientôt totalement à l’arrêt, haletant comme si je venais de courir un marathon, mon cœur battant à un rythme effréné. Je viens poser mon regard à la fois exaspéré et inquiet sur le malheureux jeune homme qui n’était certainement pas passé loin de l’hôpital… ou la morgue au choix.


« Est-ce que ça va ??? Chuis désolé mais faudrait voir à faire plus attention en traversant ! » Lançais-je d’une voix tremblante et déphasée.

Je savais bien que les ennuis finiraient par se pointer… ce n’était pas un démon certes, mais si je me retrouvais déjà avec un procès au cul à peine arrivé à New York, sur que mon séjours n’allait pas être des plus agréable…



Dernière édition par Jonathan Blaze le Mar 26 Aoû - 13:13, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]   Dim 2 Fév - 15:38

Les périodes de temps libre se faisaient rares depuis que Seth avait rejoint le camp Hammond. Chaque sortie n’en était donc que plus intéressante. Sentir l’air frais mais pollué de cette ville, marcher sur ces trottoirs ça et là réclamés par la nature sous forme de plantes traversant le bitume, parcourir ces rues et ces allées, voilà quelque chose de tout à fait anodin et pourtant qui plaisait toujours autant au jeune mutant. La liberté avait un prix – peut-être plus ces temps-ci encore étant donné les évènements passés et les ombres en découlant – et chaque pas dans cette ville était comme une victoire pour le jeune homme qui ne savait que trop bien Ô combien les êtres humains de base savaient retourner leur veste en quelques secondes. La capacité de l’Homme à généraliser était surprenante et effrayante. Peu lui importait que certains individus sortent du lot et fassent des erreurs graves... c’était toujours la faute du plus grand nombre. Il suffisait d’un seul mutant pour que toutes sa race soit mise au pied du mur. Jeunes, anciens, femmes, hommes, humains, aliens... tous étaient mis dans le même panier sans pouvoir énoncer un seul mot afin d’expliquer ne rien avoir en commun avec ces énergumènes aussi inconscients que dangereux.

Ce n’était pas pour rien que Seth avait rejoint les rangs des pro-lois. A trop vouloir faire ce que l’on veut, on finissait par détruire la vie d’innocents. Bercé depuis toujours par les exploits des super-héros, le mutant se plaisait à penser que la guerre civile ne durerait pas et que tôt ou tard, les autres finiraient par retrouver la raison et comprendraient que la guerre entre mutants ne faisaient que les affaiblir. A quoi bon taper sur ses propres frères quand finalement tout le monde désirait la même chose : être accepté et considéré comme une personne ayant des droits et des devoirs. Aveuglé par ses idéaux, Seth n’était pas vraiment du genre à laisser passer les erreurs de mutants égoïstes – la catastrophe de Stamford étant un très bon exemple des choses qu’il espérait pouvoir éviter grâce à la formation au camp – et pourtant, ironiquement, le jeune homme savait se montrer très indépendant et casse-cou.

Mettre sa propre vie en danger ne semblait pas le déranger et il n’était pas rare de le voir parcourir la ville, sautant de toits en toits, faisant du parkour un peu partout sans jamais se demander ce qu’il se passerait si ses mains glissaient alors qu’il cherchait à se rattraper, si il calculait mal la distance entre deux immeubles ou ce qu’il se passerait également si il se faisait avoir par ses sens et finissait par sauter dans le vide sans même s’en rendre compte. A quoi bon penser à tout ceci quand on pouvait accomplir des choses étonnantes ? Pourquoi penser à sa propre mort quand on avait tant de personnes à protéger et aider ? La douleur n’était qu’un état qu’il avait déjà du outrepasser maintes fois au point d’en avoir peut-être même perdu le sens même de sa propre survie. Les trois mois passés à protéger la ville contre les créatures d’Apocalypse avaient sûrement été le moment essentiel l’ayant mené à un tel oubli de sa propre sécurité. Luttant contre momies et zombies à cette époque, il avait été jusqu’à se brûler jusqu’au coude à force d’utiliser son don de contrôle de la lumière et avait ainsi appris à oublier la douleur et le danger pour remplir son rôle de protecteur comme tous les autres mutants et alliés en cette sombre période.

Mais le passé était le passé, les brûlures avaient disparu tout comme les créatures effrayantes et les nuages de poussière. Le soleil brillait et baignait la ville de sa lumière chaude et enivrante – le temps parfait pour recharger ses batteries sans que personne ne s’en rende compte. Il pouvait donc déambuler librement, portant fièrement sa tenue de cadet tout en observant les gens flânant dans les boutiques. Le brouhaha incessant  de cette ville ne le gênait plus depuis longtemps ; il y était né, il y avait grandi et tous ces bruits faisaient partis de son quotidien.
Aussi, se retrouver nez à nez avec une moto et un conducteur surpris ne l’étonna pas plus que ça. Se faire percuter par une moto ou une voiture était chose commune dans cette ville où tous se montraient à la fois très paranoïaque mais aussi très insouciants – un véritable paradoxe. Son premier réflexe fut de stopper net face à l’engin, allant même jusqu’à l’effleurer avec ses paumes, sa respiration devenant profonde et son cœur s’emballant. Oh qu’elle était douce la sensation procurée par l’adrénaline !
La voix de l’inconnu résonna dans sa tête. Ignorant le conseil avisé de l’homme, Seth se mit à sourire puis à rire tout en tapotant gentiment l’engin qui avait failli l’écraser. Au lieu de s’excuser ou de faire une quelconque référence à cet accident évité de justesse, le mutant répondit « Wow il est super ton engin ! Ça doit être super agréable à conduire sur nos vieilles routes j’suis sûr. » Le klaxon de voitures dépassant la moto à vive allure ne fit que conforter Seth dans son idée : les gens avaient bien vite repris leurs habitudes, aussi bonnes que mauvaises. Toujours aussi bavard et ignorant certains règles fondamentales du savoir-vivre, le cadet tendit sa main vers l’inconnu en lui annonçant fièrement « J’m’appelle Seth. Seth Langdon. Bienvenu à New York, là où il fait bon vivre et... » « Dégage c*nnard ! » s’exclama un conducteur tout en les dépassant avec sa voiture aussi sale que sa propre face. « ... là où les gens sont aussi courtois et bien élevés que des ours affamés. »

Seth en aurait mis sa main à couper, ce gars là n’était pas du coin. Comment ? Tout simplement grâce aux mots qu’il avait énoncé en réalisant qu’il avait failli écraser un piéton. La plupart des conducteurs de cette ville auraient commencé à crier, voire même à se battre plutôt que de s’excuser. Les bagarres de rues étaient monnaie courante, surtout dans ce coin, mais cela ne semblait pas pour autant inquiéter le jeune mutant qui était habitué à cette violence gratuite depuis son plus jeune âge. Là où il y avait la gloire se trouvait toujours également la décadence. Tels des jumelles, la richesse et la pauvreté se côtoyaient sans jamais se mêler. Un étrange paysage que ce lieu.

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MessageSujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]   Dim 2 Fév - 19:24

Le temps semble s’être soudainement arrêté lorsque les pneus de la moto se mettent à crisser sur le bitume chaud pour permettre à ma moto de stopper sa course folle trop prêt d’un piéton insouciant et particulièrement chanceux. Sur le coup je ne cherchais plus vraiment à comprendre qui de nous deux étaient le plus responsable ou le plus négligeant… après tout, il n’y avait ni mort ni blessé et le jeune garçon face à moi semblait plus surpris qu’en état de choc après ce qui venait de ce passer. Reprenant longuement le court de ma respiration qui c’était coupée net au moment ou j’avais serré les freins sous mes doigts, je sentais mon cœur reprendre un rythme plus lent et mes épaules crispées par la tension commençaient tout juste à se détendre pour me permettre d’échapper un long soupir de soulagement. Soulagement qui fut pourtant jumelé avec cette appréhension certaine d’entendre alors l’inconnu m’insulter de tous les noms pour avoir manqué de l’écraser avant de m’annoncer fièrement que je ne m’en sortirais pas si facilement. Décidément mes premières heures à New York n’avaient rien d’une épopée formidable, elles ressemblaient plutôt à une sorte de mauvaise blague qui visait à me faire comprendre que partout ou j’allais j’étais capable de m’attirer des ennuis, même en parcourant simplement les rues.

Mais tandis que mon regard effaré se pose sur le rescapé celui-ci ne semble toujours pas avoir pris conscience qu’il venait certainement d’échapper à une mort violente et douloureuse. D’ailleurs, alors qu’il respirait profondément, certainement sous la retombée de l’adrénaline, le jeune garçon se mit soudainement à sourire puis… il éclata d’un rire simple et franc. Mes yeux s’arrondirent comme des billes et je levais un sourcil d’incompréhension… ça n’avait pourtant pas l’air d’un rire nerveux, ni même de ce genre de rire qui vous glace le sang et qui vous fait ressentir un sentiment d’insécurité, non, le rire de l’inconnu avait tout d’un rire amusé, un rire naturel comme celui que l’on échappe lorsqu’on est soulagé ou simplement heureux. Ce genre de rire qui... m’échappait un petit peu. Mais au moins la réaction du jeune homme avait eu pour effet de faire s’envoler totalement toute forme d’inquiétude qui pouvait encore trainer dans ma tête. Il n’était donc visiblement pas en colère et ne semblait pas m’en vouloir pour avoir manqué de l’envoyer visiter Saint-Pierre. Et ses paroles ne firent que confirmer mes pensées puisqu’il se contenta simplement de complimenter ma bécane ce qui m’emplie de fierté l’espace d’une seconde et m’arracha l’ombre d’un demi sourire l’espace d’un instant. J’hochais de la tête l’air de dire « Je rêve pas là ? » avant d’entendre soudainement multiple nuisances sonore raisonner dans mon dos. Entre les klaxons et les insultes qui fusaient déjà, le jeune homme qui se présenta sous le prénom de Seth n’avait absolument pas l’air de se préoccuper du fait qu’on gênait très probablement la circulation. J’envisageais sa main tendue avec ce même air déphasé au fond des yeux puis  lâchait le guidon de la moto pour répondre à son geste.

« Johnny... Johnny Blaze. Merci pour l’accueil, mais j’ai bien l’impression que t’es le seul à vouloir me souhaiter la bienvenue… »


Je me retournais dans un geste mal assuré pour faire face à une poignée de gars qui avaient choisit l’option de descendre de leur véhicule pour venir manifester leur mécontentement auprès du responsable de tout ce bordel. Leur voix se mélangeait comme une sorte de cacophonie énervante et lassante d’où ne sortait que jurons, menaces et autres gentillesses propres aux gens pressés et irritables de la ville. Tandis que Seth et moi nous faisions traiter comme de la vermine, je m’efforçais de conserver mon calme olympien et envisageais leur visage mécontent avec le plus de détachement possible, sans rien leur répondre, après tout, je me fichais pas mal de bloquer la circulation et bien entendu ce n’était pas avec des excuses que les choses allaient visiblement s’arranger. Mais préférant  faire profil bas plutôt que déclencher une apocalypse en entrant dans leur jeu de provocation je décidais finalement de descendre de la moto pour la décaler sur le côté de la route, invitant le jeune garçon à en faire de même d’un signe de tête. Le trafic pu reprendre non sans laisser de côté les coups de klaxons à répétitions qui continuaient encore à se faire entendre. Je poussais la béquille de la moto pour la stabiliser et me permettre de pouvoir m’appuyer dessus. Je lâchais un soupir de dépit, passant ma main sur mon visage avant de penser tout haut.

« Et ben… quel bordel… moi qui pensais pouvoir me faire une place à New York, c’est mal barré… »
Puis mon regard se détourna aussitôt sur Seth que je détaillais brièvement. Il avait tout du jeune homme de base si ce n’est peut être sa tenue qui rappelait un uniforme. « Au fait, tu as l’air de savoir que je viens juste de débarquer … comment t’as deviné ? »

L’idée même de me dire que je pouvais avoir l’air d’un bouseux ou je ne sais quoi d’autre ne me choquait même pas, pourtant je ne trainais avec moi aucun bagage conséquent si ce n’est un simple sac à dos contenant le stricte nécessaire. Après tout j’avais décidé de refaire complètement ma vie et vu que de toute façon je n’avais aucune réelle possession propre mis à part ma moto, je n’avais pas eu vraiment besoin de m’encombrer de fioritures. Et si ma première impression de la population New Yorkaise avait été une grosse déception, je gardais pourtant espoir de me dire que tout le monde n’était pas comme cette foule compacte et désagréable qui pensait de façon égoïste et cherchait le conflit pour un oui, ou pour un non. Et cet espoir il avait un nom et un visage. Seth, ce jeune inconnu que j’avais manqué d’emboutir et qui n’avait rien trouvé de mieux en guise de réaction que de se mettre à rire avant d’engager la conversation de façon tout ce qu’il y a de plus amicale. A y réfléchir, je me rends compte même que personne n’est venu voir si tout allait bien, s’il n’y avait pas eu de blessé, si la ‘victime’ n’était pas en état de choc… pourtant c’était pas les gens qui manquaient aux alentours, mais on aurait dit que pour beaucoup… les trois quart n’avait même pas tenu compte du fait qu’un piéton avait manqué de se faire écraser aujourd’hui. Et ajouter à cela les gens qui râlaient… ça ne dressait pas un portrait très flatteur des grandes villes… c’est surement à cause de cette agressivité constante que je préférais me tenir loin de ce genre d’endroit. Mais tous ces conducteurs exécrables n’étaient pas des criminels alors à part cette hargne qui se dégageait d’eux… aucune réelles mauvaises intention n’émanait vraiment de ces gens… juste une bande de cabots qui aimait aboyer pour se faire remarquer en somme. Seth lui dégageait plutôt de la sérénité et c’était bien plus agréable comme sensation. Me souvenant de ses paroles concernant la moto, un léger rictus étira le coin de mes lèvres.

« C’est une façon plutôt originale de faire connaissance  avec un inconnu, elle en a connu des lieux différents cette bécane, mais c’est bien la première fois qu’elle me permet de  rencontrer quelqu’un par hasard. »

Cette moto c’était un peu comme le fil rouge de ma propre vie, j’en avais hérité le jour de la mort de mon père adoptif et depuis nous n’allions plus l’un sans l’autre, elle m’avait emmené partout, même dans les endroits les plus improbables et il fallait admettre qu’aujourd’hui elle m’avait conduit à Seth de façon plutôt directe. En tout cas, je ne pouvais pas nier que j’étais soulagé d’avoir rencontré quelqu’un au milieu de ce labyrinthe de building et de rues qui se ressemblent toutes plus les unes que les autres.

« C’est surement un signe. »

Des paroles sincères bien sur. Il ne me venait pas une seconde à l’esprit que le jeune homme puisse me prendre pour un fou et me renvoyer mes histoires de signe et de hasard en pleine figure avant de reprendre le cours de sa vie comme si rien ne s’était jamais passé… Mais comme je n’étais pas du genre à me prendre la tête, je préférais plutôt  penser que ma rencontre avec Seth était réellement une bonne chose.


Dernière édition par Jonathan Blaze le Mar 26 Aoû - 13:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]   Lun 10 Fév - 14:16

L’étranger ne parvint pas à cacher sa surprise tandis que Seth se présentait comme si leur rencontre avait été la plus normale au monde. Les deux hommes auraient pu se croiser lors d’une soirée qu’il n’y aurait pas eu la moindre différence dans le ton employé par le jeune mutant. Enjoué, curieux et surtout très bavard, Seth oubliait bien souvent les convenances et règles de base à respecter lorsqu’on s’adressait à des inconnus. Loin d’être bête, il savait cependant se montrant très respectueux de ses supérieurs et des représentants de la loi –– mais parler à un inconnu ne semblait visiblement pas coïncider avec calme et respect de l’espace privé. Quelques minutes à peine s’étaient écoulées, et le voilà déjà qui serait amicalement la main de l’homme qui se présentait avant de se retourner pour observer les hommes descendus de leurs voitures pour se plaindre.

Le calme de ce Johnny Blaze ne manqua pas d’étonner le cadet qui l’imaginait déjà en train de se battre, s’échappant sur sa moto, le tout sur un fond musical mêlant AC/DC et Metallica. Déception... N’ayant pas la langue dans sa poche, le jeune homme ne put retenir un
« mais oui je t’aime aussi mon grand. » à l’un de ses hommes au vocabulaire aussi faible que son QI, tout en lançant un sourire Colgate au groupe d’hommes tout en se rapprochant du trottoir sous les bons conseils de Johnny. Le trafic reprit son cours, sans pour autant perdre de son charme new-yorkais avec ses klaxons et ses cris. New York...

« J’crois qu’ils t’aiment bien. » répondit le jeune homme avant d’échapper un rire doux, presque enfantin tout en s’appuyant contre un lampadaire, les bras croisés contre sa poitrine. « Dis toi que c’est leur façon de te dire bonjour. Ils ne sont pas méchants... juste pas très futés quoi. »

Tout en continuant d’observer la moto de son interlocuteur, Seth expliqua, « Comme tu peux le voir, les New Yorkais ont une façon très spéciale de conduire et surtout de réagir aux petits pépins qui arrivent sur la route. » Ayant grandi dans cette ville, le cadet était en effet habitué à toutes ces réactions que les gens pouvaient avoir au volant ; cette façon que le citadin avait de crier avant de voir si il y avait un problème. Etre à l’heure était toujours le plus important, et cela peu importe qu’il y ait eu un accident ou un suicide sur la route. Chacun pour soi, voilà le maitre mot de cette vile d’hypocrites et d’égoïstes. Une ville dont Seth faisait pourtant partie sans pour autant avoir été contaminé par cette mauvaise humeur et cette agressivité... tant qu’on ne le privait pas de café, il n’y avait aucune raison de craindre qu’il s’énerve. « On finit par s’y habituer. »

Toujours détendu et ignorant les multiples bruits de la ville, Seth continuait de bavarder avec cet étranger qu’il venait à peine de rencontrer – visiblement, manquer de se faire rouler dessus par une bécane de l’enfer ne semblait pas l’avoir perturbé plus que ça ; à croire qu’il y était abusé... chose qui n’aurait pas était étonnante connaissant l’énergumène qui passait son temps à se mettre dans des situations délicates et à risquer sans vie sans même s’en rendre compte. En un mot : Seth. Vêtu de sa tenue de cadet, le jeune homme semblait embrasser le rôle de futur protecteur comme si ceci avait toujours été sa destinée. Portant fièrement les couleurs du camp Hammond, le mutant montrait – en sortant ainsi malgré la tension causée par la catastrophe passée  ayant menant aux émeutes – qu’il y avait toujours un moyen de retomber sur ses pattes, de reconstruire ce qui avait été détruit et que, plus que tout, mutants et humains étaient faits pour régner ensemble pour mieux se protéger les uns les autres.

« Faut croire qu’elle a sa volonté propre. » répondit le jeune homme en riant gaiement alors qu’il continuait d’observer la moto qui avait mené à leur étrange rencontre, « Ou alors elle voulait vraiment me rouler dessus... qui sait. » ajouta-t-il en haussant un sourcil, un air mystérieux sur le visage comme on en voyait tant dans les films surjoués... regard qui ne dura pas, puisque Seth explosa de rire à l’idée que d’une moto cherchant à tuer les gens en leur roulant dessus. Un bon scénario de film d’horreur ceci dit. « Un signe ou pur hasard, on ne le saura probablement jamais. Quoi qu’il en soit, j’étais sur le point d’aller boire un café. Si ça te dit, moi j’suis pas contre une discussion avec un nouveau pote. »

Décidemment Seth était sans gêne et continuait de parler avec l’inconnu comme s’ils se connaissaient depuis toujours. De toute manière, que l’homme accepte ou non, la suite serait la même : Seth irait boire ce café avec double dose de sucre, double dose de chantilly, et avec des éclats de cookies le décorant. Pas question qu’il passe outre ce petit plaisir gustatif qui remettait toujours ses batteries au maximum... bien qu’il n’en ait pas du temps besoin étant donné toute l’énergie qu’il dégageait à cause de sa capacité à emmagasiner la lumière naturelle. Une journée aussi radieuse aurait pu le transformer en personne hyperactive s’il n’avait pas appris à contrôler ses capacités et surtout s’il n’avait pas compris comment laisser aller doucement les excès d’énergie sans que quiconque ne s’en rende compte.

Certes l’entrainement au camp l’aidait à améliorer ses capacités, mais c’était bel et bien les années passées, avant qu’il ne devienne cadet, qui lui avait permis de comprendre comment fonctionnait son emprise sur la lumière. Il ne suffisait pas de savoir comment l’utiliser pour attaquer ou se défendre... il fallait aussi savoir comment ne pas s’en servir inconsciemment. Absorber la lumière d’un lampadaire en pleine nuit n’aurait pas été de très bon goût dans cette ville où les accidents étaient aussi courants que les vols et les agressions en tout genre.


« Et c’est moi qui offre. » ajouta-t-il histoire de persuader son interlocuteur. Boire son café était une chose, mais bavarder en était une autre. Et il fallait bien avouer que Seth avait bien des choses à dire... tout le temps... partout... à tout le monde. Un véritable moulin à paroles.
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MessageSujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]   Dim 16 Fév - 19:50

Le rêve américain. C’est une de ces raisons qui vous pousse à vous expatrier en vous disant que de toute manière, partout où que vous ailliez, pourvu que ce soit ailleurs que chez vous, l’herbe sera forcément bien plus verte. Pourtant, si la ville de New York m’avait longtemps fait rêver avant que je n’y mette les pieds, ce n’était pas comme si la grande pomme m’ouvrait grand les bras pour me faire bon accueil. Un nouveau but atteint et ce même but semblait déjà vouloir me faire faire demi-tour à peine arrivé. Mais têtu comme je l’ai toujours été, ce n’était pas la population de conducteurs énervés New Yorkais qui allait me forcer à rentrer à Los Angeles, je n’avais certainement pas parcouru tous ces kilomètres pour me faire refouler à l’entrée de ma nouvelle vie. J’avais tout abandonné, mes amis pour le peu que j’avais, ma nouvelle famille, Roxanne… c’était certainement mieux ainsi. Ne regardes pas en arrière Johny, ne regrettes rien et surtout, n’abandonnes pas. Qui sait… peut être qu’elle pense à toi, quelque par, là bas. Ou bien peut-être qu’elle t’a déjà oublié. Bon accueil ou pas, je ne pouvais plus rebrousser chemin, et si aujourd’hui j’avais bien cru envoyer le pauvre Seth six pieds sous terre, et bien je n’aurais jamais pu m’imaginer qu’il prendrait si bien la situation pour le moins embarrassante. Bien sur y avait de quoi être interloqué du fait que le jeune homme se soit immédiatement confié à moi comme à un ami de toujours, mais comme peu de choses m’étonnait réellement depuis un bon moment, l’information avait surement plus de facilité à passer.

‘C’est leur façon de te dire bonjour’ qu’il m’avait dit en souriant, un peu comme lorsqu’un mec qui sort d’un environnement urbain débarque subitement à la campagne pour la première fois… le comportement des ‘bouzeux’ comme les gars des grandes villes aiment à les appeler sont la plupart du temps considérés comme une sorte de charme rupestre propre aux habitant des petits villages. Moi je ne venais pas d’un petit village reculé, tout comme je n’avais jamais habité à la campagne. Je préférais de loin le charme du grand Ouest Américain, mais aussi loin que je me souvienne, aucune des grandes villes que j’avais côtoyées par le passé ne ressemblait à New York. Et malgré le tempérament, pressé et désagréable de sa faune, j’avais réussis à rencontrer une personne unique. Aucun inconnu ne m’avait jamais aussi bien considéré que Seth alors que cela faisait à peine cinq minutes que nous avions fait connaissance. J’espérais, comme il tendait à me le faire croire, qu’on finissait par s’y habituer. J’haussais mollement des épaules en guise de réponse. A vrai dire, je me fichais pas mal d’être mal considéré par la population New Yorkaise, je me fichais même un peu du monde tout court, avec le temps j’avais pris l’habitude de vivre en solitaire et d’éviter de devenir le centre de l’attention. Même s’il arrivait à certaines personnes de se retourner encore sur mon passage pour murmurer à l’oreille de leur compagnons de route qu’ils avait déjà vu le gars qu’ils venaient de croiser quelque part, je n’allais certainement pas me retourner pour leur sortir un splendide « Mais bien sur ! Je suis Johnny Blaze, le cascadeur et ancien détenteur du record de la plus longue distance parcouru dans un saut à moto » Non… je préférais de loin m’effacer doucement de mon rôle d’icône et briser peu à peu mon piédestal.

Changer d’air, changer d’horizon, rencontrer de nouveaux décors, de nouvelles personnes, de nouvelles mentalités. Manquer d’écraser un piéton et faire la connaissance de Seth Langdon… voila à quoi c’était brièvement résumé mon début de journée. Rien de bien folichon en soit, mais ce jeune homme semblait posséder un capital sympathie suffisamment élevé pour m’autoriser à lui accorder un sourire. Chose peu commune lorsque je rencontrais quelqu’un pour la première fois. Mon regard se perdait dans la contemplation de la ville en mouvement, on aurait dit que les immeubles bougeaient tant la concentration de population était dense et active. Tout le monde se pressait à droite et à gauche, les coups d’avertisseurs continuaient à raisonner de temps à autres, se mêlant à la cacophonie des voix, des cris et des bruits de moteurs. En levant les yeux vers le ciel azur parfaitement dégagé, les rayons du soleil qui perçaient chaudement à travers les buildings venaient m’éblouir, me forçant à plisser les yeux pour mieux distinguer les contrastes de la ville. Il faisait chaud, c’était certainement le moins qu’on puisse dire. Les passants se pressaient en débardeur et en short ou en mini-jupe ras les fesses pour les jeunes filles les plus agréables à regarder… ou bien les plus… audacieuses pour le reste. Et moi j’étais là, adossé à ma moto avec mon perfecto noir sur les épaules et mon pantalon épais, ajouté à cela les gants de cuir qui recouvrait mes mains et vous aurez un bref apparu de ma tenu, bien sur c’est un t-shirt qui se trouvait sous ma veste, mais je n’avais pas encore daigné enlever la protection de cuir qui me protégeait un temps soit peu lorsque j’étais en route. Pourtant la chaleur ne me gênait pas le moins du monde… surement l’un des rares avantage à s’être habitué au contact du feu quasi permanent. C’était devenu un élément plus que familier avec le temps et les températures élevées avaient fini par ne plus faire ni chaud ni froid à mon corps… sans mauvais jeu de mot.

Je déposais nouvellement mon regard sur Seth qui me souriait en fixant de temps à autre la bécane qui me servait d’appuis, finalement il fit une première remarque qui étira un nouveau rictus sur mes lèvres, bien que je ne pu m’empêcher de glousser rapidement en me replaçant contre la moto pour m’y installer de façon plus agréable. Sa volonté propre hein ? Seth serait surement étonné d’apprendre tout ce que cette moto était capable de faire dans certaines situations. Rien que d’y penser, j’imaginais déjà la tête qu’aurait pu tirer le jeune homme en voyant la bécane cracher des flammes et même rappliquer jusqu’à moi sans un quelconque conducteur à son bord. Mon monde était plein de bizarreries mais je ne devais pas être le seul dans cette ville. Pourtant, pas mal de gens croient à l’existence des mutant ou des extra-terrestre alors que bien moins adhèrent à la potentielle présence des fantômes, démons et autres monstres de l’enfer… sans parler du Diable en personne. Ce n’était certainement pas le genre de conversation que je me voyais aborder avec l’adolescent pour le moment, mais il avait l’air si peu timide et tant ouvert d’esprit que l’idée me traversa l’esprit un temps.

« Qui sait… » Acquiesçais-je en croisant les bras, tout en soutenant le regard de mon interlocuteur. « Elle à vécu tant de choses par le passé alors elle est surement capable de tout… »  J’offrais un léger sourire à Seth, le genre qui donne un effet presque louche. « Je ne crois pas vraiment au hasard »

Alors oui, cette rencontre avait surement une signification comme toutes les choses qui nous entourait. Mais je ne cherchais pas à m’attarder sur le sujet de peur de passer pour un type… étrange. J’veux dire…. plus étrange que ce que j’étais déjà à la base. Lorsque Seth m’invita finalement à le suivre pour aller prendre un café en arguant qu’il aurait aimé discuter avec moi, je manquais presque de demander où était le piège dans sa question. C’était pas tous les jours qu’un inconnu vous offrait de partager son temps avec lui, qui plus est lorsque vous aviez faillit lui rentrer dedans avec votre bécane, et la dernière fois que j’avais accepté de faire confiance à un bienfaiteur, j’avais appris plus tard que celui que j’avais considéré comme un ami n’était en fait qu’une manifestation venant de Mephisto et visant à obtenir ma confiance pour mieux la retourner contre moi. Aussi lorsqu’un étranger se montrait amical et agréable avec moi, j’avais toujours ce vieux réflexe de me méfier avant d’accepter une aide quelconque. Je ne répondis pas tout de suite, laissant un long silence trainer entre nous, silence durant lequel mon regard hébété c’était perdu entre le vide et le regard de Seth. Le jeune homme rajouta alors qu’il tenait également à m’offrir la consommation, ce qui en soit était soit particulièrement gentil, soit complètement louche. Pourtant lorsque je me plongeais dans le sourire de l’adolescent, je ne parvenais pas à y voir une seule trace de mensonge, son rire était honnête et ses paroles sincères, il dégageait de la confiance et de la convivialité ainsi qu’une bonne pointe de bonne humeur et de joie de vivre. Des sensations qui irradiaient de lui et qui faisaient de Seth une personne chaleureuse alors qu’on ne la connaissait même pas. Une partie de moi me murmurait de faire attention tandis que l’autre se serait empresser d’accepter cette présence amicale et qui plus est utile dans le sens ou New York m’était totalement inconnu et qu’un guide n’allait pas être de trop pour m’aider à prendre mes repères. Je souris à mon interlocuteur avant de me redresser.

« C’est d’accord… j’accepte ton invitation, je roule depuis tôt ce matin et je n’ai pas encore eu l’occasion de manger un morceau alors j’ai l’estomac qui cris famine ! » Je retirais la béquille de la bécane avant de faire face à Seth. « J’t’embarque ? On ira bien plus vite en moto, y suffit que tu me guide… bon, j’ai pas de casque à te filer, mais j’ai encore tué personne sur la route, j’ai de bon réflexe. » Ajoutais-je en lançant un clin d’œil au jeune homme.

J’attendais donc de voir si Seth allait accepter de grimper sur la moto pour m’emmener jusqu’à l’endroit où il comptait savourer son café, dans ma tête, je pensais déjà à me prendre quelque chose à manger pour calmer les grondements de mon ventre qui se faisaient de plus en plus insistants.


Dernière édition par Jonathan Blaze le Mar 26 Aoû - 13:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]   Mer 5 Mar - 12:07

Sans se douter un instant que son caractère énergique et accueillant pouvait parfois paraître étrange, Seth passait son temps à accoster les gens autour de lui sans jamais penser que certaines personnes pouvaient voir un tel comportement d’un mauvais œil. Dans une société où tout n’était que trahison et mensonges, les gens avaient vite fini par devenir de grands paranoïaques, ne faisant plus confiance à personne, pas même à leurs proches, à leur famille, leurs meilleurs amis. Ne se préoccupant pas de tels détails, sans pour autant être naïf, le jeune homme préférait se montrer neutre lorsqu’il rencontrait quelqu’un. Tant d’enthousiasme n’était pas vraiment le meilleur exemple de neutralité mais c’était bel et bien avec un avis neutre, sans jugement, qu’il abordait une nouvelle rencontre, sans juger une personne au premier abord – comme le faisaient tant de personnes dans cette ville.

Ceci dit, même avec la meilleure volonté du monde, le mutant ne pouvait s’empêcher de penser que le motard face à lui avait quelque chose d’étrange. Même cette moto – bien que magnifique – dégageait quelque chose de bizarre et Seth n’arrivait pas à mettre le doigt dessus malgré son grand sens de l’observation. Peut-être était-ce simplement le côté ‘étranger perdu en pleine ville’ de cet homme qui était tout simplement la cause de ses questions. Mais il en fallait bien évidemment beaucoup plus pour stresser Seth et le faire douter. Plaçant ses réflexions dans un coin de sa tête, il avait eu vite fait d’ignorer tout ceci pour revenir à cette discussion agréable bien qu’incongrue.


« Par chez moi, on a l’habitude de dire que ce n’est pas le conducteur qui choisit la destination, mais le bolide lui-même. » répondit-il à son tour avant de rajouter, reprenant les termes de son interlocuteur, « Qui sait... »

Ce cher Blaze finit par sourire et accepta l’invitation désintéressé de Seth, ce qui – pour être honnête – ne manqua pas de lui donner un regain d’énergie... lui qui était déjà aussi excité qu’une souris ayant pris le jus et ayant bouffé une batterie au petit déjeuner avant de sortir.

Faisant mine de prendre un air sérieux, Seth répondit
« Il ne faut pas conduire le ventre vide, c’est dangereux tu sais. »

Peine perdu, le mutant ne parvint pas à garder son sérieux plus longtemps et explosa de rire, songeant au nombre de fois où on avait pu lui sortir ce genre de phrases sans pour autant qu’il écoute les conseils, bien que censés, qu’on lui donnait. Casse-cou et inconscient, Seth était l’exemple même de la personne qui ignorait le danger et passait parfois outre des détails importants au point de frôler la mort à maintes reprises sans jamais s’inquiéter. A la limite, un mutant qui se régénère ou qui a une peau hyper résistante aurait pu se le permettre... mais contrôler la lumière n’était pas vraiment un don de cet acabit et il faudrait bien un jour qu’il comprenne que sa vie ne tenait qu’à un fil.  D’un autre côté, ce côté tête-brûlée faisait de lui un adversaire redoutable car complètement inconscient et plein de surprises. Il n’était pas rare de le voir foncer avec sa moto vers un autre véhicule jusqu’à ce que l’automobiliste en face, pris d’effroi, décide de l’éviter, tandis que notre cher étudiant continuait de tracer sans se soucier de quoi que ce soit. Le petit con par excellence.

Aussi, lorsque Johny lui proposa de monter sur sa bécanne, Seth ne se fit pas prier et s’installa aussitôt sur la moto en s’écriant, d’un ton enjoué,
« C’est parti chauffeur ! En route vers le paradis du café et des tartes aux pommes ! »

Seth? En faire des tonnes? Mais non voyons... Bon si peut-être un peu ! Mais allez contrôler votre énergie quand votre corps absorbe l’énergie lumineuse autour de vous et qu’il fait un temps radieux à l’extérieur ! AH ON FAIT MOINS LES MALINS MAINTENANT !!! Qu’est-ce que je disais déjà ? Ah oui, le pays du café et des desserts en tout genre. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, les deux hommes arrivèrent au fameux café, prêts à dévorer tout ce qui passerait sous leurs crocs.

« Salut Seth ! Comme d’habitude je suppose...? » avait annoncé la jeune femme derrière le comptoir dès que le mutant avait poussé la porte de ce lieu empli d’odeurs alléchantes et pourtant subtiles. « J’suis avec un pote en fait. » avait-il répondu tout en souriant comme à son habitude, saluant les gens autour de lui qui semblaient le connaître. Oui, Seth était un accro au café, par conséquent il lui était presque impossible d’éviter ce lieu dès qu’il pouvait quitter le camp Hammond. Addiction quand tu nous tiens. « Okay, installez-vous et j’arrive pour prendre vos commandes alors. »

Invitant le motard à le suivre, Seth se dirigea vers une table installée dans un coin tranquille du café, laissant les autres clients revenir sur leurs conversations comme si de rien n’était. Au moins, ici on pouvait être sûr de ne pas être dévisagé pendant des heures pour la simple raison de ne pas être un habitué ou un habitant de la région. Les gens étaient là pour passer un moment tranquille et,  à l’instar de Seth, avaient d’autres choses à faire que critiquer des inconnus et espionner les conversations. Le café était une chose sacrée, il fallait donc savoir le déguster en faisant abstraction des détails inutiles autour de soi. Telle était la devise de la maison.
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MessageSujet: Re: Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]   Dim 13 Avr - 23:08


« Il ne faut pas conduire le ventre vide, c’est dangereux » Typiquement le genre de remarque qui me passait au dessus de la tête comme un oiseau en plein vol. Bien sur que c’est dangereux, et conduire une moto sans casque aussi c’est dangereux, et affronter le diable aussi c’est dangereux et se balader en ville au risque de tomber sur un criminel que le Rider voudrait exterminer… ça aussi c’est super dangereux ! Alors conduire le ventre vide comme s’amusait à me le faire remarquer Seth… c’était… un peu le cadet de mes soucis je devais bien l’avouer. Évidement je voyais bien au sourire qui étirait ses lèvres que je jeune homme ne cherchait pas à me faire la morale, d’ailleurs son soudain fou-rire ne manqua pas de confirmer cette hypothèse… surtout qu’il avait du mal à être crédible après avoir manqué de finir sous les roue de ma moto. Je meurs d’envie de lui répondre quelque chose comme « traverser la route sans regarder aussi c’est dangereux » mais je me retiens malgré tout. Si Seth semble suffisamment dépourvu de timidité pour oser la plaisanterie alors que nous nous connaissons à peine ce n’est pas vraiment mon cas. Bien sur j’imagine que l’adolescent ne doit pas être le genre de personne à se vexer facilement, mais c’est comme ça… j’ai toujours peur de blesser les personnes qui me sont agréable… autant physiquement que moralement. Et il fallait le reconnaître Seth avait une personnalité tout ce qu’il y a de plus sympathique. Il devait avoir beaucoup d’amis ou tout du moins beaucoup de personnes devaient l’apprécier. Comment ne pas aimer quelqu’un d’aussi enjoué et positif. Il débordait de bonne humeur et respirait l’honnêteté et la convivialité. Il se dégageait de lui quelque chose d’apaisant, enfin pas apaisant dans le sens de calme et posé parce que ça c’était plutôt l’inverse, mais apaisant dans le sens… rassurant. Et à ses côtés je ne pouvais m’empêcher de sourire tant sa bonne humeur semblait être communicative.

Lorsque je propose à Seth de grimper sur ma moto afin que nous arrivions plus vite là où il avait l’intension de m’inviter à « déjeuner » je ne peux que sourire d’avantage devant son enthousiasme hors du commun. J’ai à peine le temps de terminer ma phrase qu’il est déjà installé sur la bécane et attend patiemment que j’embarque à mon tour. Alors je ne me fais pas prier et enfourche la moto avant de démarrer le moteur qui se met à ronronner de plaisir. Cette seule sensation suffit à m’emplir de motivation, conduire une moto c’est un peu comme voler. On est libre et on laisse filer la route sous nos roues sans se préoccuper plus de ce qui se trouve derrière nous, seul l’avenir compte et je dois reconnaître que j’ai toujours aimé partager ma passion avec les autres alors le fait d’avoir Seth derrière moi me rendait plus heureux encore de chevaucher ma moto et lorsque nous quittons l’emplacement de stationnement pour retrouver la chaleur de la svalte, l’odeur des pots d’échappement et le bruit infernal des klaxons, c’est un peu comme si j’avais droit à un nouveau départ. Le début d’une nouvelle vie. Nous roulons à bonne allure et j’esquive les longues files de voitures en passant sur leur côté tout en suivant les indications de mon copilote. Le vent viens s’engouffrer dans les vêtements et les cheveux et la sensation de chaleur étouffante disparait avec l’animosité New Yorkaise qui m’avait accueillit. J’oublis presque instantanément les circonstances de notre rencontre à Seth et à moi comme si nous nous connaissions depuis toujours et que je venais de retrouver un ami après de longues années d’absence. Une sensation de légèreté s’empare de moi et c’est comme si toutes mes craintes et mes peurs s’éloignaient dans le miroir du rétroviseur.

Le trajet me sembla particulièrement court lorsque Seth m’indiqua que nous étions arrivé et je me déporte sur une place de parking afin d’y laisser ma moto. Un dernier coup d’œil en arrière avant de lever la tête pour observer l’enseigne du café. Seth est déjà près à entrer et je le suis de très près lorsqu’il pousse la porte pour pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Presque aussitôt une voix féminine s’adresse à lui en l’appelant par son prénom, j’en déduis bien vite qu’ils se connaissent et que visiblement l’adolescent est un habitué des lieux. La réponse du jeune homme ne me laisse perplexe qu’une simple seconde. Est-ce que c’est moi le pote en question ? Conscient qu’il n’y à personne d’autre avec nous et que Seth ne semble pas être le genre de personne à faire dans la demi-mesure, j’arrive bien vite à la conclusion qu’il parle effectivement de moi et cette simple pensée m’arrache un rictus amusé. Il y a des gens qui malgré les années ne vous considèrerons jamais comme des proches alors que lui, il ne lui aura fallu que quelque minutes pour se comporter avec moi comme s’il avait été un ami de longue date. Le monde est plein de surprise, plus particulièrement lorsqu’il s’agit de ce genre de surprise. J’avais même encore du mal à me faire à la situation et l’idée même que l’adolescent ne soit pas entrain de se jouer de moi n’avait pas encore totalement disparu de mes pensées. Le genre à voir tout en noir ?? Oui… peut être bien malheureusement, mais vous me comprendriez si vous saviez ce que j’ai pu vivre par le passer. La trahison et le mensonge sont des choses que je ne connais hélas que trop bien, et j’ai toujours la fâcheuse tendance à m’imaginer que les gens s’allient à moi par intérêt ou pour mieux se retourner contre moi par la suite. Mouais… un brin parano, mais je me gardais bien de le montrer après tout Seth n’avait encore rien fait pour mériter un tel jugement de ma part. Je me décidais donc de mettre mon comportement défaitiste au placard pour le moment et me concentrer sur le calme et la convivialité qui régnaient en ces lieux.

Nous prenons place à une table dans un coin du café près d’une fenêtre donnant sur la rue  ainsi que sur la circulation animée de New York. Mon regard se perd l’espace d’une seconde dans la contemplation de la ville et me demande comment je vais bien pouvoir me trouver une place au cœur de la grande pomme. C’est bien joli de vouloir repartir à zéro mais encore faut-il savoir comment ! Et à l’heure actuelle je suis comme un grain de sable en plein cœur du désert… je ne connais rien de la ville, je ne sais pas ou je vais loger et encore moins si j’arriverai à trouver un travail, et si j’y arrive… est-ce que je pourrais le tenir ? Trop de questions qui se bouscule dans ma tête et qui restent sans réponse et je reviens peu à peu à la réalité lorsque j’entends mon estomac se mettre à gronder soudainement pour manifester son mécontentement et son besoin d’être nourrit. La jeune fille qui nous à accueillit plus tôt n’a pas manqué à ses devoirs, nous n’avons attendu qu’une petite minutes que la voila déjà entrain de rappliquer pour prendre notre commande. Je n’ai aucune, mais alors aucune idée de ce qui me ferai envie, à l’heure actuelle tout ce qui m’importe c’est de manger, et peu importe quoi. Alors j’envisage la serveuse avec un air songeur, baladant mon regard hésitant entre Seth et la jeune femme comme s’ils allaient pouvoir apporter une réponse à une question que je n’avais pas encore posé.

« Et bien… je ne sais pas trop quoi prendre mais… j’ai faim. Alors je prendrai ce que vous avez de plus nourrissant ! »

Indécis ? Oui peut être bien, mais j’avais toujours quelque difficulté à communiquer sans me sentir gêné. Pas l’habitude de la conversation ou même se sortir très souvent. Alors lorsque la serveuse prend la commande de Seth et qu’elle s’éclipse derrière un comptoir pour préparer tout ça, je m’affale un peu plus sur la banquette  en poussant un léger soupir. Je peux presque sentir la fatigue de mon long voyage venir soudainement peser sur mes épaules et plus que jamais j’attends avec impatience de pouvoir enfin me requinquer. Je risque un regard en direction de Seth qui semble toujours déborder de bonne humeur et la simple vue de son sourire étire un rictus sur mes lèvres  alors que je viens poser mes avant bras sur la table pour joindre mes mains l’une dans l’autre.

« C’est vraiment gentil de ta part de m’inviter à me joindre à toi Seth, si on s’était pas rencontré je serais surement resté paumé encore un bon bout de temps… »
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Un jour j'irai à New York avec toi ♪ [Seth M. Langdon]

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