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 We can fight, or maybe just talk. [ft. Elijah]

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MessageSujet: We can fight, or maybe just talk. [ft. Elijah]   Dim 29 Juin - 20:29

We can fight, or maybe just talk.


Le temps en ce moment paraissait plutôt clément. Soleil, chaleur, ciel bleu à perte de vue. Rien de tel pour sortir le temps d'une journée, prendre l'air, se sociabiliser, rencontrer des gens, parler encore et encore jusqu'à que l'on perde conscience du temps qui passait plus vite qu'on ne l'aurait cru. Après tout c'était ce que faisait la plupart des gens de ce monde. On disait que le soleil avait un comportement positif sur celui des gens, les faisait sourire, rire, et améliorer leur humeur maussade. Mais aujourd'hui le soleil était encore assez haut et atteignait tout juste son zénith, or seulement il n'était pas seul et de
lourds nuages gris surplombaient la ville menaçant de gronder et de déverser leur pluie à chaque instant. Et c'était ainsi depuis l'enterrement de Captain America aussi connu sous le nom de Steve Rogers, à croire que le monde entier était en deuil, la pluie symbolisant les larmes, faire comprendre au peuple que le Captain n'était pas seulement un clandestin durant cette guerre civile mais aussi un homme. Et que tout humain qui se respecte pleure son prochain quand celui-ci tombe au combat. Captain America avait ces valeurs que la population appréciait, il était ce petit plus dans nos vies qui nous faisait espérer quelque chose des héros. Et il n'était plus, il ne restait que des souvenirs du porte-bannière étoilé, joyau de l'Amérique. Maria poussa un soupir. Tout ceci était derrière désormais, pourquoi toujours en faire trop ? Pourquoi toujours se morfondre sur soi à chaque fois qu'il arrivait un malheur ? Il fallait relever la tête, prendre sur soi et se battre pour les vivants, et non pour les morts. Et pourtant quoiqu'elle essayait de penser, de se raisonner quelque chose la rongeait. La brune  était encore dans l'Héliporteur du SHIELD qui surplombait de très haut la Grosse Pomme à une quinzaine de kilomètres environ, plus ou moins, à cette distance on ne comptait plus vraiment. La jeune femme contemplait le ciel et les nuages l'air absent. Elle avait les bras croisés sur sa poitrine et les sourcils froncés. Pourquoi. Toujours des pourquoi et aucune réponse claire. Un nouveau soupir et elle lâcha ses bras le long de son corps se détournant pour retourner aux postes de commande.

Pourquoi avaient-il tous cet air las et dénué de toute émotion ? Pourquoi murmurer sans cesse ? Pourquoi ces agents pouvaient être affectés ? Ici, dans les couloirs, pratiquement tous avait le mot de Captain aux lèvres, à croire qu'il s'agissait de l'évènement de l'année. Il y avait des sujets bien plus graves dont il fallait porter son regard. Combattre pour les vivants, c'est ce qui importe n'est-ce pas ? Alors qu'est-ce qu'ils fichaient, ils étaient des agents du SHIELD, ils avaient bien autre chose à faire que de s'apitoyer sur le sort d'un mort. Maria avait beau ignorer tous ces murmures, cela lui montait à la tête. Était-elle la seule personne raisonnable ici ? « Agent Blake. » Le dénommé s'approcha de sa supérieure qui marchait droit vers la sortie du vaisseau. « Je prends ma journée, vous prenez les commandes. Et surtout vous restez sur écoute. » L'agent acquiesça et laissa Hill repartir. Elle traversa les différents couloirs pour arriver jusqu'à ces petits appartements qui lui étaient réservés, mais dont elle n'utilisait seulement que lorsqu'elle avait des missions ou du travail à bord de la forteresse volante du SHIELD et qu'elle devait rester ici prête à intervenir au moindre besoin. Mais bien entendu elle préférait tout de même la vraie vie en ville, sur terre. Elle avait bien un logement dans New York. Mais aujourd'hui elle ne voulait pas y rester enfermée, elle avait besoin de penser à autre chose, elle voulait s'évader un peu, prendre du recul pendant qu'elle le pouvait encore. La jeune femme se changea, optant pour des vêtements civils, gardant son arme à feu sur elle, sait-on jamais, puis elle se rendit sur terre dans un profond soupir discret.

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C'est aux alentours de Central Park qu'elle choisit de venir se vider l'esprit et se détendre. Rien ne valait mieux que la proximité avec la nature pour retrouver le bon gout de l'air et se revigorer. Une simple cafétéria bar se dressa face à elle et la jeune femme s'appropria une table en terrasse, s'asseyant sur une des chaises et croisant les jambes. Le temps se gâtait mais les nuages n'étaient décidément pas décider à laisser l'eau s'échapper pour le moment. Et alors que Hill levait la tête pour les regarder, elle revit là les mêmes nuages qui étaient présents lors de la cérémonie de l'enterrement de Captain America. « Madame ? Vous désirez ? » Maria tourna la tête vers la serveuse en souriant poliment. « Un café s'il vous plaît. » Son regard se posa sur le parc de l'autre côté de la rue. Malgré le temps et les évènements, la nature persistait à rester en vie, à paraître toujours aussi verte comme si tout ce qui s'était passé n'avait aucune influence sur son état. C'était comme ça qu'il fallait réagir pour Maria, ne pas s'effacer et ne pas déplorer les pertes dans son coin jusqu'à que cette fleur présente en chacun se fane, pour difficilement se remettre par la suite. La jeune femme se secoua la tête et paya la serveuse dès que celle-ci lui servit sa boisson. Hill porta la tasse à ses lèvres, plutôt soucieuse. Pourquoi penser à tout ceci alors qu'elle cherchait à l'éviter ? C'est qu'un souvenir revenait à elle plus souvent qu'elle ne l'aurait cru.

C'était avant la guerre civile, avant que tout ceci n'empire, juste avant que deux camps ne se forment au sein de la communauté des Super-Héros. Quelques minutes avant que Steve Rogers aka Captain America ne devienne un clandestin et entraine ses propres troupes à sa
suite. Elle devait savoir, elle avait besoin de savoir s'il était avec eux, avec la loi ou non. Elle l'avait convoqué, seul, elle avait besoin de lui parler et de découvrir ses intentions sur les récents évènements qui avait frappés une nouvelle fois la population et la communauté des Super-Héros. Cette fameuse loi de recensement qui faisait tant de bruit. « Captain. » « Commandante Hill. » Neutre, comme à son habitude. Il était un des piliers qui avait forgé la puissance de ce pays, il influençait les gens, les autres héros et les plus jeunes, imprimant ses valeurs dans leurs esprits. Maria savait pertinemment que s'il ne se recensait pas, le pays serait déchiré en deux, et une guerre ou un conflit de grande importance prendrait part. Elle devait savoir s'il était en faveur de cette Loi. « J'aimerais savoir ce que vous pensez de la Loi de Recensement. Prendrez-vous part à une discution avec vos autres amis aux supers-pouvoirs ? » Le soldat avait planté son regard toujours neutre dans le sien. « Ce n'est pas à moi d'en juger. » Mensonges... « Arrêtez ça tout de suite ! Vous êtes un soldat, faites preuve de respect envers vos supérieurs. Montrez au moins un peu de respect à cet uniforme que vous portez, il n'est pas seulement là pour faire joli. » Et il avait parlé de guerre, de division du pays comme beaucoup s'en doutaient. Tout le monde se doutait de quelque chose après tout. On doutait de nos proches, on doutait de nos ennemis pas si différents de nous peut-être. Le doute persistait. Cette Loi était-elle nécessaire ? La situation s'était légèrement envenimée et le ton était monté d'un cran. « Je vous demande simplement de vous plier au gouvernement Captain. Cessez de jouer au Vengeur Solitaire. Pour moi un super-vilain est un homme masqué qui refuse de se soumettre aux lois... » Et les armes s'étaient pointées vers le symbole américain qui commençait à voir rouge. « Baissez vos armes où je ne réponds plus de rien. » Hill avait froncé les sourcils mais n'avait pas lâché prise. Et avant que le massacre ne commence, avant qu'il s’enfuie, avant que tout ceci ne commence il lui laissa quelques mots qui la faisaient réfléchir encore maintenant. « Soyez maudite, Hill... » Trois mots qui résonnèrent dans son esprit comme un violent coup de marteau.

Ce fut un vacarme dans la boutique, une épicerie visiblement, à côté du bar qui la fit sursauter, la faisant lâcher sa tasse qui alla se briser au sol, répandant le liquide encore chaud sur le plancher en bois massif. Il y avait visiblement un problème, des gens qui parlaient fort, des coups peut-être, cela avait l'air d'être violent. Les gens aux alentours s'en allèrent et sortirent en courant du bâtiment. Réflexes et pratique obligent, Hill se leva soudainement pour rejoindre la zone, sortant son arme à feu et se mettant en position pour intercepter qui que cela pouvait bien être. Elle entra, ou du moins fit quelques pas vers l'entrée en pointant son arme sur la première silhouette qu'elle vit. « Agent du SHIELD. Je vous ordonne immédiatement de poser toute arme à terre et de vous allonger face contre terre les mains sur la tête. Maintenant ! » Elle ne pourrait peut-être pas gérer la situation toute seule, surtout s'il s'agissait plus que d'un simple homme avec une arme à feu, elle attrapa de son autre main son portable et taper le numéro privé du SHIELD. « Ici l'Agent Hill, j'ai besoin d'une patrouille de dix agents armés. Central Park, vous avez les coordonnées. »


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Dernière édition par Maria Hill le Mar 1 Juil - 22:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We can fight, or maybe just talk. [ft. Elijah]   Mar 1 Juil - 16:41

le soir de l'enterrement du Captain - 20h00

"Pour chaque forces dans l'univers, il existera un parfait opposé. Pour chaque héros.. Un criminel, pour chaque victoire.. Une défaite, et pour chaque vie, il y a une mort. Nous avons perdu un grand Homme, mais que représente vraiment ce nous ? Il représente vous, moi, le bureaucrate ou encore la petite écolière. Tout le monde connaissait son nom, tout le monde rêvait de le rencontrer un jour. Certains l'ont connus en tant que soldat, d'autres en tant que simple civil, ou encore en tant que héros. Tous ces titres le définissaient comme un Homme bien, apportant la paix. A mes yeux, c'était un mentor, un chef, un ami, un ami. J'ai eu l'occasion de lui sauver la vie, cette occasion fut malhreuseument unique car si
 j'en avais eu le pouvoir j'aurai tout fait pour éviter son assassinat. Aujourd'hui, il repose en paix, ayant rejoint la plupart de ses frères d'armes de la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, nous devons sauvegarder sa mémoire, faire de lui l'image patriotique dont l'Amérique, dont le monde a besoin. Aujourd'hui nous devons continuer à nous battre, pour achever le combat qu'il menait depuis tant d'années. Nous sommes tous tristes, ou encore en colère vis-à-vis de sa disparition, mais nous ne devons pas nous arrêter à cela non. Aux yeux de certains d'entre nous, il n'était pas seulement un camarade, mais un amour ou un frère. Ce n'est pas en son nom que je parle, mais en ce qu'il a construit, cette image de la bonté, du héros que nous devons faire perdurer, Aujourd'hui il est mort, mais demain vous sentirez sa présence dans les rues, le résultat de son long combat. Steve Roger, Le Captain America ne disparaîtra jamais. "

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Aujourd'hui - 18h52

"Eli, toi qui va toujours super vite, il n'y a pas moyen que tu ailles chercher quelques 'teilles à l'épicerie à deux rues d'ici ?" J'avais vraiment pas envie non, mais est-ce que j'avais le choix ? C'est limite si je ne me tape pas l'incruste à cet apéro alors bon, je ne peux pas trop refuser. De toute façon, je ne peux pas me soûler pour la simple et bonne raison que l'alcool n'a plus aucun effet sur mon corps depuis que j'ai mes pouvoirs... Je dirai que c'est l'un des seuls
points négatif. Il ajoute que j'ai encore le temps avant de partir, on est pas pressé puis de toute façon, le match commence à 20h00 donc on a vraiment le temps. "Sans Captain America, vous croyez que ça va changer grand-chose ? J'veux dire, avec tous les super-héros que New York compte..." Mon sang ne fit qu'un tour après ces mots, je répondis donc "C'est vrai, il y a un tas de héros, mais pourtant il y a toujours énormément de problèmes.. Alors imagine sans l'un des pilliers des Avengers !" Jim prit la parole à son tour "Ouai enfin il y a tellement de super-héros que des gamins en sont morts. Je les maudits tous, je n'ai plus confiance à donner aux Avengers ou à qui que ce soit d'autres." Je décide donc de répondre dans la foulée "Tu serais sans doute mort à l'heure qu'il est sans eux, je pense qu'avant de juger les mauvais actes, faut apprendre à regarder les bons, et y réfléchir." Puis, c'est après un long soupir que je me lève et quitte la pièce "C'est par où ?" Jim fait mine de réfléchir et dit "Première à droite, puis tout droit, puis première à gauche". Je me dirige donc vers l'ascenseur juste en face de l'appartement où nous allons boire ce soir devant un match amical des Nuggets de Denver contre les Bulls de Chicago. Dans ma poche, j'avais les 30 dollars que Jim m'avait passé pour que j'achète les packs, mon porte-feuille et mon téléphone. Sur mon dos je portais un sac noir avec à l'intérieur.. Ma tenue de Patriot. Je le porte toujours avec moi "au cas où"..Surtout depuis l'assassinat de Captain. S'il s'est fait avoir, nous sommes tous en danger. Le petit ding retentit enfin, m'indiquant que l'ascenseur est arrivé au rez-de-chaussé. J'entame donc ma marche, suivant les instructions que Jim m'avait donné afin de ne pas me perdre, je n'ai pas l'habitude de me balader par ici, donc j'ai un peu de mal à m'y retrouver. Il m'a dit qu'à partir du moment où je voyais un bar juste à côté, je serai au bon endroit. Mes pas foulaient le sol du trottoir, pendant que mes yeux recherchaient la fameuse épicerie. Dans mon sac, je pouvais entendre des petits *cling* par moments. Mes Shurikens qui s'entrechoquaient, ou alors ma ceinture heurtant un autre morceau du costume, je ne sais pas. Les mains dans les poches, je m'avançais donc vers la fameuse épicerie que j'avais enfin dans mon champ de vision. Mais quelque chose attira mon attention, Une voiture noire pilla devant l'épicerie, bloquant la porte et 3 hommes sortirent tous du côté le plus accessible, défonçant la porte *et merde.* Je commence à courir vers le coin de rue le plus sombre et enfile ma tenue *putain, obligé de se changer dans des ruelles maintenant, merci Stark.*


Inutile de préciser que je n'avais pas mon bouclier avec moi, j'allais donc devoir le la jouer rapide et efficace. Je balance mon sac sur un toit que je prévois de récupérer après que tout ça soit terminé, puis pendant que je cours vers le bâtiment je réfléchis à un plan, ils sont trois et je suis seul.. Je dois les forcer à se battre à mains nues, donc s'ils ont des armes, les supprimer dès le début. Pour la suite.. J'improviserai, je n'ai pas trop le choix de toute façon. Je pousse la voiture, la dégageant de devant la porte.. Ce que j'aimerais être Hulk, pouvoir porter ce tas de ferraille et l'envoyer loin. Je rentre et regarde les trois hommes cagoulés, tous muni de M9 "S'y mettre à trois pour braquer une simple épicerie ? Je ne savais pas que devenir criminel impliquait de perdre son courage." L'un d'eux se tourne vers moi, et répond "Il veut quoi lui ? " avant tendre son flingue vers moi. Par réflexe je sors trois de mes shurikens et les balance tous sur les canons des armes, les
rendant inutilisable "Désolé poupée, j'ai cassé ton joujou ?" Puis je commence par bondir sur le plus proche, tandis que les deux autres commencent à se rapprocher. J'envoie le premier bandit au tapis facilement en lui frappant dans le genoux puis dans le sternum. L'un d'eux se met derrière moi et tente de m'immobiliser en m'attrapant les bras et la nuque, mais en plaçant bien mes pieds j'arrive à prendre assez d'élan pour le faire passer par-dessus mes épaules, m'accroupissant je lui file un coup direct dans la tempe qui le rend inconscient "T'es qui toi ? Le fanboy de Captain J'suismort ?" Mes poings se serrent et j'attrape le col de l'enflure, avant de lui mettre une droite.. Puis une autre, et encore, je ne m'arrête pas avant de sentir son nez n'être plus que de la bouillie. Je le laisse tomber à terre et regarde l'épicier, en état de choc "Tout va bien, appelez la .." Mais une voix m'interrompit "Agent du SHIELD. Je vous ordonne immédiatement de poser toute arme à terre et de vous allonger face contre terre les mains sur la tête. Maintenant !" Toutes armes ? T'arrives trop tard ma vieille, j'ai dû me démerder seul. Sauf que maintenant je suis officiellement dans la merde, il n'y aura pas faucon pour me tirer du S.H.I.E.L.D cette fois-ci, bordel je fais quoi ? Je n'ai pas mon comlink, impossible de contacter les Jeunes Vengeurs. "Ici l'Agent Hill, j'ai besoin d'une patrouille de dix agents armés. Central Park, vous avez les coordonnées." je soupire longuement avant de la regarder dans les yeux "Vous n'avez donc rien d'autre à faire que chasser ceux qui vous aident ? Les criminels sont neutralisés, laissez moi partir maintenant." J'essaie, on ne sait jamais, dans un élan de bonté elle oubliera cette fameuse loi, ainsi que toutes les fois où ils ont essayé de me choper car je ne suis pas d'accord avec elle.
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MessageSujet: Re: We can fight, or maybe just talk. [ft. Elijah]   Ven 18 Juil - 3:44

We can fight, or maybe just talk.

Pourquoi le passé revient toujours nous hanter ? Pourquoi nous faire revivre quelque chose que l'on a déjà vécu et qui ne nous est pas des plus agréables, qui aurait envie de revivre un moment difficile de sa vie ? Pourquoi s'acharner, qu'est-ce que cela pouvait bien apporter à part remonter des mauvais souvenirs pour encore retomber dans une profonde méditation sur la remise en
cause de soi-même ou sur des choix qu'on aurait pu regretter. Se rejouant la scène encore et encore en se demandant pourquoi cela ne s'est pas passé comme prévu, pourquoi cela a tourné au drame ? Jusqu'à se rendre coupable, se demander si on avait bien fait de faire tel ou telle chose, si tout compte fait ce qui arrive n'est pas de notre faute, et si on avait fait le contraire les choses auraient-elles tournées différemment. Et surtout pourquoi maintenant ? Surtout pour Maria, elle qui n'était pas très nostalgique et n'avait pas eu d'évènements personnels importants au cours de sa vie, songer au passé elle se le prohibait toute seule. Elle n'avait rien à cacher. Et pourtant le destin, s'il existe, avait décidé de remettre ça sur le plancher. Cette discussion avec le Captain qui avait causé le début de la guerre civile et des tensions au sein des héros elle se la repassait souvent en mémoire, surtout récemment depuis la mort en l'enterrement de Steve Rogers, comme un vieux fantôme venu la hanter pour la faire culpabiliser. Elle se faisait des scénarios en tête : et si elle n'avait pas dit ça mais plutôt ceci, si elle n'avait pas fait ça mais cela. Elle ne pouvait pas savoir, mais elle était curieuse et aurait aimé savoir, savoir si cela aurait évité tous les désagréments qui s'en suivirent. Mais en fin de compte, c'était Captain America qui avait fait son choix, n'est-ce pas ? Mais ça comme tout le reste jamais personne ne le saura et c’est bien triste.

Maria se précipita, arme à feu dans les mains vers la zone de combat apparemment dans l'épicerie. Les criminels en étaient à voler des épiceries ? Sérieusement ? Peut-être que les petits caïds du quartier se faisaient les cibles les plus faciles pendant que les vilains faisaient face aux héros, détournant l'attention ce qui était parfait pour les voleurs dans le genre. Peu importait présentement, mais ce n'était pas des simples pilleurs. Une voiture noire était stationnée devant l'épicerie empêchant d'entrer mais elle était déplacée. Pourquoi ? Un peu mieux garée et elle aurait servi parfaitement en bloquant l'entrée. Mais non. Les marques au sol que Hill vit en baissant prudemment le regard laissa penser que quelqu'un l'avait dégagée. Quelqu'un d'autre ? Un héros ? Recensé ou pas ? Elle poussa un très léger soupir en relevant la tête et entrant avec prudence, évaluant la situation, son pistolet devant elle, chargé et prêt à tirer. Un homme, trois autres à terre, un autre certainement le commerçant était derrière son comptoir et les derniers civils effrayés sortaient en courant. La jeune femme visa directement l'homme encore debout au milieu de ces trois corps qui visiblement étaient encore vivants mais souffraient atrocement de leurs blessures, assommés. Elle prit directement les choses en main comme le protocole l'exigeait et commanda une patrouille du SHIELD le plus vite possible, bien que la menace soit neutralisée. Seulement le problème était le suivant : cet homme en tenue de super-héros apparemment elle ne le connaissait pas. Il ne faisait pas partit des recensés. Croyez-là, elle avait regardé la liste en long en large et en travers histoire de connaître ses alliés et les différencier de ses ennemis à l'avenir. Et elle pouvait vous affirmer avec certitude que cet homme n'avait pas répondu à la Loi de recensement, et que son costume rappelait un peu trop bien celui du Captain America...

« Si tous les criminels sont neutralisés ? Je ne crois pas non. » Maria lâcha une main de son arme pour la tenir plus fermement de l'autre, faisant un pas sur le côté toujours à égale distance du "héros" pour se rapprocher du comptoir et s'assurer que le commerçant allait bien, lui faisant un signe au passage pour lui commander de sortir d'ici ce qu'il fit aussitôt. La
jeune femme tourna de nouveau le regard vers l'homme qui était là et le dévisagea gardant son arme pointée sur lui, à une distance suffisamment respectable pour pouvoir tirer à temps si jamais il comptait se défendre et tenter quoique ce soit pour s'échapper de son autorité, comme un criminel, un fugitif, un héros en cavale, résistant à la loi et au gouvernement. Nostalgie et souvenirs quand vous nous tenez. Maria revoyait le Captain devant elle en cet instant, quoique celui-ci était plus petit et moins imposant, mais la scène était quasiment la même. « Vous savez, pour moi, un criminel est quelqu'un qui ne respecte pas la loi, qui refuse de s'y plier et qui nie qu'un jour il a juré de servir son pays dans la justice. C'est ça un criminel. Vous devenez un vilain vous-même alors que vous vouliez faire autre chose. C'est un talent gâché non ? » Dans l'esprit de Maria cela faisait douloureusement écho à ce qu'elle avait dit à Steve Rogers, un écho lointain mais qui pourtant revenait sans cesse, comme si quelqu'un s'amusait à le crier une nouvelle fois pour qu'elle le réentende. « J'ai cependant l'habitude de connaître leur identité. Vous êtes ? » Il fallait gagner du temps en attendant le SHIELD, car s'il avait les mêmes "pouvoirs" que la plupart des héros la simple humaine qu'elle était, même surentrainée résisterait certes, mais la victoire n'était pas assurée.

Si une chose l'agaçait ici c'est qu'il se savait très bien en tort, il l'avait lui-même sous-entendu et il tentait encore de chercher à apaiser les choses. Il y avait eu assez de combats, de blessés et de morts comme ça. Pourquoi toujours remettre ça sur le tapis ? Ce qui la rendait plus impatiente encore c'était le fait qu'elle n'avait aucune envie de revivre cette scène, voir un modèle pour la société qui était un véritable atout se rebeller contre la société et ce qu'il protégeait autrefois. D'autant plus que les agents de secours n'allaient pas tarder à arriver... Comme avant, quand elle avait ordonnée de tirer sur le symbole national devenu fugitif et criminel. A cette image et pour presser l'homme à la peau mate face à elle car il était un peu long à la détente, elle baissa rapidement son arme mais très peu, et appuya sur la gâchette pour tirer un coup de feu devant ses pieds laissant la balle se loger dans le sol et pointer de nouveau son visage en lui lançant un regard noir. « J'attends. » Et tant qu'on y est, pourquoi ne pas rajouter une couche et baisser l'assurance de ce gamin bien présente dans son soupir, persuadé qu'il pourra s'en aller sans bavure. « Et je peux vous assurer que je ne vous laisserais pas partir ainsi. Vous allez être sympathique et vous laisser emmener où il faut ? Ne croyez surtout pas m'amadouer avec vos douces paroles, je n'ai pas fait cette fleur à Captain America, pourquoi je la ferais à vous ? »

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