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 This is the rhythm of the night [Pv Karla]

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Anthony E. Stark
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MessageSujet: This is the rhythm of the night [Pv Karla]   Lun 3 Aoû - 0:02




This is the rhythm
of the night



This is the rhythm of my life







« ...vous remercie de votre attention. Je vous laisse découvrir les tests en direct dans la salle sur votre droite, avec mes collègues. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à vous tourner vers eux, » terminai-je dans un vacarme d'applaudissements qui me firent étirer mon habituel sourire en coin satisfait et fier. Cliquant sur la micro-télécommande, je mis les hologrammes et divers écrans ayant servis d'appui à mes explications en veille. J'attendis que tous les étudiants aient quitté la salle de conférence pour partir à mon tour. Plusieurs fois par ans depuis que j'avais repris les rennes de Stark Industries, j'avais pris le pli de participer à des colloques pour de nombreuses universités scientifiques. Philanthropiste, j'en finançais beaucoup, autant que je finançais des bourses universitaires pour les jeunes les plus brillants mais défavorisés afin qu'ils puissent eux aussi avoir une chance de percer, d'aider à bâtir le monde de demain sans se préoccuper de savoir quoi manger le midi et le soir. Les préoccupations primaires pouvaient entraver les plus grands esprits. La survie empêche tout loisir, toute réflexion autre que celle centrée sur cette dernière. L'éducation, le développement intellectuel, le challenge pour une émulation bienfaitrice pour l'humanité, étaient essentiels, et avaient toujours fait partie de mes priorités caritatives. Ca, comme les Hôpitaux pour Enfants de ma Fondation, et ainsi de suite.

Regagnant ma voiture de course sous le soleil estival tapant déjà fort en cette fin de matinée, je repris la route pour rentrer à la Tour Stark en pleine reconstruction elle aussi. J'avais mon sac à préparer et ce n'était pas la chose la plus joyeuse que j'avais à faire. A vrai dire, depuis quatre jours, mon moral avait pris un sacré coup. Stene, Ezekiel Stane, ce salopard, s'était échappé durant son transfert de sa cellule du Hangar à la Zone Négative. Un groupe de surhumains avait pris le convoi d'assaut pour le libérer. Je n'avais pas eu besoin de faire d'immenses déductions pour savoir que le Mandarin n'y était pas étranger, à présent que j'avais compris qui était Stane. Le gendre de mon pire ennemi, compagnon de Sasha Hammer, elle-même fille du Mandarin. J'avais désormais une famille entière de psychopathe dédiée à ma destruction. Et moi qui pensait me calmer et prendre de vraies vacances après cette invasion destructrice.

Mais le pire n'était même pas ça. Le pire, c'était de savoir que je ne tenais pas ma promesse faite à Pepper. Celle de la protéger, celle que je lui avais faite il y avait de cela plus d'un an aujourd'hui, alors qu'elle était alitée entre la vie et la mort, brûlée, brisée. Par Stane et son attentat. Il avait bien failli réussir à me détruire ce jour-là, en manquant de peu de m'ôter la personne qui comptait le plus dans ma vie. Qu'il m'attaque moi m'indifférait, mais pas elle. Pas elle. S'il y avait une chose que je demanderais à Dieu s'il existait, et si je croyais en lui - ce qui n'arrivera jamais soyons clair, fantasme d'esprits faibles, Thor et Loki ont suffit à prouver que les "Dieux" sont des hommes déguisés avec des pouvoirs - ce serait bien ça : qu'aucun mal ne lui arrive plus jamais.

Voilà pourquoi je ne lui avais rien dit. Je ne voulais pas la traumatiser un peu plus après ce que nous avions tous vécus ces derniers mois. Je la voyais sourire et rire de nouveau tous les jours, dans ce monde blessé mais vivant qui se relevait progressivement autour de nous. Je la voyais revivre et je refusais de briser cet élan en lui apprenant que son bourreau était de nouveau en liberté. En lui apprenant que j'avais été incapable d'empêcher ça. Arrivé dans la chambre pleine de pots de peinture, de tréteaux et autres caisses à outils autour du matelas posé à même le sol nous servant de lit pour le moment, j'enfouis mes affaires dans ma valise. Je passai voir Pepper à son bureau - lui aussi plein de plâtre et autres câbles électriques pendant des murs. Je lui dis au revoir comme il convenait, jouant de mon humour prétentieux qui me valut quelques tapes, pour mieux la rassurer plus sérieusement quant à ce week-end festif auquel je me rendais. Je ne lui avais dit que le strict minimum, à savoir que j'aidais le SHIELD et les Vengeurs à pister la revente de technologies Skrulls au marché noir. Et l'homme chez qui j'allais, qui organisait cette fête géante pour couvrir ses ventes, était une vieille connaissance du temps de mes activités de marchand de mort.

Je savais que je n'allais pas spécialement apprécier replonger là-dedans, mais j'étais clairement le mieux qualifié pour me fondre dans un tel environnement. Non seulement je connaissais les rouages de la vente d'armes, légale comme illégale, mais j'étais aussi et surtout un jet-setteur aguerri dont la présence n'étonnerait personne. Ou presque. Et quand bien même se méfieraient-ils, cela ne changeait rien à ma capacité d'adaptation. J'étais très doué pour renverser la vapeur, m'en tirer avec des pirouettes verbales et un talent certain pour le mensonge, en bon joueur de poker et homme d'affaire que j'étais.  
J'aurais pu y aller en armure express, mais je pris mon temps, à l'ancienne, à savoir en voiture. Longer la côte Est était toujours agréable, surtout à cette période de l'année, et cela même si la plupart des paysages restaient dévastés par le passage des Skrulls. Cela me permit d'en prendre pleinement conscience, mais surtout d'étudier en chemin les dossiers et profils de chaque invité présent ce week-end grâce à mon tableau de bord holographique et interactif. Autrefois, j'aurais piraté la base de données du SHIELD, mais comme j'étais de la partie sans me taper l'incruste, tout avait été mis à mon entière disposition. Il fallait dire aussi qu'on refusait difficilement à un ancien Directeur du SHIELD l'accès à des dossiers qu'il désirait. De surcroit quand on était Iron Man. Arrivé à l'embarcadère, je fis le trajet en yacht de luxe jusqu'à Madripoor, l'île paradisiaque pour tous les mafieux milliardaires du monde entier, couverts par l'HYDRA qui détenait l'île en sous-main. Il y avait tellement de requins à Madripoor qu'il était difficile de distinguer ceux qui nageaient autour de ceux foulant son sol.

VILLA D'ENRIQUE MACHADO
MADRIPOOR - ILE PARADIS FISCAL
REPUTEE POUR ETRE INDIRECTEMENT DIRIGEE PAR HYDRA
22 HEURES (HEURE LOCALE)

La soirée, ou plutôt le week-end, avait commencé depuis déjà une bonne heure, mais comme toute célébrité mégalo qui se respecte, j'arrivais bien sûr en retard. Sur mon 31, dans un costard évidemment taillé sur mesure, je descendis de ma dernière création en matière de bricolage automobile après avoir longé la côte de l'île pour profiter des paysages. Depuis la fin de l'invasion, j'avais pu retrouver mon hobby préféré entre deux interventions de Vengeurs et aides à la reconstruction, à savoir designer des voitures toujours plus belles, toujours plus performantes, pour mon seul plaisir, entre autres inventions "superflues". Ceci dit, elles ne l'étaient jamais vraiment. Elles me servaient toujours à tester de nouvelles pièces, de nouveaux systèmes pour des inventions plus utiles et futuristes afin de bâtir le monde de demain. Le rugissement du moteur, que j'avais exagéré de quelques coups de pédale, avait suffit à braquer les regards et projecteurs sur moi dès mon arrivée, comme j'aimais à le faire. Même si ce week-end allait rassembler tous les millionnaires et milliardaires du pays et d'ailleurs, je restais le seul capable de débarquer dans des voitures construites de mes mains, inédites, uniques, et avec une classe du même rang, qu'on se le dise.
Il fallait dire aussi que personne ne m'avait "vu" arriver, car précisément ma voiture du soir était pourvue d'un système de camouflage. Seuls les rainures lumineuses bleu électrique étaient apparues en premier après le vacarme du moteur, avant de laisser apparaître subtilement le reste de la voiture devant des exclamations de surprise et d'admiration. Aucune soirée ne commençait vraiment avant que j'arrive.
Autrefois, avant l'invasion, je serais descendu de ce petit bijou technologique avec un mannequin à mon bras. Mais il était désormais de notoriété publique que j'étais rentré plus ou moins dans le rang. Et je savais que ce serait mon plus grand défi, bien avant tout le reste, à savoir ne pas laisser mon passé, mon ancien moi, s'agripper au nouveau que j'essayais de faire naître. Voilà pourquoi je devais rester focalisé sur mon objectif : récolter des informations sur Stane, qui, en grand fou de shopping d'armes high-tech au marché noir, serait forcément lié à ce qui se passerait en sous-sol ce week-end, à défaut d'être physiquement présent. Ce salopard se targuait d'être un génie, d'être plus intelligent que moi, mais j'avais bien vite compris qu'il n'en était rien. Il ne faisait que recycler les inventions d'autrui, les modifiant pour les rendre destructrice. Il ne savait pas inventer de lui-même.

Je traversai les invités encore amassés devant le hall d'entrée, savourant leur champagne, parlant belles voitures alors que la mienne, intouchable par un quelconque voiturier, allait se garer toute seule avec les autres sous les yeux fascinés des autres mâles amateurs de bolides. Sur le parking privé, il y avait même des modèles construits par mes soins, et achetés par des particuliers richissimes. Une seule voiture de fabrication "Tony Stark" valait une fortune, et cela venait s'ajouter aux bénéfices colossaux de Stark Industries. En général, je les revendais après m'en être lassé, et l'argent était injecté dans la Fondation Maria Stark. Pénétrant dans la somptueuse villa de Machado, je saluai quelques connaissances, heureux de voir qu'elles avaient survécu à l'invasion quand d'autres non. Certains avaient comme tous, perdu des membres de leurs familles, des amis, mais chacun s'attelait à sauver les apparences, comme dans tout événement mondain. Traumatisme mondial ou pas, certaines choses ne changeraient probablement jamais.

« Tony Stark ! » fit une voix grave et enjouée. Arrivé dans l'arrière-cour où buffets, serveurs, piscine géante de forme artistique et jacuzzis, je m'arrêtai et me tournai vers l'organisateur de ce week-end spécial. « Enrique, » souris-je en accueillant son étreinte amicale typique des latinos, partageant ensuite une traditionnelle poignée de mains. Costard blanc, col ouvert laissant voir le bout de ses nombreux tatouages, montre et collier en or, Enrique Machado respirait le mafieux mexicain à plein nez, et il ne se gênait pas pour le revendiquer. Quand on était un grand ponte du cartel sudaméricain numéro un, on pouvait se permettre de l'afficher tant on avait atteint un seuil d'intouchabilité crevant les plafonds. Malgré son apparence cool et son air jovial, je savais à quel point Machado était un danger à ne jamais sous-estimer. Ses relations étaient aussi nombreuses que dangereuses, et touchaient les plus grandes multinationales jusqu'aux gouvernements de la plupart des pays d'Amérique du Sud, voire même la Maison Blanche. Je le savais, parce qu'autrefois, Obadiah Stane avait entretenu une sorte de partenariat avec lui, après avoir bien sûr pris soin de m'écarter du conseil d'administration par d'habiles manipulations. Mon alcoolisme de cette période avait manqué de me tuer bien des fois tant il avait su si subtilement développer mes tendances dépressives et auto-destructrices de jeune surdoué isolé, sans amis réels autres que ses robots et son I.A., et récemment orphelin. Par la suite, à la mort d'Obadiah, j'avais rompu les liens entre mon entreprise et Machado, mais cela ne m'avait pas empêché de le recroiser bien des fois au sein de diverses "transactions". « Merci pour l'invitation. » « Mon invitation...  » ricana-t-il. « Tu as une drôle de façon de qualifier ton insistance quant à mon petit chat' supposément privé sur ce week-end. Je t'ai moins invité que tu ne t'es imposé... j'ai envie de dire, comme d'habitude. » Il m'adressa un sourire, me laissant comprendre qu'il était à la fois amusé de ce petit jeu, mais tout aussi lucide quant à ma présence ici. Effectivement, il ne m'avait pas à proprement parler invité. J'avais détecté, grâce à mes logiciels espions déployés partout depuis l'évasion de Stane, sa chatroom privée évoquant ce week-end et ce qu'il était destiné à cacher. Cela n'avait pas été aisé à décrypter mais lorsqu'il s'agissait de technologie, rien ne me résistait jamais vraiment longtemps. Un certain "theironsexybabe37" avait alors surgi soudainement en plein chat pour demander à pouvoir venir jouer. « Rassure-moi juste, Anthony... tu ne comptes pas laisser Iron Man me gâcher mon week-end, n'est-ce pas... » me susurra-t-il, son bras toujours autour de ma nuque, sa main se refermant légèrement sur mon épaule alors que nous faisions quelques pas. Menace silencieuse pour me faire savoir qu'il avait prévu de quoi se défendre si jamais mes intentions étaient néfastes. « Enrique... » souris-je sur le même ton en m'arrêtant pour le fixer dans les yeux, mes mains dans les poches, nullement intimidé, « Je peux avoir en moins de quelques secondes une centaine d'armures de l'Iron Legion en lévitation au-dessus de ton petit paradis terrestre, si nécessaires quelques Sentinelles supplémentaires, et je ne parle même pas des Vengeurs bien sûr... Alors si j'avais voulu gâcher ta fête, ce serait déjà fait... » lui rétorquai-je en lui tapotant l'épaule. « Ne t'en fais pas, je ne suis pas là pour toi ni pour tes clients. Pas aujourd'hui, du moins... » Et puis, l'île était rongée par la vermine d'HYDRA. Je ne comptais pas faire un taulé en territoire hostile. Je savais que Vipère devait avoir déjà une douzaine de super-agents observant mes moindres faits et gestes pour s'assurer de ma bonne tenue, en plus des hommes de main de Machado.

Sur ces dernières paroles, je le laissai, après avoir vu qu'un de ses hommes venait vers lui pour lui parler. Je laissais l'hôte à son organisation, me dirigeant vers le buffet pour picorer quelques toasts savamment préparés par un chef étoilé. Attrapant une coupe de champagne sur le plateau d'un serveur, j'évoluai parmi les convives qui parlaient en petits groupes, quand d'autres s'amusaient déjà dans la piscine, cocktails sur le rebord. Pour ma part, je m'employai à observer consciencieusement chaque visage afin de laisser ma rétine upgradée par Extremis enregistrer ces derniers et les centraliser dans la base de données du SHIELD, comme promis à Maria en échange de sa coopération pour me laisser le champ libre. Ayant déployé parallèlement quelques nano-puces pour amplifier mes tympans, je récoltais tout autant les tonalités de voix pour les mêmes raisons, les scannant en live pour mes propres besoins aussi et surtout. S'il ne se montrait pas, quelqu'un de proche le ferait pour lui, c'était sûr.

Infiltrer ce genre d'événements avec des agents sous de fausses identités aurait été suicidaire. Le Cartel était rodé de longue date face au FBI, à la CIA, et au SHIELD, entre autres. Ils avaient des contre-espions, des contre-méthodes. Le mieux était donc encore d'y aller sous une identité véridique. La mienne se fondait comme un poisson dans l'eau dans ce genre de fête jet-set. Il fallait dire aussi que ma dernière soirée à New York avec Johnny Storm n'était pas passée inaperçue, et avait pu à l'avance montrer "au monde" que Tony Stark était aussi heureux que le reste de l'Humanité d'être vivant, et le fêtait bien. Aussi ma présence ici ne choquait-elle pas vraiment. Après tout, je n'étais plus Directeur du SHIELD, j'étais donc libre d'être de nouveau moi et tout le monde le gobait facilement, mes innombrables déboires dans mon passé de milliardaire junkie excentrique y aidant. Ce rôle était autant une arme pour laisser mes ennemis me sous-estimer qu'il n'était une identité autrefois dominante. Aujourd'hui, grâce à Pepper, j'espérais en sortir définitivement, bien que cela ne s'annonçait pas de tout repos.  

Soudain, mon regard balaya un visage qui ne nécessita nul scanner pour être reconnu, à une dizaine de mètres plus loin. Etirant un sourire en coin, je déviai mon chemin pour aller à la rencontre de cette silhouette svelte et élégante qui m'avait tout autant reconnu à n'en pas douter. Sur le chemin, j'attrapai une autre coupe. « Et moi qui vous croyait avec ce cher Norman... Qui aurait cru que le Cartel aurait tout aussi besoin d'une psychiatre pour son bien-être mental... » fis-je en lui tendant ladite coupe avec galanterie en guise de bonsoir. « A moins qu'il ne vous ai embauchée pour vos autres compétences, peut-être ? Je précise que je parle de vos compétences de mercenaire, bien sûr, pas de séductrice... Nous savons vous et moi que ces dernières sont actuellement employées à séduire le "Prince ennemi"... » m'amusai-je, avec une pointe de provocation, en bon sportif que j'étais. Evidemment, je parlais de Jacen, le Shi'ar débarqué avec son sociopathe de frère qui avait plusieurs fois manqué de tuer Iska. Et tant d'autres. J'étais plus qu'heureux aujourd'hui de ne plus avoir à m'occuper du SWORD et de tous ces aliens incontrôlables. Celle qui me faisait face, y compris. Et cela même si elle n'était pas née alien à proprement parler.

« Mais j'en oublie le principal... Vous êtes absolument ravissante... » ajoutai-je d'un ton suave, séducteur dans l'âme, mais sincère bien sûr, car ravissante, elle l'était et pas qu'un peu. Karla Sofen. Toute une histoire, toute une inextricable histoire entourait ce nom, cette femme. Rivale assumée de Carol, dont j'étais très proche, je ne pouvais que me méfier d'elle, d'autant plus qu'elle accumulait les raisons en ce sens. Osborn, entre autres, était l'une des plus importantes. Son roucoulement séducteur autour du Prince Sh'iar en était une autre. Véritable coup de coeur ou stratagème pour s'octroyer une place de choix dans l'une des plus puissantes familles du multivers, et se tailler une part princière de ce pouvoir ? La question restait entière, mais je laissais le SWORD gérer cela. Sa présence ici s'ajoutait à la liste. Au fond, je ne pouvais m'empêcher de me dire que sa présence inattendue aurait au moins le mérite de pimenter ce week-end.

MESSAGE HORS-JEU:
 


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Mama told me when I was young,
Forget your lust for the rich man's gold
All that you need is in your soul,
You'll find a woman and you'll find love,
Be a simple kind of man, something you love and understand,
Won't you do this for me, son, if you can ?

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MessageSujet: Re: This is the rhythm of the night [Pv Karla]   Dim 9 Aoû - 6:38


This is the rhythm of the night


Enfin libérée des contraintes du Hangar -et de l'invasion extra terrestre au passage, ce qui restait tout de même une très bonne nouvelle, j'avais décidé de prendre quelques jours en dehors du radar du SHIELD. On pouvait même dire que c'était pour la bonne cause. Non, vraiment, personne n'avait envie de croiser une Karla Sofen sur les nerfs, alors cette petite journée shopping était un peu comme ma bonne action de l'ère post-skrulls. Ou quelque chose comme ça. En tous cas, j'avais décidé d'en profiter, et les chaleureux rayons de soleil présents au-dessus de New-York cette journée-là avaient suffit à me motiver au réveil. Pourtant, maintenant que j'examinais avec attention les étalages de chaussures de créateurs dressées devant moi, je ne pouvais m'empêcher de sentir que quelque chose n'allait pas. Dans la rue, les sentinelles s'affairaient encore et toujours au rétablissement de l'ordre, épaulées par du personnel de construction qui avait du travail par dessus la tête. Pauvres humains, les voir trimer toute la journée sous un soleil de plomb m'aurait presque donné la migraine. Ils étaient d'une lenteur déconcertante pour la demi-kree que j'étais, mais bon, chacun faisait ce qu'il pouvait. Sauf s'ils avaient le choix, ha, et le mien était fait. J'avais déjà donné pour la cause, il était à présent le temps d'en profiter un peu.

Enfin, tout ça était bien beau, ça ne m'avançait pas pour autant dans la décision que je devais prendre. Beige, ou vert pâle ? Hmm, j'examinais le dernière paire en faisant pivoter mon pied sur son talon vertigineux, affichant une moue sceptique qui fit pâlir la vendeuse chargée de me conseiller. Elle était plutôt charmante avec sa tenue à la taille un peu trop serrée, et même les cernes qu'elle avait prit soin de camoufler sous un épais trait de fond de teint ne lui enlevaient pas tant de sa beauté. Son seul problème, bien qu'il en soulevait d'autres, était son âge. La femme avait seulement passé la quarantaine et pourtant rien des séances de gym ou artifices qu'elle appliquaient sur sa peau n'auraient pu lui rendre ses années passées. Elle semblait pourtant y mettre des efforts, à en juger par la taille effectivement trop petite de sa jupe droite, jupe qui laissait entrevoir des jambes toniques mais bardées de varices disgracieuses. Résultats d'années de jeunesse chargées, ou peut-être du stress que le destin faisait s'abattre sur la civilisation humaine à coups d'évènements dramatiques à répétitions. Difficile à dire, la seule chose que je savais avec certitude était que cette rencontre me rappelait à quel point j'aimais mes pouvoirs et leur influence sur ma vie. Récupérer physiquement à une vitesse convenable, être capable de visiter l'espace et en tirer de l'énergie, vivre majoritairement sa vie comme on l'entendait; c'était tout de même une luxe inestimable. Comme pour venir me libérer du dilemme du jour, mon cellulaire se mit à vibrer pour attirer mon attention. Je me tournais pour me rapprocher de mon sac et en profitais pour adresser quelques mots à l'assistante. « Je vais prendre les bleues. » L'intéressée sembla enfin recommencer à respirer.

Un coup d'oeil sur l'écran m'indiqua la réception d'un email que j'attendais avec plus ou moins d'impatience. Quelques mois plus tôt, ce genre de message aurait littéralement dicté mon agenda, ma conduite. Mais ces temps-ci j'avais malgré moi l'esprit ailleurs, la tête dans les étoiles. Oh, joli jeu de mots Karla, continue comme ça et tu va devenir sentimentale. Je faisais défiler les pages tout en jaugeant l'intérêt de ces nouvelles informations, là encore à la recherche d'un quelconque coup de coeur ou à défaut quelque chose de suffisamment intéressant pour m'occuper l'esprit. Je fus agréablement surprise de découvrir le contenu de la dernière page et en décrochait même un sourire. Je venais de me trouver un voyage en première classe pour une île paradisiaque, champagne et soleil de circonstances. J'adressais mon premier sourire de la journée à la vendeuse qui revenait avec ma commande, heureuse de me dire que je comptais bien profiter de ma jeunesse et de la vie qui m'était offerte.


◊ ♦ ◊ ♦ ◊ ♦ ◊ ♦ ◊

This is the rhythm of the night
People feel it everywhere,
Lift your hands and voices,
Free your mind and join us.

À cause des récents évènements, le réseau de transport aérien n'était pas tout à fait revenu à la normale. Pourtant, invasion extra terrestre ou pas, le monde restait ce qu'il était et ceux qui avaient les moyens de s'offrir ces services hors de prix ne s'en trouvaient pas affectés outre mesure. Il fallait bien que le riche C.E.O. se rende à son important meeting à l'autre bout du monde, qu'un autre s'assure de la reprise de ses activités sous traitées dans un pays du tiers-monde. Pardon, il fallait à présent dire pays en voie de développement. Mais peu importait l'étiquette, il y avait et aurait toujours les riches et ce qui ne l'étaient pas. Je n'avais peut-être pas le porte-monnaie aussi rempli que je l'aurais voulu, mais j'avais des contacts bien placés et finalement cela valait parfois tout l'or du monde.

J'arrivais ainsi à Madripoor quelques heures plus tard et sans la moindre encombre. Il y avait bien longtemps que je n'y avais pas mis les pieds, et voir les rivages bleu azur de ses plages quasi désertes s'étendre à perte de vue était d'un réconfort absolu. Le soleil qui brillait ici ne me faisait définitivement pas le même effet que celui de New-York. Cette île, inconnue de la plupart des civils lambdas, était le point de ralliement de nombreux hommes d'affaires, surtout ceux du genre malhonnête, prêts à s'associer à des individus encore moins étiquement corrects qu'eux pour toutes sortes d'affaires qu'eux seuls pouvaient imaginer. Et encore, c'était là la partie encore visible de l'iceberg, mais si on cherchait un peu plus loin il n'était pas difficile de tomber sur des palaces de mafieux en tous genres, à la tête d'entreprises dont les activités ne pouvaient être prononcées à voix haute qu'en ces lieux isolés du reste du monde. En définitive, c'était un peu la maison.

Je n'avais pas eu à attendre bien longtemps pour que mon contact sur place fasse apprêter une limousine chargée de m'amener à sa demeure. Comme j'avais pu l'apprendre lors de mes lectures assidues des dernières informations en provenance de l'île, ce bon vieux Enrique avait déménagé dans une partie plus isolée de Madripoor depuis notre dernière rencontre. Je me souvenais en arrivant de l'en féliciter, ce qui me valu un petit tour privé du propriétaire. Très fier de lui et de ses nouvelles acquisitions, l'hispanique me proposa même un coup d'oeil exclusif sur la collection qui était en ce week-end l'objet de toutes les convoitises. Oh oui, j'étais peut-être là pour m'amuser un peu, mais je n'en oubliait pas pour autant de venir satisfaire ma curiosité, ainsi que mes affaires avec un peu de chance.

Difficile de rivaliser avec les sommes exorbitantes que les milliardaires collectionneurs étaient capables de mettre en jeu pour acquérir un objet alien; objet qui finirait affiché comme trophée dans une pièce oubliée de leur manoir d'âme inculte. Même si cela faisait partie du jeu, je n'étais pas là pour ça. Non, j'avais fait le déplacement pour approcher ces merveilles de près, les observer de mon oeil avisé d'hôte Kree et nouvellement agent du SWORD. Depuis mon séjour dans l'espace et la découverte de l'âme Kree qui habitait encore ma pierre de lune, je m'étais découvert une appétence grandissante pour tout ce qui pourrait me permettre d'en apprendre davantage sur le sujet. La relation naissante que j'entretenais avec un être d'une autre espèce n'était pas non plus étrangère au sujet, bien que je me refuse à l'admettre.

Comme on aurait pu s'y attendre, la visite du site où avaient été placés les artefacts ne s'étala pas et bien vite Enrique nous fit retourner dans le hall où ses invités avaient commencé à arriver en nombre. Je reconnu quelques visages et décidais d'engager çà et là la conversation afin de ne pas éveiller la curiosité sur les véritables raisons de ma présence à Madripoor. Il était plutôt facile de convaincre tout ce beau monde que la pétillante blonde que j'étais avait saisi l'occasion de cette fin de semaine pour venir profiter des plaisirs retrouvés de l'île, surtout après de longues semaines en hibernation au sein du Hangar auxquelles nous avions quasiment tous été soumis.

« Et moi qui vous croyait avec ce cher Norman... Qui aurait cru que le Cartel aurait tout aussi besoin d'une psychiatre pour son bien-être mental... » La voix suave de Tony Stark me fit me retourner doucement pour trouver la coupe de champagne qu'il me tendait, accompagnée de ce qui semblait être le sourire le plus charmeur du jet-setteur. Ma parole, comme si passer de longues semaines en sa compagnie n'avait pas suffit, il fallait à présent que je le croise à l'autre bout du monde. « A moins qu'il ne vous ai embauchée pour vos autres compétences, peut-être ? Je précise que je parle de vos compétences de mercenaire, bien sûr, pas de séductrice... Nous savons vous et moi que ces dernières sont actuellement employées à séduire le "Prince ennemi"... » Si son attitude était des plus séduisante, ses mots n'en froissèrent pas moins mon égo. Tout en maintenant une parfaite composure en la femme de société que j'étais, je lui répondais avec une pointe d'amusement évidemment factice. « Eh bien figurez-vous qu'après avoir mis mes compétences au service d'une entreprise aussi respectable que le SHIELD, un peu de repos me semblait bien mérité. » Quelle entreprise gouvernementale digne de ce nom se risquerait à engager de véritables mercenaires ? C'était un peu cracher dans la soupe pour l'ex directeur qu'il en était. « Quand à ce cher Norman, j'ose espérer que l'homme d'affaires qu'il est saura survivre quelques jours sans ma présence.  », ajoutais-je sur le ton de la plaisanterie, reléguant le sujet au second plan, avant de poursuivre. « Un "Prince ennemi" que vous employez si je ne m'abuse ? Et moi qui croyais que mon charme naturel avait suffit à attirer son attention. Mais j'imagine que les règles du pouvoir sur les relations inter espèces ne sont pas vraiment de mon ressort, n'est-ce pas ? » D'accord, je jouais peut-être vaguement les ignorantes, mais ma dernière question posée sans attendre aucune réelle réponse fut rehaussée d'un clin d'oeil qui en disait long. Ou peut-être pas assez à son avis, mais en tous cas suffisamment pour venir piquer la curiosité que cet homme de pouvoir ne manquait certainement pas d'avoir quand à la nature de mes liens avec le shi'ar. Il n'était pas le seul, et cela restait un malin plaisir de mener en déroute toute inquisition sur le sujet de la part de mes interlocuteurs.

Je remerciais d'un sourire le compliment de Stark qui avait judicieusement choisi de changer de sujet. Peut-être pour revenir à la charge un peu plus tard ? L'intervention de notre hôte au centre de la salle me priva de toute réponse à cette question. « Amigos, c'est avec un immense plaisir que je vous accueille sur notre belle île pour une fin de semaine dont vous vous souviendrez longtemps ! Nous sommes réunis ici ce soir pour affaires, mais aussi pour célébrer notre liberté retrouvée.  » Contrairement au rassemblement populaire de Time Square, le milliardaire se garda bien cette fois-ci de souligner les efforts héroïques des supers et humains de la nation. D'une part parce qu'il n'était pas vraiment dans sa nature de se montrer reconnaissant, mais aussi et surtout parce que le plupart des personnes présentes à la petite soirée n'étaient autres que des ennemis des fameux justiciers. « Je sais que la route a été longue pour de nombreux d'entre vous, aussi je vous propose de nous retrouver demain près de la marina ouest pour la suite des festivités. Profitez comme il se doit de cette bonne nuit de repos, le week-end ne fait que commencer ! » Un concert d'applaudissements conclut son annonce et je ne fus qu'à moitié surprise de voir l'hispanique se diriger vers nous à la fin de son discours.

Nous avions encore un peu de temps avant son arrivée, aussi j'en profitais pour m'adresser de nouveau à mon interlocuteur. « J'espère que vous êtes en forme Monsieur Stark, cette fin de semaine s'annonce fort intéressante. Ou peut-être êtes vous présent en tant que le playboy milliardaire que nous connaissons tous de réputation, plutôt que sous la casquette d'un directeur éphémère du SHIELD ? » Un mot à ne pas prononcer à trop haute voix en ces lieux, et que je m'amusais ainsi à presque murmurer sur le ton de la confidence au brun.  « Je dois admettre que je m'y perds un peu avec tous ces titres. Au delà de tout cela, on connait finalement peu l'homme sous le masque » Je penchais génueusement la tête sur le côté pour souligner l'honnêteté de ma curiosité sur le sujet, tout en me faisant la promesse de tenter de percer à jour ce mystère lorsque j'en aurais l'occasion.

Enrique pressa ses paumes devant ses lèvres en me regardant, interrompant toute réponse que Tony aurait voulu formuler : « Karla, j'ose espérer que Monsieur Stark ne vous importune pas, linda » En bon hôte qu'il était, l'homme semblait être sensible au confort de ses invités, mais je soupçonnais qu'il s'agissait surtout de montrer à l'américain sur quel territoire il se trouvait. Dans le fond, cela m'arrangeait plutôt, et je profitais de cette distraction pour venir passer mon bras sous le sien avant de tendre la coupe de champagne à moitié vide à Stark. « Oh, nous connaissons tous le charme légendaire de Monsieur Stark, pas d'inquiétudes. » Je n'avais aucun intérêt à m'attarder à cet endroit, préférant laisser mon interlocuteur un brin sur sa fin, espérant avoir de ses nouvelles lorsque l'occasion se représenterait. Aussi, j'incitais notre hôte à s'éloigner, sans trop avoir besoin de forcer à vrai dire, en entament une quelconque conversation avec lui.


◊ ♦ ◊ ♦ ◊ ♦ ◊ ♦ ◊

Don't pull your pants before I go down
Don't turn away, this is my time
Don't make demands, I don't take none


Il n'avait pas été bien compliqué de convaincre Enrique d'embarquer Stark sur sa petite croisière privée du lendemain matin. Tous les invités étaient conviés à profiter des charmes de la plage privée de notre hôte, masseuses et cocktails au rendez-vous, mais seule une poignée d'invités triés sur le volet s'étaient vu offrir une place pour assister aux débuts des négociations relatives aux artefacts les plus mystérieux de la collection proposée. Mon geste à l'encontre de Stark était un peu comme lui tendre un pistolet chargé, arme qu'il n'hésiterait certainement pas à pointer sur mon crâne à la moindre occasion. Mais justement, j'en appréciais le risque. Sa présence venait pimenter le week-end de façon très intéressante et je n'allais pas non plus me priver de l'amener en terrain conquit et familier pour moi alors qu'il demeurait miné pour lui. Le voir jongler avec les puissants de Madripoor avait son charme, et c'était pour moi la parfait occasion de le voir évoluer dans un tel environnement. Bien entendu, je n'en oubliais pas moins les raisons de ma propre présence en ces lieux, mais au milieux des hommes et femmes qui étaient ici, ce n'était pas comme si l'ex directeur du SHIELD pouvait tenter quoi que ce soit de directement menaçant. Quoi qu'il était peut-être assez fou pour s'y risquer, si le coeur lui en disait. Autant de questions auxquelles je souhaitais justement avoir des réponses.

Assise sur un canapé à siroter un punch, je laissais mes doigts jouer avec la paille du verre à moitié vide pour venir saluer le principal intéressé qui venait de faire son apparition sur le yatch. Il n'était pas surprenant qu'il vienne ainsi me trouver après le petit mot que je lui avait fait envoyé dans la nuit précédente. Une carte blanche sans prétention, l'informant du lieu de rendez-vous prévu pour les "vraies festivités", signée d'un K mystérieux mais qu'il associerait à n'en pas douter à mon nom. « Heureuse de vous voir en pleine forme Monsieur Stark, et à l'heure. » Il vint prendre place près de la balustrade qui surplombait le navire et depuis laquelle on pouvait y voir liés les quelques jet-skis prévus pour nous divertir un peu plus tard dans la journée. Je jouais avec mon collier doré lorsqu'il se retourna pour me rendre la pareille, proposant que je l'appelle simplement Tony. Le poisson avait donc mordu à l'hameçon, du moins c'était ce qu'il laissait paraître.  « Monsieur Stark, Avenger, ... c'est vrai que l'on s'y perd. Alors dites-moi, au fond, qui est le vrai Tony ? » Game on.

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Anthony E. Stark
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MessageSujet: Re: This is the rhythm of the night [Pv Karla]   Dim 4 Oct - 22:48




This is the rhythm
of the night



under co' devilish blondie


Sans surprise, la répartie naturelle de mon interlocutrice fit bien vite des siennes. Je me contentai d'un sourire à ses piques à peine voilées sur le SHIELD et mon ancienne position au sein de ce dernier. « Vous comme moi savons parfaitement que ce n'est qu'une question de temps avec qu'il ne se saborde de lui-même, » affirmai-je au sujet d'Osborn. « Vous faites donc effectivement très bien de commencer à vous chercher un nouveau patron, » souris-je, plus sarcastique dans un sous-entendu direct au lieu dans lequel nous nous trouvions, et son "amitié" avec le propriétaire. Le costard de ce dernier avait beau être d'un blanc éclatant, l'homme dessous était d'une toute autre nature. « Oh je ne doute pas que vous ayez attiré son regard, comme celui de bien d'autres autour... » fis-je, charmeur et taquin à la fois. Jacen Neramani n'avait clairement pas tenu bien longtemps face à cette arme de séduction massive qu'était Karla.

Il fallait appeler un chat un chat. Elle était une très, très belle femme, il n'y avait rien à nier de ce côté-là. Néanmoins, je savais que Carol devait garder un oeil sur cette relation que sa rivale nouait avec un élément clef d'un Empire puissant du Multivers. Vrais sentiments ou habile manipulation, je comptais sur elle pour dénouer l'affaire et s'assurer que Karla ne mettait pas en péril, d'une façon ou d'une autre, les intérêts de la Terre. En le sachant ou en l'ignorant, peu importait, car le résultat serait le même, à savoir catastrophique. Nous avions eu un douloureux aperçu de ce qu'une puissance étrangère bien plus avancée pouvait infliger à notre petit goutte d'eau et de terre perdue dans le vide intersidéral. Inutile d'aller provoquer malencontreusement un autre Empire peu commode. Et de ce que j'avais pu en juger au vu des deux frères Shi'ars, ces derniers n'étaient pas plus agréables que les Skrulls. Peut-être étaient-ils même pires en cela qu'ils semblaient encore plus intelligents que ces brutes verdâtres.

« Non, vous êtes partout mais rien n'est de votre ressort, en effet... » appuyai-je à sa question rhétorique en me penchant un instant vers elle. Toujours là où il y avait de l'intérêt, toujours invitée par des biais détournés lorsque l'entrée principale était close, non vraiment, cette femme ne trompait personne. Elle savait y faire, stratégiquement parlant, assez pour brouiller de nombreuses pistes quant au danger réel qu'elle pouvait représenter. Gentille, méchante, un peu des deux, aucun des deux, la cerner était peu aisé et c'était ce qui me fascinait, bien sûr. J'avais toujours eu un certain goût pour ce genre d’ambiguïté, et cela même si ça m'avait joué bien des tours par le passé. A force néanmoins, j'avais fini par gagner en expérience sur la gestion de ce style de ressource humaine pour les tourner à mon avantage, quand cela était possible de l'être.  

Machado prit soudain la parole face à sa foule d'invités, nous amenant à nous tourner temporairement vers lui pour l'écouter. Je ne le fis que d'une oreille, trop occupé à visualiser discrètement les visages qui m'entouraient ainsi qu'à tenter de repérer ceux qui m'étaient familiers. Mon passé de marchand d'armes mais aussi mes innombrables interventions en tant qu'Iron Man m'avaient dressé un répertoire des plus épais en la matière. Si je ne pouvais tous les repérer à la fois, j'étais persuadé que beaucoup m'avaient quant à eux repérer dès mon arrivée, étant comme un morceau de viande au milieu d'un bassin rempli de requins. Bien sûr, l'hôte des lieux ne rata pas l'occasion de nous rejoindre, Karla me glissa quelques paroles avant qu'il ne nous atteigne, qui ne manquèrent pas de me faire sourire de nouveau, bien que contrit. Parler de mon ancien poste de Directeur du SHIELD n'était pas à faire dans un tel endroit. Bien que personne ne l'ignorait, mieux valait ne pas l'évoquer à haute voix pour rappeler à quel point je faisais tâche dans le décor, malgré tout mon savoir-faire de jet-setteur. Je lâchai un simple rire sans rien répondre, encore moins à sa remarque sous l'homme qui demeurait sous le masque, comme elle disait.

Machado arriva enfin auprès de nous, me rappelant plus ou moins subtilement qui était le mâle dominant de ces contrées éloignées de toutes règles internationales classiques, et en profita pour me subtiliser Karla au passage. Prévisible, à peu près autant que le sourire narquois qu'elle m'adressa avant de me délaisser avec mes deux coupes vides en mains. Au fond de moi, je notais d'arrêter de fréquenter des prédatrices et des garces de ce genre. J'en avais déjà tellement autour de moi qu'en rajouter finirait par m'épuiser plus que la gestion même de mon entreprise et des Vengeurs. Enfin, je me plaignais, mais en vérité, je raffolais plus que jamais de ce genre de défis entre chat et chien. La présence de Karla représentait une certitude : celle de ne pas m'ennuyer. Posant les verres sur le plateau qui passa non loin peu après, je ne me laissai pas démonter et entrepris de me rapprocher d'une meute de charmantes demoiselles que j'avais repérées en début de soirée en train de jacasser sur mon compte avec la discrétion d'un troupeau de pies. A tous les coups des call-girls ramenées par les pontes de la soirée, qui les avaient déjà délaissées pour parler affaire ou pour en séduire d'autres. Quitte à passer cette première soirée en paria, autant le faire en agréable compagnie, pour ne pas bousculer les habitudes.

* * * * * * * * * *

Ca m'aurait étonné. Passer ma première nuit sur Madripoor sans incident aurait été aussi surprenant qu'une absence de grève en France pendant une année entière. Inconcevable. Pourtant ça aurait pu. Je veux dire, après tout ce que j'avais accompli, fait, dont une bonne partie de notoriété internationale, on aurait pu croire que mes ennemis auraient pu finir par intégrer que j'étais un tant soit peu prudent, aguerri, sans même encore parler de mon intellect supérieur. Mais il fallait croire que non, à en juger par les signaux d'alerte que JARVIS m'envoyait subtilement directement dans mon esprit via ma cyberpathie, me réveillant avec un tact programmé pour m'intimer de ne pas ouvrir les yeux brutalement, afin de ne pas dévoiler aux intrus que j'étais éveillé. Les mini-capteurs que j'avais disposé dans ma suite me donnèrent mentalement la cartographie précise de cette dernière et la position des individus qui s'apprêtaient à y pénétrer. Mon armure furtive, calée dans un coin, invisible, offrit plus de détails encore à tel point que je finis par voir presque aussi bien qu'en plein jour sans même avoir bougé d'un iota, ni ouvert une seconde mes paupières. Ils étaient cinq, leurs identification via les bases de données du SHIELD étaient en cours et déjà trois étaient fichés comme terroristes internationaux, et tueurs à gage professionnels. HYDRA et autres organisations sympathiques apparaissaient dans leurs biographies sans grande surprise. N'étais-je pas après tout sur l'île de la pieuvre où régnait Vipère plus ou moins officieusement ?

Une chose était sûre, ces envoyés malheureux n'étaient pas du fait d'Ezekiel Stane. Sa haine envers moi était bien trop personnelle pour qu'il s'abaisse à déléguer mon assassinat à quiconque d'autre que lui, et il l'aurait qui plus est fait avec bien plus de subtilité et d'originalité. En somme, la routine reprenait ses droits après les Skrulls et les abrutis de bas étage tentaient toujours de me buter. Alors bien sûr, le premier à m'approcher fut le premier servi. Sa gorge finit entre ma main en le prenant par surprise, et bientôt il valdingua à travers la pièce. Un objet sphérique vint me percuter et une explosion d'un bleu électrique emplit la pièce.
« Parfois je me demande encore si c'est moi qui suis vraiment trop intelligent, ou si c'est le reste du monde qui est définitivement trop stupide... » marmonnai-je en déployant mon armure liquide sur mon corps, totalement insensible à la bombe IEM qu'on venait de me jeter dessus. « Comme si après toutes ces années, toutes ces victoires dont la dernière, dois-je le rappeler, contre une armée alien, je n'avais pas trouvé un moyen de me protéger des IEM... » m'agaçai-je en parlant plus tout seul qu'à mes assaillants qui en étaient à me tirer dessus avec diverses armes sans importance.
D'un revers de bras je repoussai l'un d'eux qui tenta de me bondir dessus tel un ninja, mon armure terminant de me recouvrir et de me conférer force, endurance, réflexes et résistance, sans parler de toute la panoplie qui allait avec et contre laquelle aucun de ces cinq abrutis ne pourrait rien faire. Après un certain vacarme, deux d'entre eux volèrent à travers la baie vitrée pour finir dans la piscine quelques étages plus bas. Par chance, il n'y avait plus personne à cette heure. Tiens, en parlant de piscine.

* * * * * * * * * *



Onze heures. Le soleil, l'eau crystalline, une armée de femmes en bikinis, j'étais plutôt bien sur mon transat gonflable au milieu de la grande piscine de l'hôtel où j'avais réservé mon séjour. Les deux hommes qui m'avaient agressé dans la nuit et qui avaient fini dans l'eau étaient étendus comme deux gros sacs sur le rebord de la piscine, et si au début cela avait intrigué, chacun avait vite repris son lézardage sans plus s'en soucier. Madripoor. Tout le monde savait que tôt ou tard le service de l'hôtel se chargerait d'enlever ces désagréments, et personne n'oserait parler à haute voix de ce qui avait probablement pu se passer. J'étais en plein milieu de tout, mais personne ne la ramenait. L'évidence même de mon implication me protégeait, paradoxalement. J'avais appelé Pepper, pour lui donner quelques nouvelles brèves, sans entrer dans les détails. Inutile de l'inquiéter en lui disant qu'on avait encore tenté de me tuer cette nuit. Même si elle était habituée depuis plus d'une dizaine d'années, son anxiété pour moi n'en avait pas faibli pour autant, plus encore depuis que nous étions enfin ensemble.

« Excusez-moi, Monsieur Stark... un message a été laissé pour vous, » m'informa l'un des serveurs de l'hôtel. Usant d'un propulseur sous un seul pied, je me déplaçais doucement sur mon transat jusqu'au bord pour attraper la petite note posée sur un plateau. J'étirai un sourire en coin. Le "K" en signature égaya ma matinée. Une invitation, si charmante attention de la part de la concernée. En un temps record, je quittai mon matelas flottant pour passer par la baie vitrée de ma chambre, où les ouvriers s'affairaient à refaire les vitres explosées quelques heures auparavant. Je passais dans la chambre adjacente où la direction de l'hôtel m'avait installé en dédommagement, me douchai et me changeai rapidement.
Je filai de nouveau par la fenêtre pour bien vite repérer depuis les airs le yacht de luxe de Machado, où les VIP arrivaient au compte goutte. Je rappelai mes micro-drones de surveillance, que j'avais envoyé un peu partout sur l'île à la recherche de Stane, et les mis en stand-by, camouflés. Lévitant grâce à mes seuls propulseurs déployés sous mes pieds, habillé pour le reste dans un élégant costard et affublé de mes lunettes de soleil hors de prix, j'adressai un sourire en coin à Karla, confortablement installée sur le bateau, telle une princesse en territoire conquis. « Ce n'est pas faute d'avoir eu quelques désagréments imprévus, » lui répondis-je en posant pied sur le pont. Si j'étais ponctuel, c'était bien parce que les enjeux étaient sérieux, car d'ordinaire, mon palmarès de retards était inégalable. Comme toute star, de surcroit alcoolique et mégalomane, j'avais pris l'habitude de me faire désirer partout où je devais me rendre, au grand dam de Pepper et de mes collaborateurs d'affaires, entre autres.
Soigner mes arrivées étaient aussi devenu tout un art dans lequel j'excellais, et je le prouvais une fois encore, sans même l'avoir vraiment cherché. Par chance, je ne buvais plus, et j'avais retrouvé goût à la vie, aussi ma clairvoyance était toute autre. Je mûrissais, pouvait-on dire. Enfin, en apparence. Certains démons ne disparaissaient pas si facilement. « Tony. Je pense qu'au stade où nous en sommes, vous pouvez m'appeler Tony, surtout à présent que plus aucune barrière hiérarchique de nous oppose... » ajoutai-je en remettant ma veste quelque peu malmenée pendant mon trajet aérien. « Monsieur Stark, Avenger, ... c'est vrai que l'on s'y perd. Alors dites-moi, au fond, qui est le vrai Tony ? » me demanda-t-elle, avec cet air mielleux et joueur que je ne connaissais que trop bien. Ce n'était pas comme si je n'avais pas passé ma vie entouré de femmes fatales de son genre. Dangereusement séduisantes et mortellement rusées, là était toute la subtilité qu'elles essayaient parfois tactiquement de faire oublier derrière leurs physiques ravageurs. Natasha ou encore Jessica étaient des professionnelles en la matière. Eblouir les mâles pour mieux les entuber. Je ne comptais plus le nombre de fois où j'étais tombé dans le piège. Un pédigrée d'élite qui composait l'une de mes faiblesses. J'aimais un peu trop les femmes et leur charmante compagnie. Par chance, j'aimais Pepper encore plus. De quoi me maintenir dans les clous. Pour le moment.

« Peut-être que le vrai est simplement tout ça à la fois... vous qui versez dans la psychologie, vous devriez savoir mieux que quiconque que les masques et les titres que l'on choisit de porter sont souvent une simple extension de ce que l'on est vraiment, » souris-je en observant un instant l'océan, accoudé à la balustrade. Puis je la quittai pour rejoindre mon interlocutrice sur le confortable divan où elle avait pris ses aises. « Le mystère est plus grand vous concernant. Pour qui travaillez-vous vraiment, autre que vous-même j'entends ? Quels sont vos intérêts ? Qu'est-ce qui motive vos choix pour le moins douteux concernant vos employeurs et vos investissements personnels dans telle ou telle cause, votre présence tant du bon côté de la barrière que du mauvais, fréquentant des chefs de cartels de drogue et autres schizophrènes instables... Non vraiment, c'est difficile de vous cerner et je ne doute pas que vous en jouiez. Mais... que cherchez-vous vraiment dans la vie, le mystère reste entier, Mlle "K"... » Mon regard bloqué dans le sien, mon inquisition était des plus affichées. Mes questionnements, tout aussi véritables à son sujet. Pouvait-on lui faire confiance ? Bien sûr que non. Mais pourquoi ? Pourquoi faisait-elle ce qu'elle faisait ? Pourquoi changeait-elle de pied pour danser ? Se mêlant tant aux pires malfrats de ce monde qu'à ses meilleures âmes ? Un comportement lunatique qui collait au fond parfaitement à Moonstone... « Autre question plus pragmatique encore... allez-vous m'aider ou me compliquer la tâche aujourd'hui ? » S'il y avait bien une question qui valait la peine d'avoir une réponse, c'était bien elle. Son invitation était flatteuse et de bonne augure, mais elle pouvait tout aussi bien n'être qu'un piège de plus pour un jeu qui ne plairait qu'à elle. Quand bien même, j'étais prêt à m'amuser moi aussi.


¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤


Mama told me when I was young,
Forget your lust for the rich man's gold
All that you need is in your soul,
You'll find a woman and you'll find love,
Be a simple kind of man, something you love and understand,
Won't you do this for me, son, if you can ?

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