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 We already have a sword and a shield. All we really need is a spear ! [SOLO] [TERMINE]

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MessageSujet: We already have a sword and a shield. All we really need is a spear ! [SOLO] [TERMINE]   Jeu 6 Aoû - 15:08

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. »
Je ne sais plus de qui vient cette citation. Sans doute d'un type mort depuis longtemps.

J'entrais dans la salle. Tous se turent et me fixèrent alors que je traversais la pièce en direction de la porte menant à mon bureau. Je lançai un bref regard amicale à ma secrétaire Jenny, elle se tenait derrière son comptoir et tapotait sur son clavier. J'aperçus alors la petite plaque en or fixée au bois brillait de mille éclats, elle indiquait clairement mon nom et mon statut élevé au sein de l'armée, symbole de prestige et de notoriété, cela me rendait particulièrement fier et j'esquissai donc un sourire. Je n'avais cependant pas remarquer que les soldats présents, tous dans leur tenue cérémoniale, arborant leurs médailles les plus méritées, leurs exploits parfois chèrement payés, s'étaient levés en silence et bombaient le torse. Je retins donc mon pas, d'une part pour analyser cette initiative soudaine, peut-être qu'ils voulaient simplement honorer nos plus vieilles règles pour me saluer, car il était coutume de se lever en présence d'un officier supérieur, par respect notamment. A vrai dire, il n'y avait que des officiers ici dans cette salle d'attente, et même un qui avait au moins le même grade que moi.

L'un d'eux s'avança vers d'une allure décidé et me présenta sa main. Qu'elle fut ma surprise lorsqu'il brisa le silence pesant « C'était du beau travail, mon Colonel. » me lança t-il le sourire aux lèvres. Je répondis d'un hochement de tête, aussi modestement que je pouvais apparaître à leurs yeux, et me saisis de sa main tendue en forçant le moins possible sa poigne du fait de ma prothèse -l'armure ne me quittait pas-, il ne grimaça même pas au contact du métal froid, se contentant de plonger son regard plein d'admiration dans le mien, il était donc normal que je lui rende ce respect. Or, bientôt les compliments et les mots de félicitation fusèrent autour de ma personne, laissant place à un tumulte là où le silence régnait une minute plus tôt. J'eus même senti quelques tapes amicales sur mon armure, m'étant signalées via les capteurs présents à sa surface. Cela faisait référence aux événements qui s'étaient tenus quelques temps auparavant. Une histoire d'invasion alien si vous aviez suivi.

Je levai les mains à plat à mis hauteur pour tenter d’apaiser cette ambiance soudaine, car à la différence des extravagances de Tony Stark, je restais humble en toute occasion. Cela avait même tendance à me gêner, puisque après, je me contentais de faire mon job du mieux que je pouvais. Il ne fallait pas non plus oublier que si la victoire fut écrasante, c'était sans compter sur l'aide inopinée mais indispensable des sur-humains fait prisonniers durant les années qui précédèrent l'invasion. En ma qualité de leader, et comme les faits le montraient si biens, tout le monde avait été mobilisé et avait participé à la victoire collective, je tenais donc un discours qui se voulait rassurant et respectueux de chaque personne qui avait pris part aux opérations « Je n'étais pas seul au combat, et vous n'étiez pas non plus derrière moi, tous à mes côtés. Et puis, ne croyez pas qu'il faut laissé aux sur-humains le seul mérite, ils ont un avantage certes, mais vous avez beaucoup plus de volonté. Nous sommes fragiles nous autres, même moi je vous assure, et ça doit se voir plus en ce moment, c'est notre force. Nous avons plus conscience de la valeur des choses. » dis-je en tournant la poignée de la porte. Peut-être un peu trop brutalement puisqu'elle céda sous la pression de ma main, et je lâchai sans tarder un juron à voix basse avant de balancer avec précision, sans même tourner la tête, la pièce broyée directement dans la poubelle située derrière moi. « Et c'est pas parce que vous faites les fayots avec moi que je serais plus clément ! » ajoutai-je en ricanant. Ils rirent de même, puis se réinstallèrent sans un bruit, tandis que je disparaissais dans mon bureau.

Comme à mon habitude, je laissais toujours derrière moi les stores fermés. Je me laissais donc glisser dans la pénombre, dans le seul bruit de cliquetis étouffés de mon armure métallique. J'activais donc l'ouverture des volets par une commande situé sur mon avant-bras. Oui c'était honteux, mais j'avais eu du temps à perdre et donc je m'étais amusé à associer la domotique à la technologie starkienne, j'entendais déjà les remarques moqueuses de Tony dans mon dos. J'avais travaillé sur pas mal de choses dans ce bureau, histoire d'améliorer mon confort vis à vis de l'armure que je devais porter en permanence, et encore, elle était heureusement dépourvue de tout l'attirail du War Machine, c'est n'était plus qu'une armure légère et inutile, comme celle d'Iron Man en y pensant. Le siège qui se trouvait devant mon bureau de travail, je l'avais lui aussi aménagé de sorte qu'il puisse résister au poids de mon costume, mais aussi que je puisse faire les branchements nécessaires à la recharge de mes batteries, celles qui me maintenant en vie. Je pris donc place et me mis à l'aise. Je remarquais que mon café était déjà là, j'avais une excellente secrétaire. Je bus une gorgée, savourant ce délicieux breuvage.

La journée risquait d'être potentiellement longue, il y avait une vingtaine de personnes qui attendaient dans la pièce à côté, tous souhaitaient obtenir une place au sein de ce nouveau projet, mais elles étaient en nombre restreint, et bien que ces soldats étaient triés sur le volet, j'étais le seul qui jugerait de leur fiabilité pour le S.P.E.A.R. -Special Patrol of Emergency Armed Response-, ce serait ma responsabilité puisque par la suite je mènerais les opérations en tant que chef de l'unité. Activant l'interphone, je signalais à ma secrétaire qu'elle pouvait m'envoyer le premier postulant. J'avais déjà son dossier ouvert sous les yeux. Lorsqu'il ouvrit la porte, quelques secondes plus tard, je lui fis signe de prendre place dans le fauteuil en face de moi. Et l'histoire se répéterait. « Si vous êtes aujourd'hui ici c'est que votre candidature a préalablement été accepté pour que vous puissiez venir en entretien. Vous avez fait vos preuves au cours de l'invasion, vous avez notamment été formé au maniement des sentinelles pilotables, et c'est pourquoi vous pouvez envisagé d'être déployer au sein de mon équipe. Vous comprendrez cependant, du fait du coût important de ces machines, et le fait que nous ayons perdu des... Quelques uns de nos valeureux frères d'armes au cours de ce conflit, nous ne disposons pas encore d'assez d'unités pour former une armée. Le S.P.E.A.R. n'a pas vocation à être une armée, c'est une force de frappe, la puissance des sentinelles sur lesquels nous travaillons dépasse largement le nombre. Il ne reste plus qu'une quinzaine de sentinelles à disposition. Et encore quatre bons jours d'entretien pour ma part. Je ne prendrai que les meilleurs, les plus qualifiés, mais surtout les plus fiables. ». Je savais que j'allais devoir resservir le même discours à chacun des postulants, ça faisait parti des aléas de l'administration, la plupart se contentait à hocher la tête en signe d'approbation tandis que mes mots s'enchaînaient. Chaque entretien durait une dizaine de minutes, un peu plus pour certains, un peu moins pour d'autres. « Avez-vous des questions ? »

J'avais l'occasion d'entendre des remarques drôles « Alors ça fait quoi de rester dans cette boîte de conserve ? » -je haussai les sourcils et écarquillai les yeux devant autant de cran-, parfois des choses bizarres, mais aussi navrantes, et alors je savais ce qu'il me restait à faire « Et ça vous fait pas trop chier de passer sous le commandement du S.H.I.E.L.D. ? J'veux dire... C'est pas une organisation en qui j'ai vraiment confiance, ils sont trop secrets, ils ont trop de secrets. Si je m'engage dans ce projet, je veux savoir dans quoi je mets les pieds mon Colonel... » me dit l'un d'eux « Je pense qu'on a tous déjà eu l'occasion de voir de nos propres yeux tout ce que le S.H.I.E.L.D aurait pu nous cacher. Et puis, avec les récents événements, je crois qu'ils ont eu l'occasion de remettre en cause leur système, et de remanier l'administration. Le S.H.I.E.L.D. est donc comme remis à neuf. Éventuellement si on pouvait y apporter notre touche américaine... » rétorquai-je en y ajoutant un clin d’œil. « C'est pas pour dire mais la directrice Hill, je la sens pas, et comme le dit l'adage « elle est bonne mais qu'est-ce qu'elle est conne ! », elle est juste casse-couilles... » m'avoua un autre d'un ton plus que sérieux « Vous la connaissez personnellement ? » « Ça se voit à son allure ! Et puis ça m'intéresse pas non plus d'obéir aux ordres... » « D'une femme ? » « J'me suis engagé à l'armée, mon Colonel, pas chez les majorettes. Si je voulais devoir saluer et obéir à une femme, je serais rester vivre avec ma mère. » je fis mine de rire de ce qu'il disait pour le mettre en confiance, mais je ne croyais pas à son discours. Et puis j'appréciais particulièrement Maria, c'était une femme courageuse, volontaire, et assez forte pour diriger l'organisation complexe du S.H.I.E.L.D. « Nan, elle est juste un peu grincheuse, mais j'en fais mon affaire » de mon côté je cochais discrètement un « non » catégorique pour cette aspirant, il recevrait sans doute un blâme par la suite en guise de réponse à cette entretien, un petit cadeau de ma part pour discrimination.

Lorsque le dernier entretien fut terminée, je sortis de mon bureau pour conclure de cette journée. Tous étaient là, ils avaient pris la peine de rester, et d'attendre que chacun ait passé son tour, rigueur militaire oblige. « Messieurs, cette journée s'achève enfin. Je vous remercie d'être venu, et bien que tous n'auront pas la chance d'être pris, sachez que vous restez d'excellents éléments pour notre armée, et vous serez largement recommandé à d'autres postes. Pour ce qui seront choisi à l'issu de la sélection, vous recevrez votre réponse définitive dans une dizaine jour. Merci à tous. ». Plus que deux jours.


Dernière édition par James R. Rhodes le Mer 13 Juil - 0:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We already have a sword and a shield. All we really need is a spear ! [SOLO] [TERMINE]   Mar 12 Juil - 19:05


« Vous êtes la seule femme à passer un entretien aujourd'hui. Vous êtes d'ailleurs la seule femme à postuler pour ce poste puisqu'il se trouve que l'on est le dernier jour et que vous êtes la dernière à passer un entretien aujourd'hui. » « Ce n'est pas parce que je suis une femme que je n'ai pas assez de couilles pour rejoindre... » « Ce n'était pas mon intention, je ne voulais pas vous dénigrer, veuillez m'en excuser. » « Et qu'est-ce que vous vouliez dire dans ce cas ? J'ai l'impression qu'à chaque fois que j'entends un officier dire le mot « femme », ce qui suit ce ne sont pas les termes les plus valorisants. » elle fixait avec insistance mon œil dont la lumière rouge en guise d'orbite en révéler la vraie nature robotique. « J'ai étudié votre dossier.  De brillantes notes obtenues lors de votre formation au MIT en génie mécanique et en aéronautique. Très recommandée par dessus tout. Vous êtes un élément de choix. Une forte personnalité qui plus est.. » « Merci ? »  Je regardais l'heure sur l'horloge numérique fixée contre le mur au-dessus de la porte d'entrée. Le temps s'écoula lentement, nous discutâmes ainsi pendant plusieurs minutes, d'abord à propos de l'unité, puis des machines que nous allions piloter, et enfin de tout et de rien. Je ne tenais plus vraiment en compte l'heure qu'il était car la journée s'achevait pour moi, j'étais à vrai dire moins tendu qu'il y a trois jours, je pouvais donc un peu plus me lâcher. Cette dernière entrevue avait été très enrichissante, j'en espérais pas moins d'un agent pareil. Mais je devais rester prudent, et ne pas me laisser envahir par le ressenti que j'avais pu avoir au premier contact avec chacun des postulants. Tel un ordinateur, je devais analyser chaque paramètre qui se présentait à moi, pour pouvoir ainsi dissocier les bons éléments des éléments plus dispensables à la stabilité de l'équipe en devenir. La majorité d'entre eux serait recalé à l'issu de ma sélection.

En bon chef d'équipe j'avais la mission de constituer un groupe de qualité, que je devais tout de même soumettre à l'approbation du SHIELD qui finançait en partie ce projet colossale. J'étais assis sur une vraie mine d'or, car en effet ces sentinelles, et l'installation complète qui servirait de base de lancement -et dont la localisation était secrète-, coûtaient pas mal, se chiffrant en milliards, encore plus avec les améliorations que j'avais personnellement ajouté à partir des ressources technologiques de Stark Industries. Je ne restai pas une minute de plus derrière mon bureau, quittant les locaux en lançant un dernier regard fier derrière moi avant de rejoindre mon véhicule sur le parking. Je pris donc la destination de mon domicile. Les lampadaires éclairaient périodiquement l’habitacle, mais il faisait si sombre dans ce coin paumé que je comptais en grande partie sur mes capacités bioniques. Au détour d'une longue route, mon regard fut attiré par les lumières d'une bâtisse de bord de route miteuse, qui agit comme un phare.

Il s'agissait là d'un bar. Par n'importe lequel, un bar réputé parmi les officiers et autres gradés. Un vieux bouge en apparence, mais qui restait un milieu très restreint, personne d'autre que les vieux vétérans parmi les gradés ne pouvaient y accéder sans se voir refuser l'accès, voire péter la gueule par la montagne de muscles au crâne chauve tatoué à l'entrée. Je décidai donc de m'y arrêter afin de combler un semblant de vide émotionnelle -je devais bien ressentir quelque chose de temps à autre-, je ne savais pas du tout depuis combien de temps je n'avais pas touché à une bouteille, mais il était tant. La lumière y était tamisée, l'ambiance morose, carrément attristante. Un vrai repère d'alcooliques et de dépressifs aurait-on dit. Heureusement que l'unique serveuse des lieux était une jeune universitaire pétillante. Il en fallait beaucoup pour faire réagir ces vieillards. J'y trouvai le Général Ross, attablé au comptoir, un verre de Whisky à la main. Il affichait une mine épuisée, plutôt consternée avec une petite note de condescendance qui le caractérisait si bien. Je me dirigeai vers lui dans un petit cliquetis métallique, et sans le regarder, fit reculer le tabouret pour y prendre place. Aucun de nous deux ne bougea d'un cil dans les quelques secondes qui suivirent. Ross prit finalement la parole après avoir siffler d'une traite l'intégralité de son verre. « Un autre. » dit-il à l'attention du barman -un ancien vétéran de la guerre du golfe reconverti dans le commerce d'oubli et de bonheur éphémère pour les autres vétérans- « Du noir à broyer ? » « C'est marrant, maintenant que vous le dites... » rétorqua-t-il avec un petit sourire. « C'est malin. Pas de nouvelles de Banner ? » « ... » « Chacun ses soucis. Même si je considère pas vraiment ce cas comme un problème majeur. La même chose barman. » « Depuis quand robocop se bourre-t-il la gueule ? » « Depuis qu'il est subventionné par le SHIELD. Et je peux vous dire qu'avec ce qu'on donne à ce nouveau projet sentinelle, y a de quoi enfouir vos mandroids dans le trou le plus profond qui soit. » dis-je en portant la boisson à mes lèvres. Le goût à la fois glacé et marqué m'irrita le palais à la première gorgée. « Peut-être. Le monde a bien changé depuis. L'invasion skrull... HYDRA... Tout ça c'est bien trop gros pour les pauvres soldats que nous sommes. Même en prenant du recul, je n'arrive pas à comprendre l'étendu de ce qui se passait, et ce qui se passe aujourd'hui. La politique nationale, internationale, le SHIELD, je n'ai aucune idée de ce qui se traficote et ça me dérange franchement. » « Vous n'êtes pas le seul. Hier je n'étais qu'un directeur de camp pour soldat à la solde du gouvernement américain, aujourd'hui on me file les rênes d'une équipe de robots japonais géants à la botte d'une organisation secrète, international, et à qui on a trop fait confiance à tort autrefois. » « Hm. En effet. Tant qu'on sort de ce merdier. » « C'est le but. » « Vous pensez à quoi pour la prochaine fin du monde ? » il jouait avec un cure-dent humide avec lequel il avait dû récurer son dentier de retraité. « J'essaie de ne pas trop y penser, mon Général. L'essentiel c'est que nous ressortions plus fort de ce dernier imprévu... » « Imprévu ?! C'était une vraie extermination, oui. » il releva le montant, bombant fièrement le torse avec l’expression d'un homme sur le point de lâcher un rôt immonde. Le barman se contentait de nous observer avec le seul œil qui lui restait à lui aussi, tout en nettoyant des verres sales. « Vous savez quoi ? Je crois que le monde se porterait mieux si tous ces surhumains « encapés » n'avaient pas ramené leur cul de « psychopathe-tarlouséen-je-me-fiche-du-monde » chez nous.» Je hochai de la tête machinalement « Le monde se porterait mieux sans humains. » j'avais eu la nette impression, pendant une fraction de seconde, que cette remarque je la prenais pour vérité vraie. Cela eut le don de me faire frissonner étrangement. Je finis mon verre, nous discutâmes encore, il en reprit un autre, je lui proposai de le reconduire chez lui vu la quantité d'alcool qu'il avait ingéré, il refusa poliment et s’affaissa sur le comptoir. Je laissais donc derrière moi ce vétéran désabusé par la vie. Ross avait beau être un vieux grincheux énervant et têtu, il n'en restait pas moins que s'il avançait autant dans la hiérarchie, c'est qu'il avait acquis un certaine expérience, et charisme, qui le rendait particulièrement influent à l'heure actuelle. Il avait cette obstination qui me plaisait beaucoup dans le comportement de toute homme. Bien que cela avait pu le mener par le passé à de sacrées impasses. Je reprenais donc la route après avoir rempli mes pensées de nouvelles informations.

J'étais hébergé pour le moment dans une caserne militaire non loin du centre ville, dans laquelle pas mal de soldats séjournaient avant d'être dispersé, dans les jours qui suivraient, dans leur régiment respectif. Il fallait dire que c'était tout juste l'après invasion et beaucoup durent vivre avec la perte de leur bataillon entier. Des orphelins de guerre à leur manière. On avait aménagé ma chambre de telle sorte qu'elle puisse accueillir mon équipement vital à mon bon fonctionnement. Je n'avais pas forcément de lit, cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas allongé à vrai dire, mais je devais me contenter d'un fauteuil adapter à ma structure et pourvu de branchement qui m'alimentait en énergie toute la nuit. Je la vis dans le coin, mon armure, présentée dans son socle, et instinctivement, ou plutôt par habitude, je m'y dirigeais pour la revêtir. Je m'y sentais plus à l'aise, en sécurité. Je m'arrêtai subitement, repensant au fait que ma condition actuelle avait quand pour origine l'absence de mon armure ce jour. Je comprenais Tony. J'avais commencé à vivre sa vie. Je m'installai finalement sur mon siège où des câbles vinrent se connecter dans les orifices dorsaux prévus à cet effet. L'avantage avec ce système résidait dans le fait que je ne ressentais plus le sommeil, mais qu'il suffisait que je m'y plonge pour être mis en mode veille, et l'effet fut instantané.

Je fus réveillé par une intense lumière pointée vers mon seul œil humain. « Colonel ? » « Oui. » dis-je en distinguant peu à peu le visage juvénile de mon interlocuteur. Il faisait encore nuit noire. « Un appel du SHIELD, monsieur. Je ne voulais pas vous déranger, j'ai tapé à la porte, mais... » « C'est bon ? je m'en charge, merci. Retournez vous coucher, seconde classe. ». La nuit allait finalement être courte.
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MessageSujet: Re: We already have a sword and a shield. All we really need is a spear ! [SOLO] [TERMINE]   Mer 13 Juil - 0:08


Les choses prenaient un tournant surprenant. Si le SHIELD avait besoin de Rhodes, je me devais d'agir au plus vite. Plus intriguant, on m'incita à utiliser le SPEAR dont les membres n'étaient ni totalement choisi ni prêt à partir au combat dans l'immédiat. « Je veux bien déployer les sentinelles, cependant je viens à peine de soumettre mes choix à l'administration, et bien que la plupart ont eu une formation de pilote, j'ai bien peur que personne ne soit prêt à une telle éventualité. » dis-je à l'autre personne au bout du fil. « Nous avons besoin d'une force de frappe, il se trouve que ce projet qui est déjà abouti répond aux besoins de la mission, et il est donc judicieux de déployer le SPEAR. Nous avons bien sûr reçu vos informations et recommandations concernant les pilotes potentiels, et avons envoyé aussitôt des transports pour récupérer les soldats qui répondront à vos ordres. » rétorqua l'homme d'un ton calme -un membre du conseil- « Bien monsieur. Je ferais de mon mieux. » « Les informations concernant la mission vous sont envoyées en ce moment même sur votre plate-forme de communication. Veuillez prendre en considération toute éventualité. C'est un premier jet pour votre unité, certes, mais l'administration restera très critique même si vous n'étiez pas en mesure de répondre en condition normale à une telle demande. Un hélicoptère se dirige au moment où je vous parle vers votre position... » « Ce ne sera pas nécessaire, monsieur. Rhodes, terminé. » ajoutai-je en refermant la visière de mon casque. J'avais une armure qui pouvait aller aussi vite qu'un chasseur de combat, qui serait fou de ne pas en profiter. Si fait, je décollai du sol et partis en direction de la base de lancement à tout berzingue.

J'avais peur que tous ne soient pas au rendez-vous, les résultats étaient censés une semaine après les rencontres. C'était beaucoup trop prématuré à mon goût même si j'avais réfléchi chacun de mes choix. J'avais même pu étudier les dossiers des personnes interviewés le matin même, et soumettre mes choix en conséquences, puisque j'avais tarder au boulot. J'espérais donc que les élus purent répondre à l'appel du SPEAR. Fort heureusement, il avait été demandé à chaque aspirant de prendre un hébergement dans le même hôtel afin d'attendre au plus près les résultats et ainsi pouvoir agir de façon optimal et dans l'immédiat. Ce serait un baptême du feu difficile, pour chacun de nous, mais je comptais particulièrement sur leurs expériences et leurs professionnalismes. Il s'était mis à pleuvoir. La nuit était agitée, et malgré le ciel couvert, les gouttes qui percutaient mon armure à pleine vitesse ne me dérangeaient pas. J'étais complètement concentré sur les objectifs de mission qui s'affichait dans l'interface de mon casque. Il s'agissait là d'une mission peu banal, mais pourtant en rapport direct avec la nécessité à l'origine de la création de cette unité. En effet, trois créatures de plusieurs mètres de haut venaient de s'attaquer à la côte Ouest des États-Unis et détruisaient tout sur son passage à la manière d'un Godzilla. Les forces locales étaient débordées, et le SHIELD sur place ne possédait pas forcément un groupe d'intervention à la hauteur d'un tel adversaire. J'avais peur que ces monstres ne soient des oubliés de l'armée Skrull, abandonné à leur sort, mais, néanmoins, toujours aussi sauvages et belliqueux à l'égard de l'espèce humaine. Cela tombait bien, puisque la base récemment achevée se trouvaient dans l'océan Atlantique non loin de là. Tout restait une affaire de temps, je voulais pas que ces bêtes puissent agir en toute impunité pendant la préparation des sentinelles.

Je me servais une nouvelle fois de mon interface pour envoyer des données à la base en passant par mon satellite orbital, faisant activé manuellement, mais à distance, le lancement de ma sentinelle personnelle -qui avait notamment mes couleurs-, puis je pris immédiatement contact avec le centre de communication du QG. «  War Machine à QG, me recevez-vous ? » « Ici QG, mon colonel. Votre sentinelle a décollé depuis cinq minutes déjà. » « J'ai fait trianguler ma position, elle est en route. Est-ce que les nouveaux pilotes ont été acheminé avec succès ? » « Oui, monsieur... Deux sentinelles viennent de décoller à l'instant, Super 6-3 et Super 6-9, les autres ne devraient pas tarder. » « Inutile de mobiliser tout le personnel ! Envoyez deux autres sentinelles en renfort, j'en veux une autre à mi-chemin en attente, les autres devront se tenir en stand-by au QG. » « Bien monsieur. Autre chose ? » « Je me dirige en ce moment même vers la zone de conflit, ne prévenez pas les vengeurs, nous pouvons régler ce problème nous-même. Faites bien parvenir les données de mission à chaque pilote en intervention, et effectuez à distance une évaluation équipement de chaque sentinelle. A vous. » « Ce sera fait, mon Colonel. QG, terminé. ». Je m'en allais déjà vers ce lieu qui devait une nouvelle fois subir la violence d'êtres qui ne convoitaient que la mort et la destruction. Il aurait au moins affaire à War Machine avant de se prendre super War Machine en pleine gueule. En parlant de gueule, ils étaient tous aussi moches, différents physiquement certes, mais assez laids pour penser les éradiquer. Méchants et vilains, ce n'était pas qu'un pléonasme. Je ne fus pas repéré du premier coup, j'eus le temps d'effectuer mon repérage, en scannant chaque individu humanoïde avant de transmettre le tout aux nouveaux promus. Une fois achevé, je passai à l'offensive en déployant mes missiles dorsaux qui vinrent percutaient de plein fouet la face surprise de l'un des monstres. Un rugissement déchira comme un éclair strident les airs. « Je crois pas qu'il soit content. » pensai-je à haute avant de foncer poings levés droit dans le thorax de cette même bête. Je devais les éloigner d'ici, il y a beaucoup trop de monde dans les parages, et trop de bâtiments qui risquaient de faire des dommages collatéraux inutiles après l'invasion. J'étais maintenant sous le feu des projecteurs puisque j'aperçus les deux autres qui arrêtaient leurs méfaits pour regarder droit dans ma direction pour enfin marcher à vive allure vers moi. Je venais d'attirer leurs yeux, je devais maintenant les attirer vers la côte.

Je dus esquiver une main griffue qui tenta de m'écraser, puis une autre attaque, et me défendis tant bien que mal avec ma mitrailleuse qui n'avait pas forcément l'effet escompté, puisque la peau de ces derniers était vraiment très résistance et épaisse. Je me résignais donc à utiliser la force physique et toute la puissance de mes réacteurs pour les repousser, au moins le temps que le SPEAR intervienne. En revanche, je fus rattrapé par ma malchance habituelle. « Oh la vache ! » puis-je encore dire avant de recevoir le poing qui me projeta au loin. Je n'eus pas l'occasion de maîtriser ma chute puisque encore sonné par le coup. Je m'écrasai donc dans le sol avec fracas, entraînant sur mon sillon des tonnes de sable. J'avais été surpris, une occasion pareille ne se représenterait pas de sitôt. Du moins, c'est ce que j'aurais pu penser avant de voir un nouveau poing venir vers mon cratère pour m'écraser. « Pas aujourd'hui ! » criai-je à son encontre en utilisant mon interface pour contrôler ma sentinelle qui venait tout juste d'apparaître. Je mimai un crochet, ce qu'exécuta au même moment la machine, qui décrocha la mâchoire de la bête, et parant donc son attaque à mon encontre en même temps. Le monstre fit quelque pas en arrière, sa bouche ayant décidé de prendre la tangente en tombant avec un plouf sanglant dans les eaux à ses pieds. Elle-même, après quelques secondes encore debout à émettre une sorte de miaulement rauque, tomba en arrière le corps relâché. Pour être neutralisé, elle était neutralisée. Je m'envolai donc, profitant de la stupeur ainsi semé  dans l'esprit de ses amis, pour m'introduire dans la tête de la sentinelle en passant par le sas à l'arrière du crâne -qui s'ouvrit à ma demande vocale-. J'étais prêt pour le second round, et je ne risquais pas d'être très câlin.

J'engageai donc un combat rapproché en me basant sur la boxe pour style, comme j'avais pu le faire quelques semaines auparavant en compagnie de Tony, enchaînant droite et gauche dans la deuxième créature qui m'attaqua. Il cracha alors une sorte de fluide visqueux sur l'avant de la sentinelle qui bloqua mon champ de vision. Je sentis alors l'armure géante trembler alors que la bête se saisissait de mon thorax. Je ne faisais plus qu'un grâce aux technologies disponibles et tirées en particulier de la technologie Skrull. Il y eut une sorte de vrombissement alors que je dégageai ma vision de cette bave verdâtre et je puis constaté l'arrivé d'un confrère qui venait d'attraper le bras qui menaçait quelques secondes plutôt de me percuter. Nous nous mîmes alors à effectuer un enchaînement synchrone pour minimiser les dégâts reçus et les redistribué immédiatement à notre envahisseur. La bête fut déchiré entre les attaques qui venaient de toute part et mon frère d'armes prit alors l'initiative de se saisir de sa gorge pour finalement en extraire la tête et le bout de la colonne encore mobile. La gerbe de sang violacé qui s'étala sur son armure le marqua comme une peinture guerrière, dorénavant je savais que je l'appellerais « Violet ». Une autre sentinelle fit rapidement part de son envie de participer au combat en venant écraser de tout son poids la créature la plus éloigné, et surtout la dernière. « A votre service, monsieur ! » dit-il en assénant plusieurs coups meurtrier pour immobiliser la chose et la neutraliser. Il acheva son œuvre d'arme en tirant à bout portant un laser de sa tête qui traversa la cervelle de l'immondice dont les yeux alors orange lumineux prirent une teinte livide blanchâtre. Je pus donc reprendre mon souffle alors que d'autres sentinelles arrivaient en retard. Elles seraient au moins là pour nettoyer le carnage.

De retour à la base, et sortis de nos boîtes de conserves géantes, je pus faire face aux sélectionnés pour leur annoncer un discours, bien qu'ils furent tous trop fatigués et en manque de sommeil. « Eh bien je suis fier. Je suis content que vous ayez pu, et que vous avez surtout accepter, d'être mobilisés, cela prouve votre intérêt et votre dévouement au projet. Ça ne sera pas facile, ça risque même de devenir très dangereux vu le genre de tâches qui nous incombent, mais j'ai totalement confiance en nos capacités et en notre esprit d'équipe, comme nous avons pu le constater tous lors de cette mission. Rentrez vous reposer, nous reprenons le service actif rapidement. Félicitation, bienvenus au SPEAR. »

J'étais plutôt rassuré quant à l'avenir.

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