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 Between Two Points.

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MessageSujet: Between Two Points.   Ven 7 Aoû - 1:00



Between Two Points.
The Maximoff Twins





L'accalmie, une période que je n'espérais plus. La liberté était sûrement ce qui m'avait le plus manqué, pouvoir me déplacer quand l'envie m'en prend, courir sans devoir surveiller mes arrières, aller où bon me semble, ne plus vivre entassé les uns avec les autres comme du vulgaire bétail.

L'horreur vécue était encore bien présente, tant dans les esprits que dans les dégâts matériels et malgré la joie et le soulagement régnant dans le coeur de chacun, trop de pertes restaient à déplorer.
À cette pensée, mon esprit répliquait automatiquement : "Wanda est en vie, elle va bien, le reste n'a aucune importance." Pensée  égoïste, comme bien souvent, mais elle me préservait de la peine et m'assurais de toujours rester imperméable au reste.
Certains matins je m'éveillais encore en sursaut, le souffle court, le front et la nuque moite, arraché à mon sommeil par une angoisse toujours ancrée en moi. Tout ce passait en quelques secondes et j'ignorais pourquoi le même foutu refrain c'était installé. Se réveiller en sursaut, se redresser, chercher Wanda du regard, analyser la chambre vide, retomber sur le matelas en fixant le plafond, le coeur battant à tout rompre. Stress post-traumatique, mon cul ouais. Nous avions déjà tant affronté Wanda et moi, je ne vois pas pourquoi tout ça se déclencherait maintenant. C'est tout ce que ce foutu psy avait réussi à m'arracher, stress post-traumatique, repli sur soi, intériorise ses sentiments et ne laisse paraître qu'une expression de jm'en foutiste de première.  Tout cela m'étais égal, la seule chose qui me dérangeais était de ne plus trouver ma jumelle lorsque mon regard se perdait dans cette pièce sans vie.

Wanda et moi avions passé l'âge de dormir ensemble, depuis déjà un sacré moment, c'était une jeune femme malgré l'image de la petite fille que je voyais toujours en elle, elle avait besoin d'intimité, d'un espace à elle sans que je sois constamment à ses côtés, pourtant je continuais à la chercher, voulant presque par moment, m'assurer qu'elle se trouvait bien dans sa chambre, mais ça aurait été ... déplacé. Évidemment, Wanda ne m'aurait fait aucunes remarques sur mon côté sur protecteur ou mon obsession à toujours vouloir être avec elle, à veiller sur elle, mais j'imagine qu'à force, c'est une chose en plus qui devait peser sur elle.  

Ce matin fut comme tous les autres. Je n'avais pas encore pris l'habitude de parler à JARVIS comme ci il était une personne présente n'importe où et à n'importe quel moment dans le manoir, mais il se débrouillait pour me donner l'heure lorsque je cherchais une horloge ou un réveil, ce à quoi je répondais par un vague merci.

Wanda avait trouvé sa place ici, parmi les Vengeurs, ses amis désormais, une nouvelle famille. Dire que je n'étais pas heureux parmi eux serait un mensonge, pourtant je n'arrivais pas à m'adapter à cette nouvelle vie, ce nouveau ''chez moi''. En y réfléchissant bien, je ne m'étais jamais sentit à ma place nulle part, Wanda était mon foyer, peut importe où nous étions, mais maintenant que nous passions du temps chacun de notre côté, j'avais enfin des moments pour songer à toutes ces choses et ça ne m'enchantais pas réellement.

M'occuper l'esprit, voilà ce que je devais faire. Étrangement l'une des rares choses qui me faisait du bien était d'aller courir un peu, à une allure normale, comme tout être humain. Ridicule quand on possède mes pouvoirs, mais c'était une des occupations qui parvenait le mieux à me détendre. Je n'avais pas attendu longtemps pour aller me rafraîchir et enfiler une tenue confortable pour mon jogging matinal. L'immense terrain du manoir était un avantage, pas besoin de trop s'éloigner de risquer de tomber sur des journalistes ou je ne sais quel autre genre de personne. La sociabilité et les couvertures médiatiques n'étaient pas vraiment mon fort et si je me retrouvais seul face à ça, notre ''réputation'' courrait à la catastrophe j'en étais pratiquement certain, il leur suffisait de prononcer le mot héro pour que mon tact naturel leur réponde que ce n'était qu'une pure connerie, nous avions été des soldats bien plus que des héros et maintenant nous étions simplement en train d'essayer de recoller les morceaux, quels héros !
L'autre danger était qu'ils s'aventurent sur les ''liens familiaux''. Pratiquement tout le monde était au courant maintenant et même si je ne considérais pas Erik comme notre père, le reste du monde ne se gênait pas pour nous rappeler quel monstre il avait été et en tant que fils et fille de ce dernier, notre image était déjà assez fragile pour que je m'emporte face à eux, leur offrant le petit scandale qu'ils cherchaient pour leur gros titres. Les médias n'avaient pas besoin d'entendre tout ça.

Je courrais depuis un bon moment maintenant, assez pour me vider un peu la tête et prendre l'air, j'ignorais depuis quand j'étais sorti, mais mon estomac commençait à se faire entendre ce qui signifiait ''l'heure de rentrer''. Le chemin du retour se ferait en quelques secondes,  mais avant de partir, mon regard s'arrêta sur des fleurs sauvages. J'ignorais de quel genre il s'agissait, n'étant pas un expert en botanique, ni même un grand romantique au point de connaître les fleurs que je souhaitais offrir mais elles étaient jolies, blanches et immaculées, et je savais très bien que l'une d'elle dessinerait un sourire sur les lèvres de Wanda.
Sans même m'en rendre compte, je souris à mon tour et fis attention en en décrochant une. Comme prévu il ne me fallu que quelques secondes pour rejoindre le manoir, et en arrivant devant les portes, je portais une nouvelle fois mon regard sur cette fleur avant qu'une petite grimace ne s'installe. " Merde ... " Mes dents torturèrent légèrement ma lèvre inférieure en pensant que j'aurais du prévoir que la fleur ne  supporterait pas le trajet à cette allure ... Tant pis.
Après avoir laissé la fleur devant les portes, j'étais directement partis prendre une douche et j'avais enfilé d'autres fringues, changeant un peu du look sportswear que j'adoptais la plus part du temps, question de pratique. Je n'avais aucune envie de rester dans ma chambre mais j'ignorais ou aller ou même quoi faire, ce qui d'un côté étais assez pathétique, un chiot perdu, voilà de quoi j'avais l'air.

Ma main passa dans mes cheveux encore humides et je retins un soupir avant d'opter pour la même solution que toutes les fois où je me sentais seul. " Tu sais où est Wanda ? ... Hé JARVIS ? '' Non, vraiment je n'avais pas l'habitude de m'adresser à lui ... Enfin à cette machine ou ce programme, peut importe. Par chance il avait pratiquement réponse à tout, et m'informa que Wanda était dehors, dans les jardins, là où je m'empressai d'aller quelques secondes plus tard.

En sortant, elle fut la première chose sur laquelle mon regard s'arrêta et cette sensation de manque disparu enfin. Un petit sourire étirait mes lèvres et je descendis les quelques marches pour arriver sur la terrasse, silencieusement, avant que mon attention ne se porte sur un parterre de fleurs. D'accord ce n'était pas très raffiné ou charmant, mais j'étais toujours un peu gauche pour ce genre d'attention. Sans réfléchir d'avantage, je cueilli une nouvelle fleur, rose pale cette fois, et en m'approchant de ma jumelle je pris la tige entre mes lèvres pour libérer mes mains et les déposer sur ses yeux, esquissant un nouveau sourire derrière elle.






Dernière édition par Pietro F. Maximoff le Dim 23 Aoû - 18:10, édité 2 fois
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Wanda F. Maximoff
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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Dim 9 Aoû - 9:01

«between two points »
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À peine éveillée, je poussai un long soupir de contentement, étendant un bras à travers le lit pour trouver Steve, avant de finalement ouvrir les yeux en ne rencontrant que l'oreiller. Faisant la moue, je me redressai en bâillant à m'en décrocher la mâchoire et en m'étirant longuement. Comme une enfant sortie du sommeil trop tôt, je me frottai longuement les yeux avant d'attraper mon téléphone sur la table de nuit pour regarder l'heure qu'il était. Onze heures moins le quart. Pas étonnant que je me sois réveillée sans Steve, j'avais dormi comme une véritable marmotte, il devait avoir bien plus important à faire que me regarder roupiller. Ce n'était pas la première fois que je me réveillais sans lui et ce ne serait pas la dernière, Captain America était un homme demandé... Bien plus que ne l'était la Sorcière Rouge, ce qui n'était pas pour me déplaire ; j'avais encore besoin d'un peu de temps pour me reprendre avant de retrouver le devant de la scène. Un petit sourire accroché aux lèvres, je me levai et allai directement dans la salle de bain, pour aussitôt me glisser sous la douche. L'eau chaude ne tarda pas à détendre mes muscles, je restai longtemps à profiter de cette sensation de bien-être avant d'enfin me décider à m'habiller, et faire quelque chose de plus productif de ma journée – ou plutôt de mon après-midi, car si je continuais à traînasser ainsi, je finirais par me retrouver au lit avant d'avoir fait quoi que ce soit. Une éventualité qui n'était pas pour totalement me déplaire, à présent que je ne passais plus mes nuits seule à batailler contre l'insomnie et les cauchemars. Si Steve n'était pas un remède miracle, je dormais bien mieux depuis qu'il était de nouveau à mes côtés, je ne craignais plus de fermer les yeux. Ou plutôt, je savais que si par malheur un mauvais rêve venait à perturber mon repos, il serait là pour me calmer et me rassurer. De la même façon que je l'étais si cela lui arrivait. Le moins que l'on puisse dire, c'était que nous formions un drôle de couple, nous étions aussi amochés l'un que l'autre, avions chacun une liste de responsabilités, de problèmes et d'ennemis plus longue que le bras... Toutes ces choses qui paraissaient superficielles lorsque nous étions l'un avec l'autre. Si je me sentais aussi bête qu'une adolescente vivant ses premiers émois, je n'en étais pas moins heureuse, bien plus heureuse que je ne l'avais été depuis les derniers mois écoulés.

Après avoir enfilé une robe légère et de saison, je sortis enfin de ma chambre et si je ne savais pas trop ce que j'avais l'intention de faire, ni même où j'allais aller, mon premier réflexe fut d'aller frapper à la porte de mon jumeau. « Pietro ? … Pietro ? » « Bonjour Wanda. Permettez-moi de vous informer que votre frère est parti faire un tour. » J'eus un petit sourire. « A l'autre bout du monde ? » « Il n'a pas jugé bon de m'informer de sa destination. » « Merci, JARVIS. » « Tout le plaisir est pour moi. » Que l'intelligence artificielle créée par Tony soit plus agréable avec moi que la plupart des X-Men ne manquait pas d'ironie, et son omniprésence au Manoir était plus utile qu'elle ne pouvait être surprenante ou dérangeante lorsque l'on n'en avait pas l'habitude. Pietro parti en vadrouille je ne savais où, je me rendis dans la cuisine pour avaler un petit-déjeuner tardif, que j'emportai dans les jardins sur un petit plateau. J'eus à peine le temps de m'installer à une table qu'une paire de mains me couvrirent les yeux, me prenant par surprise. Toutefois, je ne sursautai pas plus que je n'eus de réflexe brusque. Au lieu de cela, un large sourire étira mes lèvres, suivi de près par un franc éclat de rire. « Tu sais, j'en connais qui ont été désintégrés pour moins que ça ! » Même aveugle, je savais reconnaître mon jumeau, rien qu'au toucher, et par ce que son être dégageait. J'attrapai ses mains entre les miennes pour libérer mon visage et basculai le tête en arrière, pour le découvrir avec une fleur entre les dents, façon Don Juan des temps moderne. « Ah bah bravo. T'as l'air malin comme ça ! » Je me relevai et récupérai la fleur avec une moue à mi-chemin entre le sourire attendri et la grimace. « Merci », repris-je en déposant un baiser sur sa joue,  touchée par l'attention. Puis je l'enlaçai étroitement, comme j'avais pour habitude de le faire à chaque fois que nous nous voyions pour la première fois de la journée. Que nous soyons de retour à la civilisation et parmi les Vengeurs n'y changeait rien, Pietro était et resterait le pilier de mon existence, celui sur qui je pouvais compter et qui serait à mes côtés quoi qu'il arrive.

Relâchant finalement mon étreinte, je tirai une seconde chaise et l'invitai à s'asseoir avec moi, avant de pousser mon bol de céréales vers lui. Je savais qu'il était généralement affamé après une course, et au cas où je ne l'aurais pas su, les gargouillements de son estomac étaient un indice suffisant. Naturellement, j'étendis mes jambes de façon à ce qu'elles reposent sur ses genoux, avant d'attraper ma casse de café, sur laquelle je soufflais doucement avant d'en boire une longue gorgée. Pendant quelques minutes je ne dis pas un mot, me contentant de savourer pleinement le calme de l'instant présent. Dans les jardins qui entouraient le Manoir, il était facile d'oublier que ce dernier était situé en plein cœur de New-York. À l'instar de Central Park, c'était une bulle d'oxygène au milieu de la ville qui ne dormait jamais, il était aisé de s'y reposer. J'y venais parfois tôt le matin, lorsque tout le monde dormait encore, pour méditer ou faire quelques exercices de yoga pour me détendre, parfois avec Bruce quand il avait lui aussi besoin de se relaxer. Typiquement le genre de chose que je ne serais pas parvenu à faire faire à Pietro – trop lent, trop long, trop ennuyeux. Non pas que cela ait grande importance, je m'étais habituée à son rythme de vie autant que lui au mien il y avait de cela bien des années. Reposant la tasse sur la table, je récupérai la fleur qu'il m'avait apportée, et la tournai lentement entre mes doigts, songeuse. C'était presque étrange – perturbant – de ne plus partager chaque instant en sa compagnie. À Utopia comme au Hangar, nous étions inséparables, à tel point que notre proximité avait fini par alimenter de bien vilaines rumeurs... Non pas que ce soit quelque chose de nouveau pour nous, beaucoup ne comprenaient pas le lien qui nous unissait. Comment auraient-ils pu ? Nous avions traversé l'enfer ensemble, et cela à plusieurs reprises. Orphelins, puis rejetés par la société avant d'être traqués, avant que Magnéto ne nous trouve, avant les Vengeurs... Nous avions survécu l'un avec l'autre et cela ne changerait pas. Néanmoins, je redoutais quelque peu sa réaction à l'annonce de ma nouvelle – ou pas, tout dépendait du point de vue – relation avec Steve. Je ne voulais pas qu'il pense que je le laissais de côté ou pire, que je l'abandonnais. Voilà pourquoi il valait sans doute mieux tâter le terrain en commençant par aborder un tout autre sujet, encore que je ne me faisais guère d'illusions. Pietro me connaissait aussi bien que je le connaissais, il devinerait bien assez vite que je lui cachais quelque chose.

« Je sors à peine du lit », commençai-je en inclinant légèrement la tête sur le côté, observant les traits de mon jumeau. « Tu dors toujours aussi mal ? » Je savais que nous souffrions plus ou moins tous du même mal, ce satané stress post-traumatique. C'était plus évident chez certains que chez d'autres, et si Pietro était du genre à penser que ce diagnostique était ridicule, il n'en était pas moins avéré. Je soupirai doucement, avant d'attraper une pomme sur le plateau, sans pour autant croquer dedans. « Je peine encore à dormir correctement », confessai-je avec un demi-sourire. « Je crois que c'est la première fois depuis une éternité que je me réveille aussi tard. » Merci Steve. « J'avais fini par me faire au vacarme constant du Hangar et à l'agitation constante qui y régnait... A ta présence à mes côtés. » D'une certaine façon, cela me manquait, de ne plus être en permanence avec lui. L'un comme l'autre, il fallait que nous apprenions à être indépendants, mais c'était un exercice plus difficile qu'il n'y paraissait. « Je trouve le silence angoissant, après tout ça.. Lourd, étouffant. Enfin, c'est toujours mieux qu'Utopia. Au moins, Scott et Emma ne sont pas dans le coin. » Je haussai un sourcil avant de croquer dans ma pomme. « Comment est-ce que tu te sens, ici ? Au Manoir, et avec les Vengeurs ? Et je t'en prie, sois sincère. Je sais que ça n'a jamais été aussi facile pour toi que pour moi de faire partie de l'équipe. Je ne veux pas que tu te forces à rester simplement pour me faire plaisir. »
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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Mar 11 Aoû - 4:51


Between Two Points.
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Après notre étreinte quotidienne, ou du moins "l'obligatoire du matin", c'est sans me faire prier que j'avais accepté de m'asseoir avec elle, profitant ainsi du calme du jardin et de la chaleur du soleil déjà à la moitié de sa course dans le ciel.
Bien que j'étais du genre à ne jamais rester en place, ce genre de moments partagés avec ma soeur me faisaient le plus grand bien. Profiter simplement du  fait d'être ensemble, sans se soucier du reste, être à l'abri, avoir un toit... Tout ceci étaient des luxes auxquels nous avions du renoncer pendant des années et pourtant, à cet instant, tout ça semblait bien plus loin dans ma mémoire que ce que je m'étais imaginé.

Un petit sourire étira mes lèvres alors que je ramenais rapidement le bol vers moi, grognant un vague merci avant de prendre une première cuillère de  céréales, suivit presque immédiatement d'une seconde. Wanda avait l'habitude de me voir manger comme un goinfre après mes courses et c'est sûrement pour ça qu'elle ne me faisait plus aucune remarque à ce sujet, bien que ça ne serait certainement pas le cas si nous n'étions pas seul. Mon regard se porta vers elle lorsqu'elle déposa ses jambes sur les miennes et je l'observais pendant quelques secondes prendre une gorgée de son café avant de lui adresser un sourire.

Comme souvent, elle était songeuse, et j'avais pris l'habitude de ne plus la déranger lorsqu'elle se perdait ainsi dans ses pensées, pas comme quand nous étions enfants et que je cherchais à tout prix à la faire redescendre sur terre, désormais j'attendais patiemment qu'elle reprenne la parole, ou j'observais son attitude, sachant à quel moment elle revenait parmi nous.
La fleur qui tournait entre ses doigts me fit comprendre qu'elle pensait à moi, et j'avais une petite idée de ce qui pouvait préoccuper son esprit puisque ces pensées me travaillaient elles aussi. Apprendre à vivre séparément, sûrement la chose la plus difficile que j'ai eu à  faire, et ce n'était pas encore gagné. Quelque part je n'avais aucune envie de cette séparation. Nous étions  très bien à deux, à veiller l'un sur l'autre, nous avions toujours fait comme ça et ça ne nous avait jamais dérangé...
Pensée égoïste. Je savais bien que Wanda finirait par avoir besoin d'intimité, d'un endroit à elle, et même si c'était difficile au début pour elle, ça ne pourrait lui faire que du bien par la suite. Le véritable problème c'était moi, j'étais celui qui ne savait pas se passer de l'autre, non pas que Wanda le veuille ou en ai l'envie, mais je savais bien que contrairement à elle, j'aurai beaucoup de mal à passer ce cap.
Derrière toutes ces pensées, je sentais qu'autre chose la travaillait et pourtant, je n'avais aucune idée de ce que ça pouvait être, peut-être ses pouvoirs à nouveau, ou un événement en particulier ...

Perdu dans mes hypothèses, je relevai à peine sa première phrase mais répondit par un petit haussement d'épaules à sa question. "Ça va" Ajoutais-je en baissant les yeux vers mon bol. Il ne restait pratiquement plus rien, et après avoir avalé la dernière gorgée de lait, je le repoussait vers le centre de la table. Ma réponse n'avait pas vraiment du convaincre ma jumelle, elle sentait lorsque je lui mentait et devait se douter que mes nuits n'étaient pas très bonnes et que mon sommeil restait agité.
Mon regard croisa à nouveau le sien et j'esquissai un petit sourire pour renforcer mes dires avant d'attraper une poire dans la corbeille de fruits et d'en croquer un morceau, m'affalant un peu plus sur ma chaise.
Ça ne m'étonnait pas qu'elle n'ait pas encore retrouvé un sommeil convenable, c'est plutôt le contraire qui m'aurais surprit, mais si elle parvenait à faire des grasses matinées sans être réveillée par ses cauchemars, il y avait de l'amélioration et ça ne pouvait que me rassurer. Un petit rire quitta mes lèvres en l'entendant parler du Hangar et je pris de nouveau un morceau de poids avant de reprendre la parole. "Ouais ... Souvent je te cherche dans ma chambre et par moments, j'ai même envie de prendre mon matelas pour te rejoindre dans la tienne." Je baissais les yeux en avouant cette petite faiblesse. Un gamin ne voulant pas dormir autre part que dans le lit de ses parents, voilà exactement la comparaison parfaite pour cette situation. Heureusement pour moi, j'eu rapidement le temps de rebondir pour éviter ce sujet gênant. "Le silence ? C'est sur qu'en ne t'entendant plus ronfler le soir mes nuits sont beaucoup plus calmes !" Un petit sourire en coin étirait mes lèvres. C'était totalement faux et elle le savait parfaitement, de nous deux c'était moi le ronfleur, et il lui arrivait parfois de me réveiller de n'importe quelles façons, sous prétexte que je faisais trop de bruit pour elle.

En déposant le trognon de la poire, je lui lançai un regard un peu plus sérieux, écoutant ce qu'elle avait à me dire. Un de nos sujets sensibles restait mon point de vue sur les choses. Wanda savait, ou se  doutait, que je faisais énormément de choses en fonction d'elle et bien que je lui répète et lui assure que tout ce qui m'importe c'était qu'elle se sente bien, elle s'entêtait à me dire de penser à moi.
Pour la première fois depuis le début de notre  conversation, mon attention dériva sur le jardin, évitant ainsi le regard de ma jumelle. "Ça va. J'me sens bien. Tu sais que je ne vais pas trop vers les autres, mais ils sont ...sympa. Ils nous ont  accueillit ici sans nous juger ou quoi que ce soit d'autre ..." Je marquai une petite pause en songeant un instant à ta dernière phrase tout en continuant de fixer le jardin, une main remontant sur sa cheville pour la caresser du bout des doigts. "Je ne me force pas ... Je te l'ai déjà dis, peut importe où nous allons, où nous sommes, du moment qu'on est tout les deux le reste n'a aucune importance." Tournant enfin la tête dans sa direction je lui sourit légèrement avant de passer ma main libre sur ma barbe. "Je suis soulagé que tu ailles mieux et je sais que c'est parce que nous sommes ici ... Mais il y a quelque chose qui te tracasse hm ?" Je savais qu'elle se doutait que je sentais ce genre de choses, tout comme elle pouvait sentir lorsque je lui mentais ou lui cachais quelque chose. Dans ma tête j'étais prêt à tout entendre et accepter de sa part, mais à vrai dire, mon esprit se contentait de me donner les possibilités auxquelles nous avions déjà fait face, celles auxquelles j'étais préparées et où je savais comment réagir...






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Wanda F. Maximoff
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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Jeu 13 Aoû - 15:22

«between two points »
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Lorsque nous étions enfants, Django et Marya avaient eu toutes les peines du mondes à réussir à nous faire dormir séparément. Ils avaient beau nous coucher dans des lits séparés, au petit matin ils nous retrouvaient toujours ensemble. J'aurais été incapable de dire si nous le faisions consciemment ou non, mais je finissais toujours par grimper dans le lit de Pietro, ou lui dans le mien. Cette "mauvaise habitude", nous ne nous en étions jamais réellement débarrassés, il y avait toujours eu des périodes où j'avais ressenti le besoin de l'avoir à mes côtés pour fermer l'œil, comme lors de mes crises à Utopia, ou au Hangar... Au Hangar, les réfugiés étant entassés les uns sur les autres, personne n'avait rien trouvé à y redire, et quoi qu'il en soit, nous étions habitués aux rumeurs lancées par les mauvaises langues. Ce n'était que depuis notre retour au Manoir que nous avions chacun retrouvé un semblant d'indépendance et d'intimité, sans pour autant que ce soit aisé. C'était de nouvelles habitudes à prendre et de nouvelles marques à trouver, et ce que nous venions tout juste de traverser ne facilitait pas le processus. J'affichai un petit sourire nerveux lorsqu'il avoua avoir parfois l'envie de venir me rejoindre dans ma chambre lorsque son insomnie persistait à le tenir éveillé. Étant donné que j'avais passé les dernières nuits avec Steve, heureusement qu'il ne l'avait pas fait... Lui avouer que je fréquentais de nouveau de façon intime le leader de l'équipe promettait déjà de ne pas être une mince affaire, alors je n'osais imaginer sa réaction s'il nous avait découverts sous les mêmes draps, dans une situation potentiellement gênante. « Tout le monde sait très bien que ce sont tes ronflements qui faisaient de la compétition aux vrombissement des machines du Hangar ! », rétorquai-je après lui avoir tiré la langue, comme l'aurait fait une petite fille agacée par son grand frère. Nous avions beau être jumeaux, Pietro ne perdait jamais une occasion de me rappeler que techniquement, c'était lui l'aîné, puisqu'il était né quelques minutes avant moi. Enfant, cela me mettait hors de moi, j'avais pour habitude de lui répondre "mais on est jumeaux, c'est pas important !" tandis qu'il se moquait gentiment de ma petite colère. Songer au passé avec nos parents me laissait toujours la même sensation douce-amère. Nous avions été heureux, et nous l'aurions sans doute été plus longtemps sans l'incendie qui avait ravagé notre campement. Django et Marya nous auraient aidés à maîtriser nos pouvoirs, nous serions restés loin de Magnéto, loin du reste du monde... Mais ce qui était fait était fait, pour le meilleur comme pour le pire. Nous étions ce que nous étions, et ce n'était pas si terrible que cela.

Si faire partie des Vengeurs me donnait un but, et me donnait l'impression d'avoir enfin ma place quelque part, je savais pertinemment que les choses n'étaient pas aussi simples pour Pietro. Je fis la grimace tandis qu'il avouait ne pas aller vers les autres membres de l'équipe, avant de secouer la tête. « Tu ne devrais pas t'isoler. Je sais que ce n'est pas aussi facile pour toi que pour moi, mais tu ne devrais pas rester à l'écart... Fais comme moi, va à la salle d'entraînement... Martyrise Clint, échange les derniers ragots avec Tony... Travaille ton combat au corps à corps avec Steve, Carol... Ne reste pas seul. J'ai aussi été tentée de jouer la carte du héros solitaire, mais j'ai vite compris que ça ne m'aiderait pas à aller mieux. » Je soupirai longuement, sans le quitter des yeux, alors qu'il continuait à fuir mon regard. La tête légèrement inclinée sur le côté, j'attendis qu'il reprenne parole, avant de me mordre la lèvre. « Pietro... Évidemment que si, ça a de l'importance... Réintégrer l'équipe était principalement ma décision, et crois-moi quand je te dis que je suis plus que ravie que tu m'aies suivie, mais il ne faut pas que tu t'oublies. Je ne veux pas... Je ne veux pas que tu sois malheureux. Tu passes ton temps à t'en faire pour moi, à faire en sorte que j'aille bien et qu'il ne m'arrive rien. Tu mérites la même chose. Rien ne m'importe davantage que ton bien-être. Je n'aime pas savoir que tu tournes en rond au Manoir comme un lion en cage. » Il n'était pas comme moi, si je préférais le calme et la tranquillité, il avait besoin d'espace, besoin d'agitation... Tout était trop lent pour lui, il devait faire des efforts considérables pour rester dans les environs. « Je ne sais pas, va faire un tour en Europe, ramène moi des macarons français ou je ne sais quoi d'autre... » J'eus un petit rire avant de retirer mes jambes des siennes, tandis qu'il frottait sa barbe de quelques jours en me regardant avec un petit sourire, auquel je répondis avant de m'empourprer légèrement lorsqu'il me demanda ce qui me tracassait. Je m'éclaircis la gorge avant de m'intéresser soudain de très près à ma tasse de café. « Rien de bien grave, ne t'en fais pas... »

Techniquement parlant, c'était la vérité. Ce qu'il y avait entre Steve et moi était tout sauf grave, c'était même plutôt une bonne chose, une excellente nouvelle... Mais mon sixième sens de jumelle me disait que Pietro risquait de ne pas envisager les choses sous cet angle. « Je suis allée dîner en ville il y a deux jours... Je voulais t'inviter à venir avec moi, mais impossible de te mettre la main dessus, alors j'y suis allée avec Steve. » Ce n'était pas tout à fait vrai, le dîner avait été un véritable fiasco, mais mieux valait lui planter l'image d'un restaurant dans le crâne plutôt que l'intimité de ma chambre. Il ferait de toute façon le lien bien assez – trop – rapidement. « Nous avons longuement discuté, lui et moi. » C'était une façon de dire les choses... Après tout, des paroles avaient été échangées... Entre des baisers maladroits et d'autres l'étant beaucoup moins, des verres de vin avalés à la hâte et une brève crise d'hystérie. « Il m'aime toujours. » J'annonçais ça de façon bien plus brusque que je n'aurais dû le faire, mais plus je tournais autour du pot, moins je m'en sortirais et plus Pietro se ferait des idées. « Ne panique pas... Mais je suis moi aussi encore amoureuse de lui. » Je levai un index, comme pour l'inciter à se taire avant même qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche. « Avant de dire quoi que ce soit, laisse-moi juste terminer, s'il te plaît. Tu sais que ma séparation avec lui n'était pas vraiment volontaire... Nous avons dû partir pour Utopia, une chose en a entraînée une autre... Et puis, il est mort. » La mine sombre, je baissai les yeux un instant. La mort de Steve avait marqué un tournant drastique dans mes crises de démence ; elles s'étaient empirées à la minute où j'avais appris qu'il avait été assassiné. Et j'avais désespérément cherché à le ramener à la vie, sans y parvenir. Pietro le savait, il avait été à mes côtés pour essayer de me calmer, tout comme il m'avait accompagné sans sourciller lorsque je m'étais portée volontaire pour aller secourir Steve des griffes de ses tortionnaires. « Après tout ce que nous avons traversé, nous en sommes arrivés à la conclusion qu'il serait tout simplement ridicule de lutter contre ce que nous ressentons l'un pour l'autre, et... » Je me massai l'arrête du nez nerveusement avant de soupirer longuement. « Nous sommes de nouveau ensemble. »

Je fis la moue, incertaine quant à la réaction de mon jumeau. Tout ce que je souhaitais, c'était qu'il comprenne que cela ne changeait strictement rien entre nous. L'amour que je lui portais resterait le même – il était la moitié de mon âme – et je n'avais pas l'intention de le négliger simplement parce que je fréquentais Steve. Qui d'ailleurs savait très bien qu'il aurait plus ou moins à me partager avec Pietro, sans que cela ne semble lui poser de problèmes. J'espérais simplement que mon jumeau lui rendrait la faveur sans avoir envie de l'étriper à chaque fois qu'ils se croiseraient. « C'est Steve, Pietro... Je crois que je ne pourrais pas faire mieux. Impossible de trouver un homme plus respectable que lui à notre époque. Je pense que je ne risque pas grand chose... Je veux dire, à part éventuellement me retrouver la bague au doigt avec une paire de jumeaux à élever. » J'eus un petit sourire, que je voulais radieux, mais qui eut sans doute l'air un peu lugubre, alors que je me remémorais la famille parfaite que je m'étais inventée lors de mes crises. Je ne voulais plus d'un fantasme, je voulais la réalité. Cette réalité, Steve pouvait m'aider à la créer, ce qui n'était pas le cas de Pietro. Nous avions beau être aussi proches qu'il nous était possible de l'être... Je ne voulais pas d'une guerre entre eux, je voulais être libre de les aimer l'un comme l'autre sans me soucier de leur causer une quelconque peine, même de façon involontaire.
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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Mer 19 Aoû - 0:30


Between Two Points.
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Un lion en cage, c'était parfaitement ce dont j'avais l'air ici. Si Wanda avait trouvé une nouvelle stabilité dans sa vie ce n'était pas mon cas, pourtant je l'avais autant souhaité qu'elle cette tranquillité. Je l'avais souhaité tous ces soirs passés sans un toit, je l'avais souhaité lorsque nous avions rejoint notre père, lorsque nous nous  battions, luttant pour nos vies, celles des mutants, celles des êtres humains ou même pour la planète... je l'avais souhaité quand nous étions entassé dans ce Hangar, vivant les uns sur les autres dans des conditions bien trop médiocres ... Et maintenant qu'elle m'était enfin accordée je me sentais prisonnier.
Peut être que je m'étais habitué à cette vie sur les routes, après toutes ces années elle avait finit par me correspondre ... Ou au contraire c'était la véritable vie qui m'effrayait sans même que j'en ai conscience.

Le regard perdu dans le vague, mon attention revint vers ma jumelle lorsqu'elle évoqua l'Europe. Un fin sourire étira mes lèvres à sa ''suggestion'' d'y faire un tour et de lui ramener ces macarons. Ce n'était pas une mauvaise idée, en tout cas je la garderait soigneusement en mémoire.
En me redressant sur ma chaise, je fis un peu plus attention à ce qu'allait me dire Wanda, ayant compris qu'elle était prête à se confier. Silencieux, j'écoutais attentivement le début de ses explications, jusque là rien d'alarmant, j'avais loupé une sortie au resto, mais ça ne me surprenait pas plus qu'elle ne parvienne pas à me trouver. Ces derniers temps j'essayais de sortir le soir, souhaitant avant tout m'occuper l'esprit ou me fatiguer afin de trouver le sommeil. Évidemment ce n'était pas le genre de sortie qu'un jeune homme aurait du faire, j'étais plutôt du genre à trainer dans les coins reculés de toute animation. Autrement dit loin du centre ville, loin des bars ou boites en tout genre. D'un côté j'étais persuadé que ça me ferait le plus grand bien, mais je craignais d'être reconnu, pour quelques raisons que ce soit, et je n'avais aucune envie d'attirer l'attention puis faire des rencontres était loin d'être mon fort.

Inconsciemment, mon regard devint plus dur en entendant le prénom de mon ''remplaçant'' pour cette soirée. Elle avait toujours eu une relation... particulière avec le leader du groupe et si à l'époque j'avais préféré ranger ça dans un coin de ma tête sans y prêter d'avantage attention, surtout vu la tournure que les choses avaient prises par la suite, cette fois je pouvais sentir au fond de moi que c'était bien différent sans vraiment mettre de mots dessus.

Dans mon esprit tout commençait à s'enchaîner rapidement, les mots qu'elle prononçait, le dîner au restaurant, les discussions qu'ils avaient pu avoir mais tout s'éclipsa à la seconde ou elle m'annonça que notre leader avait toujours des sentiments pour elle.
Le point crispé sous la table je sentais les battements de mon coeur redoubler dans ma poitrine ne me laissant entendre que quelques mots qui se mettaient à résonner dans ma tête. Aimer, amoureuse...

Comme ci elle avait prédit ma réaction, elle me fit signe de garder le silence, ce que je fis, pinçant mes lèvres et malgré le fait que j'étais prêt à bondir de ma chaise.
J'entendais qu'elle tenter de m'expliquer tout ça, de me faire réaliser que c'était normal, prévisible, que j'aurai du le savoir et être prêt, pourtant je n'écoutais pas presque plus un seul de ces mots. Ça n'avait aucune importance, leur séparation, la mort du héros, les phases de démences, c'était comme ci tout ceci n'avait plus la moindre importance. Un comportement irrationnel, des pensées irréfléchies, des réactions à vif, tout ce qu'il fallait éviter pour traiter un sujet important, pourtant c'était ces choses qui me caractérisaient actuellement.

Je ne comprenais pas, je ne voulais pas comprendre. Je l'aimais, pas comme lui l'aime, mais je pensais que cet amour lui suffirait, je pensais pouvoir la garder avec moi. Depuis toujours j'avais fait en fonction d'elle, une sorte de vie par procuration qui me convenait, elle était le pilier de mon existence, sans elle tout s'effondrait, je perdais mes repères. J'avais appris à vivre de cette façon, prenant des décisions pour deux, la suivant dans chacun de ses choix. Pour la première fois, j'avais l'impression d'être livré à moi même et j'étais terrifié à cette idée.

Ensemble. Ce mot eu l'effet d'une bombe. N'agissant plus que sous l'impulsivité, je me levais, un peu trop brusquement, renversant presque la chaise derrière moi, et secouais la tête avant de me tourner dos à ma jumelle, m'éloignant pour aller m'appuyer sur la rambarde de la terrasse, serrant la pierre entre mes paumes. Wanda essaya de me rassurer. Au fond de moi je savais qu'elle avait raison, Steve était le meilleur prétendant du moins à ma connaissance, mais ma raison restait en retrait, comme bien souvent lorsqu'il s'agissait d'un sujet qui me touche. Je devenais con, irréfléchi, immature, agressif et stupide.

Hurler, c'est tout ce dont j'avais envie, hurler après elle, lui demander pourquoi je ne lui suffisait plus, lui demander comment elle pouvait imaginer vivre séparément, lui dire que moi aussi je l'aimais, qu'avec moi non plus elle ne craignais rien, que j'avais toujours veiller sur elle, que je m'étais toujours occupé d'elle et que je ne pouvais pas vivre sans elle.

Évidemment d'un point de vu extérieur, ce discours prendrait un tout autre aspect et c'est sûrement à cause de ce genre de mots ou d'attention que naissaient les mauvaises rumeurs à notre sujet. J'étais le principal responsable de tout ça mais personne ne comprenait, ils ne pouvaient pas imaginer.

Un soupir s'échappa de mes lèvres, ressemblant plus à un râle un peu brisé et je me penchai légèrement pour passer mes mains sur mon visage, les faisant remonter dans les cheveux,  accoudé à la rambarde toujours dos à ma jumelle.
La blesser, c'est tout ce que j'allais gagner à agir comme ça mais je lui en voulait, à elle, à Steve et au reste du monde.

'' Tu vas partir ? Tu vas vivre avec lui ? ''  Ces questions semblèrent bien plus froides et sèches que je les avaient pensées. J'avais presque craché ces mots avec amertume pourtant il m'avait sembler entendre ma voix trembler légèrement, comme un enfant qui essaierait de contenir des larmes tout en parlant. Je ne pouvais pas accepter ça, me faire à cette idée, c'était impossible.







Dernière édition par Pietro F. Maximoff le Dim 23 Aoû - 18:00, édité 1 fois
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Wanda F. Maximoff
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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Jeu 20 Aoû - 7:13

«between two points »
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Je ne m'étais pas attendue à ce que Pietro saute de joie à l'annonce de ma relation avec Steve, mais j'avais au moins espéré qu'il accepte l'idée sans trop de difficultés. Je sus qu'il n'en serait rien lorsque son expression changea radicalement, et qu'il quitta son siège si brusquement qu'il manqua de le renverser. Je me figeai, et pâlis si vite que je pus sentir le sang quitter mon visage. Je restai silencieuse, les lèvres pincées et parfaitement immobile sur ma chaise, dans l'attente des quelconques paroles, et cela bien que je sois inquiète d'entendre ce qu'il pouvait bien avoir à me dire. Seigneur, les choses promettaient d'être beaucoup plus compliquées que je ne l'avais envisagé au premier abord... Le peiner n'était absolument pas dans mes intentions, mais de toute évidence, c'était raté. Pendant une seconde, je maudis sa jalousie et sa possessivité avant de me mordre la lèvre inférieure, prise de remords. Je ne pouvais pas les lui reprocher, pas après ce que nous avions traversé ensemble. Il était jaloux, protecteur et possessif parce qu'il n'avait pas eu le choix. Pendant des années... Non, toute sa vie, il avait veillé sur moi. Il avait joué le rôle de père, de frère, de mentor... Il avait tout été pour moi, il avait tout sacrifié pour moi. J'avais parfois l'impression de lui avoir volé sa vie, de n'avoir été qu'un poids pour lui, un boulet qu'il avait traîné derrière lui. Et cela même s'il l'avait fait sans broncher, sans jamais se plaindre de quoi que ce soit. Parce qu'il m'aimait. Et c'était justement parce que je l'aimais tout autant que je souhaitais qu'il soit heureux. Mieux valait que je me garde de le lui dire à haute voix – il l'avait sans doute deviné – mais j'étais heureuse avec Steve. Heureuse de partager les petites choses futiles et ridicules du quotidien, heureuse de pouvoir m'endormir et me réveiller à ses côtés, heureuse de pouvoir oublier le reste du monde quand j'étais dans ses bras... Tout ce que je désirais, c'était que Pietro ait enfin la chance de vivre la même chose, et cela sans se poser de questions, sans se soucier de moi. Il s'était inquiété pour moi et avait pris soin de moi chaque jour pendant presque vingt-neuf ans. C'était trop, et c'était injuste.

J'eus un léger sursaut lorsqu'il m'adressa enfin quelques mots, appuyé contre la rambarde de la terrasse. Son ton me fendit le cœur, et naturellement, mon premier instinct fut de secouer la tête. « Quoi ? Non, non, bien sûr que non... » Je fis la grimace en réalisant que c'était un mensonge, certes involontaire, mais un mensonge tout de même. L'invasion venait tout juste de se terminer, Steve était tout juste revenu d'entre les morts et nous venions à peine de nous réinstaller au Manoir, alors il semblait évident que nous n'allions pas le quitter du jour au lendemain simplement parce que nous venions de nous donner une seconde chance. Mieux valait ne pas brusquer les choses. Et puis j'aimais l'ambiance qui régnait au Manoir, j'aimais pouvoir côtoyer nos amis, cela me donnait réellement l'impression de faire partie d'une famille... Là encore, je ressentais les choses différemment de Pietro. Mais il était évident que si les choses prenaient une bonne tournure entre Steve et moi, ce que j'espérais du fond du cœur, nous ne resterions pas éternellement au Manoir. Vivre seule avec Steve était une idée qui ne manquait pas de charme, inutile de le nier, mais il me semblait dans mon intérêt de ne pas le dire à haute voix pour le moment, ou du moins de nuancer mes propos. « Ce n'est pas à l'ordre du jour. Je veux dire, nous venons à peine de nous retrouver, nous venons à peine de nous réinstaller au Manoir... » Je soupirai, complètement désemparée et presque certaine que la seule chose qu'il retiendrait serait la notion "pas tout de suite", ce qui en soit n'était pas faux. La plupart des Vengeurs n'étaient que de passage au Manoir, et possédaient leur propre résidence, à plus forte raison ceux ayant une famille. Steve et moi n'y resterions pas éternellement non plus, c'était une évidence.

Aussi tendue que je l'avais été lorsque j'avais fait face à Steve au restaurant, je me levai et allai rejoindre Pietro près de la rambarde. Avec une douceur quasi maternelle, je passai une main dans son dos. « Pietro... Pietro, ça ne veut pas dire que j'ai l'intention de t'abandonner, de t'oublier, te laisser de côté ou quoi que ce soit du même genre... Jamais. » Steve ou pas, il n'en était pas question, pas un seul instant. « Tu es la moitié de mon âme, ne l'oublie pas. » C'était ce que nos parents nous répétaient sans cesse, et ils avaient eu raison. Le lien qui nous unissait dépassait l'entendement et était absolument indéfectible. « Je t'aime. Je t'interdis d'en douter, même rien qu'une seconde. L'amour que j'éprouve pour Steve est différent de celui que j'ai pour toi, et il n'empiète certainement pas dessus... ! J'ai assez de place dans le cœur pour vous deux. » Steve était plus raisonnable que mon jumeau, aussi je savais qu'il s'était fait depuis longtemps à l'idée de devoir me "partager" avec ce dernier. C'était l'inverse qui posait problème... Je ne voulais pas les voir se disputer – ou pire – à chaque fois que nous serions tous les trois dans la même pièce. Ce serait invivable, et problématique pour l'équipe. Doucement, je forçai Pietro à se redresser, avant de prendre son visage entre mes paumes. « Je serais incapable de t'abandonner, c'est tout sauf une chose envisageable... Je ferais n'importe quoi pour toi, Pietro, n'importe quoi. S'il devait t'arriver quoi que ce soit... Je retournerais le cosmos entier pour toi. » Dès lors qu'il était concerné, le bon, le mauvais... Ces notions devenaient floues, superflues. Si j'étais prête à tuer pour lui ? Un millier de fois. N'importe quoi pour le préserver, n'importe quoi pour le garder avec moi. « Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve, à Steve et moi... Mais je sais que quoi qu'il arrive, toi et moi, nous aurons toujours l'un et l'autre. Ça ne changera pas. Et Steve le sait très bien. »

Je le relâchai, pour m'appuyer à mon tour contre la rambarde, le regard perdu dans l'immensité des jardins qui s'étendaient devant nous. Comment Tony était parvenu à rendre tout son charme au Manoir et à ses alentours en si peu de temps demeurait un miracle, comme beaucoup de choses le concernant. « Mais tu ne peux pas continuer à vivre pour moi, Pietro. Ce n'est pas... Ce n'est pas juste. » Ça ne l'était ni pour lui, ni pour moi, ni pour quiconque dans notre entourage. Pas sain non plus, auraient dit certains... « Je veux une famille, Pietro. Une vraie. Ce que nous avions avec papa et maman... Pas ce qu'Erik prétend pouvoir nous offrir. Je veux... Je te veux toi, je veux Steve, je veux avoir des enfants... » Je secouai doucement la tête, levai les yeux au ciel. « Si possible sans avoir à manipuler la réalité et les probabilités. » Je me mordis la lèvre avant de me retourner vers Pietro, la tête légèrement inclinée sur le côté. « A quoi bon sauver le monde si au final, nous ne sommes pas heureux... ? Je veux que tu sois heureux, Pietro. Juste un peu, cesse de t'inquiéter pour moi... Je te le répète, il ne sera jamais question de nous séparer. Mais je t'assure, ce ne serait pas si terrible que cela pour toi de trouver quelqu'un... Tu mérites quelqu'un qui te rende heureux, Pietro. » Quelqu'un pour qui il ne se ferait pas de souci quotidiennement, jour après jour... Du moins, pas plus que nécessaire. Soupirant de nouveau, je me redressai avant d'aller l'enlacer, glissant mes bras autour de sa taille et calant ma tête contre son cœur. « Tout ce que je te demande, c'est d'avoir confiance en moi, et en mes choix. » Cela... Et si possible ne pas faire de la vie de Steve un enfer à la moindre occasion donnée.
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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Dim 23 Aoû - 19:02


Between Two Points.
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Imaginer une vie sans ma jumelle m'étais impossible. Je n'étais pas prêt, je n'avais même jamais songé à ça. C'était injuste de penser de cette façon, injuste et égoïste. Wanda avait été collée à moi pendant 29 ans, nous avions tout partagé, tout vécu, tout affronté ensemble... La savoir désireuse d'une vie partager avec un autre ne pouvait en rien me rendre heureux pourtant au fond de moi je comprenais ce qui la poussait à envisager ce nouvel avenir. Bien qu'elle m'affirmait le contraire, je compris à son ton qu'elle n'était pas totalement sincère, elle essayait de me protéger une fois encore, me rassurant en me donnant une réponse que je voulais entendre mais même involontairement ma jumelle était incapable de me mentir et c'est pourquoi elle corrigea rapidement ces propos. Pas à l'ordre du jour, autrement dis pas encore, mais comment savoir quand ce jour arriverait ? Steve serait-il aussi patient qu'elle ? Wanda serait prête à rester au manoir encore un moment, pour l'ambiance qui s'y était installée, pour la famille que nous avions trouvé, mais surtout pour moi, j'en étais conscient, mais une fois encore ce n'était pas juste, je risquais de la priver de ses choix, de ses décisions, de sa vie.

Je retins un soupir en me redressant légèrement, ne quittant pourtant pas le jardin des yeux. Etant bien trop perdu dans mes pensées, je n'entendis même pas ma soeur se lever pour venir me rejoindre mais en sentant sa main parcourir mon dos avec l'infime douceur qu'elle m'avait toujours apporté, je me détendis légèrement avant de fermer les yeux, écoutant calmement ces mots. Une âme séparée en deux. C'est ce que nous avait toujours répété nos parents. C'était loin d'être un expression ou une façon de parler, le lien qui nous unissait était plus fort que tout, je pouvais ressentir les douleurs de ma jumelle, autant physiques que psychologique et cela peut importe le nombre de kilomètres nous séparant. C'était la même chose pour elle, ça l'avait toujours été.
L'amour que nous éprouvions l'un envers l'autre était indescriptible et indestructible et je savais combien elle avait raison lorsqu'elle affirmait que rien ne changerait et qu'elle pouvait nous aimer Steve et moi autant l'un que l'autre sans pour autant nous délaisser. Je me laissais faire lorsqu'elle me força à me redresser pour lui faire face bien que j'évitais toujours son regard, mais un discret sourire détendit les traits de mon visage. Elle avait toujours su trouver les mots justes pour apaiser mon esprit et je savais qu'elle disait vrai. Retourner le cosmos, être prêt à n'importe quelle folie, aller jusqu'à tuer ou jusqu'à la mort ... Nous en étions capable l'un pour l'autre. Rien n'avait plus d'importance à nos yeux, toutes notions de bien ou de mal pouvait s'estomper en un battement de cils aussitôt qu'elle ou moi étions concernés.

Je remontais une main sur la sienne avant de croiser son regard, ayant retrouvé mon calme bien que mes pensées n'aient toujours pas changées. L'avenir pouvait bien aller se faire foutre, et elle savait que je partageais ses pensées, peut importe ce que la vie nous réserve, je serais toujours présent pour elle tout comme elle le sera pour moi.
Ce genre de pensée aurait suffit à me rassurer totalement en tant normal, pourtant à ce moment, ce n'était pas le cas. J'étais bien placé pour savoir que l'être humain pouvait être prêt à tout par amour, peut importe de quel amour il était question et malgré les dire de ma jumelle, je n'étais plus certain d'être celui qu'elle choisirait si un choix devait être fait un jour. J’espérais sincèrement que ce choix n'aurait jamais à se faire, autant pour elle que pour moi, mais j'avais pour habitude d'imaginer les pires scénarios et celui ci était des plus déplaisant.

Imitant Wanda, je m'accoudais une nouvelle fois à la rambarde, bien plus préoccupé par la situation actuelle que par le charme des jardins du manoir jusqu'à froncer les sourcils en lancer un petit regard vers ma soeur. Pas juste, une pensée qui revenait bien trop souvent, pour moi comme pour elle. Me battre une énième fois pour lui expliquer que c'était la vie que j'avais choisie, que je n'étais en rien malheureux avec celle ci, ne servirait à rien, mais pour une fois Wanda continua le fil de sa pensée.
Une famille. C'était l'une des choses les plus importante aux yeux de ma jumelle j'en étais conscient sans qu'elle ait besoin de me rappeler l'épisode malheureux d'Utopia ... Partagé entre mon désir de la savoir heureuse et ma jalousie, je ne trouvais pas les mots pour ça. Je ne pouvais pas lui apporter ce dont elle rêve, c'était évident, Steve le pouvait, bien que je n'en ai pas la moindre envie pour l'instant, mais j'étais encore bien trop à vif pour réfléchir à tout ça. Par chance elle ne semblait pas attendre de réponse de ma part, préférant entamer un tout autre sujet ... Le mien.

Est-ce que j'étais heureux ? ... Oui, ou probablement. Ce n'était pas le genre de question qui me venait à l'esprit, cesser de m’inquiéter pour elle était impossible à envisager, mais je pouvais faire des efforts pour être moins pesant.
Une petite grimace se peint soudainement sur mon visage. Trouver quelqu'un ? Aussi ridicule que cela puisse être, je n'avais jamais vraiment essayé de rencontrer quelqu'un, il faut dire que la vie ne m'en avait jamais laissé l'occasion mais ce n'était pas plus mal. Sans réfléchir, je l’accueillie au creux de mes bras, posant ma tête contre la sienne en remontant une main sur sa nuque dans un geste protecteur. "J'ai confiance en toi Wanda ... plus qu'en n'importe qui d'autre."

Je n'approuvais pas son choix, mais me battre contre elle ou l'empêcher d'être heureuse était une chose inenvisageable pour moi. "Tu me rend heureux, je n'ai pas besoin de quelqu'un d'autre dans ma vie." C'était sincère, mais si Wanda devait faire sa vie je devais également construire la mienne et bien qu'être seul était loin de me déplaire, je savais que ma jumelle voyait les choses tout autrement et elle ne me laisserait surement pas errer dans la solitude. "Je ne suis pas comme toi ... Je n'ai jamais pensé à rencontrer quelqu'un ... tomber amoureux, j'y connais rien à tout ça, tu m'imagines avec quelqu'un ? Comment ça pourrait être possible. Je ne sais déjà pas comment toi tu me supporte." Un petit rire quitta mes lèvres, autant détendre un peu l'atmosphère, bien que le sujet soit toujours sensible et même si c'était loin d'être la fin de cette ''discussion'', pour le moment ce n'était pas nécessaire de se laisser emporter une nouvelle fois. Il y avait du vrai dans ce que j'avais dis. Je n'avais jamais essayé d'aller vers quelqu'un, de trouver l'amour, j'étais totalement perdu dans ce domaine, et même si je ne l'avouerait pas même à ma propre jumelle, j'étais loin d'être à l'aise avec ce sujet. Jusqu'à présent mes seules pensées lui était consacrées, pas la peine donc de ''s'encombrer'' avec une autre personne, je n'en avais jamais eu l'envie ni le besoin, mais maintenant que je pouvais y réfléchir, énormément de choses défilaient dans mon esprit. Serais-je capable d'aimer quelqu'un autant que ma soeur, est-ce que j'arriverai à faire la part des choses sans délaisser quelqu'un, pourrais-je trouver quelqu'un qui puisse comprendre ce lien entre Wanda et moi ... Mes pouvoirs étaient également à prendre en considération. Wanda me connaissait, s'était habituée depuis toujours à mon rythme de vie, à ma façon de voir les choses ... "Tu imagines vivre avec quelqu'un qui vit à 200 à l'heure ? ... Bon d'accord c'est une mauvaise question, mais soyons réaliste, je suis loin d'être parfait ! Je suis impulsif, borné... arrogant !"

De nouveau un petit sourire en coin vint appuyer mes propos alors que je baissais les yeux vers ma jumelle, quittant son étreinte pour venir lui prendre les mains. Elle était la seule à faire ressortir mes bons côtés et j'ignorais si quelqu'un serait aussi patient qu'elle pour savoir m'apprécier. "Tu sais que je ne suis pas comme toi, les gens t'aiment, s'attachent à toi, c'est d'ailleurs pour ça que c'est toi qui parle lorsqu'on doit s'exprimer face aux médias ou à ces autres conneries."
Un petit clin d'oeil ponctua ma phrase, autant pour l'amuser que pour la rassurer et après un petit regard vers le jardin, je me mit à courir vers celui ci sans crier garde, entraînant Wanda derrière moi jusqu'à nous faire écrouler tout les deux dans l'herbe fraîche, riant doucement en posant une main sur mon ventre avant de tourner la tête vers ma jumelle. Par moment c'est tout ce qu'il fallait, lâcher prise, profiter, s'amuser comme des gamins.





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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Mar 25 Aoû - 5:22

«between two points »
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Nous étions bien trop dépendants l'un de l'autre, il fallait que cela cesse. Ce ne serait pas facile, mais nous devions apprendre à vivre chacun de notre côté. Il n'était pas question un seul instant de nous séparer – l'idée n'était pas même envisageable – mais il fallait bien constater que notre relation fusionnelle était tout autant une bénédiction qu'une malédiction. Elle nous avait maintenus en vie alors que nous n'avions personne, nous avait permis de traverser chacune des épreuves que le destin avait mis en travers de notre route... Et à présent que nous étions en sécurité, sains et saufs au milieu de nos amis, elle était celle qui nous empêchait de vivre pleinement. Pietro accompagnait chacune de mes pensées, ou presque, pas un jour ne s'écoulait sans que nous n'ayons de contacts. Ce lien... Ce lien n'était pas aussi sain que nous le pensions, pas aussi sain que nous l'aurions voulu. Mais ce n'était pas notre faute ; la vie que nous avions menée jusqu'à intégrer les Vengeurs pour la première fois ne nous avait pas laissé le choix. Mais à présent, nous avions l'opportunité de changer les choses, d'évoluer – en bien. C'était ce que je voulais qu'il comprenne. Je ne désirais pas m'éloigner de lui, pas plus que je n'aurais voulu m'arracher le cœur. Je voulais simplement que nous ayons enfin une chance de vivre normalement. Ou du moins, aussi normalement que notre statut de super-héros nous le permettait. J'avais conscience que ce serait une chose beaucoup plus aisée pour moi que pour lui, parce que j'avais envie de goûter au changement. J'avais déjà commencé à adapter mon comportement, à m'ouvrir davantage aux autres. Mes insécurités ne disparaîtraient pas d'un claquement de doigts, mais les membres de l'équipe étaient pour la plupart amicaux, et peu enclins à me juger pour ce que j'avais fait – volontairement ou non. Personne au sein de l'équipe ne pouvait se vanter d'être parfait, nous avions tous fait des erreurs, mais nous essayions tous d'être meilleurs. Pour l'humanité, pour nos proches, pour nous-même. Tout ce que j'avais toujours voulu, c'était être quelqu'un de bien. Pietro le savait parfaitement, toute ma vie j'avais cherché ma place, sans jamais la trouver... Jusqu'à ce que les Vengeurs nous donnent une chance. À partir du moment où j'avais intégré l'équipe, j'avais su avoir trouvé ma place. Vengeur un jour, Vengeur toujours. Mes sentiments personnels pour lui mis à part, je devais à Steve plus qu'il ne l'imaginait. Dieu seul savait où nous en serions s'il avait décidé de nous traiter comme des terroristes et des criminels au lieu de nous voir comme les gamins perdus que nous étions alors.

Un sourire étira mes lèvres tandis que je soupirai doucement, soulagée, lorsque Pietro m'étreignit. Si nous nous disputions rarement, certes, j'avais tout de même horreur de cela. Nous n'étions pas toujours sur la même longueur d'ondes, mais la plupart du temps nous parvenions à avoir une discussion posée, sans haussement de voix. Je m'estimais heureuse que Pietro soit capable de museler ce qui bouillonnait en lui pour ne pas me peiner, mais je me doutais qu'il lui faudrait un moment pour accepter ma relation avec Steve. Si nous n'avions pas plus dans l'idée de nous étaler que de nous faire discrets, il faudra faire preuve d'un minimum de tact en présence de mon jumeau, au moins pendant un temps. Je savais Steve prêt à faire des efforts, tout ce que je pouvais espérer était que Pietro lui rende la politesse. « Je te supporte parce que tu es mon frère, je n'ai pas vraiment le choix... », me moquai-je gentiment, avant de rire doucement. C'était un rire doux-amer, car j'étais bien désolée de l'entendre dire qu'il n'avait jamais songé à se trouver quelqu'un. Sans m'écarter de lui, je relevai la tête, affichant une expression à la fois tendre et affligée. « Rencontrer quelqu'un, tomber amoureux... Tu sais, personne n'y connaît rien. C'est cliché ce que je vais dire, mais l'amour est sans nul doute le plus grand mystère de l'univers. On ne choisit pas qui l'on aime, c'est un luxe qui n'est accordé à personne. » Je n'avais pas choisi de tomber amoureuse de Steve, pas plus que je n'avais choisi de naître avec Pietro pour jumeau. Ça m'était tombé dessus brusquement, et je pouvais simplement me féliciter de la réciprocité de mes sentiments. Je l'aimais, il m'aimait... Ce devait être actuellement la chose la plus simple de mon existence et celle qui me rendait le plus heureuse. Je voulais que Pietro le comprenne, qu'il réalise que viendrait un moment où je ne lui suffirais plus. Je ne voulais pas le voir s'enfermer dans une spirale infernale de jalousie parce que j'étais heureuse avec quelqu'un d'autre que lui. Il méritait mieux, tellement mieux... Pourquoi ne parvenait-il pas à le voir ? Parce qu'il était encore et toujours focalisé sur moi, mes envies et mes besoins, comme il l'avait été depuis le jour où il avait été en âge de se soucier de moi.

« Personne n'est parfait », commençai-je en haussant les épaules. « Quand tu aimes quelqu'un, tu prends cette personne avec ses défauts et ses qualités, parce que ce sont des choses qui font partie d'elle. Je me suis adaptée à ton mode de vie, quelqu'un qui t'aimerait pour ce que tu es en ferait de même. » A quoi bon prétendre aimer quelqu'un qui si on essayait de le changer ? Ce n'était pas ainsi que cela fonctionnait. Les changements devaient venir de soi, et non être imposés par quelqu'un d'autre, moitié ou non... Certes, je souhaitais voir Pietro goûter au même bonheur que moi, mais si je ne mettrais pas le nez dans sa vie privée, je ne le laisserais pas une femme lui faire du mal. « Tu es peut-être impulsif, borné, arrogant et tout un tas d'autres choses... Mais tu es aussi la personne la moins égoïste que je connaisse. Je sais que tu ferais n'importe quoi pour moi, au détriment de ta propre personne... Et tu en ferais certainement de même pour nos amis. Ne prétends pas le contraire, je sais bien que tu les apprécies plus que tu ne l'avoueras jamais... Tu es généreux, protecteur et... avouons-le, hilarant. » J'inclinai légèrement la tête sur le côté en riant doucement. « Tu es peut-être casse-pieds, mais tu n'es pas difficile à aimer. » Il suffisait de voir au delà des apparences et de l'air suffisant qu'il se donnait. Ce n'était qu'une façade, une armure qu'il portait pour protéger et masquer sa fragilité. Il n'était pas sans me rappeler Steve, qui lui aussi s'interdisait de faire preuve de faiblesse. L'un parce qu'il était Captain America, l'autre parce qu'il pensait trop à moi au lieu de penser à lui. Je désirais les protéger l'un comme l'autre, être l'épaule sur laquelle ils pourraient s'épancher et les bras dans lesquels ils pouvaient se réfugier. Je secouai doucement la tête. « Hmhm. La seule raison pour laquelle je suis celle de nous deux qui s'adresse aux médias, c'est parce que la dernière fois que tu as ouvert la bouche tu leur as dit, je cite, "d'aller se faire foutre". » Je haussai un sourcil faussement réprobateur avant de laisser échapper un petit cri surpris – et parfaitement ridicule – lorsqu'il m'entraîna avec lui dans les jardins. Dieu merci, j'étais habituée depuis longtemps à ce mode de transport pour le moins particulier, faute de quoi j'aurais rendu mon petit déjeuner fraîchement avalé.

Étendue dans l'herbe, je pris une profonde inspiration avant de poser ma tête contre l'épaule de Pietro, le regard rivé vers le ciel New-yorkais, perturbé comme à son habitude par le passage fréquent des avions de ligne et des hélicoptères de patrouille. « Tu sais, si les gens s'attachent à moi, c'est parce que je les laisse faire. Je ne les repousse pas à chaque fois qu'ils font preuve de leur affection pour moi. J'ai essayé... J'ai essayé de repousser Steve, persuadée que je ne parviendrais qu'à lui faire du mal, persuadée que je ne méritais pas son amour... Mais tu sais quoi ? Il m'a convaincue du contraire. Il m'a convaincue que ce n'était pas à moi de décider si j'étais digne ou non de son affection... Il m'a remis les idées en place, et il a eu raison de le faire. Toi et moi, il faut que nous arrêtions de fuir nos démons pour enfin leur faire face. » En ce qui me concernait, je devais cesser de me voir uniquement comme une menace, une bombe à retardement. Et Pietro... « Au risque de me répéter... Tu devrais t'ouvrir davantage aux autres. Être plus... moins têtu. Tu pourrais commencer par participer aux entraînements avec moi, accepter d'aller dîner en ville avec le reste de l'équipe... Ce genre de petites choses, avant de reprendre les missions. Parce que je ne me fais pas d'illusions, les jours sont comptés avant qu'un taré ne décide d'essayer de dominer le monde, ou faire sauter la planète... » J'eus un petit rire nerveux. « Avec un peu de chance, le taré en question ne sera pas notre cher père... » Je soupirai d'exaspération, songeant avec amertume que pour chaque pas en avant que faisait Erik, il en faisait ensuite deux en arrière. Rien de bien nouveau, mais tout de même. Sa propagande anti-sentinelles allait finir par devenir un réel problème, et je craignais que ses agissements ne finissent par nous attirer des ennuis, à Pietro et moi. S'il y avait bien une chose que les médias ne manquaient jamais de nous rappeler, c'était le lien qui nous unissait à Magnéto.
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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Jeu 27 Aoû - 2:06


Between Two Points.
The Maximoff Twins





Si j'étais certain d'un chose, c'était que Wanda avait toujours été la seule personne au monde à savoir lire entre les lignes avec moi. Elle me connaissait par coeur, surement mieux que je ne me connaissais. Têtu, un défaut qui revenait bien trop souvent, Wanda avait ce don de pouvoir faire ressortir ce que j'enfouissais en moi, est ce que je tenais à cette équipe, aux personnes avec qui nous partagions désormais notre vie, serais-je prêt à me sacrifier pour eux ? Oui, sans aucun doute. Pourtant ces pensées, ces sentiments, restaient murés derrière ce masque que je portais en permanence, si bien que j'arrivais à me persuader du contraire. Souvent, je me répétais "Quand le moment viendra, je saurais faire la différence" ...C'est ce que j’espérais, sincèrement. Wanda était là pour me rappeler que j'étais humain moi aussi, que j'avais des émotions, des sentiments et que je devais m'ouvrir à ce monde. Si tout cela m'avais toujours semblé inutile, je savais qu'aujourd'hui les choses étaient différentes, c'était un effort que je devais accepter et si j'étais réticent, je pouvais bien essayer, au moins pour elle, pour qu'elle arrête de se faire du soucis à mon sujet. Drôle d’ironie quand on savait que j'étais celui à qui elle n’arrentait pas de répéter ces mots. Étendu dans l'herbe, les bras croisés derrière ma tête, j'écoutais les paroles de ma jumelle blottit contre moi, le regard perdu dans les nuages cachant par moment le défilé aérien du ciel New-yorkais. Si les choses étaient simples, je lui donnerait ma bénédiction pour sa relation avec notre leader, je serais heureux qu'elle soit tombée amoureuse, qu'elle soit heureuse et s'épanouisse... J'avais presque envie de cette happy-end après notre discussion sur la terrasse malheureusement les choses n'étaient jamais simples. De mes nombreux conflits intérieurs, il n'avait jamais été question de Wanda, avec elle j'avais toujours su qu'elle décision prendre, comment me comporter sans devoir réfléchir, c'était... instinctif, pourtant cette fois c'était bien d'elle qu'il était question. Je sentais mon coeur partagé entre deux choix opposant l'amour qui me lié à ma jumelle, et la jalousie qui me rongeait les tripes, empoisonnant mes pensées. Il aurait été facile de tout arranger en choisissant la première option, mais je n'étais pas prêt à céder... pas encore, c'était bien trop tôt.

L'entendre parler de Steve réveillait une sensation étrange de malaise en moi. Elle l'aimait, c'était évident, sa voix, ses mots, ne reflétaient que ça, et quelque part je m'en voulait de ne pas savoir m'en réjouir. Mon regard quitta le ciel pour venir se poser sur son visage lorsqu'elle nous évoqua. Arrêter de fuir. D'aussi loin que je me souvienne c'est ce que nous avions toujours fait que ce soit dans notre esprit ou dans le monde réel...
En dépit de mes réticences, Wanda avait raison et ce n'était pas donné à tout le monde d'avoir droit à une deuxième chance, une chance de renouveau... Le changement, la nouveauté, malgré ce que l'on pourrait croire ces notions effrayaient pas mal de monde, n'importe qui s'étant habitué à un rythme de vie avait du mal à en changer, on sait ce qu'on perd on ne sait pas ce qu'on gagne... Mais comme pour tout c'était certainement les premiers pas les plus difficiles et il était peut être temps pour moi de me réveiller et d'avancer.

Aucun soupir ne quitta mes lèvres lorsqu'elle aborda une fois de plus mon manque de sociabilité, j'avais la respiration calme, posée, et mes yeux quittèrent son visage pour revenir sur les nuages blanc. L'air de dehors me faisait le plus grand bien, sentir l'herbe venir chatouiller mes bras et ma nuque à chaque nouvelle brise qui décoiffait un peu plus mes cheveux. Je sentais mon corps se détendre doucement, et esquissais un petit sourire  aux mots de Wanda. "Je vais faire un effort ... j'te le promet." Ce n'était pas la lune, des sessions d’entraînements, des sorties, des discussions rien de bien compliqué, ça ne pourrait pas me faire de mal et si ça pouvait rassurer ma jumelle c'était bien assez pour moi. Mon expression changea lorsqu'elle aborda un sujet dont nous n'avions pas discuté depuis un bon moment. Notre père. Arquant un sourcil, je lui lançait un nouveau regard sans pour autant changer de position puis un petit rire franc fendit le silence qui s'était installé suite à cette phrase. "Pourquoi ? Tu trouve que ce n'est pas le bon moment pour une réunion de famille ?" M'attendant à un regard de sa part, j'esquissai un petit sourire en coin puis bougea légèrement pour passer un bras sur ses épaules. "Ne sois pas inquiète à propos de lui, je pense que pour le moment c'est tout dans son intérêt de rester cacher là où il est ... Et je ne pense pas non plus que sa première intention soit de nous retrouver, on ira botter le cul d'autres malades en attendant." Un nouveau sourire prit forme sur mes lèvres tandis que j'essayais une fois encore de détendre l'atmosphère mais cette pensée avait réveiller un nouveau trouble en moi. Tout en essayant de ne pas trop déranger Wanda, je m'étais redressé pour être assis, arrachant un brin d'herbe avec lequel je m'amusai quelques instant, le faisant rouler entre mon pouce et mon index. Elle comme moi avions toujours du mal à qualifier Erik comme notre père, ce terme avait une bien trop grande valeur à nos yeux et pour le moment, nous n'étions pas prêt à le considérer comme tel. Il était un terroriste, l'un des plus grand de cette planète pourtant malgré toutes ces choses, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il avait un bon fond. D'habitude c'était Wanda qui développait ce genre de pensées pour les autres, j'avais souvent tendance à m'arrêter au premier abord simplement parce que je n'avais pas envie de chercher plus loin, mais nous avions côtoyé Erik pendant une longue période, il nous avait recueilli lorsque nous n'avions personne et même si ces intentions étaient loin d'être bonnes, il nous avait sauvé la vie.

"Tu crois ...qu'il pense à nous ? Je veux dire en tant que ses enfants." Je m'étais souvent interrogé à ce sujet. Nous avait-il recueilli comme mutant, comme arme, ou comme enfants... Ce n'était pas si important, mais j'aurai aimé avoir une réponse à cette question, même si je n'étais pas d'accord avec les méthodes d'Erik, j'avais une autre vision sur sa cause et j'étais en accord avec lui sur de nombreux points. Parfois je me demandais ce qui se serait passé si nous étions restés. Wanda aurait-elle réussi à quitter sa démence ? Se serait-elle remise aussi bien qu'actuellement ? Serions-nous des terroristes ? Avait-on une chance de changer Erik ? Aurait-il fait des efforts pour nous ? Peut-être que nous aurions pu trouver un terrain d'entente...amener la paix que nous avions tous attendu ? Je relâchais le brin d'herbe en tournant la tête vers ma jumelle. J'avais du la troubler avec cette question mais nous discutions si rarement de lui...C'était peut-être mieux comme ça, malheureusement il arriverait forcément un jour où nos routes se croiseront à nouveau, et il valait mieux se préparer à ça. J'étais incapable de prévoir comment ces retrouvailles se dérouleraient mais je suppose que le pire des cas serait l'affrontement mais en serions nous capable ? L'arrêter, le tuer ? Serait ce aussi simple que si il s'agissait de n'importe quel autre ennemi ? Et lui, serait il capable de nous éliminer si nous nous dressions en travers de son chemin ? Après tout, nous étions mutant et également du même sang, mais je n'étais pas sans penser que tout ça n'aurait pas la moindre importance lors d'une bataille.



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Wanda F. Maximoff
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MessageSujet: Re: Between Two Points.   Sam 5 Sep - 12:02

«between two points »
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Le chemin à parcourir était encore long, mais nous y parviendrions. Après tout ce que nous avions traversé, ce ne serait tout de même pas notre retour dans l'équipe qui nous poserait le plus de problèmes... Du moins, je l'espérais très sincèrement, tout en sachant pertinemment qu'après toutes ces années passées à fuir et à chercher notre place, la trouver enfin et nous installer définitivement quelque part ne serait pas aussi facile en pratique qu'en théorie. Mais nous pouvions le faire, pour peu que nous nous en donnions les moyens. Rien n'avait jamais été aisé pour les Maximoff, mais nous avions toujours su être plus forts que les embûches mises sur notre route. Ensemble, quoi qu'il arrive... Nous formions une paire unique, c'était indéniable. Il m'arrivait encore d'être surprise lorsque je songeais que notre fratrie comportait un autre membre, Lorna, tant les relations que j'entretenais avec cette dernière différaient de celles que j'avais avec Pietro. J'avais beau l'aimer, c'était... différent. Mon jumeau, je le connaissais sur le bout des doigts, peut-être mieux qu'il ne se connaissait lui-même, et l'inverse était tout aussi vrai. Nous n'avions pas été élevés ensemble, nous n'avions pas vécu ensemble, et c'était tout juste si nous passions du temps ensemble... La seule chose que nous avions réellement en commun, c'était notre scepticisme concernant Erik. Elle ne semblait pas plus savoir sur quel pied danser que nous, ce qui était rassurant – d'une certaine façon. À notre décharge, Erik n'avait jamais rendu les choses aisées, et être les enfants de Magnéto n'était pas de tout repos. « "Ne sois pas inquiète à propos de lui" ? » Je haussai un sourcil, avant de secouer doucement la tête. « M'inquiéter de ce que trame Erik est ce que je sais faire de mieux... Tu sais comme moi qu'il ne reste jamais "caché" bien longtemps. Il reste en retrait le temps de préparer son prochain coup, c'est tout... Il a déjà commencé à répandre de la propagande contre les Sentinelles du gouvernement. » Et concernant les machines dont il était question, je ne savais pas sur quel pied danser, ni même quoi en penser. Certes, elles nous avaient permis de vaincre les Skrulls, mais l'on ne pouvait nier qu'Erik marquait des points lorsqu'il affirmait qu'il serait bien trop aisé de transformer ces outils de protection civile en armes visant à exterminer une certaine partie de la population. Ce ne serait pas la première fois, et lorsqu'il était question d'atrocités, l'histoire avait tendance à se répéter.

Je me redressai pour m'asseoir à côté de Pietro, jambes ramenées contre ma poitrine, et le regard perdu dans le vide. Est-ce qu'Erik pensait à nous comme à ses enfants ? Je soupirai longuement. « Il nous aime. À sa façon, certes... Mais on ne peut pas nier son affection pour nous. » Je haussai les épaules avant de caler mon menton entre mes genoux. C'était... Compliqué, pour résumer les choses de façon simpliste. Compliqué, et difficile. Erik ne nous avait pas élevés, nous n'avions appris qu'une fois adultes que nous étions ses enfants et ceux de Magda. Bien trop tard... Je songeais toujours à Django comme à notre père, mais je devais bien avouer être de plus en plus confuse à chaque fois que je songeais un peu trop longuement à Erik. « Je sais qu'il t'a aidé à me protéger, à Utopia, quand Scott et les autres... » Je me mordis la lèvre. Quand Scott et les autres avaient proposé une solution radicale pour mettre fin à mes crises de démence et m'empêcher de causer une catastrophe. Abattez-la, avait dit Emma. Comme si je ne valais pas mieux qu'un chien ayant la rage. Les efforts de Pietro et d'Erik m'avaient ouvert les yeux et m'avaient permis de reprendre mes esprits, pas la violation de mon esprit par Charles et Stephen. Ils avaient fait ce qu'ils avaient pu pour m'aider, mais au final ce n'était pas à eux que revenaient les lauriers. « Je suppose que ce n'est pas plus facile pour lui que pour nous, ou Lorna. Après tout, nous sommes les enfants de la femme qu'il aimait, et qui s'est enfuie parce qu'il lui faisait peur... Et puis elle nous a donné naissance, nous a cachés, et a disparu une fois de plus pour ensuite mourir. » Je fis la grimace, avant de tourner le regard vers Pietro. Comme si cela ne suffisait pas, Erik avait perdu sa première fille, Anya, dans un incendie. Non, notre paternel n'avait pas eu une existence paisible... Pour autant, et quand bien même je comprenais son point de vue et étais d'accord avec certaines de ses idées, je n'approuvais pas ses méthodes, que je jugeais bien trop violentes... et illégales.

« Je n'oublierai jamais que c'est lui qui nous a accueillis et protégés lorsque nous n'avions personne d'autre sur qui compter. » Un nouveau soupir m'échappa, avant que je ne secoue doucement la tête. « Pas plus que je n'oublierai qu'il s'est aussi servi de nous pour mener à bien ses desseins. Avant qu'il n'apprenne que nous étions ses enfants, nous étions ses armes avant d'être quoi que ce soit d'autre. C'est pour nos capacités que la Confrérie nous a d'abord approché... »[/b][/color] Je passai une main dans mes cheveux, tandis que je me remémorais notre temps passé auprès d'Erik et des siens. L'on ne pouvait nier l'esprit d'unité qui liait les Confréristes les uns aux autres, mais si Magnéto me semblait parfois bien plus tolérant que ne l'étaient les X-Men – particulièrement depuis que Summers et Frost avaient gagné en pouvoir – j'avais toujours eu du mal à supporter les tensions qui régnaient dans l'organisation, et la volonté parfois un peu trop poussée de certains d'évincer les humains "normaux" au profit de l'homo superior. Comme beaucoup, la Magnus Era m'était restée en travers de la gorge. Je n'avais pas pardonné à Erik notre implication forcée, cela avait été et resterait un sujet de discorde entre nous. « Très franchement, je ne sais pas quoi penser d'Erik... Pour chaque pas en avant qu'il fait, il en fait deux en arrière, c'est perturbant... Je sais qu'il veut bien faire, qu'il veut protéger les mutants, mais je pense qu'il fait erreur en clamant haut et fort que l'homo superior vaut mieux que le reste de la population. Ça ne fait qu'alimenter les tensions, et cela incite les gouvernements du monde entier à se méfier des mutants au lieu de les aider. J'aimerais pouvoir faire quelque chose pour tous ces enfants qui se retrouvent à la rue, et à la merci de n'importe qui, parce que leurs familles ont pris peur... Les plus grandes ennemies de la cause mutante sont l'ignorance et la peur. Je pense qu'Erik a du mal à le comprendre. Les choses s'étaient calmées avec Utopia, pendant un moment j'ai vraiment cru qu'il avait rangé sa cape de terroriste. » Un soupir exaspéré m'échappa, avant que je ne me rallonge dans l'herbe. Puis Stanford et la Guerre Civile étaient arrivés, la loi de recensements des surhumains avec, et Erik avait de nouveau sombré, un peu à la façon d'un alcoolique. J'eus un petit rire, grave et nerveux. « Et dire que notre père était plus ou moins du côté de Steve... Tu imagines si lui et sa Confrérie avaient mis le nez dans la Guerre Civile ? Je ne te parle même pas des dommages collatéraux... » Il avait fait preuve de... Bon sang, pour une fois ? Difficile de réellement se faire une idée sur son point de vue, je ne le lui avais pas demandé.

« Tout ce que j'espère, c'est qu'il ne nous forcera pas à prendre de mesure drastique le concernant. » Tout criminel qu'il soit, je n'avais aucune envie de l'arrêter, ou même de lui faire le moindre mal. J'aimais autant que nos routes se croisent le moins possible... « Et s'il pouvait éviter de nous mettre dans une position inconfortable par rapport aux Vengeurs, j'admets que cela m'arrangerait... » Déjà que ma relation avec Steve risquait de faire grincer quelques dents... Si Steve ne s'inquiétait pas à ce sujet, ce n'était pas tout à fait mon cas. Je ne voulais pas "salir" sa réputation, et je ne pouvais que prier pour qu'Erik ait suffisamment d'affection pour moi pour se tenir à carreau. « Nous verrons bien... En attendant, je propose qu'on fasse comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ça risque de ne pas durer. » Ça ne durait jamais.
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