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 Human drone, little pawn, they're in control [SOLO]

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James B. Barnes
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MessageSujet: Human drone, little pawn, they're in control [SOLO]   Ven 4 Déc - 22:28




Human drone, little pawn,
They're in control




Les dialogues en gras sont parlés en Russe.



"James Barnes ? He's not a soldier. He's not a spy. He's something inbetween.

A soldier obeys to codes and orders, a soldier fights in plain sight. Steve Rogers is a soldier, he can be nothing else. He has such faith in humanity, such a good heart, that he can barely lies.

A spy plays underground, without any rule nor honor, a spy manipulates, tricks, changes. Natasha Romanoff is a spy, she can barely tells the truth, even to herself, that's why she's so good at it.

Barnes might be the only one able to choose one or another depending the situation. It's quite interesting. He's become much more than we expected. A kind of hybrid weapon, adaptative, exceptionally efficient, yet unstable.

That's why I want him back too. We already took the spy back. We already took the soldier back. He's the last missing piece to our collection. The last one we need to bring back home, or to get rid of, for our plan to be fully implemented. With them all, we could shape the century. Again."
Leonid Novokov - Hydra's officer




« Surprenant. » « Ces images ont fait le tour des chaînes mondiales, mais par chance le déclenchement des Zones Rouges et le sabotage du Mariage Wakandais ont permis de relayer ses actions au second plan. Du moins pour les spectateurs communs, mais pas pour les personnes concernées... Plus de 70% de nos investisseurs et alliés nous ont contacté dans les heures qui ont suivi... beaucoup s'inquiètent, Monsieur, de savoir si HYDRA est réellement en mesure de les protéger... » « Impressionnant, » continua Novokov, sans prendre en compte les paroles de son adjoint. Focalisé sur les hologrammes autour de lui, ses iris suivaient avec une appétence malsaine les exactions de sa créature devenue incontrôlable. Sa fascination était aussi terrifiante que les images qui la provoquaient. Il ne s'agissait pas d'images auxquelles Novokov ou ses semblables étaient habitués. Pas sans en avoir donné l'ordre eux-mêmes bien des années auparavant. Et encore. La discrétion, la rumeur, le mystère, primaient. Les carnages à ciel ouvert n'étaient pas donnés à leur meilleur tueur de l'ombre mais à leurs brutes généralement suicidaires et sans cervelles.
Il s'agissait pourtant bien ici d'un bain de sang en pleine rue. D'un convoi routier arrêté par la détermination d'un seul homme, explosé en plein trajet. D'une tuerie de masse en pleine rue, au coeur même de la capitale luxueuse de Madripoor, ce paradis fiscal pour milliardaires dont il était de notoriété publique qu'il trempait dans les plus sales affaires internationales, sous domination d'HYDRA. Le Soldat de l'Hiver, vêtu de noir et d'acier, seul sous le soleil de plomb, au milieu des commerces, détonnait face aux passants terrorisés, perdant leurs chapeaux et lunettes de soleil de marques en fuyant à toutes jambes. A chaque garde du corps qui émergeait des véhicules retournés par le lance-grenade du Soldat, une balle en pleine tête.
Calme, d'un froid terriblement oppressant, il prenait le temps d'analyser chaque élément de son environnement, chaque menace surgissant pour l'abattre dans l'instant. Les corps tombaient. Lui ne bougeait qu'à peine, se déplaçant stratégiquement sans aucune précipitation malgré les bruits d'hélicoptères se rapprochant.

The crow flies straight
A perfect line
On the devil's path
Until you die


Reconnaissant parfois des visages fuyant cette rue fréquentée par les pires requins et mafieux de la planète, rue en proie au chaos qu'il provoquait, le Soldat adoptait une posture de chasseur, armant, visant, tuant d'une balle dans le dos, dans la nuque. Des proies ciblées malgré le caractère aléatoire qui en ressortait pour un néophyte. Des proies qui avaient trop de fois échappé à la justice, trop de fois réitéré leurs crimes sans noms.
« Regardez-moi ce chef d'oeuvre... Regardez la beauté de ce chaos méthodiquement préparé et exécuté. Remarquable. » « Que doit-on faire, Monsieur, pour nos alliés ? » « Regardez donc ! Quelle stratégie magnifique. Là où nous ne l'attendions pas. Pas comme ça. Toujours à saccager nos bases secrètes, espionner nos entreprises de couverture, assassiner nos agents... et voilà qu'il se dévoile en plein jour et commet un massacre de masse directement derrière nos lignes. Avec Captain America à la direction du SHIELD, nous avons tous pensé que jamais Barnes ne le mettrait en porte-à-faux de la sorte, en prenant de tels risques à découvert. Or il le fait, regardez, il le fait ! Il attaque ce que nous pensions acquis. Admirable. Une réussite, ce programme. » « Si vous le dites. » « Vous ne comprenez pas. Observez. L'Hôtel privé de Vipère est à deux pas, ce n'est pas un hasard, jamais avec lui. Il fait monter la pression. Il nous a pris de cours. Observez, observez...  » s'extasiait Novokov comme un fou devant le meilleur show télévisé qui soit, alors même que c'était son "camp" qui était en train de souffrir à l'écran. Ou peut-être qu'au contraire, il gagnait plus encore. Selon les points de vue.


Gotta raise some hell
Before they take you down


Les unités de Madripoor arrivaient par paquets, tyranniques, à la solde de Vipère pour tenir l'île d'une main de fer et garantir la pérennité de ses activités illégales. Pas de sommation, juste des criminels avec un uniforme, tirant depuis leurs hélicoptères ou déboulant d'autres rues. C'était un massacre. Son calme s'était mué en une férocité calculée, maitrisée, pour une efficacité décuplée au travers des styles de combat employés, dont certains reconnaissables. Soldat. Espion. Chaque esquive, chaque coup, chaque poignard planté dans les crânes et autres gorges de ses ennemis étaient empreint d'une colère largement perceptible. Comme un défoulement morbide.  


You better have soul
Nothin' less
Cause when it's business time
It's life or death


Grenades, fumigènes, rafales de balles, rien ne semblait pouvoir arrêter cette machine de guerre nageant dans son élément naturel avec une aisance impitoyable. La rue fut baignée de cadavres alors qu'il se rapprochait dangereusement de l'entrée du QG de Vipère, achevant les victimes agonisantes sur son chemin.
« OBSERVEZ ! Il nous force à réagir pour l'empêcher d'atteindre notre leader stratégique. Vipère a réagi dans l'urgence, elle s'est exposée... c'est brillant, » poursuivit le russe, alors que surgissait soudain par la fenêtre du premier étage de l'hôtel, juste au-dessus de l'entrée, une silhouette svelte à la chevelure de feu. Elle bondit sur le Soldat, le prenant par surprise, vivace et agile telle une arme vivante tout aussi mortelle que cette proie qu'elle tenta d'étrangler avec un câble. Natasha Romanoff. Ou ce qu'il en restait. Le combat prit une toute autre tournure, bien plus personnelle, le reste du monde semblant ne plus exister alors que chacun se battait pour sa vie, mais l'un avec un net désavantage : celui de ne pas vouloir tuer l'autre.


But now I'm losing men in cloaks
Always seem to run the show
Save me from the ghosts and shadows
Before they eat my soul


« Mon moment préféré... La confirmation que les sentiments rendent faibles. Elle le domine. Regardez. Même style, même moule, même létalité, et pourtant il vacille. » « Monsieur... je me dois d'insister... nos clients demandent des solutions sous peine de nous priver de nombreux financements dont nos principales structures dépendent... Que dois-je leur dire ? » Irrité, Novokov balança son bras. Son "collègue" en eut le nez brisé dans un crac désagréable, trouvant violemment le sol sous l'effet de surprise en plus de la violence du coup. Le russe réfréna une envie assassine qui aurait pu le mener plus loin, et prit une profonde inspiration pour maitriser ses pulsions psychopathes avant de retrouver son calme. « Dites-leurs... » Il eut un soudain sourire en coin.
« Dites-leurs que nous allons nous aussi surprendre notre furieux ami... Dites-leurs que s'il a su nous attaquer sur un acquis, nous sommes plus que largement en mesure de lui rendre l'ascenseur sur l'un des siens... »


A SUIVRE


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For all of them until the very end



Dernière édition par James B. Barnes le Dim 13 Déc - 18:15, édité 1 fois
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James B. Barnes
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MessageSujet: Re: Human drone, little pawn, they're in control [SOLO]   Dim 13 Déc - 18:10







Les dialogues en gras sont parlés en Russe.
Autorisation de PNJiser Steve Rogers donnée par le joueur.


Oh, a storm is threat'ning my very life today,
If I don't get some shelter,
Oh yeah, I'm gonna fade away





Elle m'avait échappé. Encore. Une fois de trop. Je n'en pouvais plus. Je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas à tenir la promesse que nous nous étions fait mutuellement il y avait de cela quelques semaines à peine auparavant, perdus sur ce cargo échoué dans les glaces en arctique, durant l'invasion. Les flashs de ces retrouvailles ne cessaient de venir me tourmenter, me rappelant ces moments avec elle avec une terrible cruauté. Comment pouvais-je seulement tenir cette folle parole, de la tuer si jamais l'HYDRA reprenait possession de nos vis et de nos âmes. Si jamais ils refaisaient de nous les machines de guerre sans émotions que nous avions été jadis. Comment pouvais-je seulement espérer pouvoir abattre la femme que j'aimais, qui représentait tout à mes yeux. La seule qui ait su sauver mon âme de ces chiens, de ces tortionnaires un demi-siècle avant, dans les contrées froides de l'URSS. Si je la tuais, je me tuais. Je ne pouvais espérer poursuivre mon existence en la sachant définitivement partie.
Pourtant, je savais qu'elle préfèrerait cent fois mourir que de redevenir une arme vivante, que de revivre les cauchemars, les souvenirs de ces crimes odieux que ses mains perpétraient. Comme si nous n'en avions pas déjà assez. Nous nous l'étions promis. Nous nous étions promis de nous sauver l'un l'autre du joug de ces monstres si cela devait arriver, pour ne pas les laisser gagner, obtenir ce qu'ils voulaient de nous. Nous nous étions fait une promesse que j'étais bien trop faible pour tenir.



Cette faiblesse me rendait fou. L'impuissance me rendait fou. Moins je me sentais capable de la sauver, plus je sombrais dans les recoins les plus noirs de mon être. Ma haine, ma rage, atteignaient les sommets d'une violence indescriptible que je déversais sur mes ennemis pour toujours tenter de retrouver sa trace, de détruire HYDRA. Plus je devenais fou, tel un chien enragé lâché dans la nature, plus je prenais des risques. Moins je me souciais de moi, de ma vie, de mon futur, tant tous ces facteurs dépendaient entièrement de Natasha. Novokov le savait.
Il jouait avec nous, il jouait. J'avais beau le savoir, cela ne m'empêchait pas de tomber dans tous ses pièges. Je m'aliénais, agissais de la même manière que tous ces ennemis que je combattais. Je ne valais pas mieux qu'eux, aveuglé par ma haine désespérée, me nourrissant d'os brisés, de carotides tranchées, de coeurs criblés de balles. Des jours, des semaines, je ne savais même plus. Trop longtemps, dans tous les cas, que cette invasion s'était terminée et qu'elle m'avait été enlevée.
Trop longtemps qu'elle n'était plus elle, juste cette armée à elle seule qui semait la mort aux quatre coins du monde. Je la poursuivais, je la traquais, je remontais chaque piste qu'HYDRA avait la négligence de laisser tomber. Je l'affrontais, la pourchassais encore et encore pour tenter d'empêcher qu'elle n'accomplisse ses missions, ces massacres, pour tenter de l'empêcher d'ajouter ces meurtres à son fardeau déjà baigné de sang. Je ne connaissais que trop bien les affres des remords, du dégoût, du désespoir qui s'en suivaient. Si j'étais parvenu à en enrayer certains en arrivant à temps, il y en avait qu'elle menait à bien malgré tout. Autant d'échecs qui ajoutaient à mon désarroi. Elle était si forte, plus encore dénuée de toute émotion.



Alors que plus ça allait, plus je souffrais de cette situation, de la voir ainsi, de l'affronter alors que je mourrais à chaque coup que je lui donnais. Plus je devenais faible. Je ne pouvais pas la tuer. C'était au-dessus de mes forces. Et cela ne valait que dans un sens. A chaque affrontement, je n'en revenais que plus amoché encore, physiquement mais surtout psychologiquement. Elle ne me reconnaissait pas. Comment la sauver. Je n'en avais aucune idée. J'étais perdu et rien ne pouvait m'aider. Je ne pouvais qu'affronter cela seul, malgré les tentatives d'aide de Sam ou encore des Howlers. Néanmoins, ils étaient tous occupés, ou préoccupés eux aussi de leurs côtés. De toute manière, il s'agissait avant tout d'une affaire personnelle, que personne ne pouvait comprendre dans son ensemble.

J'arrêtai mon entraînement. J'avais mal partout. Non pas à cause des exercices acrobatiques, mais bien parce que mon corps entier était une blessure, une fracture géante que mes sorties de vendetta maintenaient tel quel. J'essuyai mon visage et mon torse en sueur avec la serviette de bain posée sur le banc de musculation non loin. Le sang battait mes tempes après un effort prolongé qui allait à terme me mener jusqu'à l'épuisement pur et simple, tant je ne me ménageais plus une seconde depuis la disparition de Natasha. Impossible de faire autre chose que de faire du sport ou d'étudier les informations que je récoltais entre deux actions musclées en tant que Soldat de l'Hiver. Amorphe, comme anesthésié par l'effort autant que le brouhaha de mes pensées, je partis sous la douche, qui, si elle me détendit les premiers instants, ne tarda pas à devenir aussi insignifiante que le reste. Je revoyais bien trop vite le visage impassible, le regard vide de Natasha me tirant dessus, cherchant à m'étrangler, me poignarder, me briser la nuque. Tant de violence alors que peu avant, je n'avais droit qu'à toute sa douceur cachée, qu'à cette lueur particulière de vie au fond de ses prunelles émeraudes, celle qu'elle ne m'offrait qu'au couvert de notre intimité.



Il fallait que je m'aère les idées sous couvert de devenir fou, enfermé dans mes œillères destructrices. M'habillant, luttant contre la fatigue et l'envie pure et simple de me lancer à l'aveuglette contre une énième base secrète d'HYDRA, je sortis et enfourchai ma Harley pour foncer à travers le Bronx en reconstruction. J'arrivai après une demi-heure de zigzags à travers la Grosse Pomme, à l'autre bout ou presque de la ville, et me garai sur le parking du cimetière. Sortant le petit bouquet du siège, je le remis maladroitement comme il fallait avant de passer la grille en fer forgé qui tenait lieu d'entrée. « Yep. Encore raté. Promis, la prochaine fois je prendrai le bus, et elles seront entières, » murmurai-je en arrivant près de la tombe de Rebecca avec mes pauvres fleurs. Je les posai quand même dans un vase après avoir préalablement enlevé le bouquet précédent, fané. Après un instant de silence à fixer son nom gravé sur la stèle, en proie à une solitude terrible face à cette perte récente alors même que je venais à peine de la retrouver vivante après toutes ces années, je finis par m'asseoir sur le rebord, m'adossant contre le marbre. Bras posé sur mon genoux plié, je regardai vaguement le reste du cimetière face à moi. Il faisait frais, mais plutôt beau. Et tout était calme. Un véritable contraste avec le bruit tonitruant des rafales, des coups tirés par les armes que je portais et maniais avec une habileté morbide. Le sentiment de culpabilité bien connu remonta dans ma gorge, me tentant un instant de fuir le jugement fantoche de ma défunte soeur juste à côté. Mais je ne le fis pas.

Je n'avais plus qu'elle. J'avais perdu Iska, après avoir âprement goûté à une colère toute aussi meurtrière que la mienne chez cet abruti de Shi'ar. J'avais été con. Mais c'était trop tard, et j'étais bien trop fier, et surtout bien trop occupé, pour avoir envie de revenir m'excuser. Bobbi n'était pas du genre à jouer les oreilles confidentes et ce n'en était que mieux vu son tact légendaire. Les Howlers étaient occupés et je voulais tout sauf les inquiéter concernant le sort de Natasha. Je ne voulais pas les voir s'immiscer dans mes règlements de compte, avec le risque de voir Dugan ou Fury prendre l'initiative que je n'osais prendre : éliminer celle qui était devenue une menace pour nous, pour la stabilité du monde. J'étais en train de perdre tout le monde de nouveau. Ma soeur, Natasha, mes amis, mes alliés. Je lâchai un soupir pesant, posant mon front dans le creux de ma paume, saisissant mes cheveux avec crispation. J'étais tellement perdu. Je ne savais plus quoi faire hormis continuer cette route de destruction qui était la mienne depuis trop longtemps. Si longtemps qu'elle était devenue la seule route que je tendais à voir, tout le reste autour s'effaçant progressivement, jusqu'au modèle que Steve avait toujours été pour moi. Je savais qu'il devait être déçu, lui aussi. Comme Iska, comme Rebecca. De voir que son meilleur ami, malgré toutes ses promesses, ses efforts, ne parvenait jamais à se sortir de ce bourbier sanguinolent. Ca faisait partie de moi. Et pour Natsaha, j'étais malheureusement prêt à m'y noyer jusqu'au dernier souffle. Ce n'était pas comme s'il me restait encore une âme à sauver.

I tell you love, sister, it's just a kiss away
It's just a kiss away


Après un long moment d'une confession silencieuse auprès de cette soeur qu'HYDRA m'avait volée, je fis chemin inverse. « Tu sais que c'est dangereux de me suivre sans t'annoncer, » déclarai-je en m'arrêtant après avoir passé la grille, sans même me tourner vers mon interlocuteur à ma droite. « J'aime le danger, tu commences à me connaître, » rétorqua Sam, adossé contre le mur délimitant le cimetière, bras croisés. Il se redressa et vint vers moi. Je lui serrai le bras en guise de bonjour, sans grande conviction néanmoins depuis ces derniers temps. « J'ai pas vraiment de temps, Sam, » dis-je sans prendre de gants en marchant vers ma moto. Mais ça aussi, il commençait à s'y habituer. « Va falloir le trouver pour m'écouter. Ca concerne Birdy et les sept nains, toi, moi, voire le monde entier. Tu vas me dire. » « Steve est numéro deux du SHIELD, va le voir lui, il saura quoi faire, il en aura les moyens. Je ne suis plus Captain America, Sam, » fis-je en enfourchant ma bécane. « Pas si Steve est le problème de l'affaire. Pour tout te dire, t'es un peu le dernier qui reste et j'ai bien peur d'être le prochain sur la liste. Ou toi. » Je me figeai, le regardai pour essayer de déceler le bluff ou l'ironie, mais il n'y en avait pas. Je remis pied à terre. « Je t'écoute, » concédai-je en venant marcher à ses côtés. Je le vis activer un micro-boitier qui, je ne le savais que trop bien, brouillais toute tentation d'écoute autour de la personne le portant, et ce sur environ deux mètres de diamètre, ce qui m'incluait dans le lot. Il le garda dans sa poche intérieure. « Je sais que t'es occupé avec Natasha, mais là j'ai vraiment besoin de toi. J'ai plus de nouvelles de l'équipe depuis sept jours. Depuis qu'ils ont été envoyés en mission pour traquer le Jaguar en Colombie. Silence radio. Impossible de savoir ce qui se passe sur place. » « Toute la forêt amazonienne et les pays alentours sont sous con contrôle. Aucune communication ne passe là-bas. Ils referont surface dans peu de temps, une fois hors du champ d'action du Cartel et d'HYDRA, » dis-je. « Ils ont embarqué un micro-drone de secours capable de s'élever au-dessus des systèmes de brouillage en cas de problème, pour m'alerter si ça tournait mal. Or ils auraient dû revenir depuis trois jours déjà, et aucun drone n'a été envoyé. Ca sent pas bon. Ca veut dire que s'ils ont pas pu l'envoyer, c'est que le Jaguar savait qu'ils en avaient un. Qu'on les attendait. Je vois pas d'autres explications. Au moins l'un d'entre eux serait déjà revenu sinon. » Je sentais le bug dans tout ça, sans parvenir à vraiment l'identifier, ni le nommer.

« Les Sentinelles sabotées grâce aux plans obtenus pendant l'invasion. Natasha capturée dès la fin de la bataille contre les Skrulls. Toi, nouveau Captain America, dévié de son nouveau rôle en conséquence de cause pour la retrouver. Les Zones Rouges qui sortent de nulle part simultanément. Et maintenant Fury, Bobbi, Dugan et toute la clique qui disparaissent sans laisser de traces... Tu crois vraiment pas que ça fait un peu trop de coïncidences ? Y a un truc qui va pas. C'est comme si tout concordait pour neutraliser tous les agents du SHIELD les plus incorruptibles, ceux susceptibles de poser problème... Comme si on cherchait à isoler les deux chefs... » « Il faut en parler à Steve. » « Déjà essayé. Il n'a pas le temps. C'est ce qui m'inquiète d'ailleurs... » « Qu'est-ce que tu veux dire ? » le questionnai-je, n'aimant pas le sous-entendu qui pointait dans sa phrase. « Tu vois peut-être rien depuis que t'es obsédé par Natasha, mais Steve est étrange depuis quelque temps. Même Wanda le dit. Et puis, depuis quand il fait passer une amie en seconde position derrière son travail ? On parle de Natasha, et là on parle de Bobbi et de tous ses potes de guerre, et hormis toi et moi, personne ne semble réag... James ? » Je ne l'écoutais plus depuis plusieurs secondes déjà. Nous étions suivis. Je lui adressai un regard furtif entendu avant de sortir une cigarette de ma poche, faisant mine de chercher mon briquet. Ne le trouvant pas, en apparence, je fis semblant de regarder autour de moi les gens qui passaient sur le même trottoir. Avisant les deux hommes à quelques mètres, je me dirigeai vers eux. « Excusez-moi, messieurs, vous n'auriez pas du feu par hasard ? » demandai-je. Toujours prendre de cours l'adversaire et le déstabiliser. Mon regard croisa le leur. Ils surent qu'ils étaient démasqués et la frayeur furtive qui passa dans leurs iris fut mon signal de départ. Je réagis le premier avant qu'ils ne dégainent leurs armes, effectuant une clé au poignet du premier tout en éclatant la mâchoire de l'autre qui finit au sol.



Je récupérai l'arme lâchée avant qu'elle ne touche le sol, et pivotai dans la foulée pour tirer dans le genoux du troisième qui accourrait depuis un peu plus loin, alerté. Le sang gicla, la détonation affola toute la rue qui se mit à courir dans tous les sens alors que Sam neutralisait déjà aussi de son côté les deux autres hommes surgis d'un 4x4 noir. « Okay mec, me suis trompé, c'était toi le prochain sur leur liste, pas moi ! » ironisa Sam en s'armant avec un des fusils d'assaut de ses victimes neutralisées. « Faut se tirer ! » Sans blague, Sam. D'autres voitures noires aux vitres teintées déboulèrent dans la rue. Depuis quand HYDRA attaquait de la sorte à ciel ouvert en plein New York comme des bandits de bas étage ? « JAMES BARNES ! ICI LE SHIELD ! HALTE ! VOUS ETES EN ETAT D'ARRESTATION ! JE REPETE, CESSEZ VOTRE FUITE IMMEDIATEMENT OU NOUS FERONS USAGE DE LA FORCE ! » cria une voix dans un haut-parleur. Des unités du SHIELD arrivèrent de tous les côtés, comme une vague organisée prête à se resserrer sur nous. Sam avait l'air aussi désemparé que moi dans sa course, désemparé de voir à quel point ses doutes se trouvaient justifiés aussi vite, sans s'y attendre. « Pour un complot, c'est du complot, put*** ! » jura-t-il juste avant que je ne tire sa manche pour le faire tourner brusquement sur la gauche et non la droite où il s'apprêtait à partir.

Ooh, see the fire is sweepin'
Our very street today
Burns like a red coal carpet
Mad bull lost it's way


Le bruit de l'hélicoptère arrivant à n'en pas douter pour nous cueillir et nous viser au sniper en cas de résistance trop appuyée avait effectivement eu tôt fait de me faire virer de direction. « Il faut qu'on se sépare ! » hurlai-je alors que le moteur se rapprochait, se faufilant entre les buildings au-dessus de nous, couvrant nos voix progressivement. Nous le fîmes. Je bondissais à toute allure par-dessus les voitures et autres obstacles, courant temporairement de biais sur les murs pour attaquer en traître les agents du SHIELD surarmés qui se dressèrent dans les allées que j'empruntais. Bientôt ils furent trop nombreux et les combattre me ralentirait bien trop pour pouvoir m'en tirer. Je sautai sur un conteneur, puis saisis le premier balcon en fer dans une impasse, grimpant aussi vite que je pus jusqu'au toit. Put*** c'était quoi ce merdier. Si j'en avais eu le temps, j'aurais pu voir que dans les cafés, les bars, les restaurants, les habitations, les informations diffusaient à la télévision en direct ma course-poursuite. J'aurais pu lire le bandeau animé en-dessous de la vue aérienne de ma fuite, évoquant ma double identité démasquée au grand jour. J'aurais pu. Mais j'étais bien trop occupé à sauter d'un toit à l'autre sous le projecteur de l'hélicoptère non loin. Je n'étais pas monté à découvert sur le toit pour rien. Filmé en direct, ils ne pouvaient m'abattre tant que je ne faisais pas preuve de violence. Par contre, moi, cet hélicoptère, je le voulais. Il était mon seul moyen de fuir New York entier et non à pieds avec toute l'armée à mes trousses.

J'arrêtai ma course folle dans un dérapage, me retournant face à l'hélicoptère en levant les mains pour qu'il baisse en altitude, pensant que j'allais me rendre. Je calculais mon coup. Je ne devais pas me rater et bondir au bon moment pour le prendre sans être criblé de balles avant de toucher les commandes. Il descendit, descendit encore, balayant d'un vent fort tout le toit. Les premiers hommes se déployèrent pour m'encercler. Mon coeur battait à tout rompre. Je ne comprenais pas ce qui se passait mais j'aurais tout le temps d'y penser une fois tiré d'affaire. Pour le moment, tout ce que je voyais, c'était les armes dans les mains de mes assaillants, braquées sur moi. C'était leurs poignards aux ceintures, leurs grenades fumigènes, leur stratégie bien trop connue pour m'avoir. Ce n'était pas comme si je connaissais le SHIELD par coeur depuis le temps, et ce malgré toutes leurs innovations. Je les apprenais aussi, voire les anticipais. J'avais été programmé, entraîné pour ça, et tout leur arsenal n'y changerait rien. Surtout pas depuis que j'avais aussi été Captain America. Ils n'avaient aucune chance. J'étais juste entravé par l'impossibilité de tuer car ils n'étaient que des agents du SHIELD faisant leur travail, même si leurs ordres semblaient totalement être à contre-courant.
En une fraction de seconde, je profitai d'une faille pour prendre l'un d'eux en otage, lorsqu'il tenta de venir me désarmer sous le couvert de ses collègues. Mais je fus trop rapide et bientôt tous les lasers se retrouvèrent fixés bien plus sur son torse et sa tête que sur les miens, caché derrière, dos au rebord du toit. Je me déplaçai sans mâcher les autres du regard à tour de rôle, déterminé, méthodique, professionnel. Je me rapprochai lentement mais sûrement de l'hélicoptère qui à ma grande surprise ne redécolla pas. Au contraire, une autre silhouette en émergea.

« James. » Mon sang ne fit qu'un tour en reconnaissant la voix avant de voir son visage. Steve. Tout allait s'arranger. Tout ne pouvait que s'arranger. Il allait m'expliquer ce qui se passait. « Baissez tous vos armes ! » ordonna-t-il de son autorité naturelle de leader. Toute l'unité obéit de concert comme un seul homme, après néanmoins une légère hésitation. « James... lâche cet homme. » « Explique-moi ce qui se passe, » dis-je en lâchant progressivement mon otage. J'avais confiance en Steve, mais je n'aimais pas pour autant être encerclé de la sorte, même avec des armes baissées.
« Je suis désolé James... t'es allé trop loin à Madripoor... Une tuerie en pleine rue ? Mais qu'est-ce qui t'a pris ?! Il faut que tu te rendes, fais-moi confiance, tu aggraves ton cas en résistant... je ferai tout ce qu'il faut pour te sortir de là, on prouvera qu'HYDRA t'a manipulé, mais il faut en finir, on savait tous les deux que ça finirait par éclater au grand jour... » fit-il, la voix aussi tiraillée que son regard. Je devais avouer être surpris, égoïstement, de ne pas le voir résister pour me défendre, mais je réalisais qu'il avait raison. Que visiblement mon sombre secret n'en était plus un, et qu'il était temps d'y faire face une fois pour toutes afin de ne pas plus souffrir de ces fugues incessantes. « Natasha...  » murmurai-je, soudain ravivé par l'angoisse. Si j'allais en prison, je ne pourrais plus la retrouver. Steve sembla capter ma détresse soudaine, ainsi que la tentation qui me prit de fuir de nouveau, de sauter dans le vide derrière moi pour atterrir dans une fenêtre de l'immeuble opposé. « Je ferai tout pour la retrouver et la sauver, James, je te le promets. Je te sortirai vite de là, mais je t'en prie, ne fais pas de bêtise, » répéta-t-il en s'approchant.

Steve avait toujours la voix de la raison que je n'avais que trop peu souvent. Il posa sa main sur mon épaule, avant de m'étreindre. Je sentais la tristesse dans son geste de me voir livré à l'inconnu du jugement de mes crimes passés. Son étreinte amicale acheva de me convaincre. Mon arme tomba à terre. Mes mains furent menottées. Steve me serra plus fort encore alors que sans que je ne le sache, tout ceci acheva de convaincre Sam du contraire. Sam qui avait échappé au SHIELD, qui s'était concentré sur ma personne. Sam qui se trouvait non loin et sut, plus que jamais, qu'HYDRA avait réussi là où nul autre n'avait pu. Comprenant que le plus grand héros de l'histoire, insoupçonnable, était tombé sous le joug de l'ennemi, et que cet ennemi venait de neutraliser une autre pièce du rempart que nous formions tous jusqu'alors, le plus légalement et efficacement possible, sous le nez du monde entier sans que rien ne paraisse anormal à ce dernier.

War, children,
It's just a shot away,
It's just a shot away,
Rape, murder,
It's just a shot away


[TOPIC TERMINE]


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For all of them until the very end

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