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 give me hope in the darkness that I will see the light

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Wanda F. Maximoff
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MessageSujet: give me hope in the darkness that I will see the light   Mar 28 Juin - 19:02

« give me hope in the darkness that I will see the light »
THEY WERE BOTH WARRIORS OF A DIFFERENT KIND.


Les deux mains posées sur le ventre, je profitai d'un moment de calme pour porter toute mon attention aux jumeaux, qui ne cessaient de gigoter depuis quelques minutes. Leurs mouvements étaient de plus en plus vifs et impressionnant de l'extérieur – c'était assez drôle de voir mon ventre s'agiter de lui-même – quand bien même ils commençaient à manquer de place. Dans moins d'un mois et demi, Steve et moi deviendrions parents. Ma grossesse était mal tombée, néanmoins j'avais hâte de rencontrer les deux petits êtres que je portais. Sans Ultron, j'aurais été la femme la plus heureuse au monde. J'étais sur le point d'obtenir exactement ce que je désirais, une famille, un mariage, une vie simple. Mais à cause de lui, le rêve s'était transformé en cauchemar. Soupirant doucement, je quittai mon ventre des yeux pour regarder tout autour de moi. La pièce qui nous servait de dortoir était morose, d'un gris terne, sa seule source de lumière venant d'une ampoule au plafond et nos lits se résumaient à quelques matelas et lits éparpillés. Et dans un petit coin de la pièce, il y avait un tas d'affaires que nous avions récupérés pour les jumeaux, parmi lesquels un berceau que Bucky et Natasha étaient parvenus à nous rapporter en rentrant de mission. Ce n'était pas la chambre idéal pour des nouveaux-nés, mais cela devrait faire l'affaire. Anya et James naîtraient dans un monde en guerre, une guerre à laquelle j'essayais de songer de moins en moins, craignant que cela ne finisse par avoir un impact négatif sur les bébés. Ils se portaient bien, mais cela ne m'empêchait pas de me faire du souci pour eux, comme n'importe quelle mère l'aurait fait à ma place. Cependant je savais que je pouvais m'estimer chanceuse, on veillait sur moi. Steve et Pietro ne laissaient personne m'ennuyer, et je savais qu'Erik gardait lui aussi un œil sur moi. Sans compter sur Vision qui se comportait parfois comme un véritable chien de garde avec moi. Mon rôle au QG se limitait à faire les inventaires, surveiller les enfants et donner un coup de main à l'infirmerie, il n'était pas question de m'envoyer à l'extérieur de la base dans mon état. Dans un monde qui n'était pas en ruines, j'aurais été la première à m'offusquer de tels traitements, après tout je n'étais pas malade, mais alors que la mort volait littéralement autour de nos têtes, j'étais bien heureuse de ne pas avoir à mettre le pied dehors.

Pour quelques jours, Steve était absent. Il était parti en mission avec Natasha, parce que nous commencions à manquer cruellement de ressources alimentaires et médicales. Les rations commençaient à être trop maigres pour réellement alimenter les survivants du QG. De ce côté là, je n'étais pas à plaindre, je bénéficiais d'un traitement de faveur qui, s'il était gênant, était ce qui me permettait de poursuivre ma grossesse sans embûches. La population ne m'aimait de toute façon pas beaucoup, alors un peu plus ou un peu moins... Quand on avait la réputation d'être folle, en plus d'être la fille de Magnéto et une ancienne Confrériste, il était difficile de se faire apprécier, et tant pis si j'avais aidé à sauver le monde plus d'une fois. J'avais l'habitude d'être traitée comme une malpropre – j'étais tzigane, après tout – mais cela n'en restait pas moins déplaisant, tout particulièrement dans un endroit aussi fermée que notre base secrète. N'étant pas très à l'aise au milieu de la foule, je passai la plupart du temps dans notre dortoir, pour me reposer ou lire n'importe quel roman passant à portée de main. La plupart du temps, j'attendais que l'on vienne me chercher s'il fallait que je fasse quelque chose. Je m'étais faite aussi discrète qu'une petite souris, ce qui n'était pas sans déplaire à Steve qui estimait que je n'avais pas à rester cachée. Mais puisqu'il n'était pas là, je gardais mes mauvaises habitudes et demeurais là où nul ne me verrait, hormis quelques amis. À l'occasion de sa dernière expédition, Pietro était parvenu à me dénicher un exemplaire du Seigneur des Anneaux, et sa relecture occupait mes journées. Depuis que j'étais toute petite, l'œuvre de Tolkien avait été importante pour moi, c'était à travers elle que s'était éveillé mon imaginaire. Django m'avait acheté mon premier exemple du Hobbit sur une brocante en Roumanie, et c'était le même roman qu'Erik m'avait lu à Utopia pour calmer mes crises d'angoisse.

Je sursautai brusquement lorsque des éclats de voix me parvinrent du couloir, et pendant une seconde je crus à une attaque, avant de capter quelques insultes qui me firent hausser les sourcils. Soupirant, je refermai le livre et me relevai lentement. Les querelles entre survivants n'étaient pas rares, elles étaient même journalières et tapaient sur les nerfs de nos leaders. X-Men, Confréristes, héros, vilains, civils, militaires... Difficile de faire régner une entente cordiale quand chacun avait au moins envie d'étrangler une autre personne. C'était encore pire qu'au QG de la Résistance que nous avions investi lorsque les Skrulls avaient envahi, nous étions davantage les uns sur les autres, et l'espoir de l'emporter sur notre ennemi diminuait jour après jour. D'abord décidée à ne pas intervenir, je finis par quitter mon cocon, craignant de voir le conflit dégénérer. Il ne me fallut pas longtemps pour deviner qu'il s'agissait d'une querelle entre mutants et humains. Je ne fis même pas attention au sujet de leur désaccord, je dressai une barrière d'énergie entre les deux groupes, ce qui les surprit tous. « Je vous en prie, assez. Nous avons suffisamment d'ennuis comme cela, nul besoin d'en rajouter une couche en tapant les uns sur les autres. » De l'autre côté de mon bouclier, les mutants ronchonnaient vainement, et je reconnus parmi eux quelques Confréristes et X-Men – ils savaient s'entendre quand ils le voulaient bien. « Retournez auprès de vos familles, vous avez sans doute bien mieux à faire que vous chercher des poux. »

« Je n'ai plus de famille. » Une voix s'était élevée dans mon dos. Je blêmis aussitôt en me retournant, prête à bafouiller des excuses, mais je n'en eus pas le temps. « Tout le monde n'est pas comme vous ! On n'a pas tous des pouvoirs pour se défendre ou défendre les autres ! » J'inspirai à fond, dos au mur. « Je suis désolée. Je voulais simplement... » « Vous êtes toujours désolés, vous les héros ! C'est de votre faute si on se retrouve dans cette situation ! » Il leur fallait un coupable. C'était une réaction cohérente avec la situation, mais cela me mettait dans une position très désagréable, et si j'avais su je les aurais laissé régler leurs différends sans m'en mêler. La dernière fois qu'un homme s'en était pris à moi parce que je ne pouvais pas ressusciter sa femme et sa fille, les choses s'étaient mal terminées. Et cette fois, si je n'étais pas seule, je me savais capable de me débarrasser de ces hommes sans avoir à lever le petit doigt. Mais je n'avais pas envie de leur faire du mal, je ne voulais pas envenimer les choses. « Retournez à vos postes, s'il vous plaît. » Sans un mot de plus, je me faufilai entre deux personnes, bien décidée à m'extirper de ce nid de serpents avant que l'un d'entre eux ne décide de me mordre. Je ne savais pas où j'allais aller, sans doute rejoindre Vision, n'importe quoi tant que je me sortais de là. Cependant, ces gens là n'en avaient pas terminé avec moi, plusieurs protestèrent contre mon départ précipité, et au moment où je m'y attendais moins, un homme passa son bras autour de moi pour me retenir, et sa main se retrouva plaquée contre mon ventre. Ce fut instinctif, je réagis sans réfléchir. Je me défis de son emprise brusquement et l'écartai de moi d'une puissante décharge d'énergie, qui l'envoya voler contre mon bouclier d'énergie qui éclata à cause de l'impact provoqué par ma propre magie. Les mutants reculèrent, les humains s'écartèrent. « Laissez-moi tranquille. Et surtout, ne me touchez pas. »
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MessageSujet: Re: give me hope in the darkness that I will see the light   Mer 29 Juin - 9:31



Le temps s’éteint. Tu connais cet instant par cœur. Tout s’arrête, comme si tu pouvais encore changer quelque chose. Mais non. Tu te retournes, tu vois tes amis, tes protecteurs, tes conseillers. Tous des gens d’honneur et de respect. Tu les vois regarder en ta direction, inquiet de ce que tu ressens. Ils connaissent ton instinct, ils connaissent ton flair. Tu tends la main vers eux, tu aimerais les sauver, mais tu sais que tu ne peux pas. Le regard vide qui tombe vers le sol, tu finis par te retourner pour faire face à ton destin. Encore une fois. L’instant est si vivant que tu sens la souffrance qu’il apporte à chaque itération. Tout explose devant toi. Les flammes t’apportent une chaleur difficile alors que tu es projeté en arrière. Le temps se remet en marche et en un seul instant, tout le monde tombe.

Tu frappes d’un énorme coup dans le mur alors que tu te relèves brusquement. Encore un rêve, tu te dis. Toujours le même. Un souvenir impossible à effacer de ta défaite. Tu as vu tes amis tomber et tu n’as rien pu faire pour eux. Depuis tu n’as fait que courir, jeune panthère. Tu as fui, parce que c’était la seule solution. Tu es parti, parce qu’il te fallait retrouver ceux qui pouvaient t’aider. Tu as quitté tes terres parce que tu sais que seul tu ne pourras pas vaincre cet ennemi. Cet ennemi qui a tout détruit, qui a réduit la vie comme on la connaissait à néant. Tu souffles. Ton cœur joue aussi vite que les tambours funéraires qui te suivent. Tu ne peux pas oublier, tu ne peux pas effacer ces visions de ton esprit. Mais pour une fois, tu te réveilles dans un lit, entouré de quatre murs solides et avec un sentiment de sécurité légèrement plus fort. Tu es arrivé à ta première destination, le quartier général de la résistance. Ce mouvement qui s’est créé pour se battre contre l’envahisseur mécanique. Tu n’as fait que courir, jeune panthère, mais maintenant tu es arrivé. Tous ceux qui habitent cet endroit n’ont pas toujours été tes alliés mais les temps demandent souvent de faire des sacrifices. Aujourd’hui ils sont de ton côté.

Tu n’as encore vu personne. La foule de gens que tu as pu croiser t’était inconnue. Pas de visages que tu as pu reconnaître. Tu es arrivé ici parce que tu as enfin retrouvé la trace d’un groupe de résistant qui était en mission. Tu t’étais ravitaillé dans un entrepôt abandonné, anciennement une plateforme de relai de produits surgelés. Le froid du lieu te cacherait de tes ennemis capables de te traquer au moindre souffle et les vivres te permettraient de te reposer avant de repartir. Seulement l’endroit avait aussi été fréquenté par d’autres avant toi. Seuls les hommes ont d’utilité que de venir prendre de la nourriture et tu savais que suivre leur trace t’amènerait à eux. Malgré la journée d’avance qu’ils avaient sur toi, tu as fini par les retrouver à un jour du QG, pour finalement s’y diriger avec toi. Tu n’avais pu t’empêcher de directement trouver un endroit calme pour dormir. Et maintenant, que fais-tu à genoux ? Tu n’entends plus tes dieux, ils sont silencieux. La souffrance du peuple de la Panthère les a endormis. Tu attends, parfois longtemps, qu’ils te parlent, mais toujours le silence. Le silence.

Tu ouvres tes yeux brusquement. Ce silence a été brisé. Ce n’est pas ta déesse qui te parle. Le bruit vient d’ici. Tes sens s’excitent pour tout de suite évaluer la nature du danger. Tu comprends rapidement qu’il est bien pire qu’il n’y parait. Tu te relèves rapidement et enfile quelques vêtements pour te diriger vers la source de la nuisance. Tu as tes deux dagues attachées à l’arrière de ta taille, tu sais pourtant que tu n’en auras pas besoin. Tu arrives dans une grande salle remplie de gens et le bruit se fait de plus fort encore. Tu es un étage au-dessus d’eux sur un balcon. C’est bien ce que tu redoutais. Les gens commençaient à s’en prendre à leurs alliés. Chacun essaie de trouver un ennemi facile à atteindre, surtout quand le véritable adversaire est aussi tout-puissant qu’Ultron. Son voisin est une cible plus facile, il suffit de tendre le bras pour pouvoir le pointer du doigt.

Le regard qui tombe une fois de plus, tu expires de tristesse. Ce combat s’annonce très difficile. Wanda ? C’est sa voix. Parmi des milliers tu la reconnaitrais. Ton regard s’affole sur la foule qui commence à se rassembler en un point névralgique. Elle est au milieu. Tes mains se serrent sur la rambarde alors que tu vois que les gens perdent patience autour d’elle. Chaque reproche est suivi d’un autre et bientôt, elle se doit de montrer sa force pour ne pas se faire marcher dessus. Chaque homme s’essaie à exprimer son désespoir et bientôt le brouhaha se fait entendre. « Silence ! », tu hurles tel le félin que tu es. L’écho se fait entendre dans toute la pièce et tout le monde se tait en se tournant vers toi. Tu te propulses depuis le balcon pour parfaitement arriver devant Wanda, te mettant en travers de la route de quiconque voudrait l’approcher. Tu tends une main vers elle pour lui faire signe de rester derrière toi. Elle détesterait qu’on la défende de la sorte, elle qui est si puissante, mais si elle serait capable de raser la pièce en clin d’œil, c’était exactement ce qu’il ne fallait pas faire cette fois. Cette fois, elle doit te laisser faire.

« Regardez-vous. Regardez ceux qui se trouvent à vos côtés. Des hommes, des enfants, des anciens, des blessés, des femmes qui portent la vie… » Tu termines cette phrase en pointant Wanda du doigt et reprends rapidement. « Ce n’est pas le visage de votre ennemi. Croyez-moi. Je l’ai vu. Votre ennemi est fait de métal. Il n’a ni cœur ni conscience. Il juge qu’il faut détruire tout ce que vous croyez bon dans ce monde. C’est tout ce qu’il sait faire, détruire. Et il est dehors ! Partout ! Il n’attend qu’une seule erreur de notre part. » Tu sens la foule qui remplace la rage par l’inquiétude et qui s’apaise de sa colère passagère, le regard pensant. « Ce n’est pas le moment de chercher des coupables parmi les vôtres. Ce n’est pas le moment d’avoir peur des différences qu’il peut y avoir entre vous. Pour Ultron, vous êtes tous les mêmes… ». Tu laisses l’air respirer un instant avant de reprendre de vive voix. « Trop souvent notre ennemi a profité de nos querelles. Quand la Terre a été attaquée parce que ses habitants étaient trop occupés à choisir un camp. Quand les machines se sont retournées contre nous parce qu’elles jugeaient que nous étions un risque pour nous-mêmes… Votre famille est là. Autour de vous. Unissez-vous contre le véritable ennemi… »

Tu regardes peu à peu les gens s’éloigner. Certains restent encore devant toi, trop incertain de ce qu’ils doivent faire, trop fier pour admettre changer d’avis par les mots de… qui ? Un étranger ? Un nouveau. Qui sait celui que tu es sous ton masque, qui connait ton visage ? Wanda. Tu te retournes vers elle alors qu’une partie de la foule se dissipe et commence à discuter. Tu constates la forme de ses vêtements au niveau de son ventre avec attention. Tu tombes dans son regard, le tiens s’illuminant d’espoir. Maintenant que la tension tombait, tu étais profondément heureux de la voir. « Te voir me réjouit, Wanda. Tu vas bien ? », tu lui dis, esquissant un sourire et posant tes mains sur ses bras.

Tu contemples son visage, son ventre, ses yeux. Comme si ces retrouvailles marquaient la fin d’une période sombre. Elle la première, bientôt tous les autres suivraient. Tu retrouverais les forces de cette alliance qui a si souvent triomphé. « Je vois que tu as été bénite par la vie. Vous devez être heureux. ». Quelqu’un qui écoute par-dessus ton épaule laisse une fois de plus exprimer sa désapprobation. Tu tournes légèrement la tête pour le foudroyer du regard. « Qu’as-tu fait pour ameuter tant de contradicteur, Wanda ? ».
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Wanda F. Maximoff
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MessageSujet: Re: give me hope in the darkness that I will see the light   Sam 2 Juil - 14:17

« give me hope in the darkness that I will see the light »
THEY WERE BOTH WARRIORS OF A DIFFERENT KIND.


Je ne faisais pas partie du groupe de Vengeurs populaire. Je n'étais pas Captain America, je n'étais pas Iron Man, je n'étais pas Thor. J'étais la fille de Magnéto, une ancienne terroriste, la femme qui risquait un jour de perturber la réalité de l'univers. Et pour les plus superstitieux, une sorcière, ce qui évidemment n'avait rien de bon. En somme, je n'avais pas les qualités requises pour plaire au grand public. Si les gens évitaient généralement de m'ennuyer, par peur de représailles, ce n'était pas toujours le cas, il ne fallait qu'une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Cette fois ci, j'aurais sans doute mieux fait de ne pas me mêler de cette querelle, de passer mon chemin, mais j'avais voulu aider. Et cela me retombait dessus, une fois de plus. Et cet homme qui m'avait attrapé par la taille n'avait rien arrangé, il m'avait fait peur, alors malheureusement pour lui j'avais agi instinctivement et l'avait violemment repoussé. Si je n'avais pas été enceinte, peut-être me serais-je contenté de lui dire de ne pas me toucher, mais la simple idée que l'on touche à mes enfants m'avait mise hors de moi. Hélas, c'était ce genre de comportement qui contribuait à ma mauvaise réputation. J'aurais voulu disparaître dans un trou de souris, me transporter loin d'ici et ne plus bouger en attendant le retour de Steve. Immobile, je balayais la foule d'un regard inquiet, les bras autour de mon ventre, craignant des représailles de la part des hommes. Je vis plusieurs Confréristes s'avancer vers eux, les poings serrés et l'air prêt à en découdre. Mon père savait s'approprier la fidélité de nos pairs, suffisamment en tout cas pour qu'ils soient prêts à me défendre si on devait s'en prendre à moi. Avec amertume, je songeai que ce n'étaient pas les X-Men qui se seraient empressés de voler à mon secours. C'était triste, ce manque d'unité entre membres d'une même espèce...

Je sursautai lorsqu'une voix masculine et familière intima soudain le silence à la foule, qui, surprise, obéit sur le champ. Et puis un homme atterrit devant moi, sa silhouette se dépliant avec la grâce d'un félin. T'Challa. Le souverain s'était interposé entre les hommes et moi, et lorsqu'il me fit signe de rester derrière lui, je ne cherchai pas à discuter. En temps normal, j'aurais protesté, étant parfaitement capable de me défendre, mais je ne souhaitais pas jeter de l'huile sur le feu. T'Challa s'exprimait toujours avec sagesse et justesse, et la colère sembla être remplacée par l'inquiétude et la honte. La honte de s'en prendre les uns aux autres alors qu'Ultron menaçait de nous détruire, alors que c'était l'une des nombreuses choses qui l'avaient convaincu d'exterminer la race humaine. Les battements de mon cœur et ma respiration s'apaisèrent au fur et à mesure que les gens s'éloignaient, humains comme mutants. Les yeux clos pendant un instant, je pris une profonde inspiration, avant de les rouvrir sur le roi du Wakanda. Pour lui, je me forçai à afficher un sourire, avant d'éclater d'un petit rire nerveux lorsqu'il me demanda comment je me portais. « Ferais-tu semblant de me croire si je disais oui ? » Comment aurais-je pu prétendre me porter pour le mieux ? De plus, T'Challa était intelligent, il aurait tout de suite su que je lui mentais. Dans notre situation, personne n'allait bien, certains se portaient simplement mieux que les autres. Moi ? Je faisais partie de ceux qui avaient besoin d'être épaulés, parce que j'étais d'une fragilité presque embarrassante et victime de ma sensibilité exacerbée. Steve et Pietro m'épaulaient beaucoup, sans eux j'ignorais si je serais encore en vie pour converser avec un ami. Et au diable le protocole, si T'Challa s'était contenté de poser ses mains sur mes épaules, je me permis de l'enlacer. « Je suis tellement contente de te voir. Nous ne savions pas ce qui avait bien pu t'arriver... Nous avons supposé que le Wakanda était tombé en même temps que le reste du monde, mais impossible de le savoir avec certitude... » Les communications avaient été coupés, tout ce que nous avions pu faire était espérer que T'Challa était en vie. Son arrivée à la base ne me surprenait pas, après tout il était l'homme le plus dangereux de la planète, Ultron lui même devait le craindre.

Bénite par la vie... C'était une jolie façon de le dire, une belle façon de voir les choses. Une main posée sur le ventre, mon sourire se fit plus sincère. « Steve et moi sommes très heureux, oui. » Heureux et inquiets, mais je me gardai bien de le préciser. « Merci de ne pas avoir dit que nous avons choisi le mauvais moment... » C'était quelque chose que l'on n'avait de cesse de nous répéter, comme le refrain d'une mauvaise chanson. « Ce que j'ai fait... ? J'ai parfois l'impression que je risque de m'attirer les foudres de l'humanité en me contentant de respirer. » Je secouai la tête, soupirai. « Je n'ai jamais été très populaire. Les gens me voient comme une menace davantage que comme une héroïne, mais j'y suis habituée. Ma famille et mes amis savent qui je suis réellement, c'est tout ce qui compte. » Si je devais me soucier de tous les avis extérieurs, je ne vivrais plus. « Viens, ne restons pas dans ce couloir. » Le QG n'était déjà pas des plus accueillant, mais il y avait un peu mieux que cet endroit froid. Sans prêter attention à ceux qui nous tournaient encore autour, j'ouvris la marche et conduisis T'Challa jusqu'à l'une des pièces où les Vengeurs se rassemblaient pour élaborer des stratégies contre Ultron. Des stratégies qu'il était parvenu à déjouer à chaque fois, et les pertes pour nous avaient été lourdes.

Le confort de la pièce était sommaire, une grande table, quelques chaises, un tableau et un vieux plafonnier pour éclairer le tout. Je m'installai sans perdre de temps à la table, toujours soulagée lorsque je pouvais m'asseoir, le poids de mon ventre se faisant sentir de plus en plus. « Tu m'excuseras de ne rien avoir à te proposer, nous sommes un peu limités ici... Je crois que Tony sera bientôt prêt à tuer pour une tasse de café. » Et il n'était pas le seul dans ce cas. Le rationnement était difficile pour tout le monde, en particulier pour les enfants et les plus âgés, les premiers touchés par ces temps troublés. « Merci d'être intervenu... Les choses auraient pu mal se terminer sans toi. Les gens ont de plus en plus de peine à se tenir, ici... Je suppose que cela n'aide à rien que nous soyons tous entassés les uns sur les autres. Et toutes les figures d'autorité deviennent des cibles... Il leur faut un coupable. » Et qui de mieux placé qu'une figure publique ? La peur faisait faire des choses idiotes, nous avions tous fait des erreurs parce que nous étions incapables de la contrôler. « Est-ce que tu es arrivé seul ici ? » Je n'avais pas eu vent d'un groupe de Wakandais ayant rejoint le QG, ce qui me laissait penser que T'Challa était arrivé seul ici. « Tu as dû être soulagé de retrouver Ororo saine et sauve. » Tout le monde n'avait pas la chance de retrouver quelqu'un en vie ; en revanche il était un peu trop aisé de le perdre. Je songeai avec amertume à la tombe de Lorna, que j'avais perdue aussitôt après l'avoir retrouvée. Elle était morte, comme de nombreux de nos amis. Qui continuaient à tomber, encore, et encore, et encore...
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MessageSujet: Re: give me hope in the darkness that I will see the light   Mar 5 Juil - 10:39




« Ferais-tu semblant de me croire si je disais oui ? »

L’aurais-tu fait ? Tu regrettes légèrement ta question, n’est-ce pas ? Retrouver des gens, retrouver une alliée, une amie, c’était comme si les choses étaient différentes. Comme si tu la vie reprenait son cours. Tu avais eu tellement peu de contact avec le monde ces derniers temps, sur ton chemin, que tes réflexes d’une vie simple étaient revenus à la vie en voyant Wanda. Tu laisses échapper un petit souffle, fermant légèrement les paupières et esquissant un sourire. Elle avait vu juste, comme si quelqu’un ici pouvait prétendre aller bien. Avant même que tu puisses rétorquer ou t’excuser – et c’est ce que tu allais faire non ? – elle continue le mouvement de tes bras pour les tirer dans son dos et bientôt tu sens la chaleur de son corps t’enlacer. Cette odeur, impossible de l’oublier. Le contact humain te réchauffe intérieurement, comme si tu sentais ton système vital se régénérer. Tu as toujours survécu par la force de ton entourage, des gens qui croient en toi. Alors qu’elle mentionne le Wakanda, tu fermes délicatement tes paupières. Les cris de tes êtres se font entendre au fond de ton esprit, ils te griffent le dos et tout ton corps se fige, comme un frisson qui te parcourt. Tu romps le contact pour rapidement la complimenter sur le cadeau qu’elle s’apprête à faire au monde.

« Merci de ne pas avoir dit que nous avons choisi le mauvais moment... »
« Donner la vie est une chose merveilleuse, Wanda. Peu importe les circonstances, vous devez vous réjouir de ce cadeau. Ne laissez personne vous en dissuader. »

Tu regardes avec compassion ton amie qui est toujours victime de sa puissance. Cette femme a toujours été crainte par les gens, surtout ceux incapables de se défendre contre elle. Toi-même tu sais que jamais tu ne souhaiterais te retrouver en désaccord avec elle. Mais malgré sa toute force, tu l’as trop souvent vue victime de son propre esprit. Elle lutte pour ne pas se laisser abattre par les mots de ses ennemis mais parfois semble se résoudre à croire qu’elle le mérite, ou qu’elle ne peut rien y faire. Si les circonstances étaient différentes et que tu n’avais pas à aider les efforts de guerre, tu pourrais faire de tes occupations de lui faire croire en elle-même et aider les gens à voir qui elle est vraiment. Sans plus tarder, elle t’invite à ne plus rester parmi la foule et à se retirer dans une pièce plus isolée. À peine entré que tu peux sentir l’histoire de la pièce. Conflits, stratégie, pertes, combat. Cette pièce où tes alliés se sont rassemblés pour discuter de vaincre l’ennemi. Une pièce où tu serais sûrement à ton tour à même de passer du temps. Maintenant que tu étais là, tu comptais bien apporter toute ton intelligence à la résistance. Et ils en avaient besoin. Elle t’apprend sans s’en rendre compte que Tony est en vie et qu’il est ici. Tu esquisses un sourire d’entendre son nom et de l’anecdote le décrivant parfaitement à son égard.

« Merci d'être intervenu... Les choses auraient pu mal se terminer sans toi. Les gens ont de plus en plus de peine à se tenir, ici... Je suppose que cela n'aide à rien que nous soyons tous entassés les uns sur les autres. Et toutes les figures d'autorité deviennent des cibles... Il leur faut un coupable. »
« J’ai bien peur que cela ne cesse pas de sitôt. Les gens chercheront toujours quelqu’un de plus coupable qu’eux dans ces moments. Que peuvent-ils faire ? Ils ne peuvent pas se battre, ils sont obligés de faire confiance à d’autres, comme... nous. Alors nous sommes plus coupables qu’eux puisque nous ne pouvons même pas les protéger. Mais la situation n’est pas si grave. Nous pouvons encore les mettre sur la bonne voie. Crois-moi, ils pourraient s’adonner à de plus inquiétantes pensées… »

La trahison. Capituler. Voilà les ennemis que tu craignais des occidentaux. Trop souvent tu les as vu se laisser aller à de bien idiotes décisions pour sauver leur peau. Ton peuple a toujours été uni et tu n’as jamais compris le sentiment qui poussait le reste du monde à parfois se poignarder dans le dos en pensant s’en sortir. Mais Ultron ne les laisseraient pas un instant en vie, même s’il leur faisait croire qu’ils pouvaient s’échapper. Il veut exterminer, pas contrôler.

« Est-ce que tu es arrivé seul ici ? »

Cette fois, tu n’y échapperas pas. Tu devras de toute évidence bien raconter ton histoire à quelqu’un, autant que tu puisses choisir de le faire dans un cadre plus intime. Tu te retournes pour te trouver face au mur, comme pour cacher la honte sur ton visage, le laissant tomber vers le sol. Tu croises les bras pour te donner de la force, mais tu sais que tu ne la mérites pas.

« J’ai fui. J’ai quitté mon pays. J’ai abandonné mon peuple. Nous avons été attaqué sans avertissement. Certainement Ultron a décidé de faire de nous une de ses premières cibles. Peut-être pour éviter le risque que nous soyons prêts à le voir arriver. Ou pour nos ressources… Aucun de nos plans de sauvetage n’a marché, il avait une maigre longueur d’avance, mais elle a suffi… »

Tu sens tes yeux se remplir de désespoir et haine. Tu les entends hurler, t’appeler à l’aide. Tu ne peux pas les ignorer, n’essaie pas. Tu te retournes vers Wanda.

« Je savais que je ne pourrais rien faire tout seul. Nous étions pris d’assaut et si j’avais une chance de vaincre cet ennemi, il fallait que je vous rejoigne, que je vous retrouve. Il y a des endroits cachés sous nos terres où les chanceux pourront se dissimuler, en attendant de pouvoir revenir dans leur pays. Mais je savais que si je ne venais pas combattre avec vous, ils n’auraient peut-être pas de pays vers lequel retourner… Alors j’ai couru. Voilà des semaines que je parcours le monde pour vous retrouver. J’ai trouvé refuge dans les vestiges de notre planète, dans les ruines de grandes villes. J’ai finalement traqué un groupe de résistant qui avaient récupéré des vivres et je suis arrivé ici… »

Tu expires avec une moue. Tu te rends à l’évidence.

« Seul, oui. »

Tu prends une place autour de la table à ton tour et contemple tes mains sales posées sur celle-ci. Tu ne peux t’empêcher d’hocher ta tête dénudée de couronne, signe de la réflexion profonde et constante que tu fais sur tes erreurs. Wanda finit par amener une petite étincelle dans ton regard.

« Tu as dû être soulagé de retrouver Ororo saine et sauve. »
« Je n’ai vu personne. Pas un seul Avenger, pas un seul X-Men. Je ne savais même pas que Tony était ici, ni même en vie, même si je suis sûr qu’Ultron ne se serait pas gardé de le dire s'il avait... Mais je suis ravi de l’apprendre, merci. J’espère rapidement la retrouver. »

Et les autres ? Est-ce que tu sais où sont les autres ? Tu racontes ton histoire mais tu oublies de demander le bilan des dégâts, l’état des lieux. Loin de toi l’envie d’entacher ces retrouvailles avec de macabres discussions, mais une fois de plus tu serais soulagé d’entendre toutes ces nouvelles de la part de Wanda que de bien d’autres.

« Steve est ici aussi, je présume ? Comment vont les choses ici ? Qui d’autre est ici ? »

Tu marques une pause et prends ton souffle.

« Et qui ne l’est plus… ? »
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Wanda F. Maximoff
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MessageSujet: Re: give me hope in the darkness that I will see the light   Mar 12 Juil - 17:05

« give me hope in the darkness that I will see the light »
THEY WERE BOTH WARRIORS OF A DIFFERENT KIND.


T'Challa avait raison, donner la vie était une chose merveilleuse. Mais tout le monde ne partageait hélas pas son opinion, alors que la race humaine était au bord de l'extinction. J'aurais pourtant cru – espéré – que les enfants représenteraient l'espoir, malheureusement tout ce que l'on semblait voir, c'était le côté égoïste de ma grossesse. Après tout, comment pouvais-je oser mettre au monde des enfants à une telle époque ? Moi-même, j'avais eu beaucoup de mal à me déculpabiliser, à accepter ma grossesse comme une bénédiction et non comme l'inverse. Cela m'avait pris du temps, plusieurs semaines, mais à présent j'étais prête à n'importe quoi pour protéger mes enfants, et je me moquais bien des opinions extérieures. Mais l'attitude de T'Challa me rassurait, malgré son jeune âge il faisait toujours preuve d'une extrême sagesse, qui imposait le respect. Contrairement à beaucoup, il ne m'avait jamais jugée et m'avait toujours traitée avec égard, ce qui pour moi n'avait eu aucun prix. J'étais naturellement heureuse de le retrouver en vie et en bonne santé, alors que nous avions perdu tout contact avec le Wakanda des semaines auparavant et ignorions dans quelle situation se trouvait le pays. « Ce n'est pas juste... Si nous ne sauvons pas le monde, nous sommes des incapables, et si nous le sauvons nous sommes responsables des dommages collatéraux... Ils ne sont jamais satisfaits, c'est... triste. » C'était ce genre de comportement qui m'avait donné envie de quitter la sphère héroïque à plusieurs reprises. « Heureusement que tu es là pour avoir confiance en eux... Je ne vais pas te mentir, ma foi pour l'être humain n'est plus ce qu'elle était. » Il y avait des exceptions. Steve, Pietro, Natasha, Carol, James... C'était l'humanité toute entière qui me faisait douter. Et pourtant je n'avais jamais cessé de me battre pour elle, pour préserver les individus innocents, les plus faibles, les enfants... Les laissés pour compte, qui n'avaient que nous pour les protéger. J'avais eu la chance d'être aidée, sauvée, alors que j'en avais le plus besoin, je souhaitais faire en sorte que d'autres aient cette chance, et tant pis si cela ne plaisait guère.

Les mains posées sur mon ventre, je restai silencieuse, écoutant sans l'interrompre T'Challa me conter le récit de son arrivée jusqu'à nous. J'étais navrée d'apprendre qu'il avait eu à abandonner le Wakanda pour nous rejoindre, et donner une chance à son pays alors que celui-ci avait été à compter parmi les premières cibles d'Ultron. Cela n'avait malheureusement rien de surprenant, le Wakanda était le pays le plus avancé technologiquement, si ses habitants avaient pu se préparer à Ultron, ils auraient été en mesure de lui résister, au moins pour un temps. « T'Challa, je suis navrée... Tu as pris une décision difficile pour tenter d'aider ton peuple au mieux, c'est une décision honorable. » Beaucoup d'entre nous avaient eu à prendre des décisions difficiles depuis que le virus s'était emparé de notre planète. De cela, je ne pouvais pas me plaindre, c'était Steve qui nous avait guidés dès le moment où les bombes étaient tombées. J'avais une confiance aveugle en lui, ses choix étaient ce qui nous avait permis d'arriver jusqu'au QG en vie, et relativement bien portants. Je ne me faisais pas de fausses idées, je savais bien que c'était grâce à lui que j'avais été capable de mener ma grossesse jusqu'à plus de sept mois. Et à l'abri de la base, je comptais bien la mener à terme, n'en déplaise à mes détracteurs. « Les gens de ton peuple sont forts, je suis persuadée que beaucoup on survécu à Ultron. Regarde-nous, nous sommes là... » Ce que nous avions perdu était incalculable, et nous perdions toujours plus chaque jour... Mais tant que nous étions là, l'espoir perdurait. C'était que que Steve n'avait de cesse de me répéter lorsque je sentais le pessimisme m'envahir, ou fondait tout simplement en larmes, incapable de gérer mes angoisses.

Un sourire timide étira mes lèvres, j'avais bien remarqué la petite étincelle qui avait illuminé son regard lorsque j'avais mentionné Ororo. « Elle va bien. Tu la trouveras certainement dans ce qui nous sert de salle commune, ou dans le dortoir des X-Men. Elle a sauvé beaucoup de mutants et d'innocents, tu peux être fier d'elle. » Une bonne nouvelle. La femme qu'il aimait était ici et en vie, elle ne comptait pas parmi les millions d'êtres humains victimes de la folie génocidaire d'Ultron. « Steve, Tony, Thor, Natasha, Bucky, Clint, Pepper, Carol, Jessica... Beaucoup de Vengeurs ont survécu aux premières attaques du virus, et se sont rendus jusqu'ici. » Je baissai les yeux sur mon ventre, et mon expression se fit plus mélancolique. « Mais nous avons perdu... tellement... Janet, Hank, Bruce... des Jeunes Vengeurs, et des millions de gens. » Objectivité gardée, c'était un miracle qu'autant des nôtres aient survécu à la première attaque d'Ultron. Sans doute était-ce notre expérience en matière de catastrophe qui nous avait sauvé la vie, alors que le commun des mortels ne pouvait que paniquer. « Un nouveau conseil de guerre aura lieu demain. Tu ferais bien d'y assister, je suis certaine que ton point de vue nous apportera beaucoup. » Toute aide était la bienvenue, et un stratège comme T'Challa nous aiderait sans aucun doute à envisager de nouvelles stratégies de défense et d'attaque contre Ultron.

« Les choses... les choses vont. Mieux qu'avant, je crois. Pendant un long moment nous n'avons pas pu utiliser de technologie, Ultron était capable de toute détecter. Mais nous avons récupéré un androïde, il s'appelle Vision... Grâce à lui nous pouvons de nouveau utiliser une technologie rudimentaire. C'est un être... Assez exceptionnel, je te le présenterai. » Je fis une pause le temps de prendre une inspiration, caressant inconsciemment mon ventre rebondi. « Tony ou Steve t'expliqueraient probablement mieux que moi comment vont les choses, je t'avoue que depuis que je suis enceinte, je me contente de faire ce qu'on me dit, je ne veux pas me mêler réellement des choses... La vie ici est difficile, mais nous survivons. Nous avons instauré un système de rations, adaptées aux individus, et chacun a un rôle bien défini. De nombreuses missions sont organisées à l'extérieur, afin de trouver des vivres, ou d'autres ressources. Pour résumer, chacun y met du sien. » Il existait un véritable esprit de communauté entre les résistants, même si les tensions étaient omniprésentes. Nous n'avions pas le choix, si nous voulions survivre à la menace Ultron nous devions rester unis. « C'est le gros de notre situation, je suppose. » Je tentai un sourire, malgré la gravité des choses. Peut-être n'était-ce pas si atroce. Nous étions en vie, nous avions survécu. Et tant que l'humanité resterait unie, il y avait de l'espoir.
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