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 It comes back to you [Bobbint]

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Clint F. Barton
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ϟ Messages postés : 69
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ϟ Affiliation : Vengeurs - SHIELD


MessageSujet: It comes back to you [Bobbint]   Lun 21 Nov - 0:42




And I wish you could give me the cold shoulder
And I wish you could still give me a hard time
And I wish I could still wish it was over






« Okay okay on se calme avec les calins virils, » dis-je en tapitant le dos massif de Thor. Mes pieds ne touchaient plus le sol depuis vingt bonnes secondes et mes poumons commençaient à avoir besoin d'air. Apres Steve, Tony, Bruce, et toute la horde de Vengeuses, j'avais l'impression d'être passé dans une broyeuse. « Ca fait plaisir de vous revoir les gars, » fis-je maladroitemenr en me grattant l'arrière du crâne. Dans le hall d'entrée du Manoir Stark, tout le monde s'était atroupé pour voir de leurs yeux que j'étais bien réel dès le moment où Jarvis avait crié : « Nous avons un homme se prenommant Clint Barton, il est aussi avec vous je suppose ? » Le tout en me gardant en joue avec son fusil à bonne distance, visiblement habitué à recevoir des inconnus en masse depuis quelques  temps mais pas au point d'en oublier la mefiance de rigueur. Après tout, nous ne devions pas être les seuls à roder dans cette réalité, et nos ennemis pouvaient eux aussi apparaitre, tout comme les leurs d'ailleurs. «Il va fallor que quelqu'un m'explique pourquoi je suis mort et pas mort, qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Me dites pas que les Skrulls vous ont tous tué, qu'on a perdu alors que bon sang Tony tes foutus robots étaient censés nous offrir la victoire contre ces lézards ! » M'exclamai-je en voulant paraître décontracté alors que le sujet ne l'était absolument pas. Visiblement une gêne générale s'installa, que je ne remarquai qu'à peine, pris par mon besoin de reponses. « Et pourquoi on est en 1943 ? Qui a merdé avec la ligne temporelle ? Quelqu'un a fait tomber la Gemme du Temps dans l'escalier ? » Howard Stark haussa les sourcils et tapota l'épaule de Steve. « J'ai à faire, mais si vous voulez j'ai inventé un magnétophone pour vous enregistrer, vous pourrez l'activer pour les prochains qui viendront au lieu de tout répéter à chaque fois ! »

Et il s'en alla, alors que, toujours un peu déconcerté par cette époque et ce genre de présence du passé, je fis une grimace à Tony bouche grande ouverte en formulant un "genre c'est ton père pour de vrai ?" muet dans le dos de Howard. Steve me prit par l'épaule pour m'emmener au salon alors que Janet s'empressa daller aider Jarvis à me rapporter de quoi manger. Steve m'expliqua la situation avec Tony et Bruce non loin pour compléter par touches plus scientifiques. Autant dire que j'étais sur le cul. Emmagasiner plus de huit mois d'événements pendant lesquels j'étais mort, en plus de la fin du monde par Ultron qui nous avait auparavant sauvé, n'était pas comme le bulletin météo du dimanche matin. « Tout le monde n'est pas réapparu...? » demandai-je. Sous-entendu, où était Bobbi. Elle comme les Howlers et la moitié des Vengeurs et autres héros. « Notre équipe est revenue ce matin. On a été chercher Wanda, Pietro et les Xmen en Europe. James et Bobbi sont partis chercher Iska avec les Howlers en Allemagne. Bobbi ne devrait plus tarder, demain elle devrait être de retour. James reviendra plus tard, il est parti jusqu'en URSS avec Wolverine chercher Natasha, Illyana et Piotr. »
Je restai silencieux, bien moins blagueur. je pris sur moi pour ne pas m'énerver subitement contre mon ami, et acquiescai à peine de la tête. Calme, rester calme. Ce qu'il me disait était totalement inconscient et stupide et absurde mais c'était Captain America alors j'allais me taire. Cette fois seulement. Attendre un jour, juste un jour, et elle serait de retour, vivante et chiante comme au premier jour. Je serrai et desserrai mes poings crispés sur mes genoux, assis dans le canapé. Je savais qu'il allait tenter de me rassurer ou me dire que c'était un sacré choc de me revoir aussi, mais je pris les devants. « Okay. Okay. Sinon... Les Jeunes Vengeurs ? Quelqu'un sait où ils sont ? » « On les a cherchés mais aucune trace pour le moment, » dit Janet. Parfait. Je venais de trouver ma raison de revivre à défaut de pouvoir secouer la femme que je détestais aimer. Je me levai du canapé. « Je pars à leur recherche, je dois être celui qui les connait le mieux ici, » lançai-je. Bien sûr, Janet et les Vengeurs disponibles voulurent se joindre à moi. Je devais avouer que j'étais perturbé. Je ressentais à la fois le besoin de m'enivrer de la présence de mes amis retrouvés, et le besoin de m'isoler, de marcher sans me retourner, pour mettre en ordre mes pensées et mes sensations contradictoires sur la situation. Mort et vivant, mauvaise timeline, Bobbi séparée par un océan et des barbelés sous la neige. Après avoir englouti un repas rapide, j'étalai sur la grande table du salon la carte géante de New York apportée par Jarvis. Steve, Tony, Bruce, Reed et quelques autres allaient demeurer au Manoir pour brainstormer sur la situation et trouver une solution pour repartir dans la bonne réalité, tout en coordonnant aussi les prochaines recherches des Vengeurs et héros restants.

Pour les restants, j'avais donc une petite armée attendant mes instructions. Ou presque. « Je prends Hell's Kitchen seul, mes sens me permettront d'opérer en radar humain sur tout le quartier sans besoin d'aide, » fit Daredevil, sans grande surprise. « Harlem. » « Pareil. » Iron Fist et Jessica venaient de parler simultanément, et échangèrent un regard au sourcil arqué. Toujours derrière Luke ces deux-là. Bientôt, tout le monde voulut choisir son quartier de battue. Je me massai l'arrête du nez. « Awww... okay, stop ! On n'a pas besoin de ratisser toute la ville. De ce que j'ai compris on s'est tous réveillé dans un endroit familier, lié à notre passé ou à nos proches, aucune raison que ça soit différent pour les mômes. Strange, tu choisis qui tu veux avec toi, mais tu te charges de Billy, tu sentiras sa magie comme tu fais d'habitude avec tes trucs de sorciers. Il est forcément auprès de son frère, Tommy. Et Tommy a passé toute son enfance et adolescence dans ce quartier. » Je posai l'index sur la carte, là où dans le futur se trouverait le centre pour jeunes délinquants, non loin de la maison de ses parents adoptifs. Bien avant qu'il n'ait su que Wanda et Vision étaient ses parents. « La maison, le centre, fouillez tout le quartier, ils doivent errer pas trop loin, dans le pire des cas ils seront partis à la recherche des autres, exactement comme nous. » Ainsi de suite, je détaillai brièvement le passé des jeunes héros pour contextualiser la recherche à effectuer par mes troupes improvisées. Je me gardais ma protégée évidemment pour moi, à savoir Kate, Hawkingbird. Une fois fait, j'enfilai les habits prêtés par Jarvis, qui apparemment provenaient du stock en surplus ramené par la mère de Tony pour les "prochains voyageurs temporels". Une fois fait, je quittai le Manoir pour rejoindre le coeur de la Grosse Pomme, qui n'avait rien à voir avec le souvenir bien moderne que j'en avais gardé.

Lâché dans les rues cependant toujours autant animées, à l'atmosphère de propagande et d'arrière front de guerre, je me mis en quête non pas d'aller chercher Kate en premier lieu, mais une armurerie. Jarvis m'avait écrit plusieurs adresses après s'être renseigné, sans comprendre pourquoi j'avais refusé tour à tour son énumération d'armes à feu. Howard étant vendeur d'armes, ce n'était pas cela qui manquait chez lui. Il ignorait juste que j'avais un autre type d'arme de prédilection, et que ma foi dans les armes de cette époque était limitée. Pas très envie de m'éclater la main à cause d'un barillet mal nettoyé. Et puis même, j'avais beau savoir manier bien des armes au sein du SHIELD, elles n'en restaient pas moins trop grossières et bruyantes. Rien ne remplacerait jamais la subtilité d'une flèche sifflante dans le silence. Après deux échecs dans des armureries n'ayant que des arcs de chasse mal conçus, je trouvai mon bonheur dans la troisième. Seul problème, il était à l'ancienne, donc non-rétractable. Peu embarrassé longtemps, je ressortis avec l'arc en bandoulière dans mon dos près du carquois remplis de flèches. Je me sentais déjà mieux, comme si j'avais été incomplet, amputé. Le sentiment de sécurité et d'assurance que l'arc me conférait était pour ainsi dire indescriptible, un peu comme Steve avec son bouclier, ou Tony avec ses armures. Cela touchait presque de l'obsession maladive, mais qu'importe, j'emmerdais bien le monde. Bien sûr, en marchant dans les rues ainsi armé, les femmes se retournaient d'un air intrigué, pensant sûrement que je venais du cirque du coin, ou de la fête foraine, ce qui en soit n'était pas étranger à mon passé. Il fallait dire qu'il n'y avait pas beaucoup d'hommes dans les rues, seulement les très jeunes et les très vieux, et quelques autres ayant réussi à se placer en exception dans le système du service obligatoire.

Je marchai à travers la ville sans vraiment me presser. J'aurais peut-être dû, mais je n'avais pas vraiment peur pour Kate. Je la connaissais, je l'avais formée, et vu évoluer. Même si l'expérience de mort et de résurrection était perturbant, je savais qu'elle s'en sortirait. Quand je pensais à Bobbi partie au front, être ici à New York était plutôt paisible comme retour. C'était aussi peut-être juste moi qui accusait le contrecoup de mon "réveil" et n'arrivait plus à m'inquiéter réellement de rien. Drôle de sensation qui m'habitait depuis que j'étais parti du Manoir. Après tout, était-ce bien réel ?
Tous ces gratte-ciels modernes et vieux à la fois pour moi, ces femmes en élégantes tenues, ces affiches vantant les mérites de Captain America et Bucky se battant pour la liberté placardées tous les vingt mètres, ces enfants courant dans les rues en les imitant... étaient-ils réels ? Est-ce que je cherchais vraiment Kate ? Peut-être étais-je juste toujours mort, dans un état second, dans ce qu'il y avait "de l'autre côté". Comment savoir ? Tout ce que je savais, c'était que j'étais émerveillé et mal-à-l'aise à la fois. La moindre référence à Captain America que je croisais me donnait l'impression de violer l'intimité de Steve, de Barnes, des Howlers. C'était son époque, sa vie, et nous venions d'y débarquer avec nos gros sabots comme de véritables touristes. Ce qui était son passé, son havre personnel, était submergé par des intrus. Je n'aimais pas trop cette idée. Je n'aimerais pas que l'on débarque en masse dans mon passé, au cirque ou ailleurs, à cotoyer mes anciens amis, ennemis, mentors, ma famille, l'ambiance de ce qui m'avait construit. M'enfin, quelle importance, j'y étais, il allait falloir que j'agisse en conséquence. Et que je retrouve Kate au milieu de cette ville noyée de femmes. Si j'avais su, j'aurais peut-être pris Tommy ou Billy finalement.  

« CLINT NON ! » Trop tard. Mon poing frôla le visage de Barnes, qui esquiva. En une seconde je me sentis agrippé et retourné comme une crêpe, mon dos brisant la table basse en verre au milieu des canapés et autres fauteuils de luxe du grand salon. Mais dans ma hargne, j'emportai Barnes au sol pour tenter de le frapper comme je pouvais. Mon entraînement assidu était réduit par ma colère bien plus que par ses capacités de combattant. Je n'avais pas peur de ce trou du cul. Tout le monde ou presque le craignait, mais je n'étais pas assez sain d'esprit pour en faire de même, et l'emmerdais bien profond. Je crois bien que je ne l'avais jamais autant détesté qu'en cet instant, pour tout dire. « CA SUFFIT ! » La voix de Steve, qui avait toujours eu pour effet de me mettre au pas de son commandement, mourut dans les airs sans trouver un quelconque écho chez moi, trop occupé à me battre avec son acolyte de pacotille.« Ils vont détruire tous les meubles en acajou, » se lamenta Jarvis.  « Vous voyez pas que c'est ce fou furieux le problème ?!  » rugis-je, alors que pour le coup, j'étais le fou furieux de l'histoire. Barnes était énervé mais plutôt calme en comparaison. Je venais d'écarter Barnes d'un geste sec pour essuyer ma lèvre ensanglantée. Je tournai face à lui et tous les autres tel un lion enragé, allant d'un côté puis de l'autre, comme prêt à repasser à l'attaque. « C'est ça que t'appelles l'amitié enfoiré ? Non seulement tu laisses Bobbi mourir avec les autres pour sauver ta peau mais en plus, tu veilles même pas sur elle ici ? Non ! Tout va bien tu la laisses se démerder seule pour revenir ici dans une réalité qu'on ne connaît pas, pas comme toi qui te sent chez toi ! PUT*** T'ES VRAIMENT UN HYPOCRITE DANS TON GENRE ! TOI ! TOUS AUTANT QUE VOUS ETES ! » Je m'adressai à lui mais je leur en voulais à tous. « J'ai récupéré Natasha, c'est bon tout est en ordre, les autres peuvent crever ! Oh et moi j'ai récupéré Wanda, même chose ! Et quand moi je veux y aller pour récupérer Bobbi on me dit d'attendre ?! Genre quoi, son bus a du retard peut-être ?! Oh mais non attendez, vous l'avez laissée en Allemagne nazie, y a plus de bus après le couvre-feu, suis-je bête ! » ironisai-je en me tapant le front. « Ah ouais elle est belle votre devise "on ne laisse personne derrière", de beaux soldats, grands et forts, galons et tout sur le torse, regardez comme ça brille ! NON MAIS C'EST QUOI VOTRE PROBLEME ?! » fis-je hystérique en secouant mes mains près de mes tempes, comme si tout ça était trop absurde de leur part même pour moi. Okay j'étais en train de craquer, mais bon sang ça faisait un bien fou.

« Clint, tu te calmes, » me menaça Natasha en s'approchant, le regard sévère, craignant une nouvelle attaque de ma part rien qu'à son attitude tendue, prête à réagir.  Ils me croyaient fou ou quoi ?! « Oh non, non non non ! Je t'aime beaucoup 'Tasha tu le sais, mais pour le coup, ferme juste ta gueule parce que ton mec a largement dépassé les limites du défendable, » rétorquai-je en la pointant du doigt. J'avais du insulter frontalement Natasha à peu près deux fois dans ma vie et n'étais toujours pas sûr aujourd'hui de savoir pourquoi j'en étais ressorti vivant. Autant dire que les raisons étaient à chaque fois justifiées, ce n'était pas le genre de danger que j'aimais me provoquer tout seul pour passer le temps. Et puis de base, c'était mon amie. Sauf depuis ces dernières minutes, où elle aussi me sortait par les pores, genre vraiment. Ca me dépassait de la savoir avec ce type complètement instable et égocentrique au possible, qu'il l'avoue ou non. Est-ce que j'étais jaloux de leur relation alors que j'étais pas foutu d'être avec Bobbi de manière aussi dévouée et absolue ? Okay, peut-être un peu. J'étais surtout furieux qu'elle tolère qu'il fasse d'elle son centre d'univers en laissant tous les autres de côté. Elle avait beau ne pas être une grande amie de Bobbi, merde quoi, elle aurait pu le faire pour moi, et aller à sa recherche au retour de Russie. J'étais déçu, d'elle, comme de Steve. Sous prétexte que Bobbi était une guerrière, ils se fichaient de son sort, c'était du moins l'impression que j'en avais, et ça me mettait hors de moi. Il n'y avait que Tony qui dans son coin, silencieux, semblait intérieurement d'accord avec ma réaction.
Bien sûr, Barnes réagit au quart de tour suite à mon insulte et mes quatre vérités exposant sa réelle personne, et sa poigne de fer se resserra sur ma gorge plus rapidement que je ne pus le contrer. Mon dos heurta avec force le mur quelques mètres derrière. Ayant néanmoins anticipé une réaction, il se retrouva avec la pointe d'une de mes flèches appuyée contre la peau de sa gorge. « Si elle revient pas vivante, tu courras jamais assez vite pour fuir mes flèches... » maugréai-je à moitié étouffé par son bras contre mon cou, face à face. « J'ai rien contre toi, Barton... mais si tu veux en arriver là, sache que je suis tout sauf du genre à fuir, alors c'est quand tu veux. »

Puis soudain, la pointe métallique de la flèche se désintégra en des centaines de particules. Le bras de Barnes s'ôta de ma gorge et je vis à son regard surpris que ce n'était pas de son fait. « Je constate que votre équipe est toujours au niveau le plus pathétique qui soit, et que mourir ne semble pas vous avoir élevé spirituellement sur le sujet, » fit une voix grave et sarcastique. Barnes s'écarta, me lâchant instantanément en reconnaissant de qui il s'agissait. Comme un seul homme, il dégaina son revolver, je dégainai mon arc, Natasha arma son couteau de lancer, et chaque Vengeur son arme à disposition, tout le monde mettant Magnéto en joue. Réflexe, tout en sachant cela inutile vu ses pouvoirs. Cela le fit sourire. Encore un qui me tapait sur le système à jouer les super puissants à la c**. « Je prends congé de vous. Ce fut un agréable voyage passé à vos côtés, Mlle Schneider. Nous aurons sans nul doute l'occasion de nous revoir... » fit le mutant à l'attention d'Iska à côté de lui, qu'il avait visiblement "raccompagné". Elle, et Bobbi. Je croisai son regard, et crus que j'allais m'écrouler sur place. Depuis combien de temps étaient-ils dans la pièce ? Elle était là. Enfin. Vivante. Cette tarée était allée chercher Magnéto, rien que ça. Elle ne cesserait jamais de me surprendre, pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire, ces derniers temps. Réalisant la situation, et alors que les Vengeurs se précipitaient auprès des deux femmes pour les aider et voir comment elles allaient, je n'en fis rien et quittai la foule, honteux, désorienté. Je frôlai Jarvis qui, ayant poussé le rideau du doigt, était interloqué par l'avion militaire posé dans son jardin, en train de s'envoler après que Magnéto soit remonté dedans. Jardin que je rejoignis pour aller me perdre au plus loin possible, tout au fond. Par chance, il était beaucoup plus grand que dans le futur.

« Tu exagères Clint, tu en fais trop Clint, elle va revenir Clint, reste là Clint, mange Clint, lève-toi Clint, va chercher les Jeunes Vengeurs Clint, tourne sur toi-même Clint, , fais ci, fais ça, gnagnagna, » grommelai-je en agitant mes mains d'un air agacé, me dirigeant d'un pas amer vers le fond du parc. J'avais juste besoin d'un arbre. Le plus au fond possible loin des fenêtres du Manoir et de leurs occupants. Lorsque j'en dégotai un assez large, je me plaçai à bonne distance, le plus loin possible à vrai dire. J'avais pas tiré à l'arc depuis ma foutue mort, et mieux valait que je me défoule sur de l'écorce que sur mes amis. Mon arc était de la vieille école, sans gadgets, et neuf de surcroit, aussi fallait-il que j'apprivoise ses réactions. Chaque arc avait ses qualités et ses défauts, chaque corde sa sensibilité, sa tension particulière. A l'image des chaussures neuves, il fallait qu'il "se fasse" pour être au meilleur de son utilisation.
Okay Clint, concentration. Visualise ta cible. Visualise la tête de Barnes sur cet arbre. Je décochai ma première flèche, puis enchaînai de plus en plus vite chacune des suivante, dessinant un cercle parfait dans le tronc. Puis je fis un cercle plus petit à l'intérieur, et ainsi de suite,dessinant ma propre cible d'entraînement avec mes flèches à défaut d'en avoir une vraie. Sans effort, je perçai le centre, et scindai la flèche en deux avec la suivante, et ainsi de suite, défoulant ma colère avec une précision mortelle. « Bien sûr, pourquoi juste revenir tranquillement quand on peut faire un détour pour aller chercher un génocidaire anti-humains, » continuai-je en parlant dans ma barbe. L'écorce puis le bois derrière n'arrêtaient pas de voler en petits copeaux à chaque intonation de mon monologue, jusqu'à ce que je décide que cet arbre ne me suffisait plus et qu'il avait assez souffert. Je les imaginais parler à l'intérieur. « Tu vois Clint elle est revenue, avec juste trois jours de retard, pourquoi t'inquiéter Clint, t'as encore exagéré Clint, t'es qu'un crétin Clint. » Je redressai mon arc et décochai une flèche droit vers le ciel. En suivant, ma main attrapa la suivante, et dans un geste parfaitement maîtrisé, la plaça sur l'arc. Je suspendis mon geste, suivant de l'oeil la première en train d'effectuer un arc de cercle pour entamer son retour vers la terre. Je décochai la suivante pour l'envoyer droit dessus au bon moment. Elle en toucha l'extrémité arrière pour dévier sa trajectoire de chute. Je fis de même avec la suivante. La première flèche finit par se ficher dans la terre, à deux mètres de moi, là où elle aurait du atterrir au loin hors du périmètre du Manoir. J'étais sûr de passer pour l'hystérique de l'équipe désormais. J'étais soulagé d'avoir vu Bobbi revenir, mais pour le coup, elle m'avait fait passer pour un taré à m'inquiéter pour rien. J'allai chercher ma flèche au sol et en me retournant, me figeai sur place. Cela ne dura qu'une seconde, avant que je ne reprenne mes pas pour revenir à mon emplacement initial et ne me replace face à la cible. « Salut. » Salut. Salut. Bravo Clint, splendide éloquence. Bobbi était là et tout ce que tu trouvais à dire était salut. L'ignorant, je focalisai mon regard sur le fil de mon arc, et la cible derrière au loin. Je tirai. Dans le mille. Encore. Tout pour ne pas la regarder. J'étais mort, elle aussi, on était dans les années 40s, savoir comment agir n'était pas vraiment dans mes cordes en cet instant. Alors ouais, salut.


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Barbara A. Morse
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MessageSujet: Re: It comes back to you [Bobbint]   Mar 6 Déc - 17:26


It comes back to you


Mon regard bleu se posa sur la silhouette assoupie de Schneider dont la tête avait glissé jusque sur l'épaule de Magneto. Un de mes sourcils blonds se leva face à cette image plus qu'étrange. Bon pas tant que ça lorsqu'on la connaissait. Schneider était du genre à être à l'aise avec tout le monde. Et plus particulièrement, toutes les personnes que les autres cherchaient à éviter. Je ne connaissais pas les détails de sa rencontre avec James, mais je savais qu'elle n'avait pas été toute rose. Je n'avais jamais osé demandé mais je devais avouer que j'avais envie de connaître l’histoire. Comme beaucoup j'en étais sûre. Barnes et Schneider formait un duo d'amis assez incongru. Ce qui m'étonnait cependant le plus au final était la réaction de Magneto. Il n'avait pas bougé d'un poil et avait à peine jeté un regard vers la jeune mutante enceinte. Il l'avait juste laissé là et semblait presque content de lui servir d'oreiller.  Comme quoi même le maître du magnétisme avait un bon côté. Il s'était laissé attendrir par ce petit bout de femme, qui même avec un ventre rond, n'avait pas rechigné à venir le chercher jusque dans un camp de concentration. Son pouvoir avait été d'ailleurs d'une grande aide pour garder les soldats allemands, que nous avions croisés, calme comme des agneaux.  Personne ne se méfiait jamais assez de l'eau qui dort je supposais. J'avais depuis longtemps compris qu'Iska était bien plus dangereuse qu'elle ne le laissait paraître. Rien que la description son pouvoir m'avait fait froid dans le dos la première fois que je l'avais rencontré. Quant à Magneto, il avait semblé très intéressé par ses capacités. Je ne pouvais pas lui en vouloir, je m'avouais curieuse également. Et cela même si ma prudence et ma méfiance naturelle me gardaient à bonne distance de la jeune femme les trois quarts du temps. Heureusement, qu'elle était de notre côté. Un soupire passa entre mes lèvres entrouvertes. J'avais hâte d'être arrivée. Je n'avais rien contre les transports en avion mais cet avion de transport de troupe à moitié vide était on ne peut plus désagréable. Je bougeais légèrement en essayant de ne pas déranger le soldat à côté de moi pour trouver une position confortable. Je ne sentais hélas plus mon postérieur depuis une heure et à force cela commençait à devenir douloureux. J'enviais les quelques personnes que je voyais dormir dans mon champ de vision. Je ne faisais pas assez confiance au pilote et à cet appareil pour pouvoir m'endormir pour quelques heures. Dans le fond j'étais pourtant en sécurité. Magneto j'en étais sur se chargeait de stabiliser l'avion et de dévier les éventuelles balles destinés à nous descendre. Cependant, je ne lui faisais pas confiance non plus. Je préférais donc garder un œil sur lui et sur Iska sur laquelle j'avais promis de veiller. J'avais dit à James que je la ramènerait entière et c'était bien ce que je comptais faire.  Déjà que j'allais devoir m'expliquer pour notre petit retard...


Il nous fallut en tout dix heures pour enfin arriver à notre destination. Je grognais de soulagement lorsque l'appareil se posa avec un minimum de secousses. J'attendis l'arrête complet de l'avion avant  de me détacher et de me lever. Les bras au dessus de la tête je m'étirais sans gêne. Je savais par avance que j'allais payer mes heures de vol en courbatures. Ça et tout le reste bien sur. Gambader dans la neige en pleine campagne allemande pendant des heures n'avait clairement pas été de tout repos. Doucement, je roulais mes épaules puis étirais ma nuque. Une fois satisfaite de mes étirements improvisés, je me déplaçais jusqu'au corps encore endormir de Schneider. J'attrapais son épaule et la secouais doucement pour la sortir de son sommeil. Je la regardais, amusée malgré moi, papillonnais des yeux et regarder autour d'elle complètement perdue avant de poser ses deux yeux brillants sur moi.  Elle bailla derrière sa main et hocha la tête lorsque je lui déclarais que nous étions enfin arrivé. Avant que je ne puisse lui tendre la main pour l'aider à se lever, Magneto se mit sur ses pieds et lui attrapa les biceps pour la mettre debout. Surprise je fronçais les sourcils. Lui il voulait quelque chose.  J'en étais certaine.  Je lui envoyais un regard calculateur et noir en me plaçant entre eux et mis Iska devant moi pour la faire sortir de l'avion. Même pas en rêve mon ami. Il était hors de question que je laisse profiter de l'état de Schneider. Les sourcils toujours froncés, je le regardais nous dépasser avec un petit sourire en coin qui en disait long et me rappela exactement pourquoi je n'aimais pas cet homme. Outre son côté meurtrier  et terroriste bien entendu. N'étant pas non plus toute blanche, je ne pouvais pas le juger trop durement.  Et dire que nous avions encore le trajet jusqu'au Manoir Stark avant de pouvoir nous séparer de lui. Misère.


_ _ _ _ _



    - Si elle revient pas vivante, tu courras jamais assez vite pour fuir mes flèches... déclara une voix que je ne connaissais que trop bien lorsque nous passâmes enfin la porte d'entrée en direction du salon. Salon où il y avait apparemment beaucoup d'agitation.



Mon visage perdit instantanément le peu de couleur qu'il avait alors que je déglutissais péniblement. Sentant certainement ma soudaine détresse, Schneider s'accrocha à ma main et se colla à mon flanc. Là dans l'encadrement de la porte, j'embrassais du regard ce qui se passait devant moi. Que Clint et James en viennent aux mains, cela ne m'étonnait guère. Que je soit le sujet de discorde un peu plus. Ce qui me retournait en revanche l'estomac était de le voir lui. Là . Vivant. En un seul morceau. Clint était mort bien avant nous tous pendant la domination skrull. Lorsque nous étions tous revenu à la vie, je n'avais pas pris le temps de penser que lui aussi pouvait être à nouveau parmis nous. J'avais bêtement pensé, que seul ceux qui avaient péri pendant l'age d'Ultron avait été miraculeusement ramené à la vie. Je ne m'étais pas trop posée de questions je devais bien l'avouer.  Et puis clairement tout... ça était bien loin de mes compétences professionnelles. Je maîtrisais l'espionnage, les langues, les armes à feu, les techniques de combat, la chimie et la biochimie ainsi que les soins de premier secours en zone de combat. La magie en revanche et le surnaturel je ne maîtrisais pas.


Mes yeux bleus se remplirent soudainement de larmes que je refoulais. Hors de question de se mettre à pleurer. Surtout pas devant autant de monde. Surtout pas. J'avais une réputation à tenir. La main de Schneider se resserra un peu plus forcément sur mes doigts. Je la maudissais un instant de pouvoir sentir mes émotions. D'un autre coté, je lui en étais reconnaissante. Je n'étais pas tout seule face à ce tumultes d'émotions. Elle me maintenant dans la réalité et m'empêchait de me perdre dans ma tête et dans mes souvenirs. Souvenirs de lui. De nous. Ils étaient trop lourds à porter. Et trop douloureux. Nous n'étions plus ensemble depuis pas mal de temps à présent mais mon cœur lui appartenait. J'avais fait la paix avec cet état des faits il y avait bien longtemps. Je pouvais aimer quelqu'un d'autre mais jamais autant que je l'aimais. Déboussolée, je raclais ma gorge pour reprendre contenant et baissais la tête pour regarder le sol lorsque Magneto pris finalement congé de nous. Le fait de revoir Clint m'avait momentanément fait oublier sa présence. Sa remarque en direction de mon actuel bouée de secours ne manque pas de me faire grogner.


    - Je vous jure il a passé le trajet à la draguer. M'exclamais je une fois que je fus sûre qu'il eut quitté les lieux.  Plusieurs rires surpris accompagnèrent ma remarque.

    - N'importe quoi. S'offusqua Schneider en se retournant vers moi , les yeux ronds.

    - Il t'a même laissé dormir sur son épaule. Contra attaquais je en lâchant les détails croustillants à voix haute afin que tout le monde les entende.  Schneider  haussa un sourcil avant de secouer la tête et de me traiter d'idiote.  Du coin de l’œil, je suivis le regard de Maximoff qui se planta dans le dos de Schneider lorsqu'elle se mit à suivre la mère de Tony. Elle , elle n'avait pas apprécié les événements.

    - Je vais finir par mourir jeune avec toi. Me souffla Dugan en me plaquant contre son torse. Je restais un instant interdite devant cette démonstration d'affection. Regarde moi tous ces cheveux blancs ! Reprit il en se dégageant de moi pour enlever son chapeau et me montrer sa tête. Attendrie, je passais une main dans sa tignasse pour l'ébouriffer sous ses protestations.

    - C'était juste un détour. Lâchais je comme seule explication. Je n'avais pas vraiment envie de m'étendre sur le sujet. Surtout pas lorsque je ne trouvais pas Clint du regard. Il avait apparemment déserté les lieux. Ou l'avais-je rêvée ?



Je finissais par m'excuser assez rapidement après ça, prétextant être épuisée. En soit ce n'était pas un mensonge. J'avais vraiment envie de me coucher quelque part et de dormir pendant au moins une semaine. J'étais en bouillie. Physiquement et mentalement.  Je devais cependant m'assurer d'une chose avant. Je le cherchais un instant à l'intérieur avant que Jarvis ne me dise l'avoir vu quitter la demeure pour le jardin. Je le remerciais d'un signe de tête et sortis dans l'air froid. Je grelottais un instant avant de me mettre à marcher plus franchement. Je le trouvais après quelques minutes. Je l'observais d’abord en retrait, les bras croisés sous ma poitrine. Mes yeux glissèrent sur le mouvement de ses doigts, sur le tremblement de ses lèvres qui laissaient échapper des mots que je n'entendais pas de là ou j'étais. J'aurais pu lire sur ses lèvres mais ne le fit pas. De ses lèvres, je passais à la courbe de son nez mainte fois cassé, parfois par mes soins, puis à ses yeux dont je ne devinais qu'à peine la couleur. Le cœur serré, le suivis le trajet de ses flèches jusque dans l'arbre. Affronter des soldats nazis m'avait paru beaucoup moins effrayant que avancer de quelques pas pour me mettre dans son champ de vision. N'étant pas peureuse, je rassemblais mon courage à deux mains et avançais. Que pouvait il se passer de toute façon ? Mon cœur il l'avait déjà brisé. Je ne voyais pas ce qu'il pouvait faire de plus. A part physiquement me faire du mal. Mais clairement ce n'était  pas dans ses habitudes.


    -Salut. Lâcha t-il en apercevant et en reprenant  ce qu'il était en train de faire, en apparence peu perturbé de me trouver là. Mais je le connaissais. Je savais que tout cela n'était qu'une façade. Un moyen de se protéger. Sur ce point là, il n'y avait pas à dire nous étions identique. Il choisissait juste la nonchalance  et l'humour à la moquerie et l'agressivité pour se protéger. Le principe lui restait le même. Je le laissais continuer son petit jeu avant d'arriver à bout de patience. D'un mouvement sec j'attrapais la flèche qu'il venait de planter dans l'arbre et me mis devant ce dernier. Soit il changeait d'arbre soit il me tirait dessus. Autrement dit, il faisait avec moi et arrêtait de m'ignorer. Je détestais être ignorée qui plus est. Et puis, je n'étais pas du genre très patiente.

    - Salut c'est tout ce que tu trouves à dire. Répliquais je assez sèchement. Réaction typique lorsqu'on me connaissait. Je ne savais pas quoi faire de la situation alors je faisais ce que je faisais le mieux. Je me protégeais des coups à venir. Comme vu au dessus. J'ai assisté à la fin de ta crise de névrose et c'est tout ce que tu trouves à me dire ? Continuais je avec un rire à la limite mesquin dans la voix. Non clairement, je ne savais pas gérer ce genre de situation.



Il y avait tellement de choses que j'avais envie de dire et de faire. Mais elles étaient bloquées derrière cette armure que j'avais trop longtemps construite autour de moi. Aujourd'hui, elle m'empêchait d'être ce que je voulais être et faire ce que je voulais faire. A défaut d'être assez courageuse pour me mettre à nue , je retournais dans le confort de mes travers.


    - Je sais même pas pour pourquoi je suis venue. Déclarais je finalement en haussant les épaules. Franchement, ton manque d'éloquence m'étonnera toujours. Ça ne m'avait pas manqué quand t'étais mort ça c'est certain. Attaquais je. Dépasser les bornes était l'une de mes spécialités.



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MessageSujet: Re: It comes back to you [Bobbint]   Jeu 15 Déc - 22:41




And I wish you could give me the cold shoulder
And I wish you could still give me a hard time
And I wish I could still wish it was over




« Salut c'est tout ce que tu trouves à dire. » « Ecarte-toi, » dis-je. Se mettre en plein milieu de mon défouloir était une très mauvaise idée de sa part. Mais elle n'était pas à sa première mauvaise idée ces derniers jours il fallait croire. « J'ai assisté à la fin de ta crise de névrose et c'est tout ce que tu trouves à me dire ? » insista-t-elle avec un rire mesquin qui ne fit que m'irriter plus encore. Qu'elle ait assisté à mon pétage de plombs était embarrassant, et l'embarras, moi, je savais jamais quoi en faire d'autre que de le transformer en grognement dans ce genre de situation. « Bah écoute, toi tu pars au fin fond de l'Allemagne nazie avec tes petits copains, moi je fais une crise de névrose, chacun sa façon de gérer sa mort tu permets, » rétorquai-je sur le même ton railleur, accompagné d'un grand sourire hypocrite. Ce dernier disparut la seconde d'après, alors que je plaçai la flèche sur mon arc et le relevai vers elle. Je lui en voulais, oh ça oui je lui en voulais de faire ce genre de choses totalement stupides. A peine morte qu'elle partait de nouveau au devant de celle-ci, mais quelle idiote. Si elle n'était pas déjà morte, je l'aurais tuée pour me faire subir ça.

« Dernier avertissement, » déclarai-je, visant désormais au travers de la corde et du prolongement de ma flèche, droit sur elle. Je n'avais pas envie de lui parler, point barre. Ou plutôt, j'avais tellement de choses à lui dire que je ne savais pas où commencer, que ça m'épuisait d'avance rien que d'y penser, car je savais que je me mettrais encore en colère. Si seulement elle pouvait me foutre la paix et me laisser seul avec mes flèches et mon arbre, mais non, c'était trop demandé pour madame. « Je sais même pas pour pourquoi je suis venue. » Super, moi non plus. Maintenant, va-t-en. Va-t-en avant que ça dégénère comme toi seule sait faire dégénérer les choses, surtout avec moi. Je me contentai de lever la main gauche pour désigner le Manoir et l'inviter à y retourner, en accord avec ses paroles. Voyant qu'elle ne bougeait pas plus pour autant, je repris ma position de tir. « Franchement, ton manque d'éloquence m'étonnera toujours. Ça ne m'avait pas manqué quand t'étais mort ça c'est certain. » La sifflement ne dura qu'une micro-seconde. La flèche alla se ficher sèchement dans l'arbre à un centimètre de sa joue, laissant une marge de sécurité en cas de sursaut. Je ne lui laissai même pas le temps de réaliser et de protester, que je décochai la seconde à même hauteur près de son autre joue. « Ton côté casse-couille m'avait pas manqué non plus rassure-toi, » lâchai-je.

Maintenant, bouge, Bobbi. Tout ça était trop délirant pour avoir une conversation sérieuse ici et maintenant, alors que je ne savais même pas si c'était bien réel ou pas. Je la visai de nouveau, marquant un arrêt, espérant qu'elle partirait en gueulant, mais qu'elle partirait. Je fixai le point précis où j'allais décocher ma flèche, mais je ne cessais de dévier très, très légèrement sur les traits de son visage sévère. Qu'elle parle ou non était hors de ma portée. Tout ce que je voyais, c'était les flashs de toutes ces nuits où, dans la pénombre de son appartement, j'avais tant de fois tenu ce visage entre mes mains, tant de fois marqué sa peau de baisers fiévreux et passionnés. Et nous étions morts. Et nous étions vivants. Et je ne comprenais plus rien. Plus elle m'agressait verbalement, plus j'avais juste envie de lui hurler dessus plus fort encore pour la faire taire afin de pouvoir ne serait-ce que m'entendre penser et tenter de clarifier tout ça, mais rien à faire. Je la vis bouger et réagis aussitôt, refusant de la laisser venir vers moi pour m'en foutre une ou que sais-je encore. J'étais incohérent, à ne pas savoir ce que je voulais vraiment. Tout ce que je savais, c'était que j'étais au bord d'une nouvelle crise de la voir face à moi. J'avais ces saletés de flashs de la bataille contre les Skrulls qui ne cessaient de venir m'embrouiller l'esprit. La douleur vivace de la lame qui m'avait littéralement égorgé, alors que ma vision se brouillait sur le visage lointain de Bobbi en train de se battre, tournée vers moi, choquée et terrifiée, n'aidait aucunement à garder la maîtrise de mes pauvres nerfs. Ma dernière flèche, juste avant la lame sur ma peau, avait été pour la couvrir d'un ennemi l'attaquant par derrière. La voir courir dans ma direction était la dernière image que j'avais d'elle avant l'obscurité.

La troisième flèche, dernière de mon stock, alla se ficher juste au-dessus de son crâne, faisant voler quelques cheveux au passage, la forçant à rester où elle était et ne pas m'approcher. Hors de question qu'elle parte non plus à présent qu'elle était venue me faire chier. Elle voulait parler ? Très bien. Je rompis la distance nous séparant d'un pas énervé, et vins me planter face à elle pour arracher la première flèche de l'écorce, la foudroyant du regard au passage.

    « Tu sais quoi ? J'étais bien là où j'étais. Parce qu'il suffit que je revienne pour m'apercevoir que vous avez foutu la merde au point d'avoir bousillé le monde. Alors ouais, crois-moi que si j'avais pu choisir, je serais resté "là-bas", t'aurais été en paix comme tu dis si bien, et putain moi aussi, » lâchai-je avant d'attraper la seconde flèche, pour la retirer tout aussi brutalement. « Parce que sérieusement Bobbi, c'est quoi ton problème ? Tu te fais tuer, et tout ce que tu trouves à faire en ayant une deuxième chance, c'est d'aller manquer de te refaire tuer de l'autre côté de l'océan sans même savoir ce qu'il se passe vraiment dans cette putain de réalité ?! Et tu veux que je reste calme ? CA FAIT TROIS JOURS QUE J'ATTENDS SANS SAVOIR SI T'ES VIVANTE OU MORTE, SI MOI-MEME JE SUIS VIVANT OU MORT, ET JE SAIS TOUJOURS PAS SI T'ES REELLEMENT LA DEVANT MOI ! » explosai-je en me penchant vers elle, balançant ma main accusatrice vers le Manoir.


Au moindre mouvement qu'elle fit, je la repoussai sèchement droit contre l'arbre, me fichant pas mal sur le moment de lui faire mal au dos. Hors de question qu'elle parte à présent qu'elle avait ce qu'elle désirait : ma colère tout entière pour elle. Ca, ma peur pour elle, et tout le reste. Tout ce reste que je ne parvenais jamais à formuler en sa présence tellement elle me rendait dingue dans tous les sens du terme. « Tu me... Aaaargh ! » m'énervai-je en crispant mes mains autour d'elle, dépassé par son côté insupportable au point de vouloir la faire taire et disparaître de ma vie pour ne plus souffrir. Son besoin de se mettre continuellement en danger n'était pas nouveau, mais à présent que je savais qu'elle en était morte, ça ne passait plus, surtout pas alors que j'étais moi-même dépassé par mon propre retour dans le monde des vivants.

A peine l'eus-je remise à sa place que je m'emparai de la dernière flèche au-dessus de sa tête, mon visage plus près encore du sien par ce simple geste. « Réelle ou pas, fais pas semblant de pas savoir Bobbi, te rends pas plus idiote que tu l'es ça marche pas avec moi, » maugréai-je en ôtant la pointe de l'arbre. Okay, je l'avais dit sans le dire. Je savais qu'elle savait. Elle savait forcément. Elle se doutait bien que je l'aimais toujours, surtout en étant mort alors même que nous étions séparés depuis peu. J'étais toujours aussi fou d'elle, voire plus encore à présent que je nous savais morts et revenus par miracle. Mais qu'en était-il d'elle, ça je n'en savais rien. Bien des choses avaient pu se passer depuis ma mort, des mois d'une vie qu'elle avait vécue et dont j'ignorais tout. Si elle faisait comme si elle ne savait pas, moi en revanche, je ne faisais pas semblant. Je ne savais vraiment pas si elle avait encore une once de sentiments envers moi, ou si quelqu'un m'avait remplacé dans son coeur déchaîné.





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MessageSujet: Re: It comes back to you [Bobbint]   Dim 18 Déc - 20:53


It comes back to you


La première flèche qu'il décocha dans ma direction ne fut pas une surprise. Je l'avais cherché après tout si j'en croyais ses réflexions sur mon côté casse pieds. Cela faisait charme. Elle passa cependant plus près que je ne l'aurais imaginé. Apparemment, il était plus en colère que je n'aurais pû le croire. Je me contentais de lui lancer un regard mauvais après avoir quitté la flèche des yeux. Du bout des doigts, je virais le bout d'écorce qui venait de s'accrocher à mes cheveux blonds et que je voyais voleter dans ma vision périphérique.  Il en allait en falloir plus que ça pour me faire bouger de devant son tronc d'exercice. Ou de défouloir. Je supposais que cela dépendait des points de vues. De mes yeux bleus j’œillais la troisième flèche qu'il venait d'armer. Celle ci était directement pointé vers mon visage. Je savais cependant que je ne serai pas blessé. Il pouvait tirer sur l'arbre mais jamais il oserait me tirer dessus. Enfin normalement. Le Clint que je connaissais n'était pas forcément celui que j'avais devant les yeux. Mourir changeait les gens. Du moins, cela m'avait changé moi. Et clairement pas pour devenir meilleure. J'étais plus froide et plus encline à me mettre en danger. A présent que j'avais goûté à la mort, je savais à quoi m'attendre et n'en avait donc plus peur. En outre, je voulais empêcher les autres de souffrir autant que j'avais souffert. Avoir encore en permanence le goût de son propre corps brûlé dans la bouche n'était pas une expérience que je recommandais. Mon côté altruiste avait beau être bien caché les trois quarts du temps, il était quand même bien présent. Après tout, je ne faisais pas mon métier pour rien. Et cela malgré le sang que j'avais sur les mains.


Mes paupières s'abaissèrent d'elles mêmes par réflexe lorsque la troisième flèche vint se planter juste au dessus de mon crâne. Les yeux à nouveau ouverts, je le fixais durement.  Comme toujours, il était impossible de discuter. Plus il me lançait des flèches dessus plus cela m'énervait. Nous n'avions jamais réussi à avoir une réelle conversation de toute façon. A croire que nous n'étions pas taillé pour cela. Nous finissions toujours par nous engueuler. Bien pour ça que notre relation était toxique. Je le savais , il le savait. Tout le monde le savait. Ce n'était un secret pour personne. Et pourtant nous étions là. J'étais là, face à lui avec un froncement de sourcil perpétuel sur le visage. Son comportement m'exaspérait et pourtant je ne pouvais me décider à partir. J'avais tant de choses à lui dire. Je n'avais juste pas les mots pour le faire. A la place, je me contentais donc de le fixer et de l'étudier avec les traits fermés. Je ne faisais pas dans l'émotionnel ou dans le sentimental. Je ne montrais pas ce genre de faiblesses. Dans le fond, elles n'en étaient pas mais j'avais été conditionné ainsi. Difficile de faire autrement à présent que mes armures étaient fermement en place. Elles étaient là pour rester, quoique je fasse.  Je croisais un peu plus mes bras sous ma poitrine lorsqu'il se déplaça finalement pour venir vers moi. Il se planta directement à deux centimètres de mon visage et dans un mouvement de colère arracha la première flèche de l'arbre. Je fermais les yeux un instant pour éviter les petits copeaux de bois. Avec ses âneries, il allait finir par réussir à me crever un œil ou à m’abîmer la rétine. J'avais déjà des lunettes – même si je les mettais rarement- , je n'avais pas besoin d'un handicap visuel en plus. Et contrairement à lui, moi je ferais exprès de lui faire du mal si il m'en faisait par malchance. Je ne m’embarrassais pas des mêmes codes.


    - Parce que sérieusement Bobbi, c'est quoi ton problème ? Tu te fais tuer, et tout ce que tu trouves à faire en ayant une deuxième chance, c'est d'aller manquer de te refaire tuer de l'autre côté de l'océan sans même savoir ce qu'il se passe vraiment dans cette putain de réalité ?! S'emporta t-il finalement en me hurlant au visage.

    - Ah, parce que rester assis sans rien à faire ici est la solution ? Ripostais je presque surprise de le voir me reprocher ça. Il pouvait parler en plus. Se jeter  tête baissée dans le danger, il savait faire aussi. Nous étions des agents du SHIELD, l'on ne devait pas s'arrêter à cela. Nous faisions notre boulot malgré les risques.   Excusez moi votre altesse de faire mon travail. Travail qui consiste, la dernière fois que j'ai regardé, à sauver des vies. Et c'est ce que j'ai fait. Repris je en m'empêchant de grogner. Il ne manquait pas d'air.

    - CA FAIT TROIS JOURS QUE J'ATTENDS SANS SAVOIR SI T'ES VIVANTE OU MORTE, SI MOI-MEME JE SUIS VIVANT OU MORT, ET JE SAIS TOUJOURS PAS SI T'ES REELLEMENT LA DEVANT MOI ! Continua t-il en semblant ne pas m'avoir entendu.



Je levais les yeux au ciel exaspérée par ses simagrées. Nous en étions tous au même point. Ni moi, ni les autres savions si nous étions vivants. Ma petite escapade en Europe m'avait aidé à me mettre l'idée dans la tête que peut être tout cela était bien réel. Mais il allait me falloir un peu plus de temps pour l'accepter totalement. Tout cela était bien dingue après tout. Et le revoir lui après tout ce temps l'était encore plus. Que devais je dire ? Lui ne m'avait pas vu mourir mais moi si. J'avais vu son sang s'écouler de la plaie à sa gorge. Je m'étais entendue hurler. Je n'avais pu rien faire d'autre que de regarder.  Lui n'avait pas tenu mon corps sans vie dans ses bras et n'était pas retourné dans un appartement vide de toute vie et remplis de souvenirs. Moi si. J'estimais avoir plus le droit que lui d'être en colère. C'était lui qui m'avait abandonné.  Je ne dis cependant rien de tout cela et serrais seulement mes poings le long de mon corps. L'envie de lui en mettre une me démangeait mais là encore je me retenais. A la place je fis un pas menaçant dans sa direction sans savoir réellement ce à quoi ça allait mener. Je n'eus pas le temps de trop me poser la question lorsque je fus sèchement repousser contre l'écorce abîmée de l'arbre. Un grimace passa furtivement sur mon visage lorsque le coup à peine brutal raviva la douleur de la blessure par balle que j'avais reçu deux jours plus tôt. La balle n'avait heureusement fait que m’effleurer en emportant un peu de peau.  Un juron passa ma bouche lorsqu'il me repoussa à nouveau. Je le foudroyais du regard en aplatissant mes mains contre l'arbre. Non mais pour qui il se prenait au juste.


    - N'ose pas me pousser encore une fois. Sifflais je mauvaise avec colère alors qu'il plaçait sa main au dessus de ma tête pour je supposais prendre sa dernière flèche toujours plantée là.

    - Réelle ou pas, fais pas semblant de pas savoir Bobbi, te rends pas plus idiote que tu l'es ça marche pas avec moi. Déclara t-il en m'ignorant.



Agacée, je me redressais du maximum que je pus et restais immobile à quelques millimètres de ses lèvres.  Mon regard ne quitta cependant jamais le sien alors que je jugeais mentalement la situation. Le précipice était là juste devant moi. Mais avais je vraiment envie de sauter à pieds joints dedans ? J'avais déjà pris cette route et elle n'avait mené à rien.  Une soudaine envie de pleurer me prit la gorge et je la repoussais du mieux que je pus alors que mes pensées se faisaient la guerre dans mon esprit. Ce combat incessant dans ma boite crânienne ne fit que m'irriter et me frustrer un peu plus. Ce fût finalement confuse , en colère et perdue que je vins écraser mes lèvres contre les siennes sans lui laisser une seule chance de m'échapper ou de reculer. Prise dans un tourbillon d'émotions, je m'accrochais à sa nuque et le pressais contre moi. Mon dos rouspéta de douleur face à cette nouvelle position mais je l'ignorais. Le goût de ses lèvres était plus important que le reste. Pour le moment du moins.  

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MessageSujet: Re: It comes back to you [Bobbint]   Ven 20 Jan - 17:51




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It comes back to you [Bobbint]

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